Sassenage

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Sassenage
1. Le Furon dans le vieux bourg de Sassenage
2. L'église Saint-Pierre
3. Meules de bleu du Vercors-Sassenage
4. Le château de Sassenage
Le Furon dans sassenage 3.JPG
Sassenage Eglise.jpg Meules de bleu du Vercors-Sassenage.jpg
Chateau de Sassenage 07.JPG
Blason de Sassenage
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Fontaine-Vercors
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Christian Coigné
2014-2020
Code postal 38360
Code commune 38474
Démographie
Gentilé Sassenageois
Population
municipale
11 736 hab. (2014en augmentation de 7.86 % par rapport à 2009)
Densité 903 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 12′ 21″ nord, 5° 39′ 56″ est
Altitude Min. 199 m
Max. 1 649 m
Superficie 13 km2
Localisation

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Liens
Site web Sassenage.fr

Sassenage est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. La commune qui se situe au nord-ouest de Grenoble fait partie de la métropole Grenoble-Alpes Métropole.

La paroisse de Sassenage fut historiquement le siège d'une des quatre baronnies du Dauphiné et celle-ci joua un rôle très important dans la construction de cette province. La Maison de Sassenage qui bénéficiait du titre et de la suzeraineté du lieu serait issue des Lusignan-Poitiers[1] sans qu'on connaisse le lien exact entre ces deux familles, sinon le fait qu'elles partagent, en grande partie, les mêmes armoiries. À partir du XIIe siècle, le puissant seigneur de Sassenage usa de toute sa puissance et de son influence pour inféoder toute la zone montagneuse voisine de la paroisse. Sous l'Ancien Régime, le mandatement de Sassenage était divisé en deux parties : la plaine avec les paroisses de Fontaine, Sassenage et Engins, et la montagne avec les paroisses de Lans, du Villard, d'Autrans et de Méaudre; ces quatre dernières étant également dénommées les quatre paroisses des montagnes de Sassenage, puis avec le temps les « Quatre-Montagnes », vocable encore utilisé de nos jours pour dénommer le Vercors septentrional[2].

Géographiquement, le territoire de la commune de Sassenage qui est bordée par l'Isère sur sa limite orientale, mais aussi entièrement traversée par le torrent du Furon, se situe su pied du massif du Vercors, longtemps dénommé sur cette partie du massif, la « Montagne de Sassenage ».

Le nom de Sassenage fut durant une longue période historique d'une grande renommée régionale, voire nationale, d'une part par la présence de son Château du XVIIe siècle, de sa grotte, dénommée « cuves de Sassenage » et reconnue comme une des sept merveilles du Dauphiné, mais aussi par la production de son fromage de fabrication locale dénommé « bleu du Vercors-Sassenage » et qui relève d'une appellation d'origine contrôlée[3].

À la suite d'un nouveau découpage territorial mise en application à l'occasion des élections départementales de 2015, le territoire de la commune se situe désormais sur le territoire du canton de Fontaine-Vercors et celui-ci est la conséquence de la fusion de deux anciens cantons, l'ex canton de Villard-de-Lans et l'ex canton de Fontaine-Sassenage.

En 2014, la commune de Sassenage bénéficie du label « Ville Internet @@ »[4]. Ses habitants sont appelés les Sassenageois. La mairie est située à 210 mètres d'altitude.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est limitrophe, au nord-ouest, de la ville Grenoble, chef-lieu du département de l'Isère. La commune est située 28 km de Villard-de-Lans et 97 km de Lyon, préfecture et siège de la région Auvergne-Rhône-Alpes et 560 km de Paris. Sassenage est également située sur la rive gauche de l'Isère, au confluent de cette rivière avec une autre rivière, le Drac, en bordure du massif du Vercors.

Sassenage possède un petit bourg central historique, se situant à proximité immédiate des falaises du massif du Vercors. La commune est traversée par une petite rivière, le Furon qui parcourt le territoire d'ouest en est jusqu'à l'Isère. Son territoire, traversé par l'ancienne RN 531, ancienne route nationale française reliant Bourg-de-Péage à Grenoble, est également longé dans son côté oriental par L'autoroute A48, autoroute permettant la liaison de Lyon ou Valence à Grenoble.

Le point culminant du territoire communal se situe à 1 425 m au sommet des falaises du massif du Vercors, et l'altitude minimale se situe à 199 m au confluent du Furon avec l'Isère[5].

Description[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune présente un secteur urbain important ainsi que quelques hameaux éparts. Il abrite également plusieurs châteaux dont celui de la Maison de Sassenage, barons du bailliage du Grésivaudan. Le bourg central se distingue par ses rues étroites et fraîches, ses maisons anciennes qui donnent un certain charme historique à cette commune. Située le long du Furon, torrent descendant du Vercors par les gorges d'Engins et qui est rejoint par le Germe sortant de la grotte dite des « Cuves », la petite ville présente un bureau de poste, une église et son célèbre théâtre en rond.

Au-delà du bourg central, vers l'est, le parc de l'Ovalie avec son lac, ses arbres et ses oiseaux aquatiques se présente comme un lieu très prisé par les habitants. Près de la rive gauche de l'Isère, on peut noter la présence de deux zones industrielles et commerciales plus proches de la digue de l'Isère qui marque la limite orientale du territoire communal.

Le territoire communal présente vers le sud-ouest de son territoire de nombreuses barres d'immeubles à la hauteur plus ou moins variées (généralement entre 6 et 12 étages), mais aussi des villas de tailles modestes et quelques maisons rurales qui sont généralement d'anciens corps de fermes. La commune comprend encore quelques terrains agricoles, généralement situés vers les berges de l'Isère ainsi qu'un centre d'équitation situé en bordure de la route de Romans au nord de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

À l'instar de toutes les communes du bassin Grenoblois, le climat de Sassenage se situe entre le climat océanique et le climat continental, avec une légère influence méditerranéenne (les étés sont chauds mais plutôt humides). Le bassin comporte un bon ensoleillement (2 100 heures par an) mais des précipitations généralement abondantes (entre 900 et 1 000 mm par an). L'amplitude thermique annuelle est une des plus élevées de France, avec 19 °C d'écart entre janvier et juillet. Les montagnes environnantes particularisent beaucoup le climat car elles entrainent un effet de cuvette avec des chaleurs torrides, l'été et un froid assez conséquent, l'hiver. D'autres phénomènes liés aux vents tels que l'effet de foehn sont également bien connus dans la région.

Article connexe : Climat de l'Isère.

Le tableau, ci-dessous, indique les températures et les précipitations du bassin grenoblois pour la période 1981 - 2000 :

Relevé météorologique de Grenoble - St Martin d'Hères
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,2 −0,4 2 4,4 8,9 12 14,2 14 10,9 7,8 2,7 −0,1 6,2
Température moyenne (°C) 2,3 3,7 5 9,8 14,4 17,9 20,5 20,2 16,3 12,3 6,4 3,1 11,9
Température maximale moyenne (°C) 5,9 7,8 12 15,3 19,9 23,8 26,9 26,4 21,8 16,9 10,2 6,4 16,1
Record de froid (°C)
date du record
−20,3
1971
−20
1956
−11,9
1971
−3,6
1956
−0,6
1979
2,6
1953
5,9
1970
5,6
1946
1,6
1957
−4,2
1950
−9,1
1973
−15,4
1962
−20,3
2003
Record de chaleur (°C)
date du record
20,1
2007
23,4
1998
27,2
1994
30,2
1968
33,2
1958
35,3
1950
39,4
1950
39,5
2003
34
1970
31,3
1966
26,7
1968
22,9
1989
39,5
2003
Précipitations (mm) 84 79 78 80 83 86 72 79 99 94 92 82 1 008
Source : Météo France


Bien que les records de températures ne présentent strictement rien d'exceptionnel, (ceux-ci pouvant être nettement plus accusés dans d'autres agglomérations françaises), il s'agit du climat français qui présente la plus grande amplitude entre la température moyenne de l'hiver et de l'été. Par contre, les précipitations, relativement abondantes, sont peu contrastées selon les saisons. Elles semblent assez bien réparties entre les différents mois.

Géologie[modifier | modifier le code]

L'anticlinal de Sassenage[modifier | modifier le code]

La vallée creusée par le torrent du Furon entaille le flanc ouest du synclinal de Sassenage, dont les couches s'élèvent vers l'ouest. C'est quasiment au niveau de la charnière de ce pli, que s'ouvrent les Cuves de Sassenage d'où ressortent la majeure partie des eaux infiltrées dans les fissures et les gouffres du karst urgonien, sur le plateau de Sornin qui domine la vallée. Ce mouvement des couches joue le rôle d'une véritable gouttière collectrice pour l'écoulement de ces eaux[6]. L'« anticlinal rompu de Sassenage (Vercors) », est classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique » comme site géologique remarquable de 12,97 hectares[7].

Stries glaciaires et stries d'écroulements à Sassenage[modifier | modifier le code]

Un autre site géologique remarquable nommé « stries glaciaires et stries d'écroulements à Sassenage », à la Carrière Vicat et à Combe Chaude, présente une "dalle du substratum de lauzes marneuses du Sénonien". En 2014, ce site d'intérêt géomorphologique est classé « trois étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Furon, au débouché des Cuves de Sassenage.

Le territoire communal est sillonné de plusieurs cours d'eau : une rivière, un torrent et quelques rus ou ruisseaux qui sont tous ses affluents et dont on peut découvrir la liste, ci-dessous :

L'Isère[modifier | modifier le code]

Le principal cours d'eau est l'Isère, rivière qui borde l'est du territoire communal en aval de son confluent avec le Drac, mais assez loin du bourg ce qui s'explique pour des raisons historique face aux risques de crues. Cette rivière est donc située à la limite du territoire oriental de Sassenage.

Le Furon[modifier | modifier le code]

Le Furon, est un torrent qui descend de Lans-en-Vercors. Il est rejoint par le Germe.

