Chatuzange-le-Goubet

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Chatuzange-le-Goubet
Chatuzange-le-Goubet
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Valence
Intercommunalité Valence Romans Agglo
Maire
Mandat
Christian Gauthier
2020-2026
Code postal 26300
Code commune 26088
Démographie
Gentilé Goubetois, Goubetoises
Population
municipale
5 516 hab. (2017 en augmentation de 10,56 % par rapport à 2012)
Densité 195 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 00′ 28″ nord, 5° 05′ 29″ est
Altitude Min. 150 m
Max. 327 m
Superficie 28,24 km2
Unité urbaine Romans-sur-Isère
(banlieue)
Aire d'attraction Valence
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vercors-Monts du Matin
(bureau centralisateur)
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Chatuzange-le-Goubet

Chatuzange-le-Goubet est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont dénommés les Goubétois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune, traversée par le 45e parallèle nord, est de ce fait située à égale distance du pôle Nord et de l'équateur terrestre (environ 5 000 km).

Chatuzange-le-Goubet est située à 6 km au sud de Romans-sur-Isère, à 18 km au nord-est de Valence, à 77 km de Grenoble, à 121 km de Lyon.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par l'Isère et la Bourne. Présence du barrage [de Pisançon][1].

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Chatuzange-le-Goubet est une commune urbaine[Note 1]. Elle appartient en effet à l'unité urbaine de Romans-sur-Isère, une agglomération intra-départementale regroupant 6 communes[2] et 57 067 habitants en 2017, dont elle est la banlieue[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valence, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 71 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[5],[6].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune est composée de quatre sections : Papelissier à l'est, Pizançon au nord sur la RD 532, Le Goubet en bordure du Charlieu et Chatuzange au pied d'un coteau. Les hameaux de Chatuzange et du Goubet sont réunis aujourd'hui par des constructions récentes et forment le village de Chatuzange-le-Goubet, alors que Papelissier et Pizançon sont distants de quelques kilomètres.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Chatuzange[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[7] :

  • 1095 : Villa Chatuzanges (cartulaire de Romans, 168).
  • 1140 : Chalvenzanjes (pour Chatuenzanjes) (Revue des biblioph. dauphin., 55).
  • XIIe siècle : mention de la paroisse (Saint-Apollinaire) : Parrochia Chatusanzias (cartulaire de Romans, 309).
  • 1218 : Chatuisanges (cartulaire de Léoncel, 83).
  • 1244 : mention de l'église (Saint-Apollinaire) : Ecclesia de Chalusangiis (cartulaire de Romans, 145).
  • 1246 : mention de la paroisse Saint-Apollinaire : Parrochia Sancti Appolinaris de Chatuisangiis (cartulaire de Romans, 146).
  • 1247 : Chatuzangas (cartulaire de Léoncel, 148).
  • 1248 : Chatuczangis (cartulaire de Léoncel, 158).
  • 1251 : Chatusanjas (cartulaire de Léoncel, 168).
  • XIVe siècle : mention de l'église (Saint-Apollinaire) : Capella de Chatusangiis (pouillé de Valence).
  • 1382 : Chatussangiis (archives de la Drôme, E 3649).
  • XVe siècle : mention de la paroisse (Saint-Apollinaire) : Cura Chatusangiarum (pouillé de Valence).
  • 1506 : Chatusangiarum (archives de la Drôme, fonds de Léoncel).
  • 1549 : mention de la paroisse (Saint-Apollinaire) : Cura Chatussangiarum (pouillé de Valence).
  • 1891 : Chatuzange, commune du canton de Bourg-de-Péage.

(non daté)[réf. nécessaire] : Chatuzange-le-Goubet.

Goubet[modifier | modifier le code]

  • 1891 : Les Goubets, hameau de la commune de Chatuzange[8].

