Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs

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Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs
Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs
Hôtel de ville de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs en 2019
Blason de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Vienne[1]
Canton Bièvre
Intercommunalité Communauté de communes Bièvre Isère
Maire
Mandat
Liliane Dico
2019-2020
Code postal 38590
Code commune 38384
Démographie
Gentilé Stéphanois
Population
municipale
3 242 hab. (2016 en augmentation de 6,86 % par rapport à 2011)
Densité 174 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 59″ nord, 5° 21′ 00″ est
Altitude Min. 369 m
Max. 545 m
Superficie 18,61 km2
Localisation

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Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs
Liens
Site web www.ville-sesg.com

Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ville-siège de la communauté de communes du Pays de Bièvre-Liers jusqu'en 2014, Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs est désormais le siège d'une communauté plus importante dénommée communauté de communes Bièvre Isère.

Le territoire de la commune accueille l'Aéroport de Grenoble-Alpes-Isère, anciennement appelé Grenoble-Saint-Geoirs, qui dessert la ville de Grenoble et de nombreuses stations de sports d'hiver.

En 2018, la commune est labelisé « Ville Prudente », pour son engagement pour la prévention et la sécurité routières[2],[3]. Ses habitants sont dénommés les stéphanois (de Stéphanos, nom grec correspondant au prénom Étienne)[4].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et description[modifier | modifier le code]

Plan de la commune de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs

Localisation[modifier | modifier le code]

Située entre Lyon, Grenoble, Valence et Bourgoin-Jallieu, dans le secteur du Bas Dauphiné, en Isère, la commune s'est principalement développée dans la plaine de la Bièvre.

Depuis le , Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs est le siège de la Communauté de communes Bièvre Isère en raison de sa position centrale dans ce nouveau territoire et de sa proximité des grands axes de communication.

Son centre-ville se situe à 87 km du centre de Lyon, préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes et à 47 km de Grenoble, préfecture du département de l'Isère, ainsi qu'à 557 km de Paris (par la route)[5]. La ville se positionne à proximité de l'Aéroport de Grenoble-Alpes-Isère situé à 3 kilomètres du centre.

Description[modifier | modifier le code]

La commune présente un fort contraste entre sa partie ancienne et des faubourgs de construction plus récentes. Le bourg ancien présente un habitat assez resserré et se situe aux limites méridionales de la plaine de Bièvre au pied des derniers contreforts de la partie orientale du plateau de Chambaran, mais la cité s'est ensuite développée dans la plaine. Les principales zones commerciales et la zone aéroportuaire se situent, quant à elle, dans la partie septentrionale de la commune, reliées par une route à voies aux autres agglomérations de la région.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs
Saint-Hilaire-de-la-Côte Saint-Hilaire-de-la-Côte / La Frette Sillans
Brézins Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs Gillonnay
Saint-Pierre-de-Bressieux Saint-Geoirs Plan

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le bourg de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs vu d'un avion

Le territoire de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs est situé dans la plaine de Bièvre-Valloire, une large vallée ouverte entre celle de l'Isère et le cours du Rhône et dont la forme régulière en auge à fond plat suggère une origine glaciaire, ce que confirme la présence de dépôts morainiques [6].

Hydrographie et hydrologie[modifier | modifier le code]

S'écoulant depuis le plateau de Chambaran, le Rival est un ruisseau s'écoulant dans un axe sud-ouest sur le territoire communal. Il est rejoint par un petit affluent, la Coule[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Isère.

La région de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs et de la plaine de la Bièvre présente un climat de type semi-continental[8] qui se caractérise par des précipitations plus importantes en été qu'en hiver.

Les étés sont généralement chauds mais souvent marqués par de violents orages. Les hivers sont généralement assez froids et marqués par des gelées fréquentes, d'autant plus que le secteur resté très longtemps marécageux est souvent marqués par de nombreuses brumes matinales et des brouillards plus ou moins persistant durant les périodes froides.

Tableaux de températures[modifier | modifier le code]

Les relevés suivants ont été effectués à l'aéroport de Grenoble-Isère, situé sur le territoire de la commune, entre 1981 et 2010 :

