Satolas-et-Bonce

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Satolas-et-Bonce
Mairie de Satolas-et-Bonce.
Mairie de Satolas-et-Bonce.
Blason de Satolas-et-Bonce
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton Canton de La Verpillière
Intercommunalité Communauté d'agglomération Porte de l'Isère
Maire
Mandat
Damien Michallet
2014-2020
Code postal 38290
Code commune 38475
Démographie
Population
municipale
2 317 hab. (2014)
Densité 138 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 41′ 39″ nord, 5° 07′ 52″ est
Altitude Min. 200 m – Max. 285 m
Superficie 16,8 km2
Localisation

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Liens
Site web satolasetbonce.fr

Satolas-et-Bonce est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Satolas-et-Bonce possède un climat de type semi-continental (Cfb sur la classification de Köppen : "climat tempéré chaud, sans saison sèche, à été tempéré") à influences méditerranéennes.

Les données suivantes ont été relevées à la station Météo France de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry :

Tableau climatologique de Satolas-et-Bonce sur la période 1976-2016
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,5 1,2 3,8 6,3 10,4 13,7 15,8 15,5 12,3 9,2 4,2 1,5 7,9
Température moyenne (°C) 3,4 4,4 8,1 11,2 15,4 18,9 21,2 20,7 17 13,1 7,4 4,2 12,1
Température maximale moyenne (°C) 6 7,8 12,6 15,8 20,2 24,1 27 26,5 22,2 17,1 10,4 6,8 16,4
Précipitations (mm) 52,4 47 53,6 69,8 77,8 63,9 65,5 63,5 86 98,3 92,7 58,2 828,9
Source : Infoclimat et Météo France
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
6
0,5
52,4
 
 
 
7,8
1,2
47
 
 
 
12,6
3,8
53,6
 
 
 
15,8
6,3
69,8
 
 
 
20,2
10,4
77,8
 
 
 
24,1
13,7
63,9
 
 
 
27
15,8
65,5
 
 
 
26,5
15,5
63,5
 
 
 
22,2
12,3
86
 
 
 
17,1
9,2
98,3
 
 
 
10,4
4,2
92,7
 
 
 
6,8
1,5
58,2
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation de ce lieu est très ancienne à cause de la position privilégiée en bordure du plateau, dans un système de petites collines, où se niche une pierre à cupule, témoin d'une occupation préhistorique.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Parti au 1) de gueules à une clef d'or, au 2) d'azur à trois étoiles d'argent ; le tout sommé d'un chef d'or à un dauphin vif d'azur, crêté, oreillé et barbelé de gueules, qui est du Dauphiné[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Par la loi no 67-1205 du 30 décembre 1967, la commune de Satolas-et-Bonce est amputée de parcelles de son territoire (365 hectares) au profit de celle de Saint-Laurent-de-Mure lors du transfert de cette dernière du département de l'Isère au département du Rhône, en vue de la construction de l'aéroport qui a porté le nom de Lyon-Satolas jusqu'au 29 juin 2000.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2014 M. Jean Besson    
mars 2014 en cours M. Damien Michallet UMP-LR Cadre supérieur[2]
Conseiller départemental depuis 2015
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 2 317 habitants, en augmentation de 12,2 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
932 907 1 082 1 254 1 283 1 273 1 300 1 416 1 333
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 309 1 244 1 191 1 149 1 188 1 115 1 087 1 050 971
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
895 865 822 776 745 703 605 627 677
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014 -
718 760 880 1 365 1 651 1 941 2 137 2 317 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Pierres à cupules
On note la présence de plusieurs pierres à cupules sur la commune. Deux sont répertoriées dans la base Isère. Ces pierres à cupules sont à rapprocher de celle de Chozeau : la Chaise du Seigneur.
Haut Bonce : depuis Satolas, traverser le Haut-de-Bonce en direction de l'aéroport. Après les derniers bâtiments, on voit des blocs erratiques volumineux dans le haut des prés sur la gauche de la route. Un chemin de terre relativement carrossable débute, le prendre sur 50 m puis prendre celui de gauche sur 150 m et à nouveau à gauche pour revenir sur le hameau sur 300 m : il mène tout droit à un gros bloc. Juste après, pénétrer dans la haie pour trouver cette pierre à cupule découverte vers 1970 (31 cupules selon la base Isère[7],[8]).
Serverieu : cette pierre à cupule découverte vers 1980 au lieudit Serverieu, dans les champs bordant le nord ouest du bourg de Satolas a été déplacé en bord de champs puis au château de Bonce (à l'entrée du bourg de Satolas) où elle trône actuellement sur une meulière. Elle présente 14 cupules[9].
Une troisième pierre se situe en limite du Haut Bonce à 500 m de la première, mais sur le territoire de Saint Laurent, dans le département voisin.
Eglise Saint Pierre et Saint Blaise
Construite sur un terrain donné par Mme de Bellescize en 1923.
Une cloche « Saint Jacques » datant de 1688 est mentionnée dans les archives en 1886, citant le curé en activité : le père Jean de Laude, et ses parrain et marraine (Pierre de Favre et Daele Giliberte de Rigot). Elle porte l'effigie de St Pierre et st Jacques et fait donc partie du patrimoine Jacquaire de la région, sans toutefois être rattachée à un chemin (départ le plus proche : Lyon).
Chapelle du Chaffard
Époque contemporaine, rénovée avec l'église en 2010. Son architecture est à rapprocher de l'église d'Edenville (Jullouville-50).
La croix de l'éperon
Calvaire sur l'antécime de la cote 271, dominant le bois de David et offrant une vue sur toute la vallée de la Bourbre. Elle est appréciée des photographes pour ses levés de soleil au dessus des bancs de brume de la bourbre, devant les collines de l'Isle Cremieu.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Henri Béraud

Henri Béraud, romancier et journaliste lyonnais. Il a publié entre 1926 et 1933 trois romans prenant pour cadre le village et les habitants de "Sabolas", inspirés de la vie du village de Satolas, et identifiés dans la bibliographie du romancier sous le nom de "cycle du pain".
Le premier, Le bois du templier pendu (1926), retrace les grandes étapes imaginées et romancées de l'histoire de ce village dauphinois. À la fin de celui-ci, émerge une famille de paysans dont on suit le destin des descendants dans les joyeux lurons de Sabolas (1932), puis Ciel de suie (1933).

Dans un autre roman, Au capucin gourmand (1925), c'est l'histoire d'un paysan du village de Bonce qui nous est contée.

Par ailleurs pamphlétaire d'extrême-droite, Henri Béraud sera condamné à mort à la Libération, puis gracié.

Henri de Bellescize

Henri de Bellescize, légende de la radiodiffusion, la TSF comme l’on disait alors, est l'inventeur en 1932 de la boucle à verrouillage de phase. Avant de s’éteindre à quelques encablures des pistes de l’aéroport Saint-Exupéry, Henri de Bellescize, officier dans la Royale, fut l’inventeur des ondes courtes et de la modulation de fréquence. « Cet officier a résolu tous les problèmes de communication qui se sont présentés à la Marine pendant la guerre »  lit-on dans la citation à l’ordre de l’armée qui lui fut décernée en 1916 avec la Légion d’honneur.

Pour le marquis Henri, né à Lyon le 26 décembre 1884, tout avait commencé lorsque, jeune officier de marine spécialisé en télégraphie, il était nommé en 1911 à Toulon avec mission de mettre au point de nouvelles installations. Alors que les ondes émises par la TSF de l’époque ne franchissaient guère plus qu’une dizaine de kilomètres, le lieutenant de vaisseau parvint à capter des émissions en provenance de Salonique où mouillaient plusieurs navires français. Rendu à la vie civile, Henri ne cessait d’améliorer sa trouvaille, se passionnant également pour les parasites atmosphériques qui troublent la réception des émissions radiophoniques. « Entre 1919 et 1935, ingénieur à la Générale de TSF, il multiplia les inventions. On lui doit l’oscillateur local permettant la stabilisation d’un récepteur et un circuit pour l’utilisation pratique de la piézo-électricité. Deux procédés que les appareils radio utilisent encore de nos jours. Auteur de plusieurs ouvrages techniques, Henri de Bellescize franchissait l’Atlantique en 1936, un voyage marqué par 15 inventions pour la télégraphie, la téléphonie et la modulation de fréquence, celles-ci étant acquises par la puissante firme RCA (Radio corporation of America). Après la Seconde guerre mondiale, lors de laquelle son savoir-faire fut mis à contribution par les alliés,  c’est un brevet de guidage par radio des fusées que signait le chercheur qui se fixait alors au château familial de Bonce où, veuf et sans descendance directe, il décédait en 1966.  Inventeur génial mais oublié aujourd’hui, il fut inhumé dans le cimetière de Satolas et Bonce aux côtés de Pierre, son père.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]