Claix (Isère)

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Claix
Vue du bourg de Claix et du Vercors.
Vue du bourg de Claix et du Vercors.
Blason de Claix
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Fontaine-Seyssinet
Intercommunalité Grenoble-Alpes Métropole
Maire
Mandat
Michel Octru
2014-2020
Code postal 38640
Code commune 38111
Démographie
Gentilé Claixois
Population
municipale
7 923 hab. (2014 en augmentation de 4,88 % par rapport à 2009)
Densité 328 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 07′ 13″ nord, 5° 40′ 21″ est
Altitude 300 m
Min. 226 m
Max. 1 966 m
Superficie 24,12 km2
Localisation

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Claix
Liens
Site web http://www.ville-claix.fr/

Claix est une commune française dans la banlieue de Grenoble, située dans le département de l'Isère et dans la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Au , la commune comptait 7 565 habitants appelés Claixois. Elle fait partie de la métropole Grenoble-Alpes Métropole, qui regroupe 49 communes et 440 000 habitants, en 2015.

Située dans une région dominée par les Romains depuis le IIe siècle av. J.-C., la première mention au sujet de cette ville, dont la graphie du nom prend plusieurs formes : Clais, Clays, Claies, Claysum, Clasium, Claiz, Cleys ou encore Cles, date du Xe siècle. Sa forme définitive est arrêtée en 1789 avec Claix. L'origine de ce nom est incertaine : dérivé de « Clavius », nom de domaine gallo-romain, ou du mot gaulois « cleta » qui signifie clôture.

Située dans l'agglomération de Grenoble, Claix est une ville moyenne en zone péri-urbaine au pied du Vercors et le long du Drac, possédant un cadre de vie agréable préservant ses espaces verts et ne cédant pas à la pression immobilière.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Claix se situe au sud de Grenoble, sur le contrefort est du Vercors, non loin du confluent de la Gresse et du Drac.

Claix est la troisième commune la plus étendue de l'agglomération grenobloise (24,1 km2) après Le Gua (28,4 km2) et Vif (28,3 km2).

La commune de Claix présente à la fois le visage d'une commune de l'agglomération de Grenoble et d'une commune de montagne, puisque son altitude culmine à plus de 1 800 m sur l'arête du Vercors. Claix est une commune du parc naturel régional du Vercors.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Claix
Saint-Nizier-du-Moucherotte Seyssins Échirolles
Lans-en-Vercors Claix Le Pont-de-Claix
Varces-Allières-et-Risset

Les communes limitrophes de Claix sont Seyssins au nord, le Pont-de-Claix à l'est, Varces-Allières-et-Risset au sud, et Lans-en-Vercors et Saint-Nizier-du-Moucherotte à l'ouest.

Claix est bordée par le Drac qui forme sa limite avec Le Pont-de-Claix.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune de Claix s'étend de l'altitude de 226 m au niveau du Pont de Claix à 1 966 m[1] à proximité du Pic Saint-Michel (Vercors), ce dernier séparant les communes de Varces et Lans-en-Vercors. La crête de la falaise sert de limite.

Durant l'ère secondaire, les Alpes internes sont formées par les mouvements de compression il y a 20 millions d'années quand la mer s'est retirée, puis l'ère tertiaire est marqué par une mer alpine dont émerge la forme actuelle de Claix. Il y a 250 000 ans, Claix est marqué par les grandes glaciations où se trouve une faune aujourd'hui disparue (mammouth, rhinocéros laineux, lion des cavernes entre autres), cette dernière est ensuite remplacée par l'ours, le bouquetin, le lièvre ou le renard polaire.

Le massif du Vercors est constitué de deux ensembles structuraux, le plateau de Saint-Nizier avec sa voûte anticlinale est faite de calcaires urgoniens, d'où est refoulé le pli faille du Moucherotte. À ses pieds, la présence des pentes plus molles donnent sur la plaine dans le rocher de Comboire.

Climat[modifier | modifier le code]

Comme pour l'ensemble de l'agglomération grenobloise, Claix est située dans une zone de climat mi-océanique, mi-continental, avec une très légère influence méditerranéenne (pluie d'été plus faibles qu'en hiver). La commune comporte un ensoleillement légèrement supérieur à la ville de Grenoble (déjà élevé avec 2100 heures par an), et une pluviosité légèrement moindre que celle-ci (un peu moins d'un mètre par an). La vallée du Drac, où se situe la ville de Claix est bien ventée, mais reste une vallée intra-alpine. Ce qui occasionne des été torrides et des hivers assez froids.

