Le Grand-Lemps

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Le Grand-Lemps
Le Grand-Lemps
Entrée du centre-ville du Grand-Lemps
Blason de Le Grand-Lemps
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton Canton du Grand-Lemps
Intercommunalité Communauté de communes de Bièvre Est
Maire
Mandat
Nicole Berton
2014-2020
Code postal 38690
Code commune 38182
Démographie
Gentilé Lempsiquois, Lempsiquoise
Population
municipale
3 096 hab. (2016 en augmentation de 5,09 % par rapport à 2011)
Densité 240 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 23′ 57″ nord, 5° 25′ 14″ est
Altitude 480 m
Min. 434 m
Max. 724 m
Superficie 12,9 km2
Localisation

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Liens
Site web www.legrandlemps.fr

Le Grand-Lemps (prononcé [ləgrɑ̃-lɛ̃s]) est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune, autrefois située dans la province du Dauphiné, est le chef-lieu du canton du Grand-Lemps. Elle est également adhérente à la communauté de communes de Bièvre Est, dont le siège est situé dans la commune voisine de Colombe.

Ses habitants sont dénommés les Lempsiquois[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Plan de la commune et des communes limitrophes

Situation et description[modifier | modifier le code]

La commune du Grand-Lemps est située dans la partie septentrionale du département de l'Isère, dans l'arrondissement de La Tour-du-Pin à l'est de la Plaine de Bièvre.

Il s'agit d'une petite agglomération d'un peu plus de 3 000 habitants, à l'origine essentiellement rurale, composée d'un bourg assez étendu, situé de part et d'autre de la ligne de voie ferrée Lyon-Grenoble et entouré de quelques petits hameaux, dans un paysage de plaine entourée de collines.

Le centre-ville (mairie du Grand-Lemps) se situe (par la route) à 80 km du centre de Lyon, préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes et à 40 km de Grenoble, préfecture du département de l'Isère, ainsi qu'à 315 km de Marseille et 549 km de Paris[2].

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est situé dans la partie orientale de la plaine de Bièvre-Valloire, une large vallée ouverte entre celle de l'Isère et le cours du Rhône et dont la forme régulière en auge à fond plat suggère une origine glaciaire, ce que confirme la présence de dépôts morainiques [3].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Longechenal Chabons Burcin Rose des vents
Bevenais N Colombe
O    Le Grand-Lemps    E
S
Sillans Izeaux

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune n'héberge aucun cours d'eau notable. Il existe cependant un plan d'eau situé au nord du territoire, l'étang du Grand-Lemps, qui est partagé avec la commune voisine de Châbons (voir chapitre Patrimoine naturel).

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Isère.

La région de Grand-Lemps et de la plaine de la Bièvre présente un climat de type semi-continental[4] qui se caractérise par des précipitations plus importantes en été qu'en hiver.

Les étés sont généralement chauds mais souvent marqués par de violents orages. Les hivers sont généralement assez froids et marqués par des gelées fréquentes, d'autant plus que le secteur resté très longtemps marécageux est souvent marqués par de nombreuses brumes matinales et des brouillards plus ou moins persistant durant les périodes froides.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Entrée du Grand-Lemps sur la RD73 a
La gare du Grand-Lemps.

Voies routières[modifier | modifier le code]

L'autoroute A48 qui relie l'agglomération Lyonnaise à celle de Grenoble passe à l'est de la commune, sur le territoire de la commune de Colombe. la RD73a permet de rejoindre la bretelle d'accès à cette autoroute.

Celle-ci est directement desservie par cette voie routière grâce à l'installation d'une bretelle d'accès qui est celle qui dessert l'agglomération de Rives.

La RD73 relie la commune du Grand-Lemps à la commune des Abrets-en-Dauphiné au nord et à la commune de Beaurepaire, au sud.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

La commune est située sur l'axe ferroviaire Grenoble-Lyon entre Rives (Isère) et Chabons. La gare du Grand-Lemps est desservie par les trains de les trains TER Auvergne-Rhône-Alpes Lyon Perrache / Bourgoin-Jallieu /Grenoble.

Chemins pédestres[modifier | modifier le code]

Article connexe : Via Gebennensis.

