Maison de Sassenage

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La famille de Sassenage est une famille de la noblesse française.

Origines[modifier | modifier le code]

Famille parmi des plus illustres du Dauphiné de Viennois, c'est une des quatre baronnies[1] d'état de cette province. La Maison de Sassenage tire son nom de la terre de Sassenage dans le bailliage du Grésivaudan.

Selon certains, elle serait issue des Lusignan-Poitiers[2] (ces deux familles portent d'ailleurs les mêmes armes) ; selon d'autres, des comtes de Lyon et de Forez et donc de la fée Mélusine[3]. Ces hypothèses sont antérieures au Regeste Dauphinois et n'ont pas de base étayée par des documents probants.

Selon la seconde hypothèse, le premier de cette maison est Hector descendant de Girard, des comtes Forez, qui aurait aidé Isarn (949-v.990), évêque de Grenoble, à chasser les Maures de son diocèse. En récompense de ses services, Girard aurait reçu la terre de Sassenage et de Royans. Son petit-fils, Artaud III, eu 2 enfants dont Hector qui hérita de la terre de Sassenage et fut à l'origine de la première Maison de Sassenage. Le second, Ismidon, eut la terre de Royans et fut à l'origine de la Maison princière du Royans, reprise par alliance par Béranger, qui plus tard reprit les nom et armes de la première Maison.

La première Maison de Sassenage s'éteint vers 1350 en la personne de Béatrice de Sassenage. Par son mariage avec Aimard (ou Aimon) de Béranger, seigneur de Pont-en-Royans,[4], qui est tenu d'adopter le patronyme de l'épouse, apparait la seconde Maison de Sassenage. Dans son testament, le père de Béatrice a stipulé que si son fils venait à mourir sans postérité, ce serait aux descendants de sa fille de relever les noms et armes de sa famille[5]. C'est ainsi que la première Maison s’éteignit dans la seconde.
Au XVIIIe siècle, cette seconde maison de Sassenage s'allie à un rejeton d'une autre branche de la famille de Beranger (Beranger du Gua), ce qui donne la Maison Béranger-Sassenage. Pierrette Elisa de Bérenger, leur lointaine descendante au XXe siècle et dernière représentante des Béranger-Sassenage, lègue le château de Sassenage à la fondation qu'elle avait créée, la Fondation Bérenger-Sassenage[6].

La maison de Sassenage a été indépendante jusqu'en 1247[7], jusqu'à ce que François de Sassenage reconnut tenir en fief du Dauphin Humbert I, les terres de Sassenage.[8].

Armes[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Sassenage : Burelé d'argent et d'azur de 10 pièces, au lion de gueule, armé, lampassé et couronné d'or, brochant sur le tout.
Commentaires : Cimier : primitivement un lion naissant, puis un griffon puis une mélusine. Cri : Sassenage. Devise : J'en ay la garde du Pont.
Blason Blasonnement :
Béranger-Sassenage : Gironné d'or et de gueules (de huit pièces)[9]
Commentaires : Cimier : un lion issé au nat[10].

Titres[modifier | modifier le code]

  • Comte du Gua
  • Comte de Charmes
  • Marquis de Pont-en-Royans (1617)
  • Pair de France (1819)

Maisons[modifier | modifier le code]

Membres[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de Dauphiné, abrégée pour Monseigneur le Dauphin, Nicolas Chorier, 1674, 375p.
  2. Histoire des ducs de Bourbon et des comtes de Forez, Tome 1, Jean-Marie de La Mure, 1809.
  3. Histoire généalogique de la maison de Sassenage, branche des anciens comtes de Lyons et de Forests, Nicolas Chorier, 1672.
  4. Dictionnaire de la noblesse, M. de La Chenaye-Desbois, Tome XII, 1778.
  5. Armorial du Dauphiné, G. de Rivoire de La Batie, 1857, p. 684
  6. baladesenisere.com Le château de Sassenage
  7. Armorial du Dauphiné, G. de Rivoire de La Batie, 1857.
  8. Biographie du Dauphiné, Adolphe Rochas, Tome II, 1860
  9. Armorial historique de la noblesse de France, Henri James Gabriel de Milleville, 1843, p.28
  10. Armorial général, J.B. Rietstap, Tome I, reprint, 2003, p.170

Liens externes[modifier | modifier le code]