Étymologie[modifier | modifier le code]

  • Chatuzange :
  • Le Goubet :

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Au point de vue féodal, Chatuzange fit toujours partie de la terre de Pisançon (voir ce nom)[7].

Avant 1790, Chatuzange était une paroisse du diocèse de Valence, dont l'église, dédiée à saint Apollinaire dépendait du chapitre de Romans, qui y prenait la dîme et présentait à la cure. Cette paroisse, dont l'étendue était la même que celle de la paroisse [de 1891], faisait partie de la communauté de Pisançon, dite aussi Delphinaux de Pisançon, dont la circonscription territoriale était celle de la commune de Chatuzange, comprenant [en 1891] les deux paroisses de Chatuzange et de Pisançon[7].

Pisançon[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[9] :

  • 924 : mention de l'église Saint-Michel : Ecclesia Sancti Michaelis in villa Pisanciano (cartulaire de Romans, 130).
  • 1038 : De Pisanciano(cartulaire de Romans, 224).
  • 1050 : mention du château : Castrum Pisantiani (cartulaire de Romans, 327).
  • 1099 : mention du château : Castrum Pisancianum (cartulaire de Romans, 173 bis).
  • 1100 : mention du château : Castrum Pizancianun super fluvium Isare (cartulaire de Romans, 174).
  • 1100 : mention du mandement : Mandamentum Pisanciani (cartulaire de Romans, 167).
  • 1134 : mention du château : Castrum de Pisanciano (cartulaire de Romans, 291).
  • 1164 : Pizenczan (cartulaire des Hospitaliers, 53).
  • 1183: mention de la châtellenie : Castellaria de Pisencans (cartulaire de Léoncel, 34).
  • XIIe siècle : Pisanca (cartulaire des Hospitaliers, 333).
  • 1200 : De Pisanciano, Piszanza et Pizanza (cartulaire des Hospitaliers, 47).
  • 1217 : Pisanchan (cartulaire des Hospitaliers, 47).
  • 1218 : mention du mandement : Mandamentum de Pisansa (cartulaire de Romans, 43).
  • 1272 : Pissanum (inventaire des dauphins, 63).
  • 1279 : mention du château : Castrum Pissanczani (inventaire des dauphins, 52).
  • 1297 : Piszasianum (cartulaire de Léoncel, 301).
  • XIVe siècle : mention de la paroisse : Ecclesia Pisantiani (pouillé de Valence).
  • 1315 : Pizenza (cartulaire de Léoncel, 42).
  • 1333 : Pisancsanum (choix de docum., 39).
  • 1360 : mention du château : Castrum Pisansiani (choix de docum., 197).
  • 1361 : mention du château : Castrum Pizencianum (Duchesne, Comtes de Valentinois, 81).
  • 1372 : mention du mandement : Mandamentum Pisanciani prope Romanis (Chevalier : Maladr. de Voley, 75).
  • 1391 : mention de la châtellenie : Castellania Pisanciani (archives de la Drôme, E 3050).
  • 1404 : Piscencain (choix de docum., 241).
  • 1413 : Pizançon (archives de la Drôme, E 2292).
  • 1891 : Pisançon, village, section et paroisse de la commune de Chatuzange.

(non daté[réf. nécessaire]) : Pizançon, hameau de la commune de Chatuzange-le-Goubet[1].

La seigneurie[9] :