Tableau climatologique de Grenoble - Aéroport de Grenoble-Isère sur la période 1981-2010 (records depuis 1940)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,2 −0,4 2 4,4 8,9 12 14,2 14 10,9 7,8 2,7 −0,1 6,3
Température moyenne (°C) 2,4 3,7 7 9,9 14,4 17,9 20,6 20,2 16,4 12,4 6,5 3,2 11,3
Température maximale moyenne (°C) 5,9 7,8 12 15,3 19,9 23,8 26,9 26,4 21,8 16,9 10,2 6,4 16,2
Record de froid (°C)
date du record
−27,1
03-01-1971
−19,4
05-02-2012
−18,2
04-03-1949
−7,9
08-04-2003
−2,3
01-05-1976
2,1
10-06-2005
4,8
18-07-1970
3,8
30-08-1986
−1,2
28-09-1972
−5,3
30-10-1950
−10,9
27-11-1971
−20,2
30-12-2005
−27,1
03-01-1971
Record de chaleur (°C)
date du record
17,3
10-01-2015
20,7
25-02-1991
25,3
22-03-1990
28
18-04-1949
31,3
24-05-2009
37
22-06-2003
38,3
26-07-1983
39,5
13-08-2003
33,6
05-09-1949
28,1
06-10-1977
24,8
01-11-1968
19,5
18-12-1989
39,5
13-08-2003
Ensoleillement (h) 95 111,7 169,8 183 219,2 255,4 289,8 255,5 193,1 137,5 84,5 71,6 2 065,9
Précipitations (mm) 61,3 51,6 66,3 83 104,1 75,2 59,3 67,2 105,7 105,8 87,7 67,1 934,3
Source : Météo France
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
5,9
−1,2
61,3
 
 
 
7,8
−0,4
51,6
 
 
 
12
2
66,3
 
 
 
15,3
4,4
83
 
 
 
19,9
8,9
104,1
 
 
 
23,8
12
75,2
 
 
 
26,9
14,2
59,3
 
 
 
26,4
14
67,2
 
 
 
21,8
10,9
105,7
 
 
 
16,9
7,8
105,8
 
 
 
10,2
2,7
87,7
 
 
 
6,4
−0,1
67,1
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Voici, ci-dessous, le tableau des températures minimales et maximales enregistrées durant l'année 2018 à Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs :

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc.
Température minimale moyenne (°C) −5,8 1,2 4,6 4,9 10,3 15,8 15,9 15,4 10,5 6,2 1,6 −1,2
Température maximale moyenne (°C) 2,7 13,6 17,5 19,1 19,6 29,2 28,8 28,6 21,7 20,5 10,2 5,1
Source : Climat de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs en 2017 sur linternaute.com, d'après Météo France.


Voies de communication[modifier | modifier le code]

Accès routier[modifier | modifier le code]

Triangle autoroutier formé par l'A7, l'A48 et l'A49

La ville de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs se situe au centre d'une triangle formé par les autoroutes A7, A48 et A49, la ville étant cependant plus rapidement accessible par l'A48, autoroute qui relie Lyon à Grenoble, grâce à la création d'une bretelle d'accès en voie rapide à chaussée séparée, la RD119 qui la relie à l'autoroute afin de desservir l'aéroport. Cette voie rapide prend fin, plus à l'ouest, sur le territoire la commune voisine de Brézins.

L'accès routier à la commune est également possible par l'ancienne route nationale 85 qui relie Lyon à Grenoble, puis en empruntant la RD154 (route de La Frette) en venant de Lyon ou la RD519 en arrivant par Grenoble (route de Beaucroissant).

La commune est également reliée à Saint-Marcellin par la RD515, à Saint-Siméon-de-Bressieux par la RD13, à Brézins par le RD 518 et à Vinay par la RD154

Transports publics[modifier | modifier le code]

Aérogarede Grenoble-Alpes-Isère

Aéroport[modifier | modifier le code]

L'Aéroport de Grenoble-Alpes-Isère est en grande partie implanté sur le territoire de la commune et plus particulièrement les trois terminaux voyageurs pouvant accueillir jusqu’à 1 million de passagers par an[9].

Autocars[modifier | modifier le code]

  • Au niveau de l'aéroport
L'aéroport est relié à la gare routière de Grenoble par une navette régulière de la compagnie Actibus[10], en correspondance avec l’ensemble des lignes Transisère et Transaltitude.
  • Au niveau du bourg et des autres secteurs
Pour un article plus général, voir Réseau interurbain de l'Isère.
Le bourg et ses environs sont reliés à la gare routière de Grenoble par plusieurs lignes régulières, dont :
la ligne 7300 du réseau interurbain de l'Isère, reliant Beaurepaire à Grenoble, aux arrêts Le Pailleret Gare routière ;
la ligne expresse 7320 du réseau interurbain de l'Isère, reliant Beaurepaire à Grenoble, à l'arrêt Parking relais Mandrin ;
la ligne 7350 du réseau interurbain de l'Isère, reliant La Côte-Saint-André à Voiron, aux arrêts Le Pailleret Gare routière ;

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune a beaucoup évolué durant les quarante dernières années. Après la création de nouveaux quartiers entre l'aéroport, créé en 1968, la municipalité conduit de nombreux projets afin de donner une certaine cohérence urbaine à la petite ville. Depuis quelques années, un vaste programme de rénovation du centre-ville a été mis en place[11] .

