Échevis

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Échevis
Échevis
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Intercommunalité Communauté de communes du Royans-Vercors
Maire
Mandat
Philippe Inard
2020-2026
Code postal 26190
Code commune 26117
Démographie
Gentilé Cavisiens, Cavisiennes
Population
municipale
51 hab. (2017 en diminution de 1,92 % par rapport à 2012)
Densité 4,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 01′ 41″ nord, 5° 23′ 06″ est
Altitude Min. 277 m
Max. 1 240 m
Superficie 11,11 km2
Élections
Départementales Canton de Vercors-Monts du Matin
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Échevis

Échevis est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Échevis est situé dans le Royans à 35 km à l'est de Romans-sur-Isère et à 6 km de Pont-en-Royans

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La vallée d'Échevis est resserrée entre deux reliefs montagneux.

Le sud de la commune est bordé par « Les Rochers d'Échevis », barre rocheuse qui culmine à 918 m.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est située dans la vallée de la rivière Vernaison, longue de 30 km qui finit sa course dans la Bourne à Pont-en-Royans.
Le principal affluent de la Vernaison est le Ruisseau des Lants qui descend des Rochers des Mines et ne dépasse pas 1,5 km de long.

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est accessible par route départementale RD 518.

La vallée d'Échevis est resserrée entre deux reliefs montagneux. La route est alors taillée dans la roche. Du côté de Sainte-Eulalie, cinq tunnels se suivent, ce sont les « Petits Goulets ». De l'autre côté, se trouvent les « Grands Goulets ». Taillés dans la roche entre 1843 et 1854, ils ont aujourd'hui été remplacés par un unique tunnel, plus long, à la suite de nombreux éboulements représentant un risque permanent pour les automobilistes[[refnec}}.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestations[modifier | modifier le code]

Dictionnaire topographique du département de la Drôme[1] :

  • 1236 : Eschavis (Chevalier : Not. sur Bouvantes).
  • 1345 : Echavis (voir aussi : Fillet : Echevis religieux, 62) (en ligne[2]).
  • XIVe siècle : mention de la paroisse : Capella de Eschavis (pouillé de Die).
  • 1404 : mention de la paroisse Saint-Michel : Cura Sancti Michaelis d'Eychavis (inventaire de Sainte-Croix).
  • 1449 : mention de la paroisse : Ecclesia de Eschaffino (pouillé hist.).
  • 1496 : Echavisium (Bull. arch., VI, 46).
  • 1516 : mention de la paroisse : Cura de Eschafinis (rôle de décimes).
  • 1551 : Eschevis (Combes, notaire à Saint-Martin-en-Vercors).
  • 1573 : Echevins (visite épiscopale).
  • 1590 : Eychevins (visite épiscopale).
  • 1613 : Eschaffins (visite épiscopale).
  • 1620 : mention de la paroisse : La cure d'Eschevins (rôle de décimes).
  • 1891 : Echevis, commune du canton de Saint-Jean-en-Royans.

Étymologie[modifier | modifier le code]

D'après M. de Coston, ce nom pourrait être formé par le mot latin cavus (qui désigne un lieu creux ou une cave) et du mot vis (qui désigne l'eau ou la rivière et qui pourrait être la Vernaison)[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des urnes en céramique de forme sphéroïdale ont été retrouvées dans de nombreuses tombes de la commune. Elles témoignent d'une ancienneté respectable à une époque où les urnes grossières en terre cuite étaient le mode d'inhumation le plus répandu[réf. nécessaire].

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

La seigneurie : la terre d'Échevis fait partie du marquisat de Pont-en-Royans appartenant à la famille Bérenger-Sassenage (voir Le Royannais)[1].

L'église d'Échevis fut détruite par la guerre avant le XVIe siècle. Elle est reconstruite dès 1626 sous la direction de Le Blanc, curé de la paroisse de Châtelus et Echevis. Avant 1676, il n'y avait qu'un seul curé pour les deux communes. En 1676, Louis Millou devient l'unique curé d'Échevis jusqu'à sa mort en 1706[2].

1688 (démographie) : 25 à 30 familles[1].