  • La terre fait partie du domaine temporel de l'abbaye de Romans.
  • Début XIIe siècle : elle est partagée entre les François de Royans et les Clérieux.
    • Les François de Royans.
      • Avant 1250 : passe aux Chabeuil.
      • 1277 : passe aux barons de la Tour (futurs dauphins).
    • Les Clérieux.
      • 1336 : passe (par héritage) aux comtes de Valentinois.
      • 1374 : passe aux Poitiers-Saint-Vallier.
  • 1467 : les Poitiers-Saint-Vallier reçoivent du roi Louis XI la part des dauphins. La terre est temporairement réunifiée.
  • 1542 : la terre est à nouveau partagée, cette fois entre les Vaulperge et les Béavieu.
    • Les Vaulperge possèdent la parerie delphinale.
      • 1593 : elle est engagée à Lesdiguières.
      • 1632 : vendue aux consuls de Romans.
    • Les Béavieu possède la parerie des Poitiers.
      • 1545 : elle passe aux Crequi
      • 1570 : recouvrée par les Poitiers-Saint-Vallier.
      • 1595 : vendue aux La Croix-Chevrière.
  • 1655 : les La Croix-Chevrière acquièrent la parerie delphinale et réunifient la terre. Ils seront les derniers seigneurs.

Avant 1790, Pisançon était une paroisse de la communauté de Chatuzange et du diocèse de Valence dont l'église, dédiée à saint Michel, dépendait du chapitre de Romans, qui y prenait la dîme et présentait à la cure[9].

Pisançon était en outre le chef-lieu d'une importante seigneurie ou mandement comprenant, avec la paroisse de son nom, celle de Chatuzange et toute la commune actuelle du Bourg-de-Péage[9].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1800 1800 Jean-Pierre Doré    
1800 1808 François Clément    
1808 1815 Prosper De Chièze    
1815 1819 Joseph Cotte    
1819 1824 Prosper De Chièze    
1824 1830 Victor Duc    
1830 1831 Jean-François Galland    
1831 1837 André Chabert    
1837 1846 Antoine Blache    
1846 1858 Jean-François Galland    
1858 1863 Léopold Cotte    
1863 1878 Lucien Frederic Cotte    
1878 1896 Joseph Rivoire    
1896 1900 Elie Chabert    
1900 1912 Julien Clairefond    
1912 1914 Zénon Rivoire    
1914 1919 Elie Chabert    
1919 1935 Edouard Brégaud    
1935 1955 Marius Lattier    
1955 1959 Lucien Valette    
1959 1966 Elie Gauthier    
1966 1989 Charles Bringuier    
1989 2001 Alberte Belle    
2001 En cours Christian Gauthier[10] DVD Retraité
réélu en 2014

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2017, la commune comptait 5 516 habitants[Note 3], en augmentation de 10,56 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1651 2431 3431 7801 7371 8341 9081 9231 909
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8821 8711 7911 6921 7401 6111 5371 6091 575
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5221 5471 4401 2851 2781 4671 3641 4041 519
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 6221 7771 8752 5543 6193 9754 4884 5614 633
2013 2017 - - - - - - -
5 1225 516-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune compte deux écoles élémentaires et autant de maternelles[réf. nécessaire].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : premier dimanche de mai[1].
  • Fête communale : troisième dimanche de février[1].

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Plan d'eau de Pizançon / nautisme et baignade[1].
  • Pêche[1].

Santé[modifier | modifier le code]

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Une caserne de pompiers[réf. nécessaire].

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : céréales, vergers, porcins, ovins, aviculture (station avicole de Pizançon), carrières[1].

Nombreux commerces[réf. nécessaire].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Vue étendue sur plaine vallonnée[1].
  • Rives de l'Isère et de la Bourne[1].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Chatuzange-le-Goubet possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, éditions Créaphis, 2004, 192 pages
  • Damien Delaye, Les péages de Pizançon et de Charmagnieu. L'exemple d’une fiscalité fluviale aux XVIIe et XVIIIe siècles, Master 1, Université Pierre Mendès-France, Grenoble, 2009 (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f g h i j k l et m Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), p. Chatuzange-le-Goubet
  2. « Unité urbaine 2020 de [[Unité urbaine de Romans-sur-Isère|Romans-sur-Isère]] », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 2 décembre 2020)
  3. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 2 décembre 2020)
  7. a b et c J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 81
  8. J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 163
  9. a b c et d J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 273
  10. Chatuzange-le-Goubet sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 8 mars 2015).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.