Saint-Quentin-sur-Isère

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Saint-Quentin-sur-Isère
Saint-Quentin-sur-Isère
Village de Saint-Quentin-sur-Isère depuis le Vercors
Blason de Saint-Quentin-sur-Isère
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Grenoble
Canton Tullins
Intercommunalité Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté
Maire
Mandat
Jean-Pierre Faure
2014-2020
Code postal 38210
Code commune 38450
Démographie
Gentilé Saint-Quentinois
Population
municipale
1 396 hab. (2015 en augmentation de 6,48 % par rapport à 2010)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 16′ 48″ nord, 5° 32′ 34″ est
Altitude 262 m
Min. 176 m
Max. 1 008 m
Superficie 19,45 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saint-quentin-sur-isere.fr

Saint-Quentin-sur-Isère est une commune française située géographiquement dans le massif du Vercors, administrativement dans le département de l'Isère et en région Auvergne-Rhône-Alpes, autrefois rattaché au Dauphiné.

La commune, positionnée non loin des agglomérations grenobloise et voironnaise, reste cependant en grande partie, rurale et agricole. Elle est en outre adhérente à la Communauté de communes Saint-Marcellin Vercors Isère Communauté dont le siège est situé à Saint-Marcellin, ainsi qu'au Parc naturel régional du Vercors (son territoire y est partiellement rattaché[1]) dont le siège est situé à Lans-en-Vercors.

Selon l'ouvrage de Patrick Ollivier-Elliot dénommé Vercors safari-patrimoine[2], la paroisse originelle de Saint-Quentin qui se lovait contre la falaise du Vercors était un point de passage par le plateau de Montaud, la route médiévale n'autorisant pas le passage entre la montagne, trop proche de l'Isère et de ses rives humides, à cette époque. Au cours du XVIIIe siècle, l'endiguement de la rivière permit de tracer une route qui sera la future route nationale 532.

La commune qui compte de nombreux champs de noyers se situe dans la zone d' AOC fruitière qui produit la Noix de Grenoble. Ses habitants s'appellent les Saint-Quentinois(e)s et la mairie se situe à environ 220 mètres d'altitude.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et description[modifier | modifier le code]

Plan du territoire de Saint-Quentin

Le territoire de Saint-Quentin-sur-Isère est situé à 25 km de Grenoble en direction de Valence, en grande partie sur la rive gauche de l'Isère, à l'extrémité septentrionale du massif du Vercors.

Traversée par l'ancienne route royale puis nationale qui va de Grenoble à Valence, le territoire communal est également bordé par les falaises de la partie septentrionale du massif du Vercors et se terminant en une pointe dénommée "Bec de l'Échaillon". Son territoire est également longé par l'A48 qui relie Valence à Grenoble qui comprend un échangeur permettant de desservir directement la commune.

Le bourg principal qui abrite mairie, écoles et divers services publics se situe sur une colline allongée qui abrite également l'ancien château médiéval datant du XIe siècle et aujourd'hui, ruiné. Ce monticule urbanisé, aplani sur son sommet, surplombe l'ancienne route qui passe donc relativement assez loin du cœur de la petite agglomération. Saint-Quentin comprend également quelques hameaux.

En raison du changement du cours de l'Isère qui a vu disparaître certains de ses méandres au cours de l'histoire, une partie non négligeable du territoire communal se situe dorénavant sur la rive droite de la rivière, notamment dans sa limite avec les communes de Tullins, de Vourey et de Polienas.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Tullins Moirans / Vourey Voreppe Rose des vents
Tullins N Veurey-Voroize / Montaud
O    Saint-Quentin sur Isère    E
S
Polienas La Rivière Montaud

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Isère.

Températures minimales et maximales enregistrées en 2011 et 2016[modifier | modifier le code]

  • 2011
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) −0,6 −0,4 3,7 7,3 9,5 14 13,2 14,6 12,7 8,1 2,4 −0,7
Température maximale moyenne (°C) 7,5 10,5 15,1 22,5 25,4 25 24,8 29,4 24,9 18,4 13,6 7,9
Source : Climat de Saint-Quentin en Isère en 2011 sur linternaute.com, d'après Météo France.
  • 2016
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) 1,6 3 2,3 7,1 9,5 13,4 15,7 14,6 13 7 4,6 −3,8
Température maximale moyenne (°C) 9,3 11,3 11,4 17,1 21,3 25,8 28,8 29,1 26,6 16,8 11,6 8,6
Source : Climat de Saint-Quentin en Isère en 2016 sur linternaute.com, d'après Météo France.


