Léoncel
| Léoncel | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Auvergne-Rhône-Alpes | ||||
| Département | Drôme | ||||
| Arrondissement | Die | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Royans-Vercors | ||||
| Maire Mandat |
Serge Vassal 2026-2032 |
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| Code postal | 26190 | ||||
| Code commune | 26163 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Cellynois, Cellynoises | ||||
| Population municipale |
46 hab. (2023 |
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| Densité | 1,1 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 44° 54′ 41″ nord, 5° 11′ 37″ est | ||||
| Altitude | Min. 438 m Max. 1 447 m |
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| Superficie | 43,01 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Hors attraction des villes | ||||
| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Vercors-Monts du Matin | ||||
| Législatives | Troisième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Drôme
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
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Léoncel est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.
Géographie
[modifier | modifier le code]Localisation
[modifier | modifier le code]Léoncel est située à 40 km à l'est de Valence et à 28 km au sud-est de Romans-sur-Isère.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]| Rochefort-Samson, Barbières |
Beauregard-Baret, Oriol-en-Royans |
Oriol-en-Royans, Bouvante |
||
| Barbières, Saint-Vincent-la-Commanderie |
N | Bouvante | ||
| O Léoncel E | ||||
| S | ||||
| Peyrus, Châteaudouble |
Le Chaffal | Omblèze |
Relief et géologie
[modifier | modifier le code]Sites particuliers[1] :
- Col de Tourniol
- Col du Lion (1 191 m)
- Col du Péril
- Combe Chaude
- Combe du Mouton
- Combe Gallinière
- Crête de Comblezine
- Gorges de la Lyonne
- Jean du Ruan (1 106 m)
- la Ferrure
- le Sauvié (1 002 m)
- Montagne de Chovet
- Montagne de l'Épenet
- Montagne de Musan
- Montagne du Grand Échaillon
- Pas de Bouvaret
- Pas de Chovet
- Pas de la Pierre
- Pas de l'Enfer
- Pas de l'Homme
- Pas de Saint-Vincent
- Pas du Solier
- Pas du Touet (1 066 m)
- Péguinier (1 116 m)
- Peillot (1 076 m)
- Pierre Chauve
- Roc de Serves (1 181 m)
- Rocher de l'Aiguille
- Rocher du Roi Gros Nez
- Rochers de Caraby
- Rochers de Francais
- Rochers de la Drayette
- Rochers de l'Héritier
- Rochers des Deux Sœurs
- Rochers des Riverottes
- Roches de Treillaras
- Serre du Mortier (1 125 m)
- Serre du Sec (1 177 m)
- Serre du Tournaire
- Settier (1 144 m)
Géologie
[modifier | modifier le code]Hydrographie
[modifier | modifier le code]La commune est arrosée par les cours d'eau suivants :
- la Lyonne[1], rivière ayant sa source au Saut-de-la-Truite, sur la montagne d'Ambel. Elle traverse la commune de Bouvante qu'elle sépare ensuite de celle de Léoncel, celles de Saint-Martin-le-Colonel, d'Oriol-en-Royans, de Saint-Jean-en-Royans et de Saint-Thomas, et se jette dans la Bourne après 13,86 km de parcours. En 1891, sa largeur moyenne était de 10,20 m, sa pente de 537 m, son débit ordinaire de 0,346 m3, extraordinaire de 600 m3[2] :
- Attestations :
- 1174 : Liona (cartulaire de Léoncel, 24)[2].
- 1275 : Aqua que dicitur Lionna (cartulaire de Léoncel, 236)[2].
- 1442 : Lyonne (archives de la Drôme, fonds de Léoncel)[2].
- 1490 : Ad pontem Lyone (archives de la Drôme, E 830)[2].
- 1891 : La Lionne[2].