Des crues torrentielles de ce torrent ont souvent inondées les rues et les habitations du bourg de Sassenage. Des aménagements ont été réalisés au XIXe siècle dans la traversée du village pour limiter les débordements du torrent, mais ils s'avèrent, aujourd'hui, insuffisants[8]. Face à ce risque de crues, des ouvrages de protection du Furon, des travaux d'aménagement de la digue du Furon ont été entrepris par la commune dés le début de l'année 2015[9] pour s'achever avant la fin de l'année 2016. Un parc paysager a été aménagé le long de la berge en 2017, ceci afin d'également de prolonger les cheminements piétonniers permettant ainsi d'accéder au Parc de l'Ovalie depuis le centre du bourg[10].

Le Germe[modifier | modifier le code]

Une exsurgence, connue sous le nom de « cuves de Sassenage » donne naissance au Germe. Elle est comptée parmi les sept merveilles du Dauphiné[11]. Il est établi que les cuves de Sassenage sont en liaison avec le réseau du gouffre Berger, dont les entrées sont situées sur le plateau du Sornin — massif du Vercors[12]. En 2017, aucune expédition humaine ne joint une entrée supérieure à ces cuves. Une partie des eaux des cuves de Sassenage provient également du plateau de Saint-Nizier-du-Moucherotte.

Les autres cours d'eau[modifier | modifier le code]

La Petite Saône, d'une longueur de 2,8 km, est un petit ruisseau qui prend sa source au niveau du parc de la Poya dans la commune voisine de Fontaine.

Le ruisseau de la fontaine du merle, le ruisseau du Gua, et le ruisset sont de petits ruisseaux qui prennent leurs sources dans les quartiers du Gua et des Engenières et qui sont, en partie, canalisés de façon souterraine.

Voies routières et transports publics[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Carte simplifiée
Le tracé de l'autoroute A48.

Située à l'entrée septentrionale de l’agglomération grenobloise, le territoire de la commune de Sassenage se situe à un point de convergence de plusieurs lignes routières et autoroutières.

L'autoroute A480 (rocade ouest de Grenoble)[modifier | modifier le code]

L'autoroute A480 est une autoroute urbaine totalement gratuite desservant l'ouest de l'agglomération de Grenoble sur une distance de 12,5 km. Cette autoroute a tout d'abord porté le numéro B48 jusqu'en 1982. Un premier échangeur autoroutier relie cette autoroute avec la zone industrielle des Plans, entièrement située à Fontaine et la zone industrielle de l'Argentière située sur les territoires de Sassenage et de Fontaine :

La vitesse sur cette rocade sous forme autoroutière, à 2×2 voies, est limitée à 90 km/h.

L'autoroute A48 (autoroute Lyon - Grenoble)[modifier | modifier le code]

L’autoroute A48 est une autoroute permettant la liaison de Lyon à Grenoble. Elle est connectée avec l'A480 juste avant l'échangeur de « Sassenage - ZI Fontaine ». Elle est surnommée l'Autoroute du Dauphiné. Elle est gérée par les Autoroutes Paris-Rhin-Rhône (SAPRR) et AREA. Une bretelle de sortie permet de rejoindre l'entrée nord de la commune de Sassenage par la route départementale 1532.

L'ancienne route nationale 532[modifier | modifier le code]
Entrée de Sassenage par la RD 1532.

L'ancienne route nationale 532 ou « RN 532 » est une route nationale française reliant Saint-Péray (Ardèche) à Grenoble (Isère). En 2006, la route nationale 532 a été déclassée dans le département de l’Isère en « RD 1532 ».

Cette route traverse le territoire de Sassenage depuis le nord (commune de Noyarey) vers le sud (commune de Fontaine) sous les dénominations d'avenue de Valence et d'avenue de Romans.

La route départementale 531[modifier | modifier le code]

La route départementale 531 relie directement Sassenage à Engins, Lans-en-Vercors par les gorges du Furon puis Villard-de-Lans et enfin Choranche.

Cette route très montagneuse et comptant quelques grands virages en lacets commence nord-ouest de la commune par détachement de la RN 532 au niveau du rond-point de la place Jean Prévost.

Transports publics[modifier | modifier le code]

Le dépôt de bus de la SEMITAG de Sassenage.
Bus et Tramway[modifier | modifier le code]

Sassenage qui fut, autrefois, traversée par les lignes du premier réseau de Grenoble, est toujours reliée au réseau de transports en commun de l'agglomération de Grenoble (réseau TAG), notamment par cinq lignes de bus, la ligne A du tramway ayant son terminus à proximité de la limite sud du territoire communal.

Les différentes lignes de bus desservant la commune sont :

  • la ligne de bus 19 qui relie Sassenage avec la commune de Seyssinet-Pariset (Village) ;
  • la ligne de bus 20 qui relie Sassenage avec la commune deVeurey-Voroize (Mairie) et la commune de Seyssinet-Pariset (Hôtel de Ville) ;
  • la ligne de bus 50 qui relie Sassenage (Les Côtes) avec la commune de Fontaine (La Poya) ;
  • la ligne de bus 53 qui relie Fontaine avec la commune de Noyarey (Parc des biches) ;
  • la ligne de bus 54 qui relie Sassenage (Les Engenières) avec Grenoble (Presqu'île).

Un dépôt d'autobus de la SEMITAG est situé sur le territoire communal à proximité du centre de tri postal et du pont des Martyrs.

Autocars[modifier | modifier le code]

Depuis la gare routière de Grenoble, la commune de Sassenage est desservie par une ligne régulière d'autocars qui fonctionne tous les jours de la semaine, samedis, dimanches et jours fériés compris. Il s'agit de la ligne 5100 du réseau départemental Transisère qui relie Villard-de-Lans (Gare routière) à Grenoble par Sassenage (arrêt au parking relais, place Jean-Prévost ), Engins et Lans-en-Vercors (arrêt devant l'office de tourisme).

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]
Gare de Grenoble
La Gare de Grenoble est située à moins de six kilomètres de Sassenage.

La gare ferroviaire la plus proche est la gare ferroviaire SNCF de Gare de Grenoble, située à environ 6 km du centre de la commune. La gare routière est située à proximité de la gare ferroviaire et au nord de celle-ci. Les deux services sont reliés à la ville de Sassenage par la ligne de bus no 54 et la ligne B du tramway du réseau TAG.

Article connexe : Gare de Grenoble.
Transport aérien[modifier | modifier le code]

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Grenoble-Isère situé à environ 30 km. On peut rejoindre cet aéroport par la gare routière de Grenoble. L'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry et son hub régional, quatrième aéroport français est, lui aussi, relié par une ligne de car (mise en place avec le concours du conseil régional de Rhône-Alpes), avec la gare routière de Grenoble, est situé à 85 km.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La rue de la République dans le vieux bourg

Le territoire de la commune de Sassenage est essentiellement composé de petites villas et d'anciennes maisons rurales, plus particulièrement vers le vieux bourg dont l'artère principale est formée par la rue de la République, le hameau du Château et le secteur des Côtes.

Des grands ensembles généralement de type monofonctionnel, en grandes parties constitués d'HLM sont situés vers le nord-ouest du territoire, à proximité avec la commune voisine de Fontaine.

Les zones industrielles et commerciales sont principalement situées vers les rives de l'Isère ou au pied de la falaise du Vercors au-delà des zones urbaines.

Le Plan local d'urbanisme (PLU) de Sassenage a été approuvé le 12 juillet 2005, puis modifié plusieurs dois le 27 septembre 2009, le 25 février 2010, le 15 décembre 2011 et le 26 septembre 2013.

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Les Côtes de Sassenage[modifier | modifier le code]

Le principal hameau de Sassenage, situé sur une hauteur, au bord le falaise se dénomme, « Les Côtes de Sassenage ». Ce hameau fut, jusqu'en 1794, une commune indépendante et a réussi à conserver son originalité et son ancienne église paroissiale dédiée à Notre Dame des Vignes. Très farouchement lié à son indépendance, le hameau possède une grande maison de quartier et ses habitants ont créé une association loi de 1901 très dynamique, chargée de la défense patrimoniale et environnementale de ce hameau[13].

Article connexe : Les Côtes-de-Sassenage.

Pra Paris[modifier | modifier le code]

Ce hameau, situé à l'écart et au nord de l'entrée de l'agglomération proprement dite, abrite les carrières de chaux, un télébenne, une communauté du Mouvement Emmaüs, et à sa sortie, un centre d'équitation.

Ce quartier de la commune est encore, en grande partie, entouré par des terres agricoles. Le nom de ce lieu-dit n'a certainement aucun rapport avec la capitale de la France, mais plutôt un nom de famille, répandu en Savoie et en Dauphiné, lui-même lié à l'ancien prénom de baptême en référence à l'évêque de Teano en Italie : Saint Paris de Teano[14]. Paris est issu, comme le prénom Patrice et Patrick, du terme patricien, nom attribué aux membres à la classe supérieure durant l'époque romaine.

Liste des hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Voici, ci-dessous, la liste complète des hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux de la commune de Sassenage, présentés selon un axe nord-sud et selon les références du « Plan de Ville » fourni par la mairie et l'office de tourisme local aux visiteurs.

  • Pra-Paris
  • Les Moironds
  • Engenières
  • Les Côtes-de-Sassenage
  • Rivoire de la Dame
  • Les Gorges
  • Cémencière
  • L'Église
  • Le hameau du Château
  • Rollandière
  • Plaçage
  • Le Bourg
  • L'Ovalie
  • Le Gua
  • Les Îles
  • Les Marronières
  • Les Pies
  • L'Argentière

Logement[modifier | modifier le code]

En 2012, le nombre total de logements dans la commune était de 5 017.

Parmi ces logements, 93,5 % étaient des résidences principales, 0,9 % des résidences secondaires et 5,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 30,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 67,5 % des appartements. La Part des ménages propriétaires de leur résidence principale en 2012 étaient de 72,8 % [15].

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

L'acheminement et l'assainissement de l'eau de la commune est gérée par la « Régie des Eaux de Grenoble » (REG) à l’issue de la mise en concurrence effectuée en 2009[16]. Une permanence de cet organisme est assurée tous les vendredis au centre technique municipal.

