Saint-Romain-de-Jalionas

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Saint-Romain-de-Jalionas
La Mairie du 4e quart du XIXe siècle.
La Mairie du 4e quart du XIXe siècle.
Blason de Saint-Romain-de-Jalionas
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton Cremieu-Cremieu
Intercommunalité Communauté de communes de l'Isle-Crémieu
Maire
Mandat
Thierry Bekhit
2014-2020
Code postal 38460
Code commune 38451
Démographie
Gentilé Jalioromains et Jalioromaines
Population
municipale
3 172 hab. (2013)
Densité 232 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 45′ 27″ Nord, 5° 13′ 09″ Est
Altitude Min. 194 m – Max. 222 m
Superficie 13,65 km2
Localisation

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Saint-Romain-de-Jalionas

Saint-Romain-de-Jalionas est une commune française située dans le département de l'Isère, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont des Jalioromains et Jalioromaines.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Romain-de-Jalionas est située au nord du département de l'Isère en bordure du Rhône, qui marque la limite avec le département de l'Ain. Son site archéologique du Vernai à proximité de l'église témoigne d'une occupation humaine préhistorique. Des fouilles actuellement en cours ont mis au jour une villa gallo-romaine remarquable.

La superficie est de 1 365 ha, l'altitude moyenne de 200 mètres et environ 3 000 habitants peuplent la commune, qui a su conserver un caractère rural tout en offrant aux Jalioromains un centre commercial et un tissu associatif très diversifié (30 % de la population ayant moins de 20 ans). Des groupes scolaires primaire et maternelle accueillent 300 enfants qui bénéficient d'un restaurant scolaire.

Une zone artisanale de 10 ha se développe progressivement et offre des emplois sur la commune. Saint-Romain-de-Jalionas fait partie de la communauté de communes de l'Isle-Crémieu, mais bénéficie néanmoins de toutes les infrastructures des villes de Tignieu-Jameyzieu et de Pont-de-Chéruy situées à 2 km.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Actuellement, plusieurs voies départementales permettent une liaison avec les échangeurs autoroutiers de l'A43, de l'A42 et de l'A432 ainsi qu'un accès rapide aux grandes villes de la région : Lyon à 30 km à l'ouest, Bourg-en-Bresse à 50 km au nord, Chambéry à 85 km à l'est, Bourgoin-Jallieu à 25 km au sud, et l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry à 15 km à l'ouest.

Transports[modifier | modifier le code]

Saint-Romain-de-Jalionas est desservie directement par trois lignes du réseau Transisère :

Le chemin de fer à Barens (sous la neige en hiver).

Saint-Romain-de-Jalionas était autrefois desservie par le train, mais le chemin de fer de l'Est de Lyon qui reliait Lyon à Aoste via Crémieu, Saint-Hilaire-de-Brens, Soleymieu et Montalieu-Vercieu a été fermé au trafic voyageur le 31 décembre 1947.

Bien que la ligne 3 du tramway de Lyon ait été prolongée jusqu'à Meyzieu, la réutilisation de l'ancienne ligne entre Meyzieu, Pusignan, Pont-de-Chéruy et Crémieu est mal partie bien que cela soit souhaité par les collectivités concernées.

En effet, la ligne Rhônexpress qui relie la gare de Lyon-Part-Dieu à l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry en une demi-heure, s'est détournée de celle-ci afin d'éviter Pusignan pour des raisons économiques et pour ne pas mettre plus de temps que la ligne de bus qu'elle remplace, le Satobus.

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence de l'homme est attestée dès le Néolithique grâce à la découverte de matériel au bord de la rivière le Girondan (haches polies, céramique non tournée, ossements d'animaux).

Depuis toujours des populations se sont implantées en ces lieux pour en tirer profit ou en défendre l'accès. Les fouilles mettront au jour des haches et des pointes de flèches du Néolithique. Robert Royer découvre également des foyers de l'âge du bronze et des éléments de la vie quotidienne des Gaulois, attestant l'existence d'une ferme.