- 1992 : La Lyonne[3] ;
- la Rivière de Léoncel, ayant ses sources dans les Marais (commune de Léoncel). Elle coule vers le nord et se jette dans la Lyonne (commune d'Oriol-en-Royans)[1] après un cours d'environ 11,5 km[réf. nécessaire] ;
- le Ravin de la Bochère[1] ;
- le Ravin de Pissenible[1] ;
- le Ravin de Trinquetaille[1].
Climat
[modifier | modifier le code]Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[6] et est dans la région climatique Alpes du nord, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 1 200 à 1 500 mm, irrégulièrement répartie en été[7]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 8,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,6 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 448 mm, avec 10,7 jours de précipitations en janvier et 0,7 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rochefort-Samson à 8 km à vol d'oiseau[10], est de 12,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 024,4 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −14,5 °C, atteinte le [Note 1].
Urbanisme
[modifier | modifier le code]Typologie
[modifier | modifier le code]Au , Léoncel est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1]. Elle est située hors unité urbaine[I 2] et hors attraction des villes[I 3],[I 4].
Occupation des sols
[modifier | modifier le code]L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (86,9 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (87 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (74,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (12,4 %), prairies (11,3 %), terres arables (1,2 %), zones agricoles hétérogènes (0,6 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine
[modifier | modifier le code]Quartiers, hameaux et lieux-dits
[modifier | modifier le code]Site Géoportail (carte IGN)[1] :
- Barraquand
- Baume du Cendré
- Belle
- Bérangeon
- Berthomiot
- Bessa
- Bisque
- Bodin
- Bois de Comblézine
- Bois de Frachelongue
- Bois de Rucla
- Bois des Issertons
- Bois du Duc
- Bois du Moulin
- Bourelioux
- Bouvaret
- Cartal
- Chabreille
- Chemin de Galliou
- Couloir du Bédaud
- Fave
- Forêt Domaniale de Léoncel
- Gagnol
- Gampaloux
- Gardy
- Izat
- la Charge
- la Chaussie
- la Chèvrerie
- la Côte
- Laffrey
- la Grille
- Lanchois
- la Saulce
- l'Aulanier
- le Bossu
- le Bouvaret
- le Creux du Loup
- le Detet
- le Fau
- le Fétoulet
- le Fraisse
- le Grand Échaillon
- l'Élière
- Lèma
- le Moulin
- le Pas la Baume
- le Petit Échaillon
- le Petit Musan
- le Petit Musan
- le Ronzier
- les Baraques
- les Baumes
- les Coquins
- le Serre du Lion
- le Serre du Mortier
- le Serre du Sec
- les Fontaines
- les Genéries
- les Genêts
- les Granges
- les Jacques
- les Jeannettes
- les Marais
- les Marmottes
- les Pisses
- les Planaux
- les Riverottes
- les Ruclas
- les Sapias
- les Vigouroux
- Macaire
- Maison Brun
- Maison Rousset
- Maniguet
- Mantin
- Pisse-Nible
- Plaine Ronde
- Pouty
- Pré Baudin
- Pré de la Selle
- Pré Michel
- Racoulles
- Raillon
- Route Forestière de Ganpaloux
- Route Forestière de la Selle
- Route Forestière de Pissenible
- Ruchon
- Seguret
- Tévoux
- Trou de Campoux
- Val Fanjouse
Logement
[modifier | modifier le code]Projets d'aménagement
[modifier | modifier le code]Voies de communication et transports
[modifier | modifier le code]
La commune est desservie par les routes départementales D 70, D 101, D 199 et D 748[1].
Risques naturels et technologiques
[modifier | modifier le code]Risques sismiques
[modifier | modifier le code]Autres risques
[modifier | modifier le code]Toponymie
[modifier | modifier le code]Attestations
[modifier | modifier le code]Dictionnaire topographique du département de la Drôme[14] :
- 1142 : mention du monastère : monasterium de Leoncellis (cartulaire de Léoncel, 1).
- 1148 : mention de l'église (du monastère) : Beata Maria Fontis Lionne (cartulaire de Léoncel, 7).
- XIIe siècle : mention de l'église ou du monastère : domus Lioncelli (cartulaire de Léoncel, 86).