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Les « Portes du Vercors » et le téléphérique[modifier | modifier le code]

Le projet urbain des « Portes du Vercors » concerne l'aménagement d'un éco-territoire mixte composés de logements, de commerces, ainsi que des activités économiques et de loisirs) sur un terrain de 100 hectares compris entre le Drac et le pied du massif du Vercors, partagé entre le territoire des communes de Fontaine et Sassenage.

Ce projet intègre également une proposition de transport par câble, qui est actuellement une proposition de liaison téléphérique entre les deux versants de l'Isère, d'un côté les villes de Fontaine et Sassenage, et de l'autre la Presqu'île de Grenoble et Saint-Martin-le-Vinoux. Le tracé d'une distance de 3,7 kilomètres devrait relier à l'horizon 2020 le terminus de la ligne A du tramway à la ligne E du tramway de Saint-Martin-le-Vinoux via le terminus de la ligne B du tramway sur la presqu'île, doit servir aux 70 000 déplacements quotidiens supplémentaires prévus sur la presqu'île[17],[18].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Sassenage est issu du gaulois cassanos signifiant chêne[19]. Selon, le Vicomte d'Arlincourt, auteur d'un ouvrage dénommé « Les rebelles sous Charles V », le nom de Sassenage est tiré du nom de Castignatus, ancien chef antique[20]. Le nom de Sassenage a également été attribué à une tour haute de 22 m et datant du XIIe siècle dans la rue du pont Saint-Jaime à Grenoble[21].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Préhistoire et L'Antiquité[modifier | modifier le code]

La Préhistoire[modifier | modifier le code]

Reconstitution de l'abri sous roche de Sassenage (Musée de l'Ancien Évêché à Grenoble).
Des fouilles archéologiques sont en cours sur le site de la Grande Rivoire.

La période de la préhistoire appelée mésolithique, de 9 000 à 5 000 av. J.-C., est marquée par de nombreux changements économiques et sociaux liés notamment au développement de la forêt en Europe à la suite du bouleversement écologique se traduisant par un réchauffement climatique. L’emploi de l’arc et de la flèche, en particulier, se généralise afin de faire face à un gibier plus disséminé et moins visible dans ces forêts. Dans les Alpes, en plus de la chasse dans les forêts de plaine, les hommes partirent à la recherche du gibier dans les prairies qui persistaient en altitude entre 1500 et 2 000 mètres. Pour ce faire différents camps de base furent érigés en plaine afin de permettre les expéditions sur ces hauts plateaux, le site d'Albenc mis au jour lors de la construction de l'autoroute A49 est un des rares exemples d'une occupation néolithique en vallée[22].
Ces hommes s’installèrent dans les différents massifs du département sous des abris rocheux et des grottes comme à la « Grande Rivoire » à Sassenage qui a abrité des hommes du mésolithique (à partir de 8 000 av. J.-C.) jusqu'à l'époque gallo-romaine[23], le site des "Lots" sur la commune de Saint-Marcellin fut occupé également sur la même période et témoigne de l'activité agro-pastorales qu'il y avait de ce côté de l'Isère[24]. De nombreuses traces d'habitats en plein air furent également retrouvées à « l’Aulp du Seuil » en Chartreuse et au « Pas de l’Aiguille » dans le Vercors.L'Antiquité

Trois gisements préhistoriques ont été exploités [25]:

  • La grotte des chèvres ou du Pré des Cuves.
Ce site s'ouvre au pied de la falaise surplombant le bourg. En 1959 et 1962 furent découverts des vestiges de l'âge du Bronze final et du second âge de fer dit époque de La Tène, soit entre le Xe siècle et IIe siècle av. J.-C.
  • Station de la bonne conduite.
Ce site se positionne dans la pente qui marque le premier contrefort du massif du Vercors, juste au-dessus du bourg. En 1958, une tranchée ouverte pour faire passer la conduite forcée ouvrit un habitat du bronze final avec de la céramique, correspondant à une époque située entre le Xe siècle et IXe siècle av. J.-C. et une tombe de la fin du premier âge du Fer avec des bracelets datant du VIe siècle av. J.-C..
  • Station de surface de Combe chaude.
Situé au-dessus du hameau du « Rivoire de la Dame », ce secteur a bénéficié de ramassages au début du XXe siècle ont livré de la céramique néolithique et du Bronze final attestant d'une occupation humaine à cette époque.
L'occupation gauloise[modifier | modifier le code]

Le site de Sassenage, proche d'une grande courbe de l'Isère, située un peu plus au nord (commune de Veurey-Voroize), correspondait à la limite méridionale du territoire des Allobroges, ensemble de tribus gauloises occupant l'ancienne Savoie, le nord et le centre du Dauphiné.

L'énigme du « passage d'Hannibal »[modifier | modifier le code]
Hannibal et ses 27 éléphants franchissant le Rhône en 218 av. J.-C. (Henri Motte, 1878).

Professeur émérite d’histoire ancienne à l’Université de Newcastle au Royaume-Uni , John Francis Lazenby, auteur d’un ouvrage spécialisé sur le général carthaginois Hannibal Barca narre dans celui-ci toute l’épopée du célèbre conquérant et celui-ci émet une théorie à propos de la traversée des Alpes, en ce qui concerne la première attaque des Allobroges.

Ce professeur d'Histoire suggère, en effet, qu’Hannibal n’aurait pas voulu traverser l’Isère et aurait donc cheminé sur la rive gauche, mais qu'au-delà de Saint-Nazaire-en-Royans la poursuite de cet itinéraire était impossible à l’époque et qu'il aurai donc contraint le général carthaginois a traverser les gorges de la Bourne. Le camp d’Hannibal se serait alors situé à proximité du village actuel de Choranche. Le chemin suivi par Hannibal passerait ensuite sur la route jouxtant l'Isère qui rejoint Grenoble par Sassenage[26].

D'autres historiens, dont l'académicien et historien militaire Paul Azan, évoquent la possibilité que ce grand général et stratège carthaginois ait pu passer par Montaud pour ensuite longer l'Isère jusqu'à Sassenage avant de traverser les Alpes. Aucune source archéologique (armes, ossements) n'ayant encore été découverte à Montaud et dans ses environs immédiats, rien ne peut étayer cette hypothèse séduisante, ni l'infirmer, d'ailleurs. La thèse reste donc, jusqu'à présent, recevable[27].

Une étude plus récente (2009) du préhistorien Aimé Bocquet, fondée sur le peuplement au IIIe siècle av. J.-C., ne fait pas passer les troupes d'Hannibal par la région grenobloise et le Grésivaudan mais par le versant occidental de la Chartreuse pour atteindre le col du Petit Saint Bernard[28]. [2]

Article connexe : Deuxième guerre punique.
Article connexe : Passage des Alpes par Hannibal.

Un site web bien documenté présentent les différentes hypothèses, ainsi que les textes originaux (traduits) de Tite-Live et de Polybe sur la question[29].

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les premiers seigneurs de Sassenage[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, les seigneurs de Sassenage prélevaient les impôts sur la partie s'étendant de leurs fiefs de la vallée du Drac et de l’Isère aux premiers contreforts du Vercors.

Selon, le Vicomte d'Arlincourt, auteur d'un ouvrage déjà cité et dénommé « Les rebelles sous Charles V », la maison de Sassenage occupait le premier rang dans la noblesse du Dauphiné.

Les « Sassenage », évêques de Grenoble[modifier | modifier le code]

Durant cette période, de nombreux membres de la maison de Sassenage furent nommés évêques de Grenoble :

Les seconds seigneurs de Sassenage[modifier | modifier le code]

Blason des Béranger-Sassenage

En 1339, le Conseiller du Dauphin Guigues VIII, Albert II de Sassenage décède sans descendance mâle, ce qui permet à la famille des Béranger représenté par Henri, époux de Béatrix, la propre sœur du dernier baron de la première lignée, se s'emparer, non sans difficulté[30], du titre, ajoutant son domaine du Royans avec celui des Sassenage, vallée et montagne comprises.

Au XVIIe siècle, le roi Louis XIII érigea la baronnie de Sassenage en marquisat ce qui ouvrira plus tard les porte de la cour de Versaille à la maison des Béranger-Sassenage.

En 1649, Gaspard de Béranger-Sassenage meurt sans héritier et son cousin au second degré, Alphonse de Béranger, qui lui-même, eut, entre autres, comme descendant Charles Louis Alphonse, bâtisseur de l’actuel Château de Sassenage. Celui-ci épousa en secondes noces une femme issue de la noblesse du Vivarais, Claudine Baile de la Motte qui lui donna, entre autres, un fils : le marquis Ismidon-René de Béranger-Sassenage qui parvint à avoir ses entrées à la cour du roi Louis XIV.

L'époque Moderne[modifier | modifier le code]

Tour ronde d'une maison du XVIe siècle dans le vieux bourg

La Renaissance[modifier | modifier le code]

Les guerres de religion et ses ravages affaiblirent la puissance des barons de Sassenage au cours de la seconde moitié du XVIe siècle entraînant la rupture des liens privilégiés entre la montagne et la baronnie de Sassenage.

Le XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1642, selon les chiffres du cadastre et du rôle de la taille de l'époque, un quart de la population de la paroisse de Sassenage n'est pas paysanne. Entre 1642 et 1746, les non paysans, notamment les artisans et les commerçants voient l'effectif des chefs de famille passer de 24% à 42% [31].

En 1697, les terres labourables sont presque toutes occupées par des vignes, les paysans de cette période désirant profiter de la hausse du prix du vin. À la même époque, on peut également constater dans la plaine, le début d'une expansion de la culture du noyer et d'autres arbres fruitiers [32].

Le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

En 1753, les bourgs de la rive gauche du Drac et la région de Grenoble connaissent le premier tremblement de terre dont l'Histoire ait gardé trace[33].