Géologie[modifier | modifier le code]

Le « calcaire à polypiers de l'ancienne carrière du Bec de l'Echaillon », est un site géologique remarquable de 3,12 hectares qui se trouve sur les communes de Veurey-Voroize et Saint-Quentin-sur-Isère. Ce site d'intérêt sédimentologique est classé « deux étoiles » à l'« Inventaire du patrimoine géologique » en 2014[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est sillonné de plusieurs cours d'eau dont une rivière, et quelques torrents qui sont tous ses affluents et dont on peut découvrir la liste, ci-dessous :

L'Isère[modifier | modifier le code]

Le principal cours d'eau riverain est l'Isère, un des principaux affluent du Rhône dont le cours est situé à la limite du territoire occidental de Saint-Quentin, sachant que L'Isère, présentant de nombreux bras morts asséchés, le territoire communal s'étend aussi sur l'autre rive. Cette basse vallée, aux bordures nettes, est relativement étroite, porte le nom de Sud Grésivaudan.

Les torrents ou ruisseaux[modifier | modifier le code]

  • Ruisseau du Martinet
  • Ruisseau du Canard
  • Ruisseau des Lavures

Voie routières et transport public[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La route Grenoble-Valence[modifier | modifier le code]

L'ancienne route nationale 532 ou « route de Grenoble à Valence » est une route nationale française reliant Saint-Péray (Ardèche) à Grenoble (Isère). Celle-ci travers le territoire communal depuis le nord (commune de Veurey-Voroize) vers le sud (commune de La Rivière).

En 2006, la route nationale 532 a été déclassée dans tout le département de l’Isère en route départementale route départementale 1532 ou « RD 532 ».

Pont routier[modifier | modifier le code]

Doté de deux voies routières, de deux bandes cyclables et d'un trottoir pour les piétons, un nouveau pont, en remplacement d'un pont très ancien et étroit, a été construit pour franchir l'Isère entre Tullins et Saint-Quentin sur Isère (route départementale 45). Celui-ci a été ouvert à la circulation le . Le chantier, financé par le conseil départemental avait débuté en avril 2015[4].

L'autoroute A 49[modifier | modifier le code]

L'A49, bien que situé sur l'autre rive de l'Isère, traverse cependant par trois fois le territoire communal. Une sortie avec un guichet à péage permet de gagner directement le territoire saint-quentinois après avoir traversé le pont :

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche est celle de Tullins-Fures est desservie par les trains TER Rhône-Alpes (relation de Valence-Ville à Chambéry - Challes-les-Eaux).

Autres transports publics[modifier | modifier le code]

Lignes d'autocars[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par une ligne du Réseau interurbain de l'Isère, gérée et organisée par le département de l'Isère.

Lignes Dessertes Transporteurs
5000
Pont-en-RoyansGrenoble Perraud Voyages

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logements[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait un total de 560 logements dont 508 résidences principales, 8 résidences secondaires ou occasionnels et 43 logements vacants. 290 de ces logements comprenaient au moins 5 pièces et 493 de ces logements avaient été construits avant 2011. Le nombre de propriétaires de ces logements frôlaient les 77%[5].

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Voici, ci-dessous, la liste complète des hameaux, quartiers et lieux-dits et espaces ruraux répertoriés de la commune de Saint-Quentin sur Isère, présentés selon un axe nord-sud et selon les références de la carte IGN consultable sur le site Géoportail[6].

Les hameaux et lieux-dits principaux sont indiqués en caractère gras.

  • L'Échaillon
  • Grandjean
  • Le Replat
  • Perraudière
  • Fontbesset
  • Château Folliet
  • Féroulière
  • De Montal
  • La Grande grange
  • La Mativerie
  • L'île Cotelard
  • Sous la roche
  • Le Martinet
  • Beauregard
  • Ferroulière
  • Royaltière
  • Romanetière
  • La Terasse
  • Baboulinière
  • Renaudière
  • Les Brunières

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

La gestion des services « eau et assainissement » est assurée par la Régie de la Communauté de communes Chambaran Vinay Vercors. Le volume d’eau captée et traitée au niveau de la commune est de 120 000 m3 par an en moyenne et plus de 16 km de conduites desservent environ 580 foyers[7].

