Saint-Romans

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Saint-Romans
La Grande Rue et le Champ de Mars en 1910.
La Grande Rue et le Champ de Mars en 1910.
Blason de Saint-Romans
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de Grenoble
Canton Le Sud Grésivaudan
Intercommunalité Communauté de communes de la Bourne à l'Isère
Maire
Mandat
Yvan Créach
2014-2020
Code postal 38160
Code commune 38453
Démographie
Gentilé Saint-Romanais
Population
municipale
1 767 hab. (2014 en augmentation de 2,2 % par rapport à 2009)
Densité 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 07′ 00″ nord, 5° 19′ 39″ est
Altitude 218 m
Min. 160 m
Max. 863 m
Superficie 17,04 km2
Localisation

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Saint-Romans
Liens
Site web www.saint-romans.fr

Saint-Romans est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Romans, quelquefois dénommée Saint-Romans-en-Royans, se situe dans la basse vallée de l'Isère (qualifiée de Sud-Grésivaudan), sur le Piémont dominant la rivière et assurant la transition entre collines du Viennois et Vercors, face au plateau boisé des Chambarans. La commune fait partie du pays du Royans. Le village, excentré au nord de la commune, est situé un peu à l'écart de la route N. 532 de Grenoble et Valence.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint-Romans en 1905.

À la fin du Paléolithique supérieur, durant plusieurs millénaires, les hommes sont venus traquer les troupeaux de chevaux dans l'étroit passage entre l'Isère et l'éminence de Beauvoir. Ils ont installé leur campement au sud-est de la butte du Calvaire, à côté du cimetière, où furent retrouvés en 1911 et en 1940 (H. Müller et F. Bourdier) de nombreux silex et des ossements de chevaux et bouquetins datés du Magdalénien final et de l'Azilien (12 000 à 8 000 av. J-C). C'est un très important site préhistorique régional[1].

Deux dépôts (1900 et 1960) de plusieurs milliers d'oboles de Marseille en argent ont été trouvés dont un sur la rive de l'Isère. Datent de la fin du IIIe siècle av. J.-C., époque gauloise de la Tène.

Vers 860, les Vikings conduits par Hasting et Björn Ier Ragnarsson, dit « Côtes-de-Fer » (qui ont leur base en Camargue), s'emparent de la ville et de son abbaye qu'ils pillent et détruisent[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 avril 2014 Edmond Gelly   Professeur de Lycée Hors Classe
avril 2014 en cours Yvan Créach DVG Artisan[2]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2014, la commune comptait 1 767 habitants[Note 1], en augmentation de 2,2 % par rapport à 2009 (Isère : +3,89 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
853 816 850 1 047 1 009 1 157 1 142 1 234 1 227
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 227 1 225 1 205 1 117 1 071 1 060 1 074 1 082 1 114
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 136 1 016 981 907 948 924 924 886 845
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
941 1 001 1 129 1 306 1 367 1 410 1 652 1 687 1 721
2013 2014 - - - - - - -
1 751 1 767 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

  • Base de loisirs du Marandan : pétanque, jeux d'enfants et terrain de volley, plan d'eau et camping.
  • US ST ROMANAISE: club de foot évoluant en District de L'Isère. Section Féminines et Masculine. Créé en 1938. www.ussr.footeo.com

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Sentier de découverte ornithologique du martin pêcheur.
  • Calvaire posé sur un rocher surplombant la vallée de l'Isère.
  • Le lavoir en très bon état
  • Église romane (XIIe siècle)
  • Chemin pédestre au cœur du village
  • Château de Saint-Romans (remontant au XIIIe siècle, transformé au XVIe-XVIIe siècles[8]).
Mentionné dès 1280 (maison forte de la Grange), il appartient alors aux Copier puis à la célèbre famille Alleman. Lesdiguières et d'Ornano y séjournent en 1589, à l'occasion du traité maintenant le Dauphiné sous l'autorité royale. Le château appartint au XVIIIe siècle au général de Grimaldi, qui s'illustra lors de la guerre de Succession d'Espagne[8].
Chapelle du XVIIe siècle. Au XXe siècle, le château est la résidence de la famille de Châteauneuf.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Alain Carignon, ancien maire de Grenoble, a possédé une maison dans la commune.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Romans Blason D'azur à deux épis d'or passés en sautoir surmontés d'un dauphin d'argent, à une rose d'or posée en pointe[9].
Devise 
Consere semper
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Aimé Bocquet, L'Isère pré et protohistorique, Gallia-Préhistoire, 1969, fasc. 2, page 333
  2. http://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/isere,38/saint-romans,38453/
  3. Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 6 décembre 2014.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  8. a et b Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 702
  9. Site internet de la commune de Saint-Romans.