Selon Lise Soulbieu, médiatrice culturelle au Château de Sassenage et auteure d'un livre sur ce même château[34], durant l'année 1770, Marie-Françoise-Camille, marquise de Sassenage décide de louer son château à l'entrepreneur Antoine-Henri Ducoin qui y installa une manufacture de dentelles (dénommée à l'époque « la Blonde », dentelle au fuseau réalisée avec des fils de soie écrue ou des fils d'or et d'argent). Un bail public est signée avec cet entrepreneur à la fin de l'année 1770. Sous des prétextes de protéger des femmes déshéritées, près de 400 jeunes filles, quelquefois très jeunes, y seront exploitées de manière abusive. La châtelaine dénonce le bail en 1784 et la manufacture est obligée de quitter le château. En conséquence, celle-ci s'installe avec ses jeunes filles et son matériel dans une grande bâtisse le long de la route de Valence et dénommée à l'occasion « Château des Blondes », celui-ci abritant, de nos jours, la mairie et les services municipaux. En 1790, à la suite de la parution d'un mémoire à charge émanant du conseil municipal de Sassenage, la manufacture sera définitivement fermée.

La Révolution française, dont les prémices ont été ressenties très tôt dans le Dauphiné, comme en témoigne la célèbre journée des Tuiles, séries d'émeutes survenues à Grenoble le 7 juin 1788 qui aboutira à la Réunion des états généraux du Dauphiné, organisée le 21 juillet de la même année.

Le 30 nivôse de l'an II, soit le 19 janvier 1794, le seigneur de Sassenage fuit ses domaines et part en émigration à l'étranger.

L'époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Sassenage au XIXe siècle illustrée par Victor Cassien (1808–1893).

La première route carrossable du Vercors vers Grenoble par les gorges du Furon, est ouverte en 1827. Cette première route marqua la prémisse du désenclavement des villages de ce grand massif montagneux situé à l'ouest de Sassenage.

En 1827, un premier pont, à la suite d'un projet établi en 1808, situé au bout de l'actuelle avenue Aristide Briand à Fontaine permet de joindre plus directement Sassenage à Grenoble sans avoir à faire un détour par Claix ou utiliser un Bac à traille. Ce pont aujourd'hui n'est plus ouvert à la circulation des tramways, piétons et cyclistes.

Sassenage fut reliée à Grenoble dès 1895 par une ligne de l'ancien tramway de Grenoble qui se dirigeait, depuis Grenoble et Fontaine vers Veurey-Voroize. Tout d'abord exploitée avec des motrices à traction vapeur par les CEN, puis en traction électrique par la SGTE, la desserte cessera son activité en 1952.

Le XXe siècle et le XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Entre Engins et Sassenage en 1905

Au début du XXe siècle, Sassenage n’est encore qu’un modeste village d’à peine 1500 habitants, chiffre qui reste stable depuis 50 ans. La fin de la Première Guerre mondiale marquera le début de l'expansion démographique de la commune En 1926, la commune comptera 1713 habitants, parmi lesquels, une communauté italienne en plein essor. Les années qui suivront la Seconde Guerre mondiale connaissent une augmentation considérable de la population qui double tous les 20 ans[35].

La Seconde Guerre mondiale et la Résistance[modifier | modifier le code]

Durant la Seconde Guerre mondiale, le village de Sassenage reste un des lieux privilégiés pour les réfractaires au S.T.O , le service du travail obligatoire, ainsi que pour les personnes juives poursuivies par le Régime de Vichy, collaborateurs du régime nazi et enfin pour les membres de la Résistance intérieure française, de passage entre la vallée et le Maquis du Vercors. L'exemple historique le plus connu étant l'attitude de Louis Reverdy, maire de Sassenage durant toute la période du conflit, mais aussi propriétaire et gérant du principal débit de boissons situé dans le centre du vieux bourg et qui fournira des fausses cartes d’identité ou d’alimentation, aidant les personnes en fuite et les maquisards. L'homme fut arrêté par l'action conjointe de la Milice française et la Gestapo en juin 1944, et durant les huit jours passés dans les cachots de ces organisations criminelles, celui-ci restera muet et ne donnera aucune information. Le 2 juillet 1944, il mourra avant d'atteindre son lieu de déportation[36].

Article connexe : Maquis (résistance).
Le XXIe siècle[modifier | modifier le code]
Incendie du théâtre en rond en 2004

Le , le Théâtre en Rond de Sassenage subit un incendie qui le ravage complètement. Le bâtiment sera reconstruit, quasiment à l'identique, et sera inauguré quatre ans, jour pour jour après la disparition de l'ancienne salle de spectacles, le 17 septembre 2008.

Aujourd'hui, la ville, qui a connu une forte croissance de population après la fin de la Seconde Guerre mondiale et qui a adhéré à communauté d'agglomération de Grenoble-Alpes Métropole en l'an 2000, reste cependant un lieu touristique assez recherché dans la région. En effet, le territoire de la commune qui se situe au pied du Massif du Vercors, tout en étant aux portes d'une des plus grandes agglomérations françaises propose, encore de nos jours, sur son territoire, appartenant aussi en partie au domaine de la montagne, de nombreuses activités récréatives, sportives, et ludiques, telles que les sentiers de randonnée, la spéléologie, le rafting et le canoë-kayak.

Quelques dates de l'histoire de Sassenage


Quelques dates de l'histoire du Dauphiné et de la France - Histoire de Villard-de-lans et du Vercors

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Sassenage, au château des Blondes.

L'actuel maire de Sassenage depuis 2001 est également le quatrième vice-président du Conseil départemental de l'Isère chargé de « l'ingénierie urbaine, du foncier et du logement ». Le maire de la commune est assisté dans sa fonction, par neuf adjoints au maire, dont six hommes et trois femmes. Le Conseil Municipal compte 33 membres, dont 27 siègent dans le groupe de la majorité municipale et 6 dans l'opposition. Les délibérations du Conseil municipal sont publiques [37].

La mairie et les services de l'État civil, les bureaux des élus et divers services municipaux dont la police municipale sont tous situés dans le « château des Blondes », construit au XVIIIe siècle. Ce bâtiment, totalement restauré est installé non loin du bourg central, le long de l'avenue de Valence.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs depuis 1900
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1904 Félix Martin - -
1904 1912 Raymond de Béranger - Marquis de Sassenage
1912 1913 Jean Mathieu - -
1913 1923 Alexis Francoz - -
1923 1933 Louis Bourdin - -
1933 1936 Gustave Joannais - -
1936 1944 Louis Reverdy - Arrêté et mort en déportation le 2 juillet 1944
1944 1945 Gaston Morin - Juriste
1945 1947 Auguste Quincieu - -
1947 1950 Gaston Morin - Juriste
1950 1983 Roger Deschaux SFIO-PS -
1983 1995 Dominique Valeille RPR Conseiller général de 1992 à 1998
1995 2001 Alain Chaplais PS Conseiller général de 1998 à 2007
2001 en cours Christian Coigné UDF puis UDI (NC) Retraité
Conseiller départemental depuis 2015
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Esplanade de la mairie

La commune dispose de deux administrations chargées de la sécurité locale au service de la population. Les locaux sont tous les deux situés à proximité du centre-ville.

  • La Police Municipale

Un service de bureau de police municipale est situé dans le bâtiment de l'hôtel de ville. Ce service est composé de six policiers municipaux dont un Chef de police et cinq brigadiers Chefs Principaux[39].

  • La Gendarmerie Nationale

Un bâtiment, situé rue Lesdiguières, non loin de la mairie et du parc de l'Ovalie, abrite les bureaux de la Brigade territoriale autonome de Gendarmerie de Sassenage[40]

Sassenage est rattachée judiciairement à la cour Cour d’appel ainsi qu'au Tribunal d'instance, au Tribunal de commerce, au Conseil des prud’hommes ainsi qu'au Tribunal administratif de Grenoble, ville qui est en outre le siège de la Préfecture de l'Isère et du Conseil départemental.

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Ville allemande du Bade-Wurtemberg, au sud de Sigmaringen, entre le Danube et le lac de Constance.
Ville italienne de la province de Bologne dans la région Émilie-Romagne en Italie.
Ville de Lituanie du district d'Anykščiai, située au confluent de deux rivières la Šventoji et l'Anykšta..

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[42],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 11 736 habitants, en augmentation de 7,86 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
290 1 242 1 050 1 216 1 155 1 420 1 450 1 464 1 514
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 511 1 505 1 708 1 523 1 544 1 632 1 560 1 549 1 587
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 559 1 347 1 275 1 344 1 724 1 821 1 625 1 648 2 439
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
2 589 4 118 7 021 8 945 9 788 9 735 10 554 11 190 11 736
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

La commune de Sassenage présente sur son territoire quatre groupes scolaires comprenant pour chacun une école maternelle et une école primaire. Ces groupes scolaires sont [45] :

  • le groupe scolaire Vercors ;
  • le groupe scolaire des Pies ;
  • le groupe scolaire Hameau du Château ;
  • le groupe scolaire Rivoire de la Dame.

Enseignement Secondaire[modifier | modifier le code]

Collège[modifier | modifier le code]

Le collège public Alexandre-Fleming, situé rue Mozart, présente un capacité de plus sept cents élèves. Son secteur de recrutement correspond aux territoires des communes d'Engins, de Noyarey, de Sassenage, et de Veurey-Voroize[46].

Lycée[modifier | modifier le code]

Le lycée professionnel dit « Lycée des Métiers » Roger-Deschaux prépare, par voie scolaire, à différents baccalauréats professionnels (étude et économie de la construction, bois, gros œuvre, finition et énergétiques).

Équipement sanitaire et social[modifier | modifier le code]

Équipement sanitaire[modifier | modifier le code]

Il n'y a aucun établissement de soins installés sur le territoire de la commune de Sassenage qui compte cependant de nombreux cabinets médicaux et paramédicaux.