- 1151 : mention du monastère : abbatia Fontis Leone (cartulaire de Léoncel, 9).
- 1163 : mention du monastère : monasterium Beate Dei Genitricis Marie Liuncelli (cartulaire de Léoncel, 11).
- 1165 : mention du monastère : abbatia Fontis Leonne (cartulaire de Die, 20).
- 1165 : mention du monastère : domina de Liuncello et abbatia Beate Marie Fontis Leonciae (cartulaire de Léoncel, 17 et 18).
- 1169 : mention de l'église (du monastère) : ecclesia Beate Marie Liunceli (cartulaire de Léoncel, 19).
- 1178 : mention de l'église (du monastère) : ecclesia Sancte Marie de Liuncello (cartulaire de Léoncel, 34).
- 1183 : mention du monastère : abbatia Leuncelli (cartulaire de Léoncel, 37).
- 1194 : mention de l'église ou du monastère : domus de Lioncel (cartulaire de Léoncel, 59).
- 1195 : mention du monastère : abbatia de Lionzel (cartulaire de Léoncel, 60).
- 1261 : mention du monastère : monasterium Lyoncelli (cartulaire de Bourg-lès-Valence, 79).
- XIVe siècle : mention du monastère : abbatia Lyoncelli (pouillé de Valence).
- 1761 : Lionseil et Lionsiel (archives de la Drôme, E 509).
- 1891 : Léoncel, commune du canton de Saint-Jean-en-Royans.
Étymologie
[modifier | modifier le code]Attestée sous la forme Launcello en 1277. Le nom de Léoncel est peut-être en rapport avec la rivière Lyonne dont le ruisseau de Léoncel est un affluent[réf. nécessaire].
Histoire
[modifier | modifier le code]Protohistoire
[modifier | modifier le code]Antiquité : les Gallo-romains
[modifier | modifier le code]Une stèle romaine est exposée dans l'église[3]. L'origine de cette stèle est inconnue ; il s'agit peut-être d'une œuvre de la Renaissance[15][source insuffisante].
Du Moyen Âge à la Révolution
[modifier | modifier le code]L'Abbaye de Léoncel, de l'ordre de Cîteaux, est fondée en 1137[14].
Une présence religieuse antérieure est probable d'après la toponymie locale : le Serre du Mortier évoque l'existence d'un « moustier » (petit monastère)[16].
Avant 1790, Léoncel était une paroisse du diocèse de Die, comprenant des parties de chacune des communautés de Châteaudouble, Le Chaffal, Oriol-en-Royans et Saint-Jean-en-Royans. L'église était celle d'une abbaye de l'ordre de Cîteaux dont le titulaire était seigneur spirituel et temporel de cette paroisse[14].
De la Révolution à nos jours
[modifier | modifier le code]Rétablie après la Révolution, la paroisse de Léoncel a été érigée en commune du canton de Saint-Jean-en-Royans le [14].
La nouvelle commune est formée à partir de sections de la commune du Chaffal (Léoncel et le val de Léoncel), de Châteaudouble (Combe Chaude) et d'Oriol-en-Royans (la Rivière, l'Épenet, Musan, la Sausse, Val Fanjouse), à la suite de pétitions présentées par les paroissiens[17]. La mairie et l'école communale s'implantent dans l'aile subsistante de l'abbaye[18],. Les délibérations prises par la nouvelle municipalité montrent les préoccupations d'une commune au milieu du XIXe siècle : création d'une école[19], établissement de foires à bestiaux , amélioration du courrier postal .