La montagne environnante induit également d'autres phénomènes parfois violents : Foehn, inversion thermique... En ce qui concerne l'effet de foehn par vent de Sud, Claix et la vallée du Drac sont en général les endroits les plus concernés du bassin grenoblois, du fait de leur situation géographique à proximité du Trièves et des préalpes du Sud. Cela offre parfois des températures hivernales anormalement élevées sur Claix, de plus de 10 °C supérieures au reste du bassin grenoblois, le temps que le foehn "contamine" le reste de l'agglomération, plus au Nord.

Concernant le froid, des archives font état d'hivers longs et rigoureux en 1476-1477, où Grenoble et ses alentours sont isolés du reste de la province durant quatre mois. La période entre 1600 et 1850 est appelée le « petit âge de glace ». Les chutes de neige y sont abondantes, entrecoupé par un été torride provoquant la sécheresse en juillet 1839.

Entre 1840 et 1880, on parle de grand dérangement du temps en raison de pluies prolongées (le canton de Vif a une pluviosité de 1 384 ml en 1852) suivies de neiges en abondance et le gel qui détruit les récoltes. Les rivières gèlent également. Le XXe siècle est aussi marqué par de rudes hivers comme en 1952 (−25 °C à Grenoble) et 1971 (−21 °C à Grenoble), des neiges printanières (avril 1976 et 1977) ou des neiges précoces (juillet 1981), mais également de sécheresse comme en été 1976 et tornade en juillet 1980.

Relevé météorologique de Grenoble Saint-Geoirs
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,8 −0,2 1,2 3,6 7,8 11 13,2 12,9 10,2 6,7 1,9 −0,7 5,5
Température moyenne (°C) 1,8 3,6 5,9 8,8 13,2 16,6 19,5 18,9 15,8 11,6 5,9 2,7 10,4
Température maximale moyenne (°C) 5,4 7,3 10,7 14 18,6 22,3 25,7 24,9 21,5 16,4 9,9 6 15,2
Précipitations (mm) 66 72,6 82,8 101,9 107,2 94,1 63,4 74,9 91,4 94,1 80,3 70,7 979,5
Source : Infoclimat Grenoble Saint-Geoirs


Diagramme ombrothermique

Lieux-dits et hameaux[modifier | modifier le code]

Les deux principaux quartiers de Claix sont le Bourg (groupé autour du centre historique, de la mairie et de l'église Saint-Pierre), et Le Pont Rouge, situé dans la plaine, à proximité du pont historique sur le Drac, qui se développe à partir de 1916 grâce à la proximité des usines Progil au Pont-de-Claix[2] ;

Au-delà de ces deux quartiers, une multitude de hameaux s'égrène dans la plaine ou sur les pentes du Vercors : la Bâtie, la Balme, la Balmette, Furonnières, le Peuil, Savoyères, Jayères, Cossey, la Côte, Malhivert, Allières, Garetières et Pénatière.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2007, Claix comptait 3 053 logements, individuels pour plus de 74 %, auxquels s'ajoutaient 146 logements vacants ou secondaires. Parmi eux 13,3 % datent d'avant 1949[3]. Pour les constructions plus récentes, 24,2 % des logements datent d'entre 1949 et 1975, 41,7 % d'entre 1975 et 1989, et 20,8 % depuis 1990[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Clais XIe siècle[4], Clays, Clasio, Clay, Claies, Claysio, Cleysio, Closix, Claiso, Clayes, Claysum, Claye, Cleys, Claiz ou encore Cles entre 1189 et 1789. Sa forme définitive est adoptée en 1789 avec « Claix ».

On peut rapprocher Claix de Claix (Charente), mentionné sous la forme de Claiaco en 1110, et y voir un nom de domaine gallo-romain en -acum, suffixe de localisation et de propriété d'origine gauloise, précédé du nom de personne latin (porté par un autochtone) Clavius[5],[6].