À l'occupation gauloise du site, autour de l'actuelle église, succède une longue période d'occupation romaine (jusqu'aux Ve et VIe siècles) où se développe une villa aux dimensions très importantes, qui constitue la pièce majeure du site archéologique du Vernay. Le site évolue progressivement, avec la transformation partielle de la villa en résidence mérovingienne incorporant une chapelle, qui servira de base à la construction de l'église actuelle, maintes fois remaniée. Malgré sa localisation en bordure de marécage, à l'écart de tout habitat, elle demeure le principal lieu de culte de la commune.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Thierry Bekhit DVD Fonctionnaire
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 3 172 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
383 395 383 511 501 510 528 592 630
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
683 668 600 578 603 587 590 574 556
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
516 539 552 560 563 543 423 506 533
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 -
601 659 1 179 1 816 2 461 2 749 3 067 3 172 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Deux écoles publiques sont à disposition des habitants : une école maternelle et une école primaire.

Le collège le plus proche est le collège Lamartine de Crémieu. Les lycées publiques les plus proches sont les lycées La Pléiade (Lycée général et technologique) et l'Odyssée (lycée professionnel) situés à Pont-de-Chéruy. Le lycée privée le plus proche est le lycée agricole Paul-Claudel à Crémieu.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le Brandon

Cette fête est célébrée chaque année, à l'occasion du 3e samedi du mois de mars.

Pour fêter l'arrivée du printemps, les enfants de l'école primaire se réunissent le mercredi avant le brandon, déguisés (un peu comme pour Halloween) et vont à la rencontre des habitants pour leur demander des œufs, du sucre, de la farine...

Avec ces produits sont réalisées gaufres, crêpes... Tout est vendu lors du brandon au profit du sou des écoles de la commune. Les enfants font également brûler monsieur Carnaval (grande poupée piquée sur une grande croix en bois).

La kermesse

La Kermesse est organisée par « le sou des écoles », avec de nombreuses activités : tir à la carabine, la boule à bill, le kart, château gonflable, poney, le casse-boîtes...

Les écoles font des spectacles, les élèves de la maternelle font le matin et les élèves de primaire font l'après-midi. Tout l'argent collecté pendant la journée est reversé au « sou des écoles » pour ensuite organiser des voyages scolaires pour les maternelles et primaires. Par exemple, les élèves de CM2 partent une journée au ski.

Les Jalionades

Se faisant en été (souvent vers fin juin), les Jalionades sont un rassemblement de personnes, allant de la primaire à la retraite, pour des épreuves sportives, pendant une journée. Elles sont organisées sous la forme de jeux olympiques où plusieurs équipes représentent des pays. Elles sont organisées par le comité d'animation de Saint-Romain-de-Jalionas.

Santé[modifier | modifier le code]

Saint-Romain-de-Jalionas possède un médecin généraliste ainsi qu'un cabinet dentaire au centre commercial le Girondan. Une pharmacie est également à disposition des habitants.

Les hôpitaux les plus proches sont ceux de Bourgoin-Jallieu, Décines-Charpieu et Ambérieu.

La commune se trouve à l'intérieur du périmètre concerné par le Plan Particulier d’Intervention (PPI) de la centrale nucléaire de Bugey. En février 2016, l'asociation SDN Bugey demande aux élus qu’un panneau avec le message « Zone à évacuer d’urgence en cas d’accident nucléaire majeur » soit installé définitivement dans cette commune[3].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux, monuments et traditions[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Romain et l'ancien presbytère[modifier | modifier le code]

L'église Saint Romain est la seule église du village depuis l'époque médiévale, et pleinement intégrée au site archéologique du Vernai. Elle a probablement été construite au 9e ou Xe siècle, puis au XIIIe siècle, un château appartenant au dauphin est accolé au mur nord. Le château est détruit lors des guerres entre le Dauphiné et la Savoie à une date encore inconnue.

En 1849, les parties hautes du clocher sont reconstruites par Hugues Quenin, tandis qu'une nouvelle nef orientée nord-sud est construite en 1875, réutilisant l'ancienne nef en transept.