Le Chemin de Compostelle partant de la ville de Genève, en Suisse, recueille les pèlerins suisses et allemands se rendant à la ville espagnole et aboutit à la via Podiensis tout en se confondant, dans son parcours français avec le chemin de grande randonnée GR65. Le sentier suit le chemin des crêtes des collines qui dominent le lac de Paladru, puis le village de Colombe, avant de rejoindre le territoire du Grand-Lemps[5].

Sentier de grande randonnée (GR) n°65
Parcours

Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle / via Gebennensis + via Podiensis
Genève (Suisse) • Les Abrets - Valencogne - Le Grand-Lemps (Isère) • Le Puy-en-Velay (Haute-Loire) • Nasbinals (Lozère) • Conques (Aveyron) • Figeac (Lot) • Moissac (Tarn-et-Garonne) • Aire-sur-l'Adour (Landes) • Col de Roncevaux (Espagne)

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le centre-ville du Grand-Lemps

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le Grand-Lemps, village au centre très resserré et à l'origine rurale est situé au débouché d'une plaine agricole, mais celui-ci a fini par s'industrialiser au cours des deux derniers siècles et sa population est parvenu à dépasser les 3 000 habitants au début du XXIe.

La commune intervient dans tous les actes de constructions et d'aménagement sur son territoire et elle contrôle l'occupation des sols à l'appui de documents d'urbanisme, dont le plus important est le plan d'occupation des sols (POS)[6].

Logements[modifier | modifier le code]

Hameaux, Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux qui composent le territoire de la commune du Grand-Lemps, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[7].

  • L'Enfer
  • Vallée du Violet
  • le Gros Chêne
  • la Fayardère
  • le Château de la Poype
  • Pierre Paltout
  • la Combe Roudet
  • la Combe Brisard
  • la Lavanche
  • le Château Vieux
  • la Cave
  • la Sablière
  • les Champaudes
  • la Montagne
  • le Bouchet
  • les Prés Clos
  • les Vignes
  • la Maladière
  • les Sommes
  • le Rafour
  • la Vissandière
  • les Routes
  • les Bouliates
  • Bois de la Brosse

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune du Grand-Lemps est situé en zone de sismicité no 3, comme la plupart des communes de son secteur géographique, mais non loin de la zone no 4, située plus à l'est[8].

Terminologie des zones sismiques[9]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Autres risques[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Selon André Planck, auteur du livre L'Origine du nom des communes du département de l'Isère, le nom du Grand-Lemps dériverait du mot latin « limonus » qui désigne un lieu fangeux, boueux, que l'on retrouve dans le nom du lac Léman ou dans le mot « lemnacée » qui désigne la lentille d'eau[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le secteur actuel de la commune du Grand-Lemps se situe à l'ouest du territoire antique des Allobroges, ensemble de tribus gauloises occupant l'ancienne Savoie, ainsi que la partie du Dauphiné, située au nord de la rivière Isère.

Des barbares, les Burgondes, vinrent déranger cette période de calme. En 486, Clovis fonda le royaume des Francs qui, après la victoire de Vézeronce en 524 devinrent les maîtres de la région. Puis ce fut le morcellement de la terre, au VIe siècle, entre les envahisseurs et le début de la féodalité. Peut-être y eut-il eu ensuite le passage de quelques hordes sarrasines et de nouveau une période moins agitée sous le règne de Charlemagne dont l’empire, à sa mort en 843, fut partagé en trois, laissant la région sous la domination de son petit-fils, Lothaire.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, un château de terre se dressait sur la commune. Ce château transformé en château de pierre fut le chef-lieu du mandement du Grand-Lemps cité comme tel en 1107 dans le partage du comté de Sermorens[11].

Temps modernes et Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

En 2019, le Conseil municipal de la commune compte vingt-trois membres (onze femme et douze hommes) dont une maire, quatre adjoints au maire, treize conseillers délégués et cinq conseillers municipaux[12].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
? 1967 André Jouffrey    
1967 1983 Joseph Galloy SE  
1983 1995 Henri Arminjon DVD Conseiller régional
1995 2008 Michel Giraud SE  
2008 2014 Jean-François Perrin DVG  
2014 2017
(démission)
Didier Rambaud PS, puis LREM cadre
conseiller général (1998-2015)
puis départemental (depuis 2015)
Président de la Communauté de Communes
Sénateur
2017 En cours Nicole Berton PS Ancienne première adjointe

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec : Drapeau de l'Allemagne Dogern (Allemagne) depuis 1988[13]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[15].