Certaines formes anciennes font en revanche penser au nombreux Claie, Clayes, nom qui, en toponymie, désigne un endroit contrôlant un passage étroit, ou un endroit clos. Même mot que le français claie, ancien français claie « treillis d´osier à claire-voie », claiel, clayel « clôture », clais, claiz, cleiz « palissade, haie, prison » attesté en latin médiéval clida, en bas latin cleia, cleta « claie, treillage servant de clôture », terme d'origine gauloise cleta (cf. vieil irlandais cliath, vieux breton cluit)[5],[7],[8]. La proximité sémantique, ainsi que la ressemblance phonétique avec le franco-provençal cllâf « clef » (terme issu du latin clavis) expliquent que dans certains toponymes ayant la même origine, ces deux mots ont pu se confondre, ce qui ne semble pas être le cas ici.

Ce domaine devait être un endroit de passage obligatoire pour accéder à la vallée du Drac dont les allées et venues était peut-être contrôlées par son château fort[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Claix au début du XXe siècle

La présence humaine à Claix et dans ses environs est attestée depuis l'antiquité, avec même des restes préhistoriques trouvés sur la commune.

Le site préhistorique le plus important est la Balme, un abri sous roche occupé depuis 3000 ans, à 1 510 m d'altitude sous le Moucherotte. Le rocher de Comboire est un oppidum présumé. Au "Trou du renard" on a retrouvé les restes d'une sepolture collective du 3400 a. J.-C. au 1500 a. J.-C. Au lieu-dit de Château Bouvier on présume un oppidum occasionnel[10].

Un site paléochretien est l'habitat du Val d'Allières, occupé du IIe au VIe siècle, qui a été découvert en 1980 lors de travaux[10].

Sans spéculer sur un éventuel passage de Hannibal sur la commune, on peut remarquer des points de franchissement du Drac existent depuis fort longtemps, et que la route qui relie Seyssins à Claix remonte à l'époque romaine[11],[12],[13].

En 1421, la terre et seigneurie de Claix passent à Jean de Dunois, fils illégitime de Louis de France, duc d'Orléans, et de Mariette d'Enghien, compagnon de Jeanne d'Arc.

Au XVe siècle, une page fondamentale de Claix s'écrit, avec la construction du fameux pont sur le Drac, sous l'impulsion de Lesdiguières.

Le périmètre actuel de la commune de Claix date de 1873, date à laquelle la commune de Pont-de-Claix fut créée par démembrement de la commune de Claix.

On note aussi la présence d'une maison forte appartenant à Guillaume de Chipres en 1269, située près de la porte du Rif[14].

Au centre du vieux village domine l'église Saint-Pierre. Elle a été bâtit en 1827 à l'emplacement d'un bâtiment du même nom détruite en 1823[15].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Situation administrative[modifier | modifier le code]

Claix est située dans le canton de Fontaine-Seyssinet, l'arrondissement de Grenoble, dans le département de l'Isère et la région Rhône-Alpes.

Le canton de Fontaine Seyssinet regroupe les quatre communes suivantes : Claix, Seyssins, Seyssinet-Pariset et une partie de Fontaine. Elle fait également partie de la quatrième circonscription de l'Isère.

Claix fait partie de la métropole Grenoble-Alpes Métropole qui regroupe quarante-neuf communes.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants étant supérieur à 5000 et inférieur à 9999, le nombre de conseillers municipaux est de 29. (Site officiel de la ville)

La ville est dotée d'un conseil d'administration du centre communal d'action sociale et de la résidence des personnes âgées (CCAS/RPA) réunissant conseillers municipaux et personnels qualifiés.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 1959, cinq maires se sont succédé à Claix :

Article détaillé : Liste des maires de Claix (Isère).
Liste des maires de Claix
Période Identité Étiquette Qualité
1989 en cours Michel Octru DVD Retraité
1983 1989 Jean Marie Gavory    
1977 1983 Jean Baptiste Vial    
1971 1977 Émile Taillefer    
1959 1971 Auguste Colombet    