Avant 1790, Échevis était une communauté de l'élection et subdélégation de Valence, et du bailliage de Saint-Marcellin, formant une paroisse du diocèse de Die dont l'église était sous le vocable de Saint-Michel et dont les dîmes appartenaient au prieur de la Saône (Isère), qui présentait à la cure[1].

De la Révolution à nos jours[modifier | modifier le code]

Cette commune fait partie du canton de Saint-Jean-en-Royans depuis 1790[1].

En 1876, la mairie d'Échevis est reconstruite. Depuis cette date, et jusque vers 1882, cette maison abrita une école mixte, la salle de la mairie ainsi que le presbytère[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendance politique et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1981 ? Léon Borel    
mars 2001 2020 Claude Madern[3] DVD Artisan
2020 En cours Philippe Inard    

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[5].

En 2017, la commune comptait 51 habitants[Note 1], en diminution de 1,92 % par rapport à 2012 (Drôme : +4,12 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
219139155182195228228231209
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
217221221206192177153141117
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
110102105957660704553
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
464136473652605452
2017 - - - - - - - -
51--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête : premier dimanche d'octobre[8].

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Randonnées[8].

Santé[modifier | modifier le code]

Services et équipements[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

En 1992 : pâturages (ovins), pisciculture[8].

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'agriculture de la commune est encore active, avec la présence d'un pisciculteur, et de deux chevriers[9].

La Pisciculture des Truites de la Vernaison. Ouverte par Pierre Murgat, elle est aujourd'hui gérée par Jean-François Murgat. C'est une ferme aquacole artisanale où les transformations se font sur place. Elle propose un point de vente directe à Échevis ainsi que des livraisons à différents restaurateurs de la région. Elle offre des produits typiques de la région : truite fumée, truite arc-en-ciel ou truite fario, entières ou en filets, etc. En utilisant l'eau de la Vernaison, elle s'assure d'une eau pure et fraîche toute l'année[10].

Commerce[modifier | modifier le code]

  • La Guinguette du Pêcheur se trouve dans un cadre calme et verdoyant à proximité de la Vernaison. Le restaurant propose des spécialités régionales : truite fumée, gratin raviolé, caillettes, etc. La guinguette dispose aussi d'un étang de pêche à la ligne : truite fario, truite arc-en-ciel et saumon de fontaine. Le domaine propose aussi un ancien bateau rénové en aire de jeu ainsi qu'un circuit de chasse au trésors destiné aux enfants[11].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Station climatique d'été[8].

La vallée possède deux gîtes :

  • La Fontaine de Triol : « Gîte suspendu en haut de la vallée d'Échevis, aux portes du Vercors, entre Petits et Grands Goulets, dans un cadre naturel et apaisant. »[12].
  • Le gîte Paillette : « Au pied du massif du Vercors, avec vue sur les Grands Goulets, cette ancienne ferme en pierres apparentes est entourée de falaises, de pâturages et de forêts. Un torrent coule en contrebas et une fontaine dans la cour. »[13].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église du XVIe siècle[8].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Escutcheon to draw-fr.svg

Échevis possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e J. Brun-Durand, Dictionnaire topographique du département de la Drôme, Paris, Imprimerie nationale, (lire en ligne), page 130
  2. a b et c Louis Fillet (abbé, aumonier de la Trinité à Valence) (1840-1902), Echevis religieux, notice historique, Montbéliard, imprimerie P. Hoffmann, )
  3. Échevis sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 8 mars 2015).
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  8. a b c d e f g et h Michel de la Torre, Drôme, le guide complet de ses 371 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, (ISBN 2-7399-5026-8), Echevis
  9. agriculture
  10. « Les truites de la Vernaison », sur Drôme Tourisme (consulté le 30 avril 2019)
  11. « Restaurant La Guinguette du Pêcheur à Échevis », sur www.vercors-drome.com (consulté le 30 avril 2019)
  12. « Gîte - La Fontaine de Triol - Échevis », sur Gîtes de France (consulté le 30 avril 2019)
  13. « Gîte - Paillette - Échevis », sur Gîtes de France (consulté le 30 avril 2019)
  14. Inventaire du patrimoine géologique : résultats, Ministère de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer - DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, 24 janvier 2014 (mis à jour le 31 mars 2015), accès le 23 septembre 2016