En 2016, la commune comptait 3 096 habitants[Note 1], en augmentation de 5,09 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 7811 6801 7971 8531 8562 6622 1152 1742 220
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0702 0652 0791 9842 0422 0832 0631 9411 860
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 8481 8411 8301 7371 8322 0141 8361 6571 705
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 7591 7261 9862 1642 3642 3492 8022 9463 096
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune, située dans l'académie de Grenoble, héberge trois établissements scolaires dont deux liée à l'enseignement public :

  • l'école maternelle et école primaire publique située dans le bourg ;
  • le collège Liers et Lemps, présentant un effectif total de 665 élèves pour l'année scolaire 2018 - 2019[18] ;

ainsi qu'un établissement de l'enseignement privé, l'école privée maternelle et primaire Les Tilleuls.

Équipements culturels et sportifs[modifier | modifier le code]

La commune gère de nombreux équipements à caractère culturel et sportif telle que la salle polyvalente La Grange (elle présente une capacité de mille personnes pour un repas, quatre cents personnes pour un spectacle et cinq cents personnes pour un événement sportif). Il existe également un foyer municipal pour le théâtre et des réunions publiques (d'une capacité de deux cents personnes), l'espace Pierre-Bonnard (une ancienne école privée pour garçons ayant une capacité de cent personnes) et enfin la salle de l'ancienne mairie (avec une capacité de vint personnes).

Les équipements sportifs sont la Grange (basket-ball, volley-ball, hand-ball), le gymnase municipal (hand-ball, tennis de table, roller), le stade municipal avec deux terrains (football, rugby), les deux courts de tennis.

La commune héberge également une médiathèque intercommunale gérée par la communauté de communes.

Vie associative[modifier | modifier le code]

La ville compte de nombreuses associations, dont voici, ci-dessous, une liste non exhaustive.

  • Atelier de création, communication, espace social (ACCESS)
  • Animations organisées par la mairie pour les tranches d'âge 6−10 ans, 11−14 ans, 15−18 ans
  • FCPE – association des parents d'élèves de l'école publique
  • Sou des écoles publiques
  • Coco et Co, atelier théâtre
  • Cours de dessin
  • PNEC (groupe Nouvel Élan)
  • Hand Bièvre Terres Froides (HBTF)
  • Cyclo Loisir de la Bièvre - Grand-Lemps
  • RCLB Lempsiquois (rugby)
  • LCA Foot 38
  • TFB (basket)
  • Tennis de table lempsiquois
  • Tennis Club Le Grand-Lemps
  • Volley Club lempsiquois
  • Cyclo Bouliste Club
  • USTB La Bièvre (Twirling baton)
  • Association le Lempsichoeur (chorale)
  • Chorale pour enfants Les ptits polissons
  • Musique des Terres froides (orchestre d'harmonie et école de musique)
  • Association Virjules Tempo « danse et musique pour tous »

Événements[modifier | modifier le code]

  • Tous les ans, le troisième week-end de septembre, la fête de la Rosière avec l'élection de la reine d'un jour. Des animations sont proposées tout le week-end : concours de pétanque, tournoi de hand-ball, brocante, jeux pour enfants, vogue, défilé lumineux, feu d'artifice, bal gratuit, fleurissement de la tombe de Mlle Giroud qui est à l'origine de la Rosière, repas sur réservation, défilé avec char de la Rosière et associations, animation à la maison de retraite, couronnement de la Rosière et apéritif.
  • Fête de la musique.
  • « Vogue ».
  • Pucier de la dynamique commerciale lempsiquoise : une brocante et vide-greniers est organisée sur la place du Château tous les premiers et troisièmes samedis de chaque mois.
  • Manifestations organisées par le Sou des écoles publiques au cours de l'année : la soirée huîtres (fin décembre), la randonnée pédestre (fin mars), le pucier (début mai) et la plus importante, la fête des écoles avec jeux pour enfants, repas sur réservation et bal gratuit (fin juin).
  • Concerts des choristes du Lempsichoeur.

