Saint-Michel-les-Portes

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Saint-Michel-les-Portes
Saint-Michel-les-Portes
Le village de Saint-Michel-les-Portes
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Matheysine-Trièves
Intercommunalité Communauté de communes du Trièves
Maire
Mandat
Jean-Bernard Bellier
2014-2020
Code postal 38650
Code commune 38429
Démographie
Population
municipale
268 hab. (2015 en augmentation de 8,06 % par rapport à 2010)
Densité 13 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 52′ 10″ nord, 5° 35′ 41″ est
Altitude Min. 558 m
Max. 2 082 m
Superficie 21 km2
Localisation

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Saint-Michel-les-Portes est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

TER Gap - Grenoble près de l'ancienne gare de Saint-Michel-les-Portes.

Le village de Saint-Michel-les-Portes est établi dans une position remarquable, face au Mont Aiguille (2 087 m), et dominant le vaste plateau du Trièves, jusqu'à l'Obiou. Le territoire de la commune fait partie du Parc naturel régional du Vercors. Le village est dominé au nord par le Roc de Cognière (antécime du rocher du Baconnet, 1 808 m), au sud par l'Aubeyron (1 553 m) et la Tête de Papavet (1 450 m).

La RN75, ancienne route royale, axe majeur traversant la commune, assure la liaison entre Grenoble et Sisteron. La ligne de Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles, aujourd'hui empruntée par les TER Grenoble-Gap, traverse également la commune, avec une ancienne gare au hameau de Gerbaud, avec le viaduc de Thoranne.

Le climat de la région est fortement influencé par l'altitude, mais des influences méridionales se font déjà sentir.

Sites géologiques remarquables[modifier | modifier le code]

En 2014, plusieurs sites géologiques remarquables sont classés à l'« Inventaire du patrimoine géologique »[1] :

  • la « butte témoin du Mont Aiguille » est un site d'intérêt géomorphologique de 25,68 hectares sur les communes de Saint-Martin-de-Clelles, Saint-Michel-les-Portes et Chichilianne (Le Mont-Aiguille). Il est classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique » ;
  • l'« eboulis froid du Pas de la Selle » est un site d'intérêt géomorphologique de la commune de Saint-Michel-les-Portes, classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique ».

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Les Portes, chef-lieu de la commune (à 889 m)
  • Thoranne, ancienne commune jusqu'en 1837 (790 m)
  • Hameaux de Vicaire et de Saint-Michel (770 m)
  • Hameau de Savouraire (915 m)
  • Hameau des Granges (810 m)
  • Hameau des Pellas (1 100 m), face à la Bâtie de Gresse
  • Hameau de Gerbaud (815 m), ancienne station de Saint-Michel-les-Portes
  • Hameau de Chenicourt (685 m).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Michel-les-Portes faisait partie de la vicomté du Trièves, dont le centre était le château de Bardonenche à Monestier-de-Clermont, au sein de l'ancienne province du Dauphiné. Malgré la proximité de Grenoble, la paroisse, comme tout l'ancien pays de Trièves, dépendait de l'évêché de Die, jusqu'à la Révolution française.

On a trouvé une tombe du Bronze au hameau de Gerbaud, près du chemin de fer. L'ancienne voie romaine de Grenoble à la Provence passait par Saint-Michel.

Au Moyen Âge, Saint-Michel et les Portes constituent la seigneurie de Saint-Michel-les-Portes, aux Bérenger de Morges. L'église de la paroisse se situait entre les deux villages, près de l'actuelle N75, elle a été détruite au cours des guerres de Religion, probablement en 1573, et n'est pas immédiatement reconstruite. En 1628 le siège de la paroisse est fixé aux Portes, ce qui entraîne des tensions entre les deux communautés : les habitants de Saint-Michel obtiendront l'édification d'une chapelle vers 1690.

Le village de Thoranne constitue une seigneurie qui appartient aux évêques de Die, avant de passer aux Bardonenche ; il y a un château dès 1060 et une chapelle castrale qui fait office d'église paroissiale.