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de Saint-Quentin-sur-Isère est situé en zone de sismicité n°4, comme la plupart de ses communes voisines, notamment celles du Vercors[8].

Terminologie des zones sismiques[9]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 4 Sismicité moyenne accélération = 1,6 m/s2

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Saint-Quentin

Le nom de Saint Quentin (Quintinus303), dit aussi Quentin de Vermand ou de Vermandois, est celui d'un saint d'origine romaine qui a évangélisé la Gaule romaine dans le courant de la seconde moitié du IIIe siècle et plus particulièrement le Vermandois, c'est-à-dire la région de la ville de Saint-Quentin dans l'Aisne. Outre Saint-Quentin sur Isère, la France compte 35 autres communes portant le nom de Saint-Quentin et 6 anciennes communes, aujourd'hui rattachée à d'autres communes. Le culte de Saint Quentin a été important au cours du Moyen Âge, en particulier dans le Nord de la France.
Le nom de Quentin se rapporte au latin Quintinus et Quintus qui signifie "cinquième".

  • Isère

Le nom de la rivière qui borde le territoire de la commune est issu d'un mot non celtique, vraisemblablement intégré par les Celtes à une époque ancienne, et dont la signification est « l'impétueuse, la rapide »[10]. Il est apparenté à l'indo-européen *isərós « impétueux, vif, vigoureux », proche du sanskrit isiráh, de même sens[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour un article plus général, voir Histoire de l'Isère.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Territoire des Allobroges

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Du fait de son implantation sur la rive gauche de l'Isère à l'extrême limite du Vercors, on peut penser que Saint-Quentin-sur-Isère constituait jadis une voie de passage privilégiée en direction du couloir Rhodanien (vers le sud) et vers le sillon alpin (côté nord). Certains vestiges de civilisations préhistoriques de la période finale du bronze furent découverts lors de fouilles effectuées dans les grottes de l'Echaillon en limite nord de la commune[12].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le site de Montaud, proche de la pointe nord de la courbe de l'Isère et du massif du Vercors, se situait à la limite du territoire des Allobroges, ensemble de tribu gauloise occupant l'ancienne Savoie, le nord et le centre du Dauphiné.

Article connexe : Allobroges.

Quelques vestiges gallo-romains furent également mis au jour sur la commune : sépulture, pièces de l'époque de Gallien (253-268)[12].

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

Les premières mentions écrites de Saint-Quentin-sur-Isère datent de 1206 (le comte d'Albon reconnaît détenir en fief du chapitre de Vienne le château) et 1209 (Le seigneur de Moirans remet à l'Église de Vienne six châteaux, dont celui de Saint-Quentin)[12].

Trois familles se sont succédé depuis 1200 : les familles de Saint-Quentin (vers 1200), de Châteauneuf (1374) et de Beaumont (vers 1458). En 1627, le fief de Saint-Quentin est vendu à Joachim de Chissé, seigneur de la Marcousse[12].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Pour la période entre le Moyen Âge et le XIXe siècle peu d'écrits permettent de tracer la vie de la commune, à noter cependant pour quelques décennies une fusion des communes de Saint-Quentin et de Montaud le 31 janvier 1790 et l'établissement de Saint-Quentin en chef-lieu de canton (La Rivière, Rovon, Saint-Gervais) par l'administration révolutionnaire. Pendant une courte période, le nom révolutionnaire de Saint-Quentin était Gibraltard[12].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, un scandale éclata dans le milieu de la nuciculture dauphinoise. Certains négociants peu scrupuleux se permirent de mélanger des noix mal triées et originaires de l'étranger avec des noix locales afin de les exporter outre-atlantique. La réaction des agriculteurs isérois sera rapide du fait qu'ils étaient déjà organisés en groupements professionnels afin d'écarter les tentatives de dumping et pour leur permettre de tenir les cours du produit. Dès 1908, et s'appuyant sur la loi du 1er août 1905 qui sanctionnait les fraudes et falsifications en matière de produits[13], est créé à Saint-Quentin-sur-Isère un premier syndicat professionnel qui permettre de dissuader les personnes tentées de frauder. La noix locale sera ensuite protégée sous l'appellation AOC noix de Grenoble.

En 1928, les quartiers de Jarrioz, l'Ile-Rose, et de l'Ile-Bernard, situés sur la rive droite de l'Isère, sont séparés de la commune de Saint-Quentin-sur-Isère pour être rattachés à la commune de Moirans[14].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Saint-Quentin-sur-Isère

Administration municipale[modifier | modifier le code]

À l'issue des élections municipales françaises de 2014, le conseil municipal de Saint-Quentin sur Isère est composé de 15 membres : un maire (Jean-Pierre Faure), quatre adjoints aux maires et dix conseillers municipaux.