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les électeurs claixois votent différemment selon la nature de l'élection. Sur le plan communal, Claix a une tendance de droite modérée avec l'élection en 1989 de Michel Octru, réélu en 1995, 2001, 2008 et 2014. Aux présidentielles, Jacques Chirac (Union pour un mouvement populaire (UMP)) arrive en tête en 2002 au premier tour avec 16,58 % devant Lionel Jospin (Parti socialiste (PS)) avec 16,46 %, au second tour l'UMP fait 86,77 % contre 13,23 % pour le Front national (FN). En 2007, Nicolas Sarkozy engrange 33,83 % des vois au premier tour devant Ségolène Royal (26,87 %) et François Bayrou (20,5 %), au second tour Sarkozy recueille 54,59 % contre 45,41 % à Royal. En 2012, au premier tour Sarkozy recueille 29,99 %, devant François Hollande 27,75 %, puis recueille 51,10 % au second tour. Enfin, en 2017, au premier tour Emmanuel Macron recueille 31,16 % devant François Fillon (22,40 %), Jean-Luc Mélenchon (17,67 %) et Marine Le Pen (15,38 %)

Toutefois, lors des élections législatives, régionales et cantonales dans les années 2000, c'est le parti socialiste qui est en tête à Claix. Aux législatives, le PS (Didier Migaud) fait 52,22 % contre 47,78 % à l'UMP (François Gilabert) en 2002 puis Didier Migaud fait 55,49 % contre 44,51 % à l'UMP (Yann Casavecchia) en 2007 et enfin le PS (Marie-Noëlle Battistel) fait 58,8 % contre 41,2 % aux divers droites (Fabrice Marchiol) en 2010. En 2012, Battistel devance avec 53,48 % la candidate UMP Cécilia Durieu sur la commune.

Les élections régionales confirment cette tendance où le PS (avec à sa tête Jean-Jack Queyranne) arrive en tête au second tour en 2004 avec 52,10 % et en 2010 avec 56,47 %. Enfin aux élections cantonales en 2008, le PS a rassemblé 48,72 % des voix contre 23,63 % à l'UMP et 21,42 % aux divers droites.

Sur le plan européen, les claixois ont voté à 63,27 % oui au traité de Maastricht et 57,51 % oui au référendum sur le traité de la constitution européenne en 2005. Aux élections européennes, les Claixois ont placé en 2004 le PS en tête avec 35,93 % des voix devant l'UMP (16,32 %) et l'UDF (13,03 %), en revanche ils ont placé l'UMP en tête en 2010 avec 26,46 % devant l'Europe Écologie (24,01 %) et le PS (18,37 %), tout comme en 2014 où l'UMP avec 20,97 % devance le Front National (18,04 %) et le Parti socialiste (15,08 %).

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Depuis le 1er janvier 2015, Claix dépend du canton de Fontaine-Seyssinet. Les pompiers intervenant à Claix sont basés à Seyssinet-Pariset. Toutefois, la commune dispose d'une police municipale et d'un bureau de poste.

La ville relève de la compétence des tribunaux de Grenoble, où se situent le tribunal d'instance, le tribunal de grande instance et le tribunal de commerce.

La ville dépend de la brigade de gendarmerie de Pont-de-Claix.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La ville de Claix compte 669 hectares de forêts. Elle fait partie partiellement depuis 2008 du parc naturel régional du Vercors. Sur 40 hectares à 1 000 m d'altitude, la tourbière du Peuil se situe dans ce parc, y étant déclarée espace naturel sensible, ce site abrite plus de 200 espèces de fleurs différentes et de nombreuses espèces animales. Autre zone naturelle protégée est le Rocher de Comboire (partagé avec Seyssins) sur 136 hectares en raison des roches de nature calcaire, ce site permet de favoriser les espèces thermophiles, les nidifications de diverses espèces d'oiseaux et l'établissement de chauves-souris.

Population et société[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Claix dépend de l'inspection académique de l'Isère et de l'académie de Grenoble. La ville comprend quatre établissements maternelles-primaires : l'école de Malhivert, l'école de Claix centre, l'école de Claix Pont-Rouge qui sont publiques et l'école Saint-Pierre qui est privée. Le département gère l'unique collège de Claix : le collège Georges-Pompidou. Pour le lycée, les enfants dépendent du lycée Marie-Curie situé à Echirolles.

Il existe également deux établissements spécialisés, d'un côté l'EREA qui est une SEGPA (sections d'enseignement général et professionnel adapté) et de l'autre l'IMPro (Institut médico-professionnel) qui est un établissement médico-social départemental intégré à une structure inter-établissement du nom de EPISEAH (Établissement Public Isérois de Services aux Enfants et Adolescents Handicapés).

