Dauphiné de Viennois

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Dauphiné de Viennois

vers 11421349

Blason
Les armoiries delphinales.
Informations générales
Capitale Grenoble
Religion Christianisme
Histoire et événements
1142 Guigues V d'Albon devient le premier dauphin de Viennois
1311-1312 Concile de Vienne
1349 Transport du Dauphiné à la France
Liste des dauphins de Viennois
(1er) 1142 - 1162 Guigues V d'Albon
(Der) 1333 - 1349 Humbert II de Viennois

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le Dauphiné de Viennois est un État féodal du Saint-Empire romain germanique, qui a existé de 1142 à 1349. Il s'est trouvé, au fil des siècles, dans les zones d'influence du duché de Savoie, du royaume de France et du Saint-Empire romain germanique. Son territoire, qui recouvre celui de l'ancien Comté d'Albon-Viennois, correspond à une grande partie des départements de l'Isère, des Hautes-Alpes, ainsi que la partie nord de la Drôme.

Origine[modifier | modifier le code]

Guigues V d'Albon, fils de Guigues IV d'Albon, prit le titre de Dauphin du Viennois à la place de celui de Comte d'Albon, à partir de 1142 et fut donc le premier Dauphin de Viennois. Par conséquent, le Comté d'Albon est devenu le Dauphiné de Viennois.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire du Dauphiné de Viennois reste marquée par la terrible inondation de Grenoble en 1219, qui influencera la politique et l'économie de Grenoble pendant des siècles.

Croissance de la province[modifier | modifier le code]

Le mariage de Guigues VII avec Béatrice de Faucigny en 1241 apporta à la province les vallées de l'Arve et du Giffre de Bonneville à Chamonix. Cadeau empoisonné d'ailleurs, car les comtes de Savoie ne tardèrent pas à s'alarmer de ce progrès d'un voisin redouté et leur réaction fut brutale. Un troisième mariage agrandit encore le Dauphiné de Viennois ; Jean Ier étant mort sans postérité en 1282, sa sœur Anne lui succéda comme il était fixé. Son mari, Humbert I de la Tour-du-Pin devint Dauphin de Viennois en joignant à ses nouveaux états sa baronnie qui englobait la Tour-du-Pin, ainsi que les régions de Crémieu, Bourgoin et même Coligny (dans le Jura)[1].

Un grand événement survint à Vienne entre le 1er octobre 1311 et le 11 mai 1312 : le concile de Vienne. Environ cent dix prélats (sur les trois cent conviés) venus de toute la chrétienté, le pape Clément V, le Roi de France Philippe le Bel ainsi que ses fils, Louis d'Évreux frère du roi, Enguerrand de Marigny, Guillaume de Nogaret et Plaisians ainsi qu'une multitude de barons et de chevaliers venus de France, seront présents pour le prélude de l'histoire des Rois Maudits qui fera suite à l'abrogation de l'ordre des Templiers, comme demandé dans la bulle pontificale Vox in excelso, le 22 mars 1312. Par la bulle Ad providam Christi Vicarii du 6 mai 1312, Clément V attribua les biens du Temple aux Hospitaliers. Le 6 mai 1312 le pape promulgua une autre bulle, Considerantes dudum, fixant le sort des Templiers, en les divisant en deux catégories : ceux qui avaient avoué et les autres.

Au début du XIVe siècle, diverses manœuvres et héritages apportèrent à la province le pays d'Allevard, le territoire des Baronnies (région de Nyons et Buis-les-Baronnies), la seigneurie de Sassenage, celle du Royans et pour finir la ville de Romans qui fut la dernière annexion du Dauphiné de Viennois avant que la province soit rattachée au Royaume de France[1].

Difficultés de la province[modifier | modifier le code]

Ayant acquis de vastes domaines, les dauphins n'y régnaient pas en maîtres pour autant. Si la suzeraineté impériale leur pesait peu, ils devaient l'hommage du vassal aux comtes de Savoie pour le Faucigny et aux comtes de Provence pour le Gapençais. La puissance territoriale des évêques contraignit les Dauphins de Viennois à composer et à partager l'autorité sur les villes épiscopales de Grenoble, Gap et Embrun. La cité de Vienne leur échappait totalement. Il est vrai que la plupart de ces grands dauphins durent tôt ou tard baisser la tête, cependant, le conflit delphino-savoyard resta virulent et ne prit fin qu'après le transport du Dauphiné à la France. Parmi les causes multiples de ce conflit, la principale raison vient des enclaves que chacun des deux adversaires possédait chez l'autre[1].

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Comtés[modifier | modifier le code]

Baronnies[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Anciennes baronnies du Dauphiné.
  • Baronnie de la Tour-du-Pin (intégrée en 1241)
  • Baronnie de Montauban (intégrée en 1300)
  • Baronnie de Mévouillon (intégrée en 1317)

Divisions ecclésiastiques[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c R.Picavet, R.Bornecque, G.Tosatto, A.Boucharlat, C.Martel, G.Tuaillon, J.-C.Bouvier, J.Serroy, R.Bourgeois, J.Billet, C.Dautrey et H.Arnaud, Dauphiné Drôme, Hautes-Alpes, Isère, 2006.