En 1679, Alexandre de Bardonenche unit les deux seigneuries, et reconstruit le château de Thoranne. Celui-ci sera probablement détruit à la Révolution, il n'en reste pas pierre sur pierre. En 1790, deux communes naissent : Saint-Michel-les-Portes et Thoranne. Cette dernière, dépeuplée, sera rattachée en 1839.

Les Portes est ravagé par deux incendies, en 1762 et 1877 ; c'est alors que la plupart des maisons sont reconstruites en style dauphinois, avec des toitures à quatre pentes, donnant au village une grande unité.

Au XIXe siècle, le tracé de la route royale, avec le pont de Saint-Michel, le chemin de fer, avec le viaduc de Thoranne, en 1878, et l'ouverture de la route de Gresse, ouvre la commune au tourisme. Il y a alors deux hôtels pour les excursionnistes, le Grand Hôtel Maurice en face de l'église, et l'Hôtel Terrier qui deviendra le Soleil levant et abritera le "bureau des guides du Mont Aiguille".

En 1952, le tronçon de la N75 entre Saint-Michel et le pont est emportée par un important éboulement de marnes. L'Équipement crée alors 7 kilomètres de contournement sur un haut remblai - une première technique - plus à l'ouest, longeant plus au moins la voie ferrée, rapprochant le village des Portes, tandis que le hameau de Saint-Michel devient un cul-de-sac.

Histoire du fer :

  • En 1655 existaient à Saint-Michel-les-Portes des fourneaux et martinets exploités par un certain Reymond-Faure, dit Perier. L'établissement traitait le minerai de Mens.
  • En 1739, les présidents Antoine de Tencin et Joseph de Barral, cousins germains et exploitants, l'un, le haut fourneau de Brignoud, et l'autre, les forges d'Allevard, vont former avec l'évêque de Die, Daniel de Cosnac, une société d'exploitation des forêts du Vercors pour fournir le charbon de bois à leur fabrique de fer des Portes à laquelle ils ajouteront d'autres "artifices". La société cessera l'exploitation en 1746.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Jean-Bernard Bellier DVG Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3].

En 2015, la commune comptait 268 habitants[Note 1], en augmentation de 8,06 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
440438378439409413504512504
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
502509504502512502409412369
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
343328303255257224213160179
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1101128596107143171248268
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

  • Parcours Aventure Trièves (parcours acrobatique dans les arbres, le plus grand de France).
  • Alpinisme, point de départ pour l'ascension du Mont Aiguille.
  • Randonnées dans le Trièves.
  • Sports d'hiver à Gresse-en-Vercors.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de Saint-Michel-les-Portes

Patrimoine religieux :

  • Église Saint-Michel, au village des Portes. Édifice bâti au XVIIIe siècle, nef reconstruite vers 1850, clocher-porche et chœur conservés. À l'intérieur, Vierge à l'Enfant en tilleul du XVIIIe siècle, et boiseries du chœur XIXe siècle données par les moines de la Grande Chartreuse. Elle remplace une chapelle dédiée à Sainte-Anne élevée par les Portillons à la suite de la destruction de l'ancienne église paroissiale lors des guerres de Religion.
  • Chapelle Saint-Michel, au hameau Saint-Michel, érigée vers 1695, privée.
  • Chapelle Saint-Antoine de Thoranne, érigée vers 1670, rénovée en 1780. Elle remplace une chapelle castrale et fut le centre de la communauté de Thoranne, avec son cimetière, jusqu'en 1837.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • La Bâtie d'Ambel, simple maison-forte reconstruite au XVIIe siècle.
  • L'ancien château-fort de Thoranne, mentionné dès 1060, aux évêques de Die, puis aux Bardonenche, dont on ignore l'emplacement précis.
  • Maison-forte de Chenicourt, XVIe siècle, isolée au bord du ravin de Grosse Eau, ayant appartenu à la famille Odde de Bonniot.
  • Motte castrale de Darne.
  • Manoir de Saint-Michel, ancien relais de poste, avec des éléments XVIIe – XVIIIe siècles.
  • Ancien moulin de Saint-Michel, au pont de Saint-Michel.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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