Pont-de-Chéruy

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Pont-de-Chéruy
Pont-de-Chéruy
Place René Duquaire (place de l'église).
Blason de Pont-de-Chéruy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement La Tour-du-Pin[1]
Canton Charvieu-Chavagneux
Intercommunalité Communauté de communes Lyon Saint-Exupéry en Dauphiné
Maire
Mandat
Alain Tuduri
2014-2020
Code postal 38230
Code commune 38316
Démographie
Gentilé Pontois(es)
Population
municipale
5 629 hab. (2015 en augmentation de 9,45 % par rapport à 2010)
Densité 2 243 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 05″ nord, 5° 10′ 25″ est
Altitude Min. 196 m
Max. 236 m
Superficie 2,51 km2
Localisation

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Pont-de-Chéruy
Liens
Site web mairie-pont-cheruy.fr

Pont-de-Chéruy est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes. C'est l'une des quatre villes-centres de la petite unité urbaine de Charvieu-Chavagneux, dans l'est de l'aire urbaine de Lyon.

Les habitants de Pont-de-Chéruy sont appelés les Pontois[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Pont-de-Chéruy est une commune située à 28 km de Lyon, 24 km de Bourgoin-Jallieu et 95 km de Grenoble.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pont-de-Chéruy
Chavanoz Chavanoz Loyettes
Charvieu-Chavagneux Pont-de-Chéruy Tignieu-Jameyzieu
Charvieu-Chavagneux Charvieu-Chavagneux Tignieu-Jameyzieu

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Ligne 16 des tramways de l'OTL (Lyon - Pont de Sault-Brénaz). Station Pont-de-Cheruy.
Vue générale depuis les hauteurs ; au loin, une cheminée de l'ancienne usine de la société Grammont.

Voies ferrées[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par la ligne du chemin de fer de l'Est de Lyon[3] désaffectée depuis 1987, qui relie Crémieu à Lyon et jadis à Montalieu et Morestel.

Elle a été desservie entre 1913 et 1937 par la ligne 16 de la compagnie OTL.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La zone la plus proche desservie par les Transports en commun lyonnais est le terminus de la ligne de tramway T3 situé dans la zone industrielle de Meyzieu[4].

La commune est desservie par les transports en commun opérés par le Transisère, en particulier les lignes 1980 et 1990 Lyon-Crémieu et Lyon-Crémieu Express[5]

Transport aérien[modifier | modifier le code]

La ville est située à 12 km de l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la Bourbre, affluent direct en rive gauche du Rhône.

Climat[modifier | modifier le code]

Relevé météorologique mensuel de Lyon-Satolas (9 km de Pont-de-Chéruy)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) −0,2 0,7 3,4 5,8 10,2 13,4 15,5 15,2 12 8,7 3,5 0,9
Température maximale moyenne (°C) 6,2 8,3 12,9 16,1 20,8 24,4 27,4 26,9 22,6 17,4 10,6 6,9
Précipitations (mm) 52,4 43,4 59,9 68,1 90,1 79,1 62,6 68,3 86,3 98,7 83 65,2
Source : - Banque de données meteorologic.net
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
6,2
−0,2
52,4
 
 
 
8,3
0,7
43,4
 
 
 
12,9
3,4
59,9
 
 
 
16,1
5,8
68,1
 
 
 
20,8
10,2
90,1
 
 
 
24,4
13,4
79,1
 
 
 
27,4
15,5
62,6
 
 
 
26,9
15,2
68,3
 
 
 
22,6
12
86,3
 
 
 
17,4
8,7
98,7
 
 
 
10,6
3,5
83
 
 
 
6,9
0,9
65,2
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les différents noms de la localité furent :Pont du Charui, ou de Charuy ou de Chéry', Pont-Chéry et enfin Pont-de-Chéruy[6].

Castrum pontis Charizii désigne une rivière agréable et chère, le pont qui la traverse, le château et les habitants qui l'accompagnent. Charuzius est l'abréviation de Charus Rivus, charus, un adjectif latin signifiant cher, agréable; ensuite, Rivus d'où vient le vieux mot français Rui, et par contraction Ry, un nom de même origine qui veut dire ruisseau, petite rivière[6].

L'ile de cheruy est mentionnée sur des documents anciens, dont celui en référence ci-dessus. Certains la limitent à l'actuelle île du rubains (ou rubin), d'autre au territoire entre la Bourbre et la Girine distants de 500 m à Jameyzieu avec à peine deux mètres de dénivelé. Mais des documents liés à Montiracle (visibles au musée) laissent penser qu'elle pourrait être plus étendue.