Sports[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, le premier club sportif sur Claix était un club de rugby à XV aujourd'hui disparu. Le ski alpin était également pratiqué sur le Pré du Four au-dessus du hameau de Saint-Ange[16], (commune de Varces-Allières et Risset)

Les installations sportives se situent à deux endroits distincts, tout d'abord dans le complexe du parc de la Bâtie avec deux terrains de football dont un stabilisé, un gymnase comprenant un dojo et un mur d'escalade, un skate park et un terrain de beach volley, ensuite se situe l'espace Pompidou avec un terrain de football, de beach volley, une piste d'athlétisme et un gymnase[17].

De nos jours, la ville compte plus de vingt-cinq associations sportives. Parmi elles on trouve le football, les boules (pétanque, boule lyonnaise), les arts martiaux (judo, kick boxing, tai-chi-chuan, tae kwon do, headong gumbon), la danse, le twirling bâton, le football américain, la gymnastique, le tennis, le ski alpin, le badminton, l'escrime, le cyclisme, la danse (classique, jazz, moderne et claquettes), le stretching, l'escalade ou le volley-ball. La plupart de ces activités sont disponibles par l'intermédiaire de la maison de la jeunesse et de la culture. Sont présentes également des associations sur la pêche et la chasse[18].

Le Claix Football, club de football masculin et féminin dont l'équipe première féminine évolue en seconde division du championnat de France depuis sa promotion en 2010. Ses principaux résultats sont :

Parmi les joueuses emblématiques on peut citer

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[19]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[20].

En 2014, la commune comptait 7 923 habitants[Note 1], en augmentation de 4,88 % par rapport à 2009 (Isère : +3,89 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 409 1 316 1 371 1 533 1 659 1 711 1 833 1 840 1 942
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 933 2 026 2 102 2 096 1 345 1 269 1 270 1 223 1 250
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 189 1 122 1 093 1 151 1 306 1 473 1 373 1 364 1 878
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
2 391 3 105 3 926 5 382 6 960 7 388 7 632 7 538 7 923
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[22].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

L'activité économique a été essentiellement agricole jusque dans les années 1960[23].

Une foire de deux jours était organisée sur le Mont Olivet le jour de la Sainte-Croix (le 14 septembre), entre 1302 et 1903[10].

Les vins de Claix étaient même réputés au début du XXe siècle. Depuis le développement de la commune s'est fait essentiellement par l'accueil de personnes travaillant dans le bassin d'emploi de l'agglomération grenobloise, même si une activité économique locale s'est développée dans des zones industrielles ou artisanales (ZA des Bauches, de Fond Ratel...).

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 43 659 [24].

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Du fait de la présence du pont Lesdiguières de Claix, point quasi incontournable de traversée du Drac, la commune est historiquement sur un axe de communication de Grenoble vers Sisteron. Les principaux axes routiers traversant la commune sont :

  • la départementale 269 qui relie le Bourg à Pont Rouge et le Bourg à Seyssins
  • l'autoroute A51 qui relie Grenoble à Marseille. Néanmoins, il manque encore un tronçon entre Monestier de Clermont et le sud de Gap.
  • la départementale 1075 (ancienne RN 75) reliant Pont de Claix à Varces-Allières et Risset.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare SNCF la plus proche est la gare de Pont-de-Claix, qui est à proximité immédiate de la commune.

Bus[modifier | modifier le code]

Depuis le 1er septembre 2014, la commune est desservie par les lignes Chrono C2, Proximo 21, Flexo 47 et 48 du réseau TAG