Les deux hôpitaux les plus proches sont le Centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes situé à La Tronche et le Centre Hospitalier Alpes-Isère, établissement psychiatrique situé à Saint-Egrève

Équipement social et médico-social[modifier | modifier le code]

La maison de retraite[modifier | modifier le code]

L'Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de Sassenage, dite Résidence Les Bruyères « Les Portes du Vercors », située derrière la mairie compte un total de 80 chambres, mais sans unités specifiques pour les personnes atteinte de la maladie d'Alzheimer[47].

Équipements et clubs Sportifs[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

La commune de Sassenage héberge plusieurs installations sportives sur son territoire :

  • Le complexe sportif « Paul Vieux-Melchior »;
  • Le stade de tir à l'arc;
  • Les Courts de tennis de l'Ovalie;
  • La Piscine municipale de l'Ovalie;
  • Le gymnase des Pies et son dojo;
  • Le Gymnase Fleming, sa piste d'athlétisme et son terrain de football;
  • Le Terrain de boules lyonnaises du Clos Vaussenat;
  • le Stade de tir de la Combe chaude, hameau des Côtes.

La commune présente également un centre de loisirs multisports : l'objectif de ce centre étant d'initier les enfants de 6 à 12 ans aux pratiques sportives[48].

Clubs sportifs[modifier | modifier le code]

Rugby[modifier | modifier le code]

Le Rugby féminin Sassenage Isère est un club comportant une section féminine de rugby à XV. La section féminine est un club de rugby à XV féminin français participant au championnat de France de rugby à XV féminin.

Football[modifier | modifier le code]

L'U.S. Sassenage Football est un club de niveau régional (l'équipe Sénior I est en P.H.R.). Il compte près de 400 licenciés, dont plus de 140 joueurs dans le football d'animation (débutants, poussins et benjamins). Ainsi, 21 équipes sont engagées chaque week-end sur les terrains de la ligue Rhône-Alpes et du District de l'Isère. Il a obtenu le Label de la Fédération française de football en 2006 pour la qualité de son école de football[49].

Basket-Ball[modifier | modifier le code]

L'USSB : L'Union Sportive Sassenageoise de Basket-ball compte plus de 10 équipes. Des plus jeunes (équipes poussins) aux plus expérimentés (équipes séniors), le club de basket de Sassenage joue au niveau départemental mais aussi au niveau régional (l'équipe des séniors filles 1).

Randonnée[modifier | modifier le code]

Le Club Montagnard Sassenageois est une des plus anciennes associations de la ville de Sassenage, proposant des sorties en montagne été comme hiver[50].

Médias[modifier | modifier le code]

La presse écrite[modifier | modifier le code]

La mairie publie un journal local destiné aux habitants de la commune

  • Sassenage en Pages

L'ensemble des éditions de ce journal est consultable sur le site internet de la mairie[51] Un grand organe de la Presse écrite régionale est distribué sur le territoire de la commune de Sassenage, en vente chez les marchands de journaux locaux.

  • Le Dauphiné libéré
Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de Grenoble, un ou plusieurs articles à l'actualité de la ville, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres évènements divers à caractère local.

Les chaînes de Télévision[modifier | modifier le code]

Logo de France 3 Alpes
Logo de téléGrenoble Isère

En ce qui concerne la réception de la télévision, les habitants de la commune peuvent recevoir les 26 chaines de la TNT, comprenant une édition de France 3 : France 3 Alpes - Grenoble, ainsi que la chaîne privée généraliste téléGrenoble Isère.

Le réseau Internet[modifier | modifier le code]

En 2014, la commune de Sassenage a été récompensée par le label « Ville Internet @@ »[52]. En 2010 elle était labelisé « Ville Internet @@@ »[53].

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique[modifier | modifier le code]

La paroisse dont dépendent les membres de la communauté catholique de Sassenage est dénommé « Paroisse Saint Michel du Drac » et son siège (secrétariat paroissial est situé dans la commune voisine de Fontaine. Un site internet dédié à cette activité cultuelle permet de connaitre toutes les informations sur ce sujet[54]

Autres cultes[modifier | modifier le code]

  • Les mosquées les plus proches de Sassenage sont situées à Fontaine, à environ 3 km et plusieurs autres sont situées à Grenoble, à environ 6 km de Sassenage[55]
  • En ce qui concerne le culte juif, la synagogue la plus proche de la commune, se situe, rue Maginot à Grenoble, soit à environ 6 km de Sassenage.

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Le secteur artisanal et commercial[modifier | modifier le code]

La commune ne présente pas de commerce de détail en libre-service, de grande taille, type hypermarché ou un grand Centre commercial, mais elle possède sur son territoire un supermarché dénommé Carrefour Market. La commune héberge également sur son territoire un supermarché de hard-discount dénommé Lidl.

Le groupe de distribution allemand, connu pour ses enseignes de vente en gros de type cash & carry, dénommé Metro possède une surface de vente situé dans la zone industrielle de Sassenage[56].

Le secteur industriel[modifier | modifier le code]

Le Site Air Liquide[modifier | modifier le code]

Le logo d'Air Liquide

Le fleuron industriel de Sassenage est la société Air Liquide spécialisée dans le développement de l’énergie hydrogène. Installée depuis 1961 grâce à la conviction du physicien Louis Weil qui voyait dans la cryogénie un avenir industriel. Les premières applications voient rapidement le jour dans le domaine spatial. En 2013, la société compte plus de 700 collaborateurs[57] et possède l'une des trois stations de recharge d’hydrogène installées dans la métropole grenobloise. Le site reçoit en août 2015, la visite du président François Hollande, montrant ainsi l'intérêt que portent les pouvoirs publics à cette source d'énergie[58],[59]. Le 4 juin 2016, dans le cadre de sa visite d'État en France, la présidente de Corée du Sud, Park Geun-hye vient visiter ce site d'Air liquide[60].

Carrières de Sassenage[modifier | modifier le code]

Télébenne de Sassenage
Articles connexes : Ciment naturel prompt et Béton de ciment.

Émile Félicien Balthazard, entrepreneur, décide en 1912 d'exploiter une carrière de pierres à chaux à Sassenage pour produire de la chaux, matériau utilisé pour fabriquer du béton de ciment. Le site est situé au-dessus de la route de Valence, non loin du hameau des Côtes de Sassenage.

L’effectif de la société augmente rapidement durant les années 1930, mais la Seconde Guerre mondiale et la mécanisation ralentissent et interrompent cette croissance durant la durée du conflit. Depuis les années 1970, les wagonnets, transportés par câble aérien de la société « Balthazard et Cotte », acheminent la chaux depuis les carrières de Sassenage vers les cimenteries Vicat situées à Saint-Égrève, en enjambant la route de Villard-de-Lans, puis en surplombant l’Isère et l’autoroute A48.

Le Centre de tri postal[modifier | modifier le code]

Le centre de tri, vu depuis le rond point

La commune de Sassenage abrite sur son sol un centre de tri postal dénommé « Plateforme industrielle Courrier Isère-Savoie », située rue François Blumet, non loin du parc de l'Ovalie.

L'établissement, géré par La Poste, présente, depuis la route, un bâtiment d’une surface d'environ 13 000 m2 qui permet de traiter en son sein, avec un effectif de 300 salariés, le courrier en arrivée et en départ des départements de l’Isère et de la Savoie. Cet établissement ultra moderne, situé non loin de l'autoroute A48 est équipé d’une machine effectuant le tri Préparatoire, de six trieuses dont quatre pour les courriers à petit format et deux trieuses pour les courriers à grand format, d’une salle dite de « vidéo-codage », et enfin, d’un équipement qui permet de répartir les divers plis dans l’ordre de distribution afin d'optimiser la tournée du facteur au niveau local[61].

Le Technicentre Métro-vélo[modifier | modifier le code]

Le logo de Métrovélo

Depuis 2017, ce" technicentre", consacré à la gestion du parc de vélo de Grenoble-Alpes Métropole, est installé à proximité du centre de tri postal et du parc de l'Ovalie.

Cet établissement abrite des bureaux, des atelier de réparation, un magasin de pièces détachées et un hangar de stockage des vélos. Ce service public dépendant de la Métropole et dénommé Métrovélo gère la location de 7 000 vélos via et se présent comme le premier parc locatif de ce type de véhicule en Province[62] .

Le secteur hôtelier et touristique[modifier | modifier le code]

Les restaurants et les hôtels[modifier | modifier le code]

La commune qui fut un haut lieu gastronomique, de par la présence nombreux débits de boissons et restaurants situés autour de la gare du tramway et de l’actuelle place Reverdy, mais également sur les bords du torrent du Furon et au hameau des Côtes[36], compte encore aujourd'hui une dizaine de restaurants ou de brasseries, les plus fréquentés étant situés près des Cuves ou du château de Sassenage. La commune compte également un hôtel classé trois étoiles, situé à proximité de l'autoroute A48.

L'office de tourisme[modifier | modifier le code]

Ouvert durant toute l'année, l’Office de Tourisme de Sassenage, géré par Grenoble Alpes Métropole et anciennement situé dans l’un des pavillons encadrant le château des Blondes, a déménagé ses bureaux et son service d'accueil sur le site du château de Sassenage. Ce service met à votre disposition des gens de passage une documentation fournie et un agent d'accueil.[63].

Le secteur associatif[modifier | modifier le code]

Logo de l'association Emmaüs.

Le site des Compagnons d'Emmaüs[modifier | modifier le code]

À la suite de l'achat d'un site dans une petite zone industrielle et la rénovation de plusieurs bâtiments à Sassenage, hameau des Moironds, le long de la route de Valence, cette association crée le premier service de dépôt-vente sur l'agglomération grenobloise. La capacité d'accueil compte 35 compagnons. Le site est ouvert au public du mardi au samedi[64].

Emmaüs France est une association loi de 1901, créée en 1985, qui regroupe l'ensemble des associations françaises membres d'Emmaüs International.

Articles connexes : Communauté Emmaüs et Emmaüs Solidarité.