Le conseil municipal est représenté par deux sièges à la Communauté de communes Chambaran Vinay Vercors et deux sièges à l'assemblée délibérative du Parc naturel régional du Vercors

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Scrutins locaux[modifier | modifier le code]

Scrutins nationaux[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Jean-Pierre Faure SE Retraité[15]
mars 1995 mars 2008 Henri Santos-Cottin    
mars 1983 mars 1995 Yves Groult    
mars 1977 mars 1983 Raoul Mallein-Muret    
mars 1971 mars 1977 Pierre Genestier    
août 1944 mars 1971 Léonce Poulat    
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Selon l'annuaire publié par l'AFCCRE et le conseil des communes et régions d'Europe, consulté en août 2018, la commune de Saint-Quentin sur Isère n'est jumelée avec aucune autre commune europénne[16].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18].

En 2015, la commune comptait 1 396 habitants[Note 1], en augmentation de 6,48 % par rapport à 2010 (Isère : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3041 2911 3061 3831 3451 3691 4341 3741 318
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2221 1841 2831 2491 2141 2201 1971 1271 087
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0441 014984868875866733727761
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
7947227839371 0901 2311 2811 2881 330
2015 - - - - - - - -
1 396--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune héberge sur son territoire deux établissements chargés de l'enseignement des enfants

  • L'école maternelle « Les Petites Frimousses » accueillant 57 élèves, répartis en deux classes pour la rentrée 2016/2017[21].
  • L'école élémentaire Louis Pergaud accueillant 110 élèves, répartis en cinq classes pour l'année 2016/2017[22].

Ces établissements sont situés dans le bourg central, à proximité de la mairie.

Équipement sanitaire et social[modifier | modifier le code]

Équipement sanitaire[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'un cabinet médical, d'un cabinet dentaire, d'un cabinet de soins infirmiers, d'un cabinet de kinésithérapie et d'une pharmacie sur son territoire[23].

Équipement social[modifier | modifier le code]

Aide à domicile en milieu rural[modifier | modifier le code]

L'ADMR (anciennement "Aide à domicile en milieu rural") possède une antenne (dénommée association Bas Grésivaudan) dans la commune. Celle-ci propose des aides à la personne concernant toutes les couches et tous les âges de la société.

Autres services sociaux[modifier | modifier le code]

Le CCAS, service public placé sous l'autorité du maire, intervient dans toutes les démarches d'ordre social des citoyens (Aide perte d'Autonomie), demande de logement, recours à une travailleuse familiale, etc.)

En outre un relais-emploi organise une permanence hebdomadaire dans la mairie de la commune[24].

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

Médiathèque intercommunale[modifier | modifier le code]

La médiathèque intercommunale « Lis-là », située à proximité de la mairie et des écoles, propose des près de livres, de cd et de dvd à tous les habitants de la communauté de communes. Des tablettes tactiles sont également à disposition, en service consultation. Ce bâtiment public propose, en outre, des spectacles divers et variés, des expositions, des ateliers créatifs et des rencontres poétiques et littéraires[25].

Équipements Sportifs[modifier | modifier le code]

La commune possède un stade, un terrain de jeux de boules et deux cours de tennis. Saint-Quentin abrite, en outre, un terrain de golf privé sur son territoire

  • Le golf de Grenoble-Charmeil
Il s'agit d'un parcours de golf 18 trous, comprenant également un hôtel, l'ensemble étant situé à proximité des rives de l'Isère[26].

Autres équipements publics[modifier | modifier le code]

  • La chaufferie municipale

Installée en 1998, une chaufferie dite "à bois déchiqueté", alimente plusieurs bâtiments publics dont la salle des fêtes, la mairie, les écoles locale, la médiathèque) ainsi qu'un habitat collectif de 24 logements géré par l'OPAC. Une chaudière au fuel dite de "secours" 'maintenance, panne) est attenante à la chaufferie principale[27].

Médias[modifier | modifier le code]

La presse écrite[modifier | modifier le code]

Un grand organe de la Presse écrite régionale est distribué sur le territoire de la commune de Sassenage, en vente chez les marchands de journaux locaux.