Léoncel et les maquis du Vercors, été 1944[20]
Avant 1944, la commune n’accueille pas de maquis et n’est pas l’objet d’incursions de la Milice ou des Allemands Au début de , des unités des Forces françaises de l'Intérieur (FFI) sont implantées pour bloquer les entrées occidentales du Vercors, sous le commandement du capitaine René Fanget, dit René, installé à Léoncel : 9e compagnie du bataillon de la Drôme (compagnie Wap) à Léoncel même pour garder le col de Tourniol (route de Barbières) et le pas de l’Escalier (route d’Oriol-en-Royans), 3e compagnie (compagnie Chrétien) au col des Limouches (route de Peyrus)[21],[22] Le , le poste de commandement FFI départemental est transféré par le commandant Drouot (dit L'Hermine) de Combovin à la maison forestière du Grand Échaillon au- dessus de Léoncel. Léoncel est bombardé le (un mort civil) ; les avions allemands mitraillent de temps en temps les maquisards et les habitants. Le , le nouveau commandant départemental, Jean-Pierre de Lassus Saint-Geniès, dit Legrand, déplace le poste de commandement du Grand Échaillon à L’Escoulin (actuelle commune d’Eygluy-Escoulin). Les maquis sont ravitaillés par parachutages (terrains « Banane » à Combovin, « Cadix » à Combe Chaude, terrain non dénommé entre Léoncel et à La Vacherie[23],[24] .
Lors de l’attaque allemande, la compagnie Wap est déplacée en renfort vers le Diois le au soir, dégarnissant le col de Tourniol. Le , les Allemands s’établissent dans les villages au pied des cols (Barbières, Peyrus notamment). Le capitaine René déplace son poste de commandement à Ronzier, sous le col de Tourniol : sans renfort, il renonce à tenir le col avec les quelques maquisards lui restant[25].
Les Allemands passent sans combat le col de Tourniol le , arrivant de Barbières à pied. Le lendemain, ils retournent à Barbières emmenant en otages des habitants qui seront relâchés[26].
Le col des Limouches est attaqué le à partir de Peyrus. La compagnie Chrétien bloque la colonne ennemie. Le 29, nouvelle attaque des Limouches avec débordement par le col de Tourniol et le plateau de Combovin. Le lieutenant Chrétien décroche dans la nuit du 30, descend vers Le Chaffal, puis Omblèze.
Au sud de la commune, la 5e compagnie FFI (compagnie Sabatier), venant de Rochechinard via la montagne de Musan, se replie le dans la forêt de la Sausse (hameau de La Charge, vallon de Comblezine).
Les 30 et et le , des colonnes allemandes arrivent dans la commune par l’est (via Bouvante et Ambel) pour pousser les maquisards rescapés vers le pied du massif. Trois jeunes hommes, arrêtés à Bouvante le , sont exécutés le soir à La Charge[27]. Léoncel est occupé, quelques bâtiments sont incendiés ou dégradés, les soldats pillent la nourriture dans les habitations, du bétail est confisqué. La compagnie Sabatier n’est pas découverte et n’engage pas le combat pour épargner les civils.. Au total, Léoncel compte 9 morts par fait de guerre dans l'été 1944.
Les unités allemandes commencent à quitter le secteur dès le . Les derniers Allemands repassent le col de Tourniol le . La compagnie Sabatier arrive à Léoncel le , puis descend à Barbières. La compagnie Chrétien réoccupe les Limouches et descend à Peyrus.
Le soir du , un bataillon américain stationne à Léoncel, en provenance de Crest, en route pour Bourg-de-Péage atteint le lendemain matin[28]. D’autres unités de l’US Army transitent par la route de Crest à Saint-Jean-en-Royans dans les jours suivants.
Politique et administration
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Tendance politique et résultats
[modifier | modifier le code]Administration municipale
[modifier | modifier le code]Liste des maires
[modifier | modifier le code]Noms des maires de 1871 à 1919 (source : registres des délibérations du conseil municipal de Léoncel)[source insuffisante].
Rattachements administratifs et électoraux
[modifier | modifier le code]La commune appartient au canton de Saint-Jean-en-Royans (18 km).