Traitement des déchets[modifier | modifier le code]

  • Le Grand-Lemps propose cinq points d'apport volontaire pour le tri des déchets : PAV de la rue de la Paix, PAV de la salle des fêtes La Grange, PAV du Combeau, PAV du parking de la Mairie, PAV du Stade.
  • La déchèterie se situe sur la commune de Châbons.

Médias[modifier | modifier le code]

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre dans son édition du Nord-Isère, chaque jour, y compris le dimanche, un ou plusieurs articles à l'actualité du canton et de la commune, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers et autres événements divers à caractère local.

Cultes[modifier | modifier le code]

La communauté catholique et l'église du Grand-Lemps (propriété de la commune) dépendent de la paroisse Notre-Dame de Milin qui comprend sept autres clochers. Cette paroisse est elle-même rattachée au diocèse de Grenoble-Vienne[19].

Économie[modifier | modifier le code]

Le maroquinier Hermès est le propriétaire de l'usine d'impression sur étoffes situé dans la commune[20].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La maison Dutruc (mairie) et le parc attenant XIXe siècle.
  • Le château et la grille Broquis XVIIe siècle.
  • Place du château.
  • Le beffroi XIVe siècle.
  • La maison de la famille Bonnard, dont le peintre Pierre Bonnard.
  • La fresque des illustres Lempsiquois.
  • Les halles.
  • L'église Saint-Jean-Baptiste.
  • Le moulin.
  • Motte castrale de la Poype, du XIe siècle[21].
  • Le château fort sur motte du Châteauvieux, de la fin du XIIe siècle[21].
  • Le château du Grand Lemps, bâti vers 1620[21].
  • Le château[22]
  • Le pavillon Dutruc (ancienne distillerie)
  • La commune est située sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, de Genève au Puy-en-Velay (via Gebennensis).

Le Grand-Lemps dans les arts[modifier | modifier le code]

  • Dans L’Après-midi bourgeoise peinte au Grand-Lemps en 1900 et exposée au Musée d’Orsay, Pierre Bonnard met en scène toute sa famille.
  • L'environnement de la commune favorisa la vocation artistique de Pierre Bonnard, le lyrisme romantique d'Alphonse de Lamartine ou encore la musique de Claude Terrasse.[réf. nécessaire]
  • Une fresque est peinte sur la façade aveugle de l'ancienne « maison Castro », à l'entrée ouest de la ville. Elle évoque l’histoire locale en représentant un estaminet dont l’enseigne est La Fée Verte parce que de l'absinthe était fabriquée au Grand-Lemps, des personnages peints sont habillés de soie tissée localement et au premier plan est représenté un rosier puisque la culture des roses est fréquente dans la plaine du Grand-Lemps. Les personnalités artistiques peintes ont été présentes au Grand-Lemps plus ou moins longtemps : ce sont Alphonse de Lamartine, Stéphanie de Virieu, Pierre Bonnard, Claude Terrasse, Alfred Jarry et Edouard Vuillard.

Patrimoine et tradition orales[modifier | modifier le code]

Langue régionale[modifier | modifier le code]

Carte linguistique du Dauphiné : Le dauphinois est un dialecte arpitan parlé dans le nord du Dauphiné

Historiquement, au niveau linguistique, le territoire du Grand-Lemps comme l'ensemble du pays de la plaine de Bièvre, se situe au nord-ouest de l'agglomération grenobloise et au sud-est de l'agglomération lyonnaise et donc dans la partie centrale du domaine linguistique des patois dauphinois, laquelle appartient au domaine de la langues dite francoprovençal ou arpitan au même titre que les parlers savoyards, vaudois, valdôtains, bressans et foréziens.

L'idée du terme, « francoprovençal », attribué à cette langue régionale parlée dans la partie centre-est de la France, différente du français, dit langue d'oïl et de l'occitan, dit langue d'oc, est l'œuvre du linguiste et patriote italien Graziadio Isaia Ascoli en 1873 qui en a identifié les caractéristiques, notamment dans le Grésivaudan, les pays alpins et la vallée de l'Isère, depuis sa source jusqu'à sa confluence avec le Rhône.