  • Le Dauphiné libéré
Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de Grenoble, un ou plusieurs articles à l'actualité de la ville, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres évènements divers à caractère local.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

Porche de l'église de Saint-Quentin-sur-Isère

Culte catholique[modifier | modifier le code]

La paroisse dont dépendent les membres de la communauté catholique de Saint-Quentin sur Isère est dénommé « Notre Dame des Noyeraies » et son siège (secrétariat paroissial) est situé dans la commune voisine de Tullins[28].

Culte bouddhiste[modifier | modifier le code]

Un centre d’études tibétaines dénommé « Karma Migyur Ling », lieu d’étude et de pratique du bouddhisme, est situé sur les contreforts du Massif du Vercors à quelques kilomètres de Saint-Quentin entre les communes de Rencurel et d'Izeron[29].

Autres cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le commune fait partiellement partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[30].

Le secteur agricole[modifier | modifier le code]

En effet, la partie méridionale de la commune est couverte de noyeraies. Le noyer est un arbre de la famille des juglandacées qui est cultivé pour son fruit la noix qui se récolte à l'automne[31] mais aussi pour son bois.

Le secteur industriel[modifier | modifier le code]

Le secteur touristique et commercial[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Le château de Saint-Quentin sur Isère[modifier | modifier le code]

Les vestiges du château de Saint-Quentin

Dévasté durant les guerres de religion, les ruines du château fort de Saint-Quentin, datant du XIIIe siècle, domine le village. Les vestiges de bâtiment médiéval se trouvent au lieu-dit La Tour, est cité pour la première fois dans les hommages de André-Dauphin (1184-1237) aux archevêques de Vienne[32].

Du donjon médiéval aux murs épais, il ne reste plus que la façade nord jusqu'à une hauteur de trente mètres, la rendant encore visible depuis la route et la vallée. Deux baies sont encore visibles, par contre le crénelage a disparu avec le temps. L'ancienne enceinte est encore visible partiellement, dans l'environnement immédiat du château.

L'intérieur du Donjon, avec ses corbeaux, n'est pas visitable, mais on peut encore deviner que celui-ci possédait trois niveaux. Autour de cet ancien bâtiment, on peut encore découvrir les anciens fossés, ainsi qu'uen ancienne citerne[33].

Église Saint-Celse et Saint-Nazaire[modifier | modifier le code]

Église Saint-Celse et Saint-Nazaire

Les carrières de l'Échaillon[modifier | modifier le code]

Ces carrières communales, située à l'extrémité septentrionale du territoire communal et encore visibles aujourd'hui, ont fourni les matériaux du pont Alexandre-III et de certaines parties de la façade de l'Opéra de Paris de Charles Garnier. La Danse de Carpeaux, œuvre qui fut scandale en son temps (une bouteille d'encre fut même jetée contre le groupe sculpté), est taillée dans la pierre de l'Echaillon[34].

Article connexe : La Danse (Carpeaux).

On peut notamment lire dans les « Annales de l'industrie nationale et étrangère, ou Mercure technologique », dans son volume 16 et sa page 258, que « le marbre de Saint-Quentin est calcaire bleu ou gris, assez dur, qui prend un beau poli mais qui craint la gelée ». Cet annale indique également que « les côtés de la Cathédrale de Vienne et la sacristie sont pavés avec ce marbre »[35].

La distillerie Charles Meunier[modifier | modifier le code]

Située à l'entrée du bourg, la Distillerie Charles Meunier a été créée en 1809. Le bâtiment a été rénové en 1991. Des visités guidées sont prévues pour accueillir les visiteurs[36].

Maisons anciennes[modifier | modifier le code]

De vieilles maison datant du XVe au XVIIIe siècle dont la maison forte dite « de la Scierie » et la « maison du Canal des Scieries » parmi d'autres[32].

Patrimoine naturel et biodiversité[modifier | modifier le code]

Zone ENS Marais du Gouret

zone APPB, ENS & ZNIEFF, le marais du Gouret abrite une faune remarquable et notamment des Triturus cristatus (Tritons crêtes) espèce très sensible à la pollution et à la modification du milieu.

Patrimoine forestier[modifier | modifier le code]

À la suite d'un souhait émis par le conseil municipal consistant à mettre en place une zone forestière « se rapprochant des habitats naturels pour favoriser la faune en créant un corridor biologique entre les forêts alluviales de l'Isère », un projet de reboisement des rives de la rivière a été programmé par la mairie, afin de reconstituer ce manteau forestier dans ce secteur des berges et de lutter contre l'expansion de certains espèces végétales jugées invasives.