Hameaux lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Voici, ci-dessous, la liste la plus complète possible des divers hameaux, quartiers et lieux-dits résidentiels urbains comme ruraux qui composent le territoire de la commune de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, présentés selon les références toponymiques fournies par le site géoportail de l'Institut géographique national[12].

  • Ferme de Not
  • Aéroport de Grenoble-Isère
  • Vieilles routes
  • Bièvre sur le Veyer
  • le Veyer
  • la Croix Ferrier
  • les Bletons
  • les Biesses
  • Bissy et Bièvre
  • la Pierre
  • le Molard
  • le Combas
  • Saint-Martin
  • Revos Jaillet
  • le Grand Plan
  • le Petit Plan
  • la Daleure
  • les Apprets
  • Champ Chabert
  • Boizelot
  • Le Rival
  • Vulpin
  • le Paillier
  • Vernatel
  • les Treize Fontaines
  • Croix Rouge
  • Cours le Charrel
  • le Moulin Blanc
  • les Ayes
  • la Tannerie
  • Patouly
  • Cours le Mathais
  • Cours le Mornicant
  • la Barrière
  • Mas du Bottu

Logement[modifier | modifier le code]

Risques naturels et technologiques majeurs[modifier | modifier le code]

Risques sismiques[modifier | modifier le code]

La totalité du territoire de la commune de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs est situé en zone de sismicité n°3 (modérée), comme la plupart des communes de son secteur géographique[13].

Terminologie des zones sismiques[14]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 3 Sismicité modérée accélération = 1,1 m/s2

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs se décompose en deux parties.

La première, Saint-Étienne est certainement liée à Étienne, prédicateur juif du Ier siècle considéré a posteriori comme le premier diacre (protodiacre) et le premier martyr (protomartyr) de la chrétienté.

La seconde, « Saint-Geoire » pourrait faire référence à saint Georges (Georges de Lydda) un martyr chrétien légendaire qui aurait vécu au IVe siècle, connu pour avoir livré un combat acharné contre un dragon afin de sauver la fille d'un roi de la région de Beyrouth. Il existe cependant une deuxième hypothèse concernant cette première partie à l'instar du toponyme de Saint-Geoire-en-Valdaine, située dans le même département de l'Isère ou il serait question de Saint-Georges-de-Vienne, évêque de Vienne qui vécut au cours du VIIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour un article plus général, voir Histoire de l'Isère.

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Au début de l'Antiquité, le territoire des Allobroges s'étendait sur la plus grande partie des pays qui seront nommés plus tard la Sapaudia (ce « pays des sapins » deviendra la Savoie) et au nord de l'Isère. Les Allobroges, comme bien d'autres peuples gaulois, sont une « confédération ». En fait, les Romains donnèrent, par commodité le nom d'Allobroges à l'ensemble des peuples gaulois vivant dans la civitate (cité) de Vienne, à l'ouest et au sud de la Sapaudia.

Moyen-Âge et Temps Modernes[modifier | modifier le code]

Le portrait de Mandrin dans les prisons de Valence ou il fut exécuté en 1755

La maison natale du célèbre contrebandier de l'Ancien Régime (XVIIIe siècle) Louis Mandrin, fils de François-Antoine Mandrin, négociant marchand, est située sur la commune de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs. Elle fut construite en 1515[15] et est acquise par la famille Mandrin en 1644[16]. Louis Mandrin y naît le , mais il la quitte définitivement durant l'année 1752.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs en 1907.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Durant la période révolutionnaire, la commune est rebaptisée Marathon, mais celle-ci reprend son nom entre le Consulat et le Premier Empire[17].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

De 1938 à 1966, un terrain d'aviation créé par les militaires sert pour les militaires comme piste atterrissage puis de point de dépôt[18].

Un projet d'un nouvel aéroport pour La région grenobloise est lancé dans les années 1960, puis il se concrétise en décembre 1967, lors de la fermeture définitive de l'aéroport de Grenoble-Mermoz[19] et de l'ouverture au public de l'« aéroport de Grenoble-Saint-Geoirs » le .

À la fin du XIXe siècle les tissages Romain-Bonvallet s'installent sur la commune marquant ainsi le début de l'industrialisation du secteur. Durant la Seconde guerre mondiale l'entreprise fut spécialisée dans le tissage de toiles de parachutes[20].