La Banque alimentaire de l'Isère[modifier | modifier le code]

Face à l'augmentation du taux de la population vivant dans la pauvreté, plusieurs associations caritatives se réunissent pour créer, en 1984, en s'inspirant des « Food Banks » américaines, la première banque alimentaire française à Paris. En Isère, La Banque alimentaire de l'Isère est créée en 1986. Après avoir été longtemps installée à Grenoble, celle-ci déménagera dans des locaux plus grands à Sassenage, dans le quartier de l'Argentière, non loin du dépôt de bus de la SEMITAG.

La banque alimentaire collecte, gère et distribue des denrées alimentaires pour aider des personnes dans la misère à se restaurer. Les actions de la banque alimentaire de l’Isère sont concentrée dans le centre et le sud du département, la région de Vienne est rattachée à la banque alimentaire du Rhône, pour des raisons de gestion.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine monumental et espaces verts[modifier | modifier le code]

La ville de Sassenage possède six monuments historiques, trois classés et trois inscrits. Parmi les monuments inscrits se trouvent le château de Sassenage, la fontaine située sur l'actuelle place Reverdy et la croix en pierre sur la place de la Libération. L'église Saint-Pierre est quant à elle partiellement inscrite et les fontaines situées place au plâtre et place de la Libération sont également inscrites.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Pierre de Sassenage en 1900.
Église Saint-Pierre de Sassenage en 2009.

La petite cité de Sassenage compte, dès le XIe siècle, deux églises. Elles sont toujours visibles et peuvent être visitées :

  • L'église Saint-Pierre de Sassenage
Cette église, construite au cœur du bourg de Sassenage au XIe siècle est située au bord du Furon abrite depuis 1822 le tombeau du duc de Lesdiguières et de sa famille. Le tableau "Notre Dame du Rosaire" est situé dans l'église sur le mur sud de la nef, encadré par deux vitraux représentant Saint Ismidon de Sassenage et Saint Pierre. Le commanditaire de cette œuvre est Jean Volmar Chevalier, un riche commerçant local du XVIIe siècle.
Le clocher, la chapelle et l'ensemble contenant le tombeau font l'objet d'une inscription partielle au titre des monuments historiques par arrêté du [65].
Le décrochement qui se situe du côté sud de l'église abrite une ancienne chapelle d'architecture Renaissance et ajoutée par la Famille des Béranger-Sassenage.
  • L'église des Côtes dite « Notre dame des Vignes ».
Cette église, située sur l'ancienne route d'Engins, a été construite avant l'apparition de l'art Roman et sa datation assez difficile permet tout de même d'évaluer sa construction au plus tard du début du Xe siècle. Elle servit de Chapelle au seigneurs de Sassenage[66]

On peut noter la présence d'un autre monument ancien à caractère religieux sur le territoire communal :

  • La croix de Sassenage.
Il s'agit d'une croix monumentale en pierre située chemin de Billery. Celle-ci est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 9 juin 1943[67].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château de Vinay (XVIIe siècle)[modifier | modifier le code]
Château de Vinay

Cette maison forte, du latin domus fortis, souvent qualifiée de château est situé à la limite du territoire communal, non loin du territoire de la ville de Fontaine que cet édifice jouxte. Il s'agit d'une haute maison de maître très ancienne et probablement construite sous Louis XIII. Entouré de champs cultivés, son secteur est encore très rural, malgré la proximité de l'autoroute et du Polygone scientifique de Grenoble. Le site est une propriété privée et il ne se visite pas.

L'écrivain, géographe et alpiniste français Henri Ferrand y habita durant une longe période vers la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle[68].

Le château de Beaurevoir (XIXe siècle)[modifier | modifier le code]
Château de Beaurevoir

En 1880, le gantier Alphonse Terray (1847-1912), grand-père de l’alpiniste Lionel Terray qui fut connu pour avoir réalisé l'ascension de l'Annapurna), fit édifier le château Beaurevoir, de style baroque, appelé à l’époque Château de Beauregard. Celui-ci a été réalisé avec des pierres récupérées de l’ancien château féodal du XIIe siècle appelé « château des Côtes », ou château primitif.

Les architectes ont très largement fait appel à la technique du ciment moulée, très souvent utilisé à Grenoble à cette époque. Cette construction a également été renforcée avec une armature métallique, toujours dans la même tradition de l'époque[69].

Le château dit « féodal » (XIXe siècle)[modifier | modifier le code]
Château féodal

Quelques années après son château de Beaurevoir, le même Alphonse Terray fit élever, au bout de sa propriété et juste au-dessus de son premier édifice, un second château, nettement plus modeste, mais dans un style considéré à l'époque comme féodal, avec tours, donjons, mâchicoulis et créneaux.

Les auteurs de cette construction originale furent les architectes grenoblois, messieurs Chatrousse et Ricoud, mais celui-ci fut partiellement détruit par une explosion avant 1914 et il ne reste que des ruines visible depuis le hameau des Côtes de Sassenage [70].

Le château des Blondes (XVIIIe siècle)[modifier | modifier le code]
Château des blondes

Bâti en 1722 à la demande du docteur Antoine-Henri Ducoin, le château des Blondes fut très longtemps un établissement de charité destiné à venir en aide aux jeunes filles déshéritées, selon les souhaits du roi Louis XV. À la chute de la royauté, privé de financements publics, l'établissement fut fermé durant la période de la Révolution française, puis fut vendu à des particuliers.

Longtemps aux mains de différents propriétaires privés, ce bâtiment fut réhabilité, en 1988 par la municipalité afin que cette ancienne manufacture de dentelle de soie très appréciée au XVIIIe siècle (dite « la blonde ») puisse héberger la mairie et les services municipaux, dont les bureaux de la police municipale et l'Office de Tourisme. Le monument aux morts a été déplacé derrière le bâtiment dans les années 1990 [71]

De nos jours, ce bâtiment n'a conservé que ses façades d'origine.

Le château de Sassenage et ses jardins (XVIIe siècle)[modifier | modifier le code]
Le château de Sassenage[modifier | modifier le code]

Construit de 1662 à 1669 par Charles Louis Alphonse de Sassenage, le Château de Sassenage contient un ensemble de salons présentant une admirable collection de meubles d'époque estampillés des Hache et des grands ébénistes parisiens du XVIIIe siècle.

En fait, la famille de Sassenage attiré par la cour du Roi à Versailles y demeura assez peu et cet édifice pu ainsi conserver son authenticité au fil des siècles. Le château et son parc sont classés au titre des monuments historiques par arrêté du 9 septembre 1942[72]. Depuis 1971, le château et ses jardins sont la propriété de la Fondation de France [73]

Les jardins du château de Sassenage[modifier | modifier le code]
Les ruches du jardin du château

Les jardins du château de Sassenage sont un espace privé lié au domaine du château et qui présentent un capital paysager et botanique très riche, particulièrement en raison de la présence d'un nombre relativement important d'arbres centenaires compte tenu de la surface assez modeste du jardin, tels que des cèdres du Liban, des noyers noirs d'Amérique, des platanes et d'autres essence plus communes comme le micocoulier.

Ce site très original dans la région dauphinoise, présente également une grande prairie semi naturelle bénéficiant d'un entretien régulier depuis de 1669. Restauré en 1999, cet ensemble paysager présente également des espèces issues du milieu aquatique et de nouvelles plantations sélectionnées dans la liste des végétaux achetés autrefois par le marquis de Sassenage à son pépiniériste grenoblois. De nombreuses fleurs et des plantes aquatiques forment la base d'un biotope caractéristique des milieux humides où les plantes annuelles de passage et de nombreux petits animaux se sont installés dans un site très bien préservé. le jardin abrite également un ensemble de trois ruches et une initiation à l'apiculture y est proposé[74].

La visite est libre d'accès aux visiteurs, notamment lors des « Journées européennes du patrimoine »[75].

Les Fontaines de Sassenage[modifier | modifier le code]
Fontaine de la place de la République

Situé à proximité des falaises du Massif du Vercors, le vieux bourg historique présente de nombreuses fontaines dont l'eau est issue des ruissellements issus de la montagne voisine. On peut encore y découvrir trois anciennes fontaines notables qui sont classées monuments historiques :

  • La Fontaine de la place de la République est la plus emblématique, car construite en 1833, elle assurait l'alimentation en eau potable des habitants, classée par arrêté du 9 juin 1943[76].
  • La Fontaine de l'allée Billery, inscrite par arrêté du 10 juin 1943[77];
  • La Fontaine de la rue Mirebeau, dite en place au plâtre, inscrite par arrêté du 9 juin 1943[78];

Il existe également un vieux lavoir au bord du torrent du Furon, non loin du théâtre en rond.

Cimetière de la Falaise[modifier | modifier le code]

Depuis 2003, le cimetière de la Falaise dénommé ainsi en raison de sa proximité avec la falaise du Vercors, situé à mi-chemin entre les anciens bourgs de Sassenage et Fontaine, est labellisé « Patrimoine du XXe siècle » de l'Isère.

Fleurissement[modifier | modifier le code]

En mars 2017, la commune obtient le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris, ce label récompense le fleurissement de la commune au titre de l'année 2016[79].

Équipement artistique et culturel[modifier | modifier le code]

Le Théâtre en rond[modifier | modifier le code]

Le théâtre en rond.

Le Théâtre en Rond de Sassenage est un théâtre dénommé ainsi en raison de sa forme ovoïdale rappelant la forme des théâtres antiques. Le 17 septembre 2004, le théâtre subissait un très grave incendie qui le ravagea complètement. Il fut reconstruit quasiment à l'identique en 2008 par l'Atelier d'Architecture Chabal, associé aux scénographes de dUCKS scéno et aux acousticiens d'E.A.I. La capacité de la salle est de 360 places.

De nos jours, le théâtre en rond reste l'un des rares lieux culturels de Grenoble-Alpes Métropole à conserver des spectacles liés à l'humour[80].

Article connexe : Théâtre en Rond (Sassenage).

La médiathèque « l'Ellipse »[modifier | modifier le code]

La médiathèque est située près de l'hôtel de ville et présente 17 500 livres pour adultes, 11 300 livres et albums pour la jeunesse, 9 500 CD adulte et jeunesse, des DVD musicaux, des partitions pour les musiciens, un programme culturel pour les adultes et les enfants.

