Plan-de-Baix

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Plan-de-Baix
Plan-de-Baix
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Die
Canton Crest
Intercommunalité Communauté de communes du Val de Drôme
Maire
Mandat
René Druguet
2014-2020
Code postal 26400
Code commune 26240
Démographie
Population
municipale
137 hab. (2015 en augmentation de 4,58 % par rapport à 2010)
Densité 7,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 48′ 48″ nord, 5° 09′ 59″ est
Altitude Min. 349 m
Max. 1 093 m
Superficie 19,39 km2
Localisation

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Géographie[modifier | modifier le code]

Le rocher du Vellan.

La commune se situe dans la partie méridionale du parc naturel régional du Vercors. Plan-de-Baix est dominée par le Vellan (la montagne du vent). Elle est entourée, à l'Est par la combe Rouffle qui alimente la chute de la Pissoire[1], au Sud par la vallée de la Gervanne depuis la chute de la Druise et à l'Ouest par la combe Large qui court du col de Bacchus à Brudoux. Les villes les plus proches sont Crest à 22 km et Valence à 42 km.

Communes limitrophes de Plan-de-Baix
Gigors-et-Lozeron Le Chaffal Omblèze
Plan-de-Baix Omblèze
Gigors-et-Lozeron Beaufort-sur-Gervanne Eygluy-Escoulin

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces de son histoire[2] remontent à l'âge de cuivre. Sur le Vellan, les Gaulois édifient un oppidum au côté du village originel, Baix (Baiæ) [3]. Les Romains entretiendront l'usage de ce lieu stratégique.
Au Moyen Âge le site accueille le château de Baix et un prieuré. Les vestiges du rempart et du fossé qui le longe sont encore apparents.
L'histoire de Baix est ensuite intimement liée à celle de l'abbaye de Léoncel fondée en 1137. Le territoire va être recomposé. Les terres hautes autour du Chaffal sont cédées à l'abbaye par Raynaud Brion de Baix, celles du Vellan sont mises en garenne. Le château de Baix abandonné est déclaré ruiné. Le village qui s'est installé sous le Vellan prend le nom de Baix-aux-montagnes.
Une nouvelle fortification, la Bâtie de Baix est édifiée sur le plateau. Elle prendra ensuite, au XIXe siècle, l'appellation de "Château de Montrond" du nom des derniers seigneurs du village, après leur départ.
Le nom de Plan-de-Baix (plateau-des-sources) apparait pour la première fois en 1446 dans le cartulaire de l'abbaye de Léoncel.
Lors de la seconde guerre mondiale, la compagnie Morin a structuré puis fédéré le mouvement de résistance des hommes du pays. Plan-de-Baix sera bombardée par l'armée nazi en juin 1944.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château de Montrond.
  • Le Vellan culmine à 953 m, c'est le site emblématique de Plan-de-Baix. Il offre au regard un panorama exceptionnel qui embrasse la région du Diois, les hauts plateaux du Vercors, les massifs de Glandasse (2 041 m), Saint-Pancrace et des Trois Becs (1 589 m), jusqu'aux plaines du Rhône. L'édification de la croix du Vellan date du XIXe siècle, elle est à l'origine en bois. Elle symbolise la fraternité entre catholiques et protestants. L'actuelle croix en fer de 11 m de hauteur est réalisée en 1934.
  • Le château de Montrond (propriété privée) du XIIe siècle a appartenu notamment aux familles, Baix, Cornillan et d'Arbalestier. Denis de Montrond ensuite reçoit la seigneurie de Plan-de-Baix en dot pour son mariage avec Esther d'Arbalestier en 1650. Actuellement caché sous de hautes futaies, le château est visible depuis le Vellan et la route d’Omblèze. Il est constitué d’une magnifique porte d'entrée, d'une imposante tour ronde surmontée de mâchicoulis. Il est agrémenté de grandes fenêtres à meneaux, d'une terrasse crénelée, d'un balcon sur deux niveaux et d’élégantes poivrières d’angles. Le bâtiment fut restauré au XVIIIe siècle et remanié au XIXe siècle.
  • L'église romane du XIIe siècle est contemporaine du château, elle remplace l'église Ste Agathe du Vellan.
  • Le temple actuel est construit en 1855. Il a succèdé à celui qui fut édifié aux origines du protestantisme, en 1611, à la mort d'Henri IV.
  • L'école publique, bâtie en 1906, symbole de la vitalité de la commune, est rénovée pour son centenaire en 2017.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours René DRUGUET SE Retraité
2011 2014 Christophe SARAYOTIS    
2008 2011 André CANNIE    
1989 2008 Anne-Marie DOMERGUE    
1982 1989 Maurice VIEUX    
1971 1982 Jean PASCAL    
1971 1971 Julien BOUCHET    
1953 1971 Germain REