Beaurepaire (Isère)

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Beaurepaire
La halle et rue de la République en 1908.
La halle et rue de la République en 1908.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne
Canton Roussillon
Intercommunalité Communauté de communes du Territoire de Beaurepaire
Maire
Mandat
Philippe Mignot
2014-2020
Code postal 38270
Code commune 38034
Démographie
Gentilé Beaurepairois
Population
municipale
4 869 hab. (2014)
Densité 264 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 20′ 21″ nord, 5° 03′ 19″ est
Altitude 258 m (min. : 225 m) (max. : 315 m)
Superficie 18,46 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-beaurepaire.fr

Beaurepaire est une commune française située dans le Pays de Bièvre - Valloire, le département de l'Isère et la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rond point au niveau de la ZI des Fromentaux.

Beaurepaire est à 68 km de Valence, à 65 km de Grenoble, à 65 km de Lyon, à 30 km de Vienne et à 25 km de Roussillon.

Transports[modifier | modifier le code]

La Gare en 1913.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Beaurepaire est une villeneuve fondée en 1309 par le Dauphin de viennois par détachement de terres de la châtellenie de Moras[1].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Beaurepaire est une des premières communes d'Europe à avoir bénéficié de l'éclairage électrique. Dès 1883, un artisan-mécanicien, Louis-Michel Villaz, utilisa sa machine à vapeur de battage, une dynamo et des lampes à arc pour éclairer quelques rues de la ville. L'inauguration de l'équipement muni de lampes à incandescence Edison eut lieu le . Ce dispositif a fonctionné jusqu'en 1902. Un immeuble et une avenue de Beaurepaire portent le nom du pionnier Louis-Michel Villaz. Une fresque représentant l'éclairage des rues de Beaurepaire orne un mur à l'une des entrées de la ville.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Dans la nuit du au , sur le terrain clandestin Tanit un parachutage a lieu comportant des armes et des explosifs pour le maquis de Ratières[2]

Le , un parachutage de matériel que le Special Operations Executive destinait au maquis de Castellane tombe à Beaurepaire, à 200 km de sa destination[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1971 1977 Marcel Lugaz - -
1977 2008 Christian Nucci PS Enseignant - Député (1978-1982, 1986-1988)
2008 en cours Philippe Mignot PS Instituteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 869 habitants, en augmentation de 5,6 % par rapport à 2009 (Isère : 3,74 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 322 1 800 1 954 2 275 2 137 2 370 2 322 2 326 2 480
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 607 2 661 2 598 2 543 2 555 2 613 2 749 2 668 2 779
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 881 2 988 2 859 2 656 2 850 2 740 2 933 2 733 2 912
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2012 2014
3 132 3 583 3 666 3 793 3 735 3 839 4 360 4 676 4 869
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La place du Jeu de Paume en 1912.
Monument aux morts de la commune.
  • Maisons pittoresques (Moyen Âge et Renaissance)
  • Château de Barrin
  • Église en partie du XVe siècle
  • Maison dans laquelle s'est caché Louis Mandrin (1725 - 1755), le célèbre brigand et contrebandier dauphinois de l'Ancien Régime. Aujourd'hui détruite, cette maison qui se trouvait près de la Salle du Rocher a laissé place à un parking.
  • Château fort de Lestang du XIIe ou XIIIe siècle[8]

Évènements culturels[modifier | modifier le code]

  • Grande Vogue annuelle de 6 jours à la rentrée de septembre.
  • Brocante à la Gare chaque premier dimanche du mois.
  • Décembre: Marché de Noël.

Rencontres internationales du cinéma de Beaurepaire[modifier | modifier le code]

Chaque année, à la mi-octobre, la ville accueille les Rencontres Internationales du Cinéma de Beaurepaire, organisées par l'association Autour de l'Oron (l'Oron est la rivière passant sous Beaurepaire qui a donné son nom à la salle de cinéma qui reçoit le festival). À cette occasion, l'association invite des acteurs du Cinéma Français à venir présenter leurs derniers films, tels que.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Antoine Français de Nantes (1756-1836) : écrivain, haut fonctionnaire et homme politique français né à Beaurepaire. Député, pair de France (1831), il est connu pour ses chroniques fantaisistes dont le personnage central est « Monsieur Jérôme ».
  • Christian Nucci, né le à Sabra (Algérie), responsable politique, enseignant, maire de Beaurepaire de 1977 à 2008. Il a été député socialiste de l’Isère (1978-81), réélu en 1986, ministre de la Coopération et du Développement de 1982 à 1986. En mars 2008, il a cédé sa place de maire à son ancien premier adjoint, Philippe Mignot.
  • Marcel Lugaz, né le à Paris, décédé en 1998, instituteur puis directeur du CCB et CEG à Beaurepaire de 1943 à 1966, officier de la Légion d'honneur, officier des palmes académiques, maire de Beaurepaire (1971-1977), fondateur de plusieurs associations dont le club de tennis (1933).
  • Louis-Antoine Michel-Villaz, né à Tullins, Isère, en 1843, décédé à Beaurepaire en 1911. Pionnier de l'éclairage électrique, il est connu pour avoir installé l'un des tout premiers réseaux publics de France en éclairant sa commune de Beaurepaire dès le , date de signature officielle du contrat de sa concession avec la mairie. Sa tombe au cimetière de Beaurepaire présente un médaillon rappelant son souvenir. La commune l'a honoré par une avenue à son nom et une stèle où figure son buste réalisé par le sculpteur lyonnais Francisque Lapandéry. Une fresque à l'entrée de la commune rappelle ces faits. La commune de Tullins, dont il est originaire, a également honoré sa mémoire par un monument comportant son buste. Son fils Louis né en 1883 participa avec lui à la gestion du réseau beaurepairois et réalisa l'électrification de très nombreuses communes du Bas Dauphiné et de l'Ardèche (Saint-Agrève, Saint-Martin-de-Valamas…). Il est à l'origine de la SHED (Société Hydroélectrique de la Durance) ; enfin il conserva la concession de la commune de La Tronche près de Grenoble de 1929 jusqu'à la nationalisation de l'électricité en 1946-1947. La commune conserve précieusement son matériel électrique d'origine, notamment la locomobile à vapeur, une dynamo et divers souvenirs légués par la famille Michel-Villaz. Un projet de musée a été évoqué pour mettre en valeur ces souvenirs dont les Beaurepairois sont si fiers.
  • Le docteur Gaston Barbier a donné son nom au stade municipal.
  • Les de Barrin, vieille famille de Beaurepaire, sont toujours propriétaires du château situé sur les hauteurs de la ville.
  • Yves Payet-Maugeron est un écrivain local qui a publié plusieurs ouvrages sur le patrimoine de Beaurepaire ainsi qu'une nouvelle intitulée La Vie Cachée de Jeanne Sappey, vieille célibataire qui aurait légué sa fortune aux garçons de Viriville, Isère, afin qu'ils puissent chaque année faire une fête. [réf. nécessaire]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de l'Allemagne Auenwald  (Allemagne) depuis 1987[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nicolas Payraud, Châteaux, espace et société en Dauphiné et en Savoie du milieu du XIIIe siècle à la fin du XVe siècle, Thèse de doctorat d'Histoire, dirigée par Étienne Hubert, Université Lyon-II, Lyon, 2009, p. 195 [lire en ligne].
  2. http://archive.wikiwix.com/cache/?url=http://war.megabaze.com/page_html/012-Resistance-Parachuting&title=http%3A%2F%2Fwar.megabaze.com%2Fpage_html%2F012-Resistance-Parachuting
  3. Jean Garcin, De l'Armistice à la Libération dans les Alpes de Haute-Provence 17 juin 1940 - 20 août 1944. Chronique : essai sur l'histoire de la Résistance avec un prologue 1935-1940 et un épilogue 1944-1945, Digne : Imprimerie B. Vial, 1990. p. 248.
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  8. Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 668
  9. Annuaire des Villes Jumelées > Pays : _ > Région : RHONE-ALPES > Collectivité : ISERE, sur le site de l'AFCCRE, consulté le 15 novembre 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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