La commune a hébergé jusqu'au milieu des années 1990 la principale usine de production des skis de la marque française Dynamic, puis l'entreprise autrichienne Atomic, aujourd'hui remplacée par un ensemble immobilier.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal compte vingt-trois membres (douze femmes et onze hommes) dont un maire, cinq adjoints au maire et dix-sept conseillers municipaux [21].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Scrutins locaux[modifier | modifier le code]

Scrutins nationaux[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle de 2017[22]
Candidat 1er tour 2e tour
Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs Ensemble de la France Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs Ensemble de la France
Emmanuel Macron 21,69 % 24,01 % 56,89 % 66,10 %
François Fillon 17,40 % 20,01 %
Jean-Luc Mélenchon 15,14 % 19,58 %
Marine Le Pen 29,93 % 21,30 % 43,11 % 33,90 %
Benoît Hamon 5,51 % 6,36 %
Votants 81,18 % 77,77 % 78,27 % 74,56 %

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Alexandre Gagneux Républicain Conseiller général du canton de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs (1910 → 1919)
Les données manquantes sont à compléter.
Alexandre Gagneux Républicain  
? Louis Guyonnet Rad. Médecin
Sénateur de l'Isère (1938 → 1941)
Conseiller général du canton de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs (1919 → 1940)
Les données manquantes sont à compléter.

(démission)
René Vette[23] RPR puis
DVD puis SE
Technicien supérieur des télécommunications
Conseiller général du canton de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs (1982 → 2015)
Vice-président du conseil général de l'Isère (1985 → 2001)
Président de la CC de Bièvre Toutes Aures (1994 → 2008)
Sénateur suppléant (1983-2001)
Officier de l'Ordre national du Mérite
[24]
(démission)
Yannick Neuder UMP-LR Cardiologue
Conseiller régional d'Auvergne-Rhône-Alpes (2015 → )
11e vice-président du conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes (2016 → )
Président de Bièvre Isère Communauté (2014 → )
[25] en cours Liliane Dico LR Administratrice
9e vice-présidente de Bièvre Isère Communauté
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[28].

En 2016, la commune comptait 3 242 habitants[Note 1], en augmentation de 6,86 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5191 5461 7251 8851 9442 0022 0511 9701 918
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 8901 8571 8441 8361 7711 7751 6831 6201 588
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 6151 6011 5701 3861 4171 3631 2831 2601 215
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1 2311 2091 6061 9092 1642 2402 5362 5753 152
2016 - - - - - - - -
3 242--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

École municipale

Rattachée à l'académie de Grenoble, la commune gère et administre une école publique, l'école primaire Les castors présentant une section maternelle et une section élémentaire[31] .

Équipement culturel[modifier | modifier le code]

Créée en novembre 1968, la bibliothèque intercommunale « Médiarêves » est une des bibliothèques du réseau Médiathèque de Bièvre Isère. Celle-ci a bénéficié de travaux d'agrandissement en 2015 et présente un catalogue unique de plus de 100 000 documents [32].

Équipement sportif[modifier | modifier le code]

Équipement sanitaire et social[modifier | modifier le code]

Établissements médico-sociaux de la Fondation Partage et Vie

La commune héberge deux établissements médico-sociaux situés sur un seul domaine géographique et gérés par la Fondation Partage et Vie. Cet ensemble est situé sur la route de Saint-Geoirs, au sud du territoire communal.

Il s'agit d'une maison de retraite médicalisée dénommée Le Moulin comptant 80 places[33] et d'un foyer d'accueil médicalisé dénommé Les Quatre jardins[34].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Internet

En 2014, la commune de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs a été récompensée par le label « Ville Internet @ »[35].

Presse régionale

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, chaque jour, y compris le dimanche, dans son édition de Chartreuse et Sud Grésivaudan, un ou plusieurs articles à l'actualité de la ville, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Article connexe : Le Dauphiné libéré.

Cultes[modifier | modifier le code]

Culte catholique[modifier | modifier le code]