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Fort de Comboire
Article détaillé : Fort de Comboire.
Le fort de Comboire (1882-1884) fait partie de ces forts qui furent construits après la guerre de 1870 pour protéger Grenoble, comme le fort du Saint-Eynard, le Bourcet, le Murier, Montavie, les Quatre-Seigneurs. Il est assez bien conservé, ayant été occupé par l'armée jusque dans les années 1970. C'est un bâtiment allongé avec des arcades sur deux niveaux. Sur la colline du Rocher de Comboire, diverses autres installations militaires permettaient de loger des pièces d'artillerie. Les superstructures du fort sont recouvertes de terre, le rendant très peu visible sous la plupart des angles. Le fort, comme les autres forts entourant Grenoble n'a jamais joué de rôle militaire notable.
  • Pont de Lesdiguières
Article détaillé : Pont Lesdiguières de Claix.
Le pont Lesdiguières est un pont en maçonnerie franchissant le Drac, également appelé « pont de Claix » car entièrement situé avant 1873 sur la commune de Claix. À partir du 2 juillet 1873, date de création de la commune de Pont-de-Claix sur la rive droite du Drac, il va donc relier Claix à Pont-de-Claix.
La dénomination du pont provient de l'initiateur de la construction François de Bonne de Lesdiguières, lieutenant général du Dauphiné, mort en 1626.
Cité parmi les sept merveilles du Dauphiné, c'est une construction très hardie avec une unique arche de 46 mètres d'ouverture, à 16 mètres au-dessus du Drac. Il est classé monument historique par arrêté du [25],[26].
  • Château de Château-Robert
Ruines du château delphinal (antérieur au XIIe siècle) surplombent le village[23]. Édifié par les barons de Sassenage, il passa dans les possessions delphinales en raison de sa position stratégique. On en connaît un description très complète datant de 1339. Vers 1850 on mina ses fondations à la recherche d'un hypothétique trésor des Templiers, ce qui causa sa ruine : il n'en reste à peu près qu'un pan de mur. Il ne semble pas y avoir eu de transformation depuis le XIVe siècle)[27].
  • Maison forte de la Grange aux Dames, du XVe siècle[10]
Cette maison forte avec de belles fenêtres à meneaux pourrait dater du XIVe siècle[28]. Elle accueille une école maternelle et primaire privée.
  • église Saint-Pierre, du XIXe siècle[10]
  • Chapelle romaine de Saint-Jean de Cossey, jadis église paroissiale[10]
  • Ancienne chapelle de la Côte[10]
  • maison médievale de Mariette d'Enghien, du XVe siècle[10]
  • château delphinal de Claix[10]
  • Château de Cossey, du XVIIe siècle[10]
  • Château de la Balme, du XVIIe siècle, et glaciaire[10]
  • Château de la Ronzy, du XVIIe siècle[10]
  • Château de Furonnière, du XVIIIe siècle[10]
  • la "maison des champs" ou Domaine de Furonnière, du XVIIIe siècle, habité par Stendhal[10]
  • manoir de Barthélémy Borel de la Minière[10]
  • manoir de Garrettière[10]
  • manoir de la Bâtie, du XVIIe siècle[10]
  • manoir du Duc de Malavert, du XVIIe siècle[10]
  • manoir de Mont Olivet, dit Château-Robert, du 1900[10]
  • le fort de Bozancieu, aujourd'hui disparu, fut construit par Lesdiguières à l'époque des guerres de Religion[10].
  • Une nécropole protohistorique est présumé au hameau de Cossey[29],[30].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux médiathèques, l'une située dans le bourg, la seconde sur Pont-Rouge.

Fêtes et spécialités[modifier | modifier le code]

Claix possède de nombreux fours banaux répartis sur l'ensemble de son territoire. Le four de Furonnières, remis en état en 1983 par les habitants du hameau de Furonnières est remis en chauffe chaque année depuis 1989 et accueille la fête du pain[31] le second week-end de septembre. À cette occasion, plus de 450 pâtons et 450 tartes sont cuits dans le four mis en chauffe une semaine auparavant.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean de Dunois, bâtard du duc d'Orléans, compagnon de Jeanne d'Arc, a été seigneur de Claix au XVe siècle. Sa mère, la belle Mariette d'Enghien, habitait une maison qui est toujours visible[32],[33].
  • Yolande, dite Mariette d'Enghien, dame de Wiège et de Fagnoles, fille de Jacques d'Enghien, châtelain de Mons et de Marie de Roucy de Pierrepont, est décédée à Claix.
  • Stendhal a passé de longs moments de son enfance à Claix, où sa famille possédait une propriété. Il dit y avoir passé « les plus belles années de sa vie ». La Vie de Henry Brulard raconte longuement les moments qu'il a passé dans la maison familiale du hameau de Furonnières. Le personnage du prêtre dans Le Rouge et le Noir lui aurait été inspiré par l'abbé Chélan, ami de la famille, officiant dans le hameau voisin de Risset.
  • Hector Berlioz a séjourné longuement au château de la Balme, propriété à l'époque de son oncle Victor Berlioz.
  • Le poète François Blanc dit Blanc-la-Goutte possédait une maison dans le hameau de la Balme, où il composa ses principales œuvres.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Armorial des communes de l'Isère.
Blason de Claix