L'église est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 12 mars 2010 [4]

L'ancien presbytère, situé dans le prolongement du transept de l'église, résulte de l'agrandissement en 1836 de l'ancienne cure, datée du XVIe siècle. Il est lui-même inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 12 mars 2010 [5]. Il est également propriété de la commune, et sert de local permanent pour les fouilles archéologiques.

Site archéologique du Vernay[modifier | modifier le code]

Le Site archéologique du Vernay, fouillé sporadiquement entre 1967 et 1985, puis régulièrement à partir de 1995, est le principal témoignage archéologique de la commune. La villa gallo-romaine, de dimensions extraordinaires, en fait un site exceptionnel pour la région.

Moulin du Peillard[modifier | modifier le code]

Le Moulin du Peillard existait déjà au Moyen Âge et on le retrouve sur la carte de Cassini au XVIIIe siècle. Il est possible de le visiter 4 fois par an lors de la Fête du Pain, la Fête des Moulins, les Journées du Patrimoine et la Fête du Goût organisées par les Amis du Moulin du Peillard.

Il est alimenté par le Girondan, affluent du Rhône, qu'on appelle également le Girondin sur les cartes de l'ONEMA. On peut voir sur la place du village, au niveau du pont, le barrage mobile qui permet d'alimenter en eau le moulin. Un système ingénieux qui ne prend que la hauteur de 70 cm d'eau sur la rivière et laisse passer le surplus par dessus : on parle de déversoir. Le principal avantage est de ne pas avoir à le relever en cas de crue, car l'eau passera par dessus. Si on le lève quand même, alors on amplifie la crue... En réalité le barrage est relevé simplement pour le nettoyage.

En dehors des 4 visites, le hameau du Moulin du Peillard est un lieu de promenade agréable les dimanches ensoleillés.

Situé rue des Moulins, à côté de l'étang, on y accède à partir de la place du Village (en suivant le panneau « Le Moulin du Peillard »).

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Romain-de-Jalionas Blason D’azur à la barre rocheuse d’or en fasce mouvant des flancs, sur une terrasse de sable, à la tour crénelée de quatre pièces d’argent, ajourée de sable, à dextre, et au clocher aussi d’argent, essoré de gueules, ajouré et croiseté aussi de sable, à senestre, les soubassements des deux édifices sommés d’une double corniche ouverte du même, à la filière de gueules brochant sur ces soubassements, à l’amphore romaine du même, sa base mouvant de la pointe de l’écu et brochant entre les deux monuments sur la filière, chargée en chef sous le col de l’inscription « VILLA LVCINIVS » en lettres capitales de sable ordonnées sur deux lignes en arc soutenues d’un dauphin aussi d’or.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Guillaumet, Les Tumulus de Saint-Romain-de-Jalionas. Premières observations', Paris, 1988, p. 220-230.
  • Jean-Paul Guillaumet, Les Tumulus de la fin de l’Âge du Bronze de Saint-Romain-de-Jalionas (Isère), à paraître dans les suppléments à la Revue archéologique de l’Est (actes du XXXe colloque international de l’AFEAF, Saint-Romain-en-Gal/Vienne, 2006)
  • Isère Magazine, juin 2009, n°101, p. 36
  • François Favory (dir.) et Anne Vignot (dir), Colloque international AGER V, tenu à l'université de Franche-Comté, 19 et 20 sept. 2000
  • Nikola Piperkov et Jérôme Spitz, "Le Moulin du Peillard. 500 ans d'Histoire, Amis du Moulin du Peillard : Saint Romain de Jalionas, juin 2014.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2008, 2013.
  3. http://www.ledauphine.com/isere-nord/2016/02/24/sortir-du-nucleaire-veut-plus-de-transparence
  4. « Eglise paroissiale Notre-Dame, puis Saint-Romain et château delphinal », base Mérimée, ministère français de la Culture
  5. « Presbytère », base Mérimée, ministère français de la Culture