La communauté catholique et l'église de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs (propriété de la commune) dépendent de la paroisse Saint Paul de Toutes Aures, avec onze autres communes de la région. Cette paroisse est rattachée au diocèse de Grenoble-Vienne[36].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Grenoble-Alpes-Isère, anciennement dénommé Grenoble-Saint-Geoirs est le principal pourvoyeur d'emplois de la commune et de la communauté de communes. On peut découvrir autour de cet aéroport, de nombreuses activités liées à son implantation tels que l'École nationale de l'aviation civile (anciennement service d'exploitation de la formation aéronautique - SEFA) réservé à la formation des instructeurs français, le centre de formation de la société AERALP. Le centre-école de parachutisme de Grenoble implanté sur l'aéroport de Grenoble-Isère[37]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Étienne est inscrite partiellement au titre des monuments historiques par arrêté du  ; l'ancienne chapelle située à l'est de la sacristie, avec ses peintures murales, est protegée[38].
  • La tour de l'ancien château delphinal (XIVe siècle).
  • La maison forte de Fassion, des XVe et XVIIe siècles, labellisée Patrimoine en Isère en 2011[39],[40].
  • La maison forte de Saint-Cierge, des XVe et XIXe siècles[40], ou Château Saint-Cierge, labellisé Patrimoine en Isère en 2019[41].
  • La maison natale de Louis Mandrin (XVIe siècle).
  • La maison forte de Varanin, du début du XIVe siècle, puis remaniée au XIXe siècle, maison de la mère de Mandrin[40].
  • La maison Cochet (XVIIe siècle).
  • Les vestiges du mur d'enceinte.
  • Les maisons en galets roulés.
  • Les halles couvertes.
  • L'étang de Chanclau, refuge LPO.

Espaces verts et fleurissement[modifier | modifier le code]

En mars 2017, la commune confirme le niveau « une fleur » au concours des villes et villages fleuris, ce label récompense le fleurissement de la commune au titre de l'année 2016[42].

Patrimoine et tradition orales[modifier | modifier le code]

Langue régionale[modifier | modifier le code]

Carte linguistique du Dauphiné : Le dauphinois est un dialecte arpitan parlé dans le nord du Dauphiné

Historiquement, au niveau linguistique, le territoire de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, ainsi que l'ensemble de la plaine de Bièvre et du Liers, se situe au nord-ouest de l'agglomération grenobloise et au sud-est de l'agglomération lyonnaise et donc dans la partie centrale du domaine linguistique des patois dauphinois, laquelle appartient au domaine de la langues dite francoprovençal ou arpitan au même titre que les parlers savoyards, vaudois, Valdôtains, bressans et foréziens.

L'idée du terme, « francoprovençal », attribué à cette langue régionale parlée dans la partie centre-est de la France, différente du français, dit langue d'oil et de l'occitan, dit langue d'oc est l'œuvre du linguiste et patriote italien Graziadio Isaia Ascoli en 1873 qui en a identifié les caractéristiques, notamment dans le Grésivaudan, les pays alpins et la vallée de l'Isère, depuis sa source jusqu'à sa confluence avec le Rhône. .

Article connexe : Dauphinois (dialecte).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs Blason D'or, à une palme de sinople posée en pal ; au chef d'azur chargé d'un dauphin d'argent[43].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.isere.gouv.fr/Publications/Salle-de-presse/Derniers-communiques/Les-limites-territoriales-des-arrondissements-du-departement-de-l-Isere-seront-modifiees-le-2017
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  3. F.M., Après Le Versoud, Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs décroche le label « Ville prudente », dédié à la sécurité routière, Place Grenet, 22 novembre 2018, accès le 22 novembre 2018.
  4. Site habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 21 février 2019
  5. Site annuaire mairie, page des distances entre Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs et les plus grandes villes, consulté le 19 février 2019
  6. Site geoglaciaire.net, page "Origine de la Bièvre-Valloire", consulté le 21 février 2019
  7. Site de la SIERM, page L'eau dans la commune : Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, consulté le 21 février 2019
  8. Annick Auffray, Alain Brisson, Agnès Tamburini, Valérie Dziak, Véronique Maloisel, Sophie Martinoni-Lapierre, « Climat de la région Rhône-Alpes », sur rhone-alpes.developpement-durable.gouv.fr, (consulté le 23 juin 2016)
  9. grenoble-airport.com, Aéronautique.
  10. Les navettes Ben's Bus, sur le site de l'aéroport, consulté le 21 février 2019
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  12. Site géoportail, page des cartes IGN
  13. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité
  14. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance
  15. « Maison de Mandrin à Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs », sur mandrin.org (consulté le 26 janvier 2017).
  16. Guy Peillon, Sur les traces de Louis Mandrin, Lyon, Editions Bellier, , 351 p. (ISBN 2-84631-129-3), p. 11.
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  22. Résultats sur le site de l'Express
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  27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
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  41. Édifices labellisés "Patrimoine en Isère" : la "cuvée" 2019., culture.isere.fr, accès le 2 août 2019.
  42. « Les villes et villages fleuris > Isère », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 7 août 2017).
  43. Armorial de Dauphiné, G. de Rivoire de la Bâtie, page 665. Sur le site internet de la commune de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs, une autre version du blason représente le dauphin contourné.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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