Politique environnementale
[modifier | modifier le code]L'achat du domaine de Val Fanjouse (490 ha) par l'ASPAS (association de protections des animaux sauvages) - afin de créer une réserve sans activité humaine - a donné lieu à une manifestation d'agriculteurs, de chasseurs, d'éleveurs et de bergers dans les rues de Crest le vendredi . Les manifestants protestaient contre la « sanctuarisation des campagnes ». La fédération départementale des chasseurs affirme que l'ASPAS a payé deux à trois fois plus cher que le prix du marché[31].
Finances locales
[modifier | modifier le code]Jumelages
[modifier | modifier le code]Population et société
[modifier | modifier le code]Démographie
[modifier | modifier le code]En 2023
, Léoncel comptait 46 habitants.
À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.
Services et équipements
[modifier | modifier le code]Enseignement
[modifier | modifier le code]La commune est rattachée à l'académie de Grenoble.
Manifestations culturelles et festivités
[modifier | modifier le code]- Fête du sel le lundi de Pentecôte[3]. Elle comporte un marché local, des animations festives, et une cérémonie religieuse dans l'abbatiale se terminant par une bénédiction du sel apporté par les fidèles, sur le parvis de l'église. La fête du sel succède à une vogue annuelle associée à un pèlerinage à saint Ennemond, saint protecteur des troupeaux. La messe dédiée à saint Ennemond comprenait la bénédiction de sel destiné au bétail et de pain destiné aux volailles, protégeant les animaux des maladies. La vogue est dite « ancienne » en 1855[34]. Le pèlerinage est attesté de la fin du XIXe siècle jusqu’à la moitié du XXe, mais il a été peut-être antérieur : l’église est dite dédiée à saint Ennemond en 1860[35]. La Saint-Ennemond attirait à Léoncel beaucoup de personnes (du Royans, de la Raille, de la vallée de la Gervanne) pour la cérémonie et pour la vogue[36]. Le pèlerinage n’est plus organisé, mais la cérémonie religieuse reste un temps fort pour le diocèse de Valence, et elle est parfois célébrée par l’évêque lui-même. La Fête du sel attire toujours beaucoup de participants.
Loisirs
[modifier | modifier le code]Sports
[modifier | modifier le code]Médias
[modifier | modifier le code]Le territoire de la commune se situe dans l'aire de diffusion de plusieurs médias :
- Presse écrite
- Le Dauphiné libéré, quotidien régional qui consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de « Valence-Drôme » un ou plusieurs articles à l'actualité du canton et de la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.
- L'Agriculture Drômoise, journal d'informations agricoles et rurales, couvre l'ensemble du département de la Drôme.
- Drôme Hebdo (ancien Peuple Libre), hebdomadaire chrétien d'informations.
- Presse audio-visuelle
- Ici Drôme Ardèche est une radio publique diffusée sur son territoire ainsi que sur tout le département de la Drôme.
Cultes
[modifier | modifier le code]La communauté catholique de la commune de Léoncel et son église (propriété de la commune) est rattachée à la « Paroisse Sainte-Marie en Royans-Vercors ». Celle-ci dépend du diocèse de Valence dont elle dépend. Ce secteur géographique de la vie religieuse catholique couvre l'ensemble des communes du plateau du Vercors ainsi que du Royans[37].
Économie
[modifier | modifier le code]Agriculture
[modifier | modifier le code]En 1992 : pâturages (bovins, ovins), buis[3].
Tourisme
[modifier | modifier le code]- Station climatique d'été[3].
Culture locale et patrimoine
[modifier | modifier le code]Lieux et monuments
[modifier | modifier le code]- Vestiges de bâtiments médiévaux[3].
- Ancienne abbatiale Sainte-Marie, cistercienne (XIIe siècle) : trois nefs romanes, petit clocher carré, fenêtres en plein cintre, chandelier Renaissance[3]. L'édifice a été classé au titre des monuments historiques en 1840[39].
- Le clocher carré est couronné d'une pyramide[40].
- Un jardin de plantes médicinales se trouve devant l'abbaye[réf. nécessaire].
- Abbaye de Léoncel.
- Façade de l'abbaye.
- Abbaye de Léoncel (intérieur de l'église).