À la fin de l'année 2015, des habitants et des élus de la commune, accompagnés par les élèves d'une classe élémentaire de l'école et du personnel d'une entreprise en papeterie soutenant le projet, tous encadrés par le personnel de l'Office national des forêts, ont participé à la plantation de chênes pédonculés, de merisiers, d'érables près de l'Isère[37].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Georges Biron
Entrepreneur-carrier à l'Echaillon à la fin du XIXe siècle.
  • Antoine Mingrat.
Dans la nuit du 8 au , l'abbé Antoine Mingrat viole et étrangle dans son presbytère une de ses paroissiennes, Marie Gérin. Le corps de la jeune paysanne de 26 ans est retrouvé dans les eaux de l'Isère, en morceaux, le curé ayant séparé les jambes du tronc avec un hachoir et coupé le torse de manière oblique en deux parties à peu près égales. Le , la Cour d'assises de l'Isère le condamne par contumace à la peine de mort. Il est par contre acquitté du chef de viol car le séjour du tronc de la victime dans la rivière pendant une dizaine de jours a empêché les médecins experts de vérifier les traces de rapports sexuels récents.
L'ecclésiastique s'était, en fait, enfui en pays sarde, d'où il ne peut être extradé mais les autorités locales le font emprisonner dans la forteresse de Fenestrelle où il meurt en 1825[38].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Quentin-sur-Isère Blason De gueules à une fasce d'argent haussée et chargée de trois lys de sable[39].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site du PNRV, liste des communes du Parc
  2. Patrick Olivier Eliott, Vercors Safari-patrimoine, Édition la Fontaine de Siloé
  3. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016.
  4. Site France3régions, pages sur le pont Saint-Quentin-Tullins
  5. Site de l'INSEE, pages statistiques sur le logement en 2013
  6. Site Géoportail
  7. Site de la mairie de Saint-Quentin, page sur l'eau et l'assainissement
  8. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité.
  9. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance.
  10. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, errance, (ISBN 978-2-87772-369-5), p. 191
  11. Xavier Delamarre, op. cit.
  12. a b c d et e Saint-Quentin-sur-Isère Hier et Aujourd'hui, auto-édition de la Commune de Saint-Quentin-sur-Isère, juin 1994.
  13. Loi du 1er août 1905 sur les fraudes et falsifications en matière de produits ou de services
  14. Site des archives départementales de l'Isère, page sur les municipalités de canton de 1795 à 1800
  15. https://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/isere,38/saint-quentin-sur-isere,38450/
  16. « Accueil AFCCRE », sur le site de l'association française du conseil des communes de l'Europe (consulté le 26 août 2018).
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  21. Site de la Mairie de Saint-Quentin, page sur l'école maternelle
  22. Site de la Mairie de Saint-Quentin, page sur l'école primaire
  23. Site de la mairie de Saint-Quentin, page sur la santé
  24. Site de la Mairie de Saint-Quentin, page sur l'emploi
  25. Site de la mairie de Saint-Quentin, page sur la médiathèque
  26. Site du golf de Charmeil
  27. Site de la mairie, page sur la chaufferie municipale
  28. Site de la paroisse ND des Noyeraies
  29. http://www.montchardon.org Site du centre d'études tibétains de Montchardon
  30. Cahier des charges de l’appellation d’origine « Bois de Chartreuse », homologué par l’arrêté du 23 octobre 2018 publié au JORF du 31 octobre 2018, Bulletin officiel du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, n° 2018-46 (.PDF).
  31. (fr) « Réportages de FR3 : Gros plan sur un fruit de saison... », sur rhone-alpes-auvergne.france3.fr, (consulté le 16 septembre 2010)
  32. a et b Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), pp. 519-523
  33. Site de château overblog, page sur le château de Saint-Quentin
  34. Site du musée d'Orsday, page sur "la Danse" de J-B Carpeaux
  35. e-books google, les annales de l'industrie nationale..., 1820
  36. Site de la distillerie Meunier, page d'accueil
  37. Site de la mairie de Saint-Quentin, page sur le projet de reboisement
  38. Le curé Mingrat: viol et assassinat de Marie Gérin, Librairie anticléricale, , 216 p..
  39. Photo des armoiries de Saint-Quentin-sur-Isère. File:Saint-Quentin-sur-Isère Blason.jpg