Le Constantin vers 1910.

Histoire[modifier | modifier le code]

La gare de Pont-de-Chéruy, avant 1910
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Le cœur du village se situait au hameau du Constantin. On dénombrait alors 805 habitants.

Un pont en bois à péage et une forteresse furent tout d'abord construits par les Romains. Ils étaient situés au croisement de trois voies antiques : Via publica Vetus ou Strata Lugduni de Lyon à Genève, Via publica ou Strata Sancti Ecegendi de Vienne (Isère) à Saint-Claude (Jura) et une voie allant de Trévoux à Aoste par Crémieu. Il reste des vestiges de cette époque, notamment les bases d'un petit amphithéâtre et d'habitations. 

À la chute de l'Empire romain, les Francs prirent le contrôle de la province. Au Moyen Âge, un hôpital fut construit par les frères hospitaliers de Malte.

Pons Charizii figure sur une carte ancienne en latin qui se trouve au château de Verna[7].

Ses habitants connurent l'histoire mouvementée de Chavanoz, passant des comtes du Forez à l'archevêché de Lyon (1173) puis à un baron de La Tour-du-Pin qui les cédèrent aux seigneurs d'Anthon de 1316 à 1704 (maisons d'Anthon, de Genève, de Saluces, de Barthenay).

Le pont vit passer en 1430 les armées du Prince d'Orange Louis Ier en déroute après la bataille d'Anthon, celles du Baron des Adrets en 1562, de Lesdiguières en 1589, puis quelques semaines plus tard celles du duc de Savoie. En 1564, Catherine de Médicis et Charles IX fuyant la peste qui ravageait Lyon franchirent le pont pour se rendre à Crémieu.

En 1704, Chavanoz devint une seigneurie indépendante ; la première élection municipale eut lieu à Chavanoz le 13 novembre 1790. Le pont subit souvent les flots impétueux de la rivière qu'il traversait. Il fut reconstruit en bois en 1689, puis en pierre en 1729 pour la somme de 12 000 livres. Une inondation le détruisit en 1856 puis fut remplacé en 1864 par une passerelle en bois. Quelques années plus tard, un nouveau pont en pierre le remplaça à l'emplacement actuel.

P. M. Bourrit, pasteur protestant, relate ainsi son passage à « Pont de Chéry » en 1807 : « ... l'abord en est charmant, ses maisons cachées en partie par un bois de peupliers et de vernes (aulnes) paraissent plus jolies. On traverse le pont jeté sur la Bourbre et l'on arrive sur une place assez étendue, barrée au couchant par des arbres et la rivière qui fait tourner les moulins. On y voit souvent des flottes de petit canards qui jouent sur des flots argentés... »

En 1861, le baron Raverat écrit[réf. nécessaire] : « fort joli village, aux alentours bien cultivés. Pontchéry est plein de vie,grâce à une petite rivière sur laquelle sont établis un grand nombre de moulins... »

Après la destruction du pont et la construction d'une passerelle provisoire, les habitants du Hameau du Constantin commencèrent à demander la création d'une commune indépendante. Une pétition fut signée et adressée au préfet en 1856.

La naissance de la nouvelle commune est décidée par un décret impérial de Napoléon III du [8] par démembrement de Tignieu-Jameyzieu, Chavanoz et Charvieu malgré certaines réactions de leur part. Cependant, assez curieusement, la population de Charvieu augmenta considérablement entre les recensements de 1866 et 1872.

Elle fut définitivement reconnue commune du canton de Meyzieu le 18 octobre 1868, jour où se tint le premier conseil municipal. Vers 1840, on dénombrait vingt fabriques sur la Bourbre dont deux usines de traits et paillons sur les trois existantes en France. En 1824, Duchavany créa la première tréfilerie de cuivre plaqué d'or ou d'argent (100 ouvriers en 1850).

En 1849, Grammont fit construire un atelier de fabrication et de laminage de fils d'acier (143 ouvriers en 1881. En 1889, l'entreprise commença à produire des conducteurs électriques. Ceci attira dès le début du XXe siècle de nombreux travailleurs étrangers de diverses nationalités. Pont-de-Chéruy et Charvieu prirent alors le surnom de Tour de Babel en Isère[réf. nécessaire].

L'église.