Article connexe : Dauphinois (dialecte).

  

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La Réserve naturelle nationale de l'étang du Grand-Lemps[modifier | modifier le code]

Panorama sur la zone naturelle de l'étang du Grand-Lemps depuis les hauteurs de Châbons

Le lieu-dit « le lac et tourbière du Grand-Lemps » est un site hébergeant un étang situé principalement sur la commune voisine de Châbons et pour une petite partie sur la commune du Grand-Lemps mais le site porte officiellement le nom de cette dernière.

Ce marais connaît un processus chimique de tourbification. Sur 53 ha de zone humide, seulement 7 ha sont en eau libre. Sa particularité qui est de regrouper en un même lieu une tourbière acide et une tourbière alcaline, en fait le lieu d'accueil d'une flore et d'une faune particulières et dignes du plus grand intérêt. Cette zone a été aménagée en réserve naturelle suite à un décret du [23].

La Réserve naturelle nationale de l'étang du Grand-Lemps classée réserve européenne[24]. C'est une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type I / Zone no 3800-7000.

Une visite commentée dénommée « 15000 ans d'évolution du paysage local » a été organisée lors des Journées du patrimoine en septembre 2018[25].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Grand-Lemps (Le) Blason De gueules au pairle en filet renversé d'or, accompagné en chef à dextre d'un clocher du lieu au naturel, à senestre de deux épis de blé accompagnés en chef d'une roue dentée surchargée d'une navette de tisserand posée en barre, le tout d'or, et en pointe d'un soleil non figuré d'or mouvant d'une silhouette d'usine d'azur, chargé des lettres G et L capitales enlacés de sable[26].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Nom des habitants des communes de l'Isère », sur habitants.fr (consulté le 9 juillet 2019).
  2. « Distances entre Le Grand-Lemps et les plus grandes villes françaises », sur Annuaire de la mairie (consulté le 10 juillet 2019).
  3. « Origine de la Bièvre-Valloire », sur geoglaciaire.net (consulté le 21 février 2019).
  4. Annick Auffray, Alain Brisson, Agnès Tamburini, Valérie Dziak, Véronique Maloisel, Sophie Martinoni-Lapierre, « Climat de la région Rhône-Alpes », sur rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 23 juin 2016).
  5. « GR65 Via Podiensis, chemin de St Jacques de Compostelle », sur gr-infos.com (consulté le 11 juillet 2019).
  6. « Urbanisme », sur Mairie du Grand-Lemps (consulté le 5 septembre 2019).
  7. « Cartes IGN », sur Géoportail.
  8. « Carte des zones de sismicité », sur Préfecture de l'Isère.
  9. [1]
  10. André Planck, L'Origine du nom des communes du département de l'Isère, L'atelier, (ISBN 2-84424-043-7), p. 98.
  11. Action thématique programmée en archéologie métropolitaine : « inventaire des fortifications de terre » (groupe Rhône-Alpes), Château de Terre : de la motte à la maison-forte - histoire et archéologie médiévales dans la région Rhône-Alpes, juin 1987-décembre 1988, p. 49.
  12. « Présentation du conseil municipal », sur Mairie du Grand-Lemps (consulté le 10 juillet 2019).
  13. « Annuaire des Villes Jumelées », sur AFCCRE (consulté le 15 novembre 2014).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. « Collège Liers et Lemps », sur Académie de Grenoble (consulté le 11 juillet 2019).
  19. « Fiche de présentation de la paroisse de Notre Dame de Milin », sur Diocèse de Grenoble (consulté le 9 juillet 2019).
  20. François Lamarre, « Usine d'impression sur étoffes du Grand-Lemps : rénovation d'un pré carré », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  21. a b et c Éric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 679.
  22. « Histoire du château du Grand-Lemps »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  23. « Décret n° 93-1331 du 22 décembre 1993 portant création de la réserve naturelle de l'étang du Grand-Lemps (Isère) », sur Légifrance.
  24. « Fiche sur l'étang et la tourbière du Grand-Lemps-Chabons », sur Réserve européenne.
  25. « Tourbière du Grand-Lemps », sur Journées du patrimoine (consulté le 3 mars 2019).
  26. « Mairie du Grand-Lemps ».

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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