Le Centre associatif Saint-Exupéry[modifier | modifier le code]

Le centre associatif Saint-Exupéry public de Sassenage, situé square de la Libération, propose de nombreuses activités, physiques et culturelles et accueille des associations locales. Au titre d'être un service ressource pour les associations comme pour les particuliers en recherche de service de loisirs[81].

Le Conservatoire communal Alfred Gaillard[modifier | modifier le code]

Ce conservatoire de musique fut fondé, à titre privé en 1957 par Alfred Gaillard et repris par la municipalité en 1983 et agréé par le Ministère de la Culture en 2000. Ce service accueille 420 élèves dés l'âge de 5 ans, encadrés par 24 enseignants. Il est ouvert à tous et propose des ateliers musicaux, une chorale, un orchestre et des ensembles instrumentaux[82].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le site naturel le plus connu de Sassenage, est une cavité souterraine naturelle, dénommée les « Cuves de Sassenage », cependant le bourg ancien présente, lui aussi, d'autres sites naturels intéressants.

Les cuves de Sassenage[modifier | modifier le code]

Situé au cœur d'un espace naturel préservé mais relativement proche du vieux bourg, les cuves de Sassenage sont classées « patrimoine naturel ». Il est donc possible de visiter ces grottes, sur une distance d'un kilomètre, depuis l'agglomération grenobloise en utilisant les transports en commun[83].

Une expérience scientifique a révélé que les cuves de Sassenage sont en réalité une exurgence en liaison avec le célèbre gouffre Berger, situé sur le proche plateau du Vercors. Une rivière souterraine, le Germe, traverse les cuves de Sassenage. Le sentier des cuves reste très pittoresque, car tout le long de la montée, le calcaire affleurant présente des fossiles d’organismes marins datant, selon les estimations, d'environ 115 millions d’années[84].

Une légende médiévale raconte que cet endroit aurait été l’antre de la fée Mélusine, célèbre monstre, mi-femme, mi-sirène. Après s'être enfuie du Poitou, Mélusine se serait réfugiée dans les montagnes de Villard-de-Lans, et se serait installée à Sassenage, dans une grotte du Furon, où l'on pouvait voir sa table de pierre, et la cuve où elle se baignait le samedi. L'histoire se répète là, avec le seigneur de Sassenage qu'elle séduit, avec lequel elle se marie et a un fils. Elle brise l'interdit du samedi et disparaît alors à jamais, mais continue à annoncer la mort de ses descendants. Près de la grotte, une fontaine servait à pronostiquer l'importance des moissons et vendanges à venir.

Le 23 mai 2002, une classe de collégiens ainsi que 3 accompagnateurs ont été bloqués 6 heures par une crue subite de la rivière souterraine, un important dispositif sous la direction du préfet et de son conseiller technique en secours spéléologique, a permis de les récupérer tous sains et saufs[85].

Les cuves de Sassenage sont comptées parmi les Sept merveilles du Dauphiné. Un parcours ludique en hauteur dénommé « Accrogrotte » y a été créé en 2008[84].

Les cascades de Sassenage[modifier | modifier le code]

Cascade du Furon.

Le territoire de Sassenage abrite quatre cascades notables[86] :

  • la cascade des Prises ;
  • la cascade de Mélusine ;
  • la cascade du Gouffre bleu ;
  • la cascade des portes d'Engins.

Les Pierres Ophtalmiques de Sassenage[modifier | modifier le code]

Surnommées également « larmes de Mélusine » ou « pierres d"hirondelle ». On leur attribuait le pouvoir de soigner les yeux irrités par des poussières. Il s’agirait d'orbitolites, fossiles lenticulaires dont la forme, la taille et la couleur correspondent aux descriptions faites par les anciens, au poli très fin, et très doux au toucher. On les trouverait dans la montagne aux environs de Sassenage.

Jardins et espaces verts[modifier | modifier le code]

Parc de l'Ovalie.
Parc du Château.
Parc de Messkirch.
Parc des Cuves.

Sassenage abrite 35 hectares d’espaces verts publics dont[87] :

  • Le Parc de l’Ovalie
C'est le plus grand espace public de la ville de Sassenage se présentant sous la forme d'un parc de 7 hectares constitué de son plan d'eau et d'un parc ombragé ou la pratique de la pêche est possible (avec une licence).Des jeux pour les enfants, des pistes cyclables et parcours santé sont installés dans cet espace. Il existe également une petite restauration avec une pizzeria et un Minigolf. Un parc de stationnement pour véhicules de tourisme a été installé devant le site.
  • Le Parc du Château de Sassenage
Il s'agit d'un vaste jardin arboré et fleuri à vocation privée, mais régulièrement ouvert au public, et qui est situé autour de la grande demeure édifiée par les Béranger-Sassenage.
Les jardins historiques du château abritent près de 500 arbres de 60 essences différentes sur une surface de 8 hectares. Parmi les arbres remarquables qui sont situés dans ce parc le visiteur peut découvrir plusieurs cèdres et platanes centenaires.
  • Le Jardin public « Notre-Dame »
Ce jardin est un modeste espace public de verdure public situé face à l’église Saint-Pierre, dans le bourg ancien de Sassenage, ce jardin héberge une fontaine érigée au XIXe siècle.
  • Le Parc de Messkirch
Ce parc est un espace public aménagé sous la forme d'un square au cœur d'une groupe d'immeubles entre la zone industrielle de la falaise et le quartier des Pies. Une plaque commémorative dédiée au jumelage de Sassenage avec la ville allemande de Messkirch a été installé dans le parc.
  • Le parc des Buissières
Ce parc public, de taille modeste lui aussi, se présente sous la forme d'un square situé le long de l'avenue de Romans.
  • Le parc de la Résidence et Le parc de l'avenue de la Falaise
Ces parcs sont deux espaces publics se présentant sous la forme de deux squares aménagés pour les secteurs résidentiels se présentant sous la forme de grands ensembles, donnant ainsi une touche de verdure à la zone la plus densément peuplée de la commune.
  • Le Parc Sasso-Marconi
Cet espace public est situé à proximité du Centre Saint-Exupéry. Ce grand square offre des activités pour enfants avec toboggan, balançoire, tourniquet et une aire pour jeux de ballons. Le parc prend son nom de la ville italienne homonyme, jumelée avec Sassenage depuis 2003.
  • L'espace vert des « Cuves de Sassenage »
Il s'agit de l'espace public aménagé autour du site des Cuves de Sassenage, entre les falaises du Vercors et le torrent du Furon. Un parc de stationnement pour véhicules de tourisme a été installé devant le site.

Patrimoine montagnard[modifier | modifier le code]

Le plateau de Sornin[modifier | modifier le code]

Sur la rive gauche du Furon, s'élève une grande falaise très élevée marquée par une pointe dénommée « La Dent du Loup » et qui annonce le premiers rebords du plateau du Sornin qui marque la limite du territoire Sassenageois avec celui d'Engins sa commune voisine. C'est dans ce secteur montagneux et très venteux que se situe le point culminant de la commune[88].

Un sentier de grande randonnée français, le GR9, qui traverse le massif du Vercors du nord au sud, longe une grande partie de ce plateau.

Article connexe : Sentier de grande randonnée 9.

Patrimoine gastronomique[modifier | modifier le code]

Le bleu du Vercors-Sassenage[modifier | modifier le code]

Étalage de bleus du Vercors-Sassenage.

Le bleu de Sassenage fut originellement fabriqué par des moines et dés 1338, le baron de Sassenage en autorisa sa commercialisation. D'autres sources disent que le fromage des montagnes de Sassenage était remis en guise d'impôts au seigneur de Sassenage par les paysans chargés de la production locale.

Article connexe : Bleu du Vercors-Sassenage.

Ce fromage bénéficie d'une Appellation d'origine contrôlée (A.O.C) depuis le 30 juillet 1998, et une association, la « confrérie du Bleu », organise la promotion de ce produit culinaire au-delà de la région elle-même[89].

L'aire géographique de production du lait et d'élaboration des fromages, située à l'intérieur du Massif du Vercors, couvre 13 communes de la Drôme et 14 communes de l'Isère.

Ce produit est bien évidemment lié à la production de lait local et de la race bovine qui est spécifique au territoire de la commune de Villard-de-Lans, réputée également pour sa viande.

Article connexe : Villard-de-Lans (race bovine).

Chaque année, ce fromage fait l'objet d'une fête attachée à sa fabrication. Cette festivité transhume chaque année sur un village différent du Parc du Vercors. La ville de Sassenage a héberge les stands et l'exposition consacré à ce fromage en 2012 [90]

Patrimoine et tradition orales[modifier | modifier le code]

Le Patois local[modifier | modifier le code]

Les régions historiques de l'aire linguistique francoprovençale, avec toponymie en francoprovençal.
Aire linguistique francoprovençale. Villard-de-lans se situe au sud-ouest de Grenoble, aux limites de l'Occitanie.

Le territoire de Sassenage se situe au nord-ouest de l'agglomération grenobloise, dans le Grésivaudan, et donc au sud de la zone des patois dauphinois, laquelle appartient au domaine des langues dites francoprovençales ou arpitanes au même titre que les patois savoyards, vaudois, Valdôtains, bressans et foréziens (voir la carte ci-contre).

L'idée du terme francoprovençal (ou arpitan) attribué à cette langue régionale parlée dans la quart de la France du Centre-Est différente du français, dit langue d'oil et de l'occitan, dit langue d'oc est l'œuvre du linguiste et patriote italien Graziadio Isaia Ascoli en 1873 qui en a identifié les caractéristiques, notamment dans le Vercors. Toutefois, par le passé, l'influence des patois occitans, parlés dans les territoires du Vercors drômois, très proches, ont pu jouer un rôle sur l'évolution de la langue des paysans locaux des « montagnes de Sassenage », dit aussi « Pays des Quatre-Montagnes » qui est depuis plus de deux siècles un territoire de transhumance.

Articles connexes : Dauphinois et Francoprovençal.