Les armes de Claix se blasonnent ainsi :
D'argent au chevron d'azur accompagné de deux croix tréflées en chef et d'une croix tréflée en pointe du même[34].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. suivant Répertoire Général des Communes sur le site de l'IGN. À noter que le livre de Jean-Claude Michel donne une altitude min de 251 m et maxi de 1 880 m
  2. Rétrospective du vingtième siècle, "100 ans de vie à Claix", ouvrage édité par la Mairie de Claix, septembre 2002, p. 20
  3. a et b INSEE- logement - La parc
  4. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 193b
  5. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Op. cit.
  6. Pierre-Henri Billy, Origine des noms des villes et des villages de France, Genève, 1981
  7. Henry Suter, NOMS DE LIEUX DE SUISSE ROMANDE, SAVOIE ET ENVIRONS (lire en ligne)
  8. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, édition Errance 2003, p. 117.
  9. PLANK André. L'origine du nom des communes du département de l'Isère. Bourg-d'Oisans : L'atelier, 2006. (ISBN 2-84424-043-7)
  10. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s et t Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 230-247
  11. Jean-Claude Michel, Histoire de Claix, édité par la mairie de Claix, (ISBN 2-9518529-1-6)
  12. Général L.-D BEZEGHER, Claix et Pont-de-Claix à travers les siècles, édition des cahiers de l'alpe, (ISBN 2-903391-11-4)
  13. rubrique "au fil de l'histoire du site de la commune
  14. 2007, p. 61.
  15. Le patrimoine architectural, sur le site ville-claix.fr
  16. Rétrospective du vingtième siècle, "100 ans de vie à Claix", ouvrage édité par la Mairie de Claix, septembre 2002
  17. Equipements sportifs de Claix, ville-claix.fr, consulté le 21 août 2010.
  18. Annuaire des associations sportives de claix, ville-claix.fr, consulté le 24 août 2010.
  19. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  20. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  21. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  22. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  23. a et b Histoire des communes de l'Isère, Grenoble et son arrondissement, ouvrage collectif, Éditions Horvath, (ISBN 2-7171-0495-X)
  24. « Revenus fiscaux localisés des ménages-Année 2010 », sur le site de l'Insee, (consulté le 15 novembre 2016)
  25. « Vieux pont sur le Drac (également sur commune de Claix) », notice no PA00117241, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Vieux pont sur le Drac », notice no PA38000028, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  27. J.C. Michel, Les châteaux delphinaux de la callée de la Gresse, Revue d'histoire des Amis de la Vallée de la Gresse, no 62, décembre 2008
  28. J.C. Michel, La Grange aux Dames de Claix, Revue d'histoire des Amis de la Vallée de la Gresse, no 61, juin 2008
  29. Jean Claude Michel, Le rocher de Comboire fut-il un oppidum ?, Claix Patrimoine et Histoire, n. 37, septembre 2011. (accès le 9 octobre 2016).
  30. A la recherche des Trésors archéologiques perdus, eric-tasset.com, accès le 9 octobre 2016.
  31. « Fête du pain 2014 »
  32. Isère, guide Gallimard, édition 1998, p. 229 (ISBN 2-7424-0167-9)
  33. Claix...d'un hameau à l'autre, publié par l'association Claix Patrimoine et Histoire
  34. Claix et Pont-de-Claix à travers les siècles, L.-D. Bézégher

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Claude Michel, Histoire de Claix, Seyssinet-Pariset, Mairie de Claix, , 296 p., poche (ISBN 978-2-9518529-1-4 et 2-9518529-1-6, lire en ligne)
  • Louis Dominique Bezegher, Claix et Pont-de-Claix à travers les siècles, Grenoble, Cahiers de l'Alpe de la Société des écrivains dauphinois, (1re éd. 1968), 284 p. (ISBN 978-2-903391-11-9 et 2-903391-11-4, lire en ligne)
  • Mairie de Claix, Rétrospective du vingtième siècle "100 ans de vie à Claix", Claix, Mairie de Claix, , 20 p.
  • Élisabeth Sirot, Noble et forte maison - L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales du milieu du XIIe siècle au début du XVIe siècle, Editions Picard, (ISBN 978-2-7084-0770-1).

Iconographie (photos)[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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