Parallèlement, les édifices publics, religieux et sociaux s'implantèrent :

  • 1841 : création du bureau de poste
  • 1864-1870 : rectification de la traversée de Pont-de-Chéruy et construction du nouveau pont de pierre
  • 1870 : premier marché hebdomadaire le mardi
  • 1881 : ligne du Chemin de fer de l'Est de Lyon reliant la commune à Lyon
  • 1882 : inauguration de la nouvelle église dédiée à saint Jean-Baptiste et saint Roch
  • 1885 : construction du pont métallique reliant la place Verna à l'église
  • 1889 : installation d'une brigade de gendarmerie à cheval
  • 1903 : création du corps des sapeurs pompiers
  • 1913 : la ville fut desservie de 1913 à 1937 par la ligne 16 des tramways de l'OTL

Le XXe siècle vit l'évolution se poursuivre : commerces, lycées d'enseignement technique et général, gymnase, maison de retraite, cinéma, bibliothèque, restaurants scolaires, crèches et espaces de loisirs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Le canton de Pont de Chéruy (1968 - 2015)

La commune, créée en 1867, se trouve dans l'arrondissement de Vienne du département de l'Isère (département). Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la sixième circonscription de l'Isère.

Elle faisait partie de sa création à 1968 du canton de Meyzieu[8]. La loi du [9] transfère vingt-huit communes de l'Isère au Rhône (département), dont sept des treize qui composaient jusqu'alors le canton de Meyzieu. Les six autres communes, dont Pont-de-Chéruy, demeurent dans l'Isère, et la ville devient le chef-lieu du nouveau canton de Pont-de-Chéruy à compter du .

Ce canton disparaît avec le redécoupage cantonal de 2014 en France et la commune intègre le canton de Charvieu-Chavagneux[10].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes Lyon Saint-Exupéry en Dauphiné, créée fin 1993, et qui a porté le nom de communauté de communes Porte Dauphinoise de Lyon-Satolas puis, de 2014 à 2016, celui de communauté de communes Porte Dauphinoise de Lyon Saint-Exupéry.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1867 1870 Léon Gontier    
1871 1887 César Sornin    
1887 1888 Barthélemy Royer    
1888 1911 Aimé Pinel    
1912 1925 René Duquaire    
1925 1938 Louis Chauvin    
1938 1941 Pierre Lanfray    
1941 1944 Dr Robert    
1944 1945 Pierre Lanfray    
1945 1970 Jean Astulfoni    
1970 1989 Paul Chenguélia PS  
1989 en cours
(au 17 avril 2018)
Alain Tuduri DVD Retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[11]

Jumelage[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1872. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2015, la commune comptait 5 629 habitants[Note 1], en augmentation de 9,45 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
8468609411 0001 1861 4021 6001 8121 951
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
2 0352 1892 2312 0622 1192 2242 9973 5613 853
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015 - -
3 8494 7004 5404 5914 9735 4205 629--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château Grammont.
Statue espagnole de Teddy Cobeña
  • Château Grammont
  • Statue espagnole "la créativité"

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Pont-de-Chéruy

Les armoiries de Pont-de-Chéruy se blasonnent ainsi : d'azur au sautoir d'argent chargé de cinq coquilles cousues d'or, à une étoile d'argent de huit rais en chef. Les coquilles font référence au chemin de Saint Jacques et sont présentes sur la maison du Péage.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.isere.gouv.fr/Publications/Salle-de-presse/Derniers-communiques/Les-limites-territoriales-des-arrondissements-du-departement-de-l-Isere-seront-modifiees-le-2017
  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 17/07/2008.
  3. Site des Voies ferrées du Dauphiné (VFD)
  4. Tramway T3 Lea
  5. (Transisere.fr
  6. a et b « La commune : présentation », Bienvenue, sur http://www.pontdecheruy.fr (consulté le 9 novembre 2018).
  7. « ancien site de la ville », ancien site de la ville. Lien vers deux cartes vers 1600 et 1700 (consulté en 23/12 17)
  8. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. « Loi n°67-1205 du 29 décembre 1967 modifiant les limites des départements de l'Ain, de l'Isère et du Rhône » [[PDF]], Légifrance (consulté le 9 novembre 2018).
  10. Décret no 2014-180 du 18 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de l'Isère.
  11. « Alain Tuduri réélu maire », Le Dauphiné libéré,‎ (lire en ligne).
  12. Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES> Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 15 novembre 2014.
  13. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]