Les contes locaux et les légendes sassenageoises[modifier | modifier le code]

Il existe encore quelques ouvrages qui relatent les contes et les légendes du Dauphiné, du Vercors et du Grésivaudan, y compris pour le pays qui fut la montagne de Sassenage. Le plus connu, un ouvrage notable, fruit d'une recherche importante, a été écrit par Charles Joisten (1936-1981), ancien conservateur du Musée dauphinois du Conseil départemental de l'Isère situé à Grenoble, et qui relate de nombreuses légendes locales dont notamment des histoires de loups-garous et de fées, la plus connue d'entre elles se dénomme Mélusine.

La fée Mélusine[modifier | modifier le code]
La fée Mélusine, par Julius Hübner.

Mélusine, dont le personnage est représenté sur la façade du château de Sassenage, est une femme légendaire originaire du Poitou, souvent vue comme fée, image célèbre des contes populaires et chevaleresques du Moyen Âge qui, étymologiquement, signifie « merveille » ou « brouillard de la mer ». Pour les Lusignan, on l’appelle « Mère Lusigne » (la mère des Lusignans), fondatrice de leur lignée. Dans le dictionnaire Littré, elle est appelée « Merlusigne », ce qui pourrait faire penser à une connotation aquatique.

À Sassenage, et selon un récit relaté par l'écrivain et historien grenoblois Nicolas Chorier[91], ce personnage est une sirène qui vit dans les « Cuves de Sassenage », depuis que son mari l'a surprise au bain, un samedi alors qu'elle subissait sa malédiction, c'est-à-dire, d'être mi-femme mi-poisson un jour par semaine. Celle-ci ne pouvant, dés lors, reprendre sa forme initiale de femme reste prisonnière de la grotte, se faisant de temps en temps entendre dans les « cuves » et annonçant, dit-on, trois jours avant, la mort de ses descendants, membres de la famille de la Maison de Sassenage, les Béranger. Ses larmes se sont transformées en petits galets réputés « magiques » dénommées également « pierres d'hirondelle » et qui soignaient les troubles ophtalmiques.

Le prince Zizim[modifier | modifier le code]

Né en 1459 à Andrinople, ce prince, frère du sultan Bayezid II (dit Bajazet) et fils de Mehmed II, septième sultan ottoman, a bien existé, mais Guy Allard, avocat au parlement de Grenoble érudit et historien du XVIIe siècle av. J.-C., contemporain de son collègue Nicolas Chorier et qui rivalisa avec lui pour être consacré comme l'historien émérite du Dauphiné, narre dans un de ses récits qualifié d'historique et dénommé « Zizimi prince ottoman, amoureux de Philipine-Helene de Sassenage », les aventures romancées de ce prince ottoman retenu prisonnier en Dauphiné et tombé amoureux de la belle Philippine de la famille des Bérganger-Sassenage lors d'un tournoi qui se déroula à Romans-sur-Isère [92].

Article connexe : Zizim.
Les Cuves, bouche de l'enfer de Dante[modifier | modifier le code]
L'Enfer, illustré par Gustave Doré (1861).

Depuis le fin du fond du Moyen Âge, les cuves, classées quatrième merveille du Dauphiné dans le rang des Sept merveilles du Dauphiné. Selon une croyance de cette même époque, cette grotte qui rejetait les eux bouillonnantes d'un torrent dénommé le Germe ne pouvait qu'être une des portes de l'Enfer.

Le très célèbre poète italien Durante Allighieri, plus connu sous son prénom abrgégé de Dante, se serait inspiré des galeries intérieures des Cuves de Sassenage pour décrire dans son récit la Divine Comédie et notamment sa première partie sur L'Enfer, écrite en 1307 et 1321[93]. Cependant, selon l'ouvrage de Patrick Ollivier-Elliot, écrivain spécialiste de l'Histoire du Dauphiné, dénommé Vercors safari-patrimoine[94], il semble qu'il y ait tout de même une incohérence de dates entre l'époque de Dante et la date à laquelle les premiers visiteurs auraient visité ces galeries.

Les Cuves, « prophètes en leurs pays »[modifier | modifier le code]

Selon Pierre Minvielle, écrivain français spécialisé dans la montagne et la spéléologie, auteur du Guide de la France souterraine chez l'éditeur Tchou en 1970, explique dans ce livre, dans un article consacré aux cuves que les paysans de Sassenage et des environs venaient vérifier, au début de chaque année (généralement, l'Épiphanie) la quantité d'eau que recevaient les deux principales cuves de forme cylindrique qui occupent l'entrée de la grotte durant cette période et ceux-ci déduisaient, selon le taux de remplissage de l'une ou de l'autre, si la récolte de blé va être abondante ou si la vigne va donner du bon vin[95].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités historiques[modifier | modifier le code]

François de Bonne, duc de Lesdiguières, par Joseph-Nicolas Robert-Fleury (1797–1890).
Plaque dédiée à Pierre Dalloz à Sassenage.

Personnalités artistiques[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Sassenage

Les armoiries de Sassenage se blasonnent ainsi : burelé d'argent et d'azur au lion de gueules armé, lampassé et couronné d'or brochant sur le tout.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres sur Sassenage et ses environs[modifier | modifier le code]

  • Patrick Ollivier-Eliott, "Vercors Safari Patrimoine" pages 175 à 191 sur Sassenage, Montmélian, La Fontaine de Siloé, (ISBN 9782842064846)
  • Céline Muller, "Sassenage en Dauphiné", Tours, Alain Sutton, (ISBN 9782842539115)

Livres sur les Cuves de Sassenage[modifier | modifier le code]

  • Pierre Minvielle, "Guide la France souterraine" page 376 à 380, Paris, Tchou,

Livres sur le Château de Sassenage[modifier | modifier le code]

  • Lise Soulbieu, "Le château de Sassenage : Gardien de la mémoire familiale", Grenoble, P.U.G, (ISBN 9782706123962)
  • Pierre Faucheux, "Merveilles des châteaux de Savoie et du Dauphiné", Paris, Hachette,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire des ducs de Bourbon et des comtes de Forez, Tome 1, Jean-Marie de La Mure, 1809.
  2. « Les cahiers du Peuil - Généalogie et Histoire locale » Édition No 2 des cahiers, Maison pour tous, Lans en Vercors ISSN 1256-6314
  3. « Itinéraire abrégé du Royaume de France » de Hyacinthe Langlois, 1828, page 531
  4. Site officiel de l'association, consulté le
  5. « Sassenage en chiffres | Sassenage », sur www.sassenage.fr (consulté le 23 novembre 2015)
  6. « Sassenage », sur geol-alp.chez-alice.fr (consulté le 23 novembre 2015)
  7. a et b Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  8. Site de la ville de Sassenage sur les risques naturels
  9. Site de la ville de Sassenage sur les crues du Furon
  10. Site de la ville de Sassenage, Plan local d'urbanisme
  11. « Les cuves de Sassenage », sur www.c-agir.net (consulté le 23 novembre 2015)
  12. Parc naturel régional du Vercors, « Les Cuves se Sassenage » [PDF], sur parc-du-vercors.fr, (consulté le 2 février 2017).
  13. « Bienvenue sur le site des Côtes de Sassenage », sur www.lescotesdesassenage.org (consulté le 23 novembre 2015)
  14. Site Nominis, page sur Saint Paris
  15. « Insee - Chiffres clés : Commune de Sassenage (38474) », sur www.insee.fr (consulté le 23 novembre 2015)
  16. « Eau et assainissement à Sassenage »
  17. lesechos.fr du 2 septembre 2015, Un téléphérique urbain pour survoler Grenoble
  18. Le Parisien, « Grenoble lance un nouveau projet de téléphérique urbain », sur leparisien.fr, (consulté le 4 octobre 2015)
  19. Henriette Walter, L'aventure des mots français venus d'ailleurs, Robert Laffont, p. 44
  20. Livre : Les rebelles sous Charles V par le Vicomte d'Arlincourt, Éditeur Levasseur, Paris, 1832
  21. Le Dauphiné: courrier des eaux thermales de la région N°572 du 24 mai 1874.
  22. Sitographie: « Le Bivan » sur le site officiel du conseil général de l'Isère patrimoine-en-isere.fr
  23. Sitographie + vidéographie « La Grande Rivoire » sur le site officiel du conseil général de l'Isère patrimoine-en-isere.fr
  24. Sitographie: « Les Lots » sur le site officiel du conseil général de l'Isère patrimoine-en-isere.fr
  25. Aimé Bocquet, L'Isère pré et protohistorique, Gallia-Préhistoire 1969, fasc. 2, pages 338-342. [1]
  26. « Hannibal Barca », sur Hannibal Barca (consulté le 23 novembre 2015)
  27. site de "regarddtullins" sur Hannibal à Montaud ?
  28. Aimé Bocquet, Hannibal chez les Allobroges. La Fontaine de Siloé, 2009
  29. « Hannibal dans les Alpes », sur hannibal-dans-les-alpes.com (consulté le 23 novembre 2015)
  30. « Le Château et son Histoire ! », sur mbasic.facebook.com (consulté le 23 novembre 2015)
  31. « Histoire des Communes de l'Isère » (ISBN 978-2717104929) Édition Horvath (1987), page 186 et 187
  32. « Histoire des Communes de l'Isère » (ISBN 978-2717104929) Édition Horvath (1987), page 188
  33. Fontaine au temps jadis de Serge Echalon et Jean Escalon, page 171
  34. Site des Presses universitaires de Grenoble, page sur le livre de Lise Sulbieu
  35. « Histoire | Sassenage », sur www.sassenage.fr (consulté le 23 novembre 2015)
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  37. « Les élus | Sassenage », sur www.sassenage.fr (consulté le 23 novembre 2015)
  38. site de la ville de Sassenage, revue sur l'histoire de la ville, page 11
  39. « Rôle de la police municipale | Sassenage », sur www.sassenage.fr (consulté le 23 novembre 2015)
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  41. a, b et c Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 15 novembre 2014.
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