- Abbaye de Léoncel (intérieur de l'église).
- Abbaye de Léoncel (intérieur de l'église).
- Pierre tombale dans l'abbaye.
- Exposition artistique à l'abbaye (2012).
Patrimoine culturel
[modifier | modifier le code]Patrimoine naturel
[modifier | modifier le code]- Forêt domaniale de Léoncel[3]. Forêt domaniale issue de la forêt ecclésiastique de l’abbaye de Léoncel, devenue bien national en 1790. Gérée par les règles royales dès le XVIIe siècle, elle compte donc au moins quatre siècles d’aménagement[42],[43],[44],[45]. D'une superficie de 637 ha, sa partie principale est composée des cantons de Comblézine – Pissenible - Échaillon (555 ha) ; en pourtour : canton de Frachelongue (41 ha), parcelles de la montagne de Musan (36 ha) et une parcelle de 5 ha dans la commune de Charpey, acquise à la suite d’une déshérence. Le plan d’aménagement 2019-2038 fait le bilan suivant : la grande majorité de la surface (82 %) est une futaie irrégulière complétée de zones en régénération (d’où l’aspect très diversifié de la forêt) avec une part importante (14 %) de peuplements « chétifs » et de zones non boisées (à Frachelongue, à Musan). La partie boisée est de 612 ha, composée de hêtre (51 %), sapin pectiné (33 %), épicéa commun (8%), érable sycomore (7 %), autres feuillus (1 %). Le reste, 25 ha, est composé de pelouses et falaises. « L’objectif à long terme est une hétraie-sapinière de montagne » comprenant entre 50 et 60 % de gros bois, 50 % de résineux. « Les essences-objectifs, qui déterminent sur le long terme les grands choix de gestion des peuplements, seront le hêtre (276 ha) et le sapin pectiné (272 ha). (…) Les autres essences seront maintenues comme essences-objectifs associées ou comme essences d’accompagnement, hormis l’épicéa commun, inadapté au long terme. »
- Forêt communale. La forêt communale de Léoncel totalise 211 ha répartis entre le « canton de Muzan » (75 ha) provenant de bois communaux d’Ancien Régime, sur la montagne de Musan, et le « canton de Gampaloux » (137 ha) acquis en 1990 par la commune, contigu à la forêt domaniale de Léoncel, au centre du plateau de la Sausse. La commune de Léoncel détient également – par l’intermédiaire de la commune d’Oriol – des droits sur la forêt intercommunale dite « forêt du mandement de Saint-Nazaire » (1/8e des droits de la commune d’Oriol)[46]. Sur les 212 ha de surface totale, 119 ha sont occupés par des peuplements irréguliers (sapin 15%, hêtre 80 %, autres feuillus 5 %), 14 ha sont occupés par une futaie d’épicéa régulière (à Gampaloux) et 79 ha sont en évolution naturelle (Muzan). La forêt est globalement jeune. Le plan d’aménagement 2011-2023 propose de tendre vers un mélange d’essences en favorisant le hêtre et le sapin.
- Gorges de la Lyonne[3].
- Plusieurs grottes[3] dont :
La commune fait partie du parc naturel régional du Vercors[3].
Personnalités liées à la commune
[modifier | modifier le code]Héraldique, logotype et devise
[modifier | modifier le code]Léoncel possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles. |
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Alain Morel, L'évolution récente de trois communes du Vercors occidental : Léoncel, Le Chaffal et Plan-de-Baix, Revue de géographie alpine, 1974, Tome 62 no 3. p. 293-314.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Ressources relatives à la géographie :
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes et cartes
[modifier | modifier le code]- Notes
- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- Cartes
- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
[modifier | modifier le code]Site de l'Insee
[modifier | modifier le code]- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
- ↑ Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
- ↑ Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
Autres sources
[modifier | modifier le code]- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 https://www.geoportail.gouv.fr/
- 1 2 3 4 5 6 J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 197 (Léoncel, rivière).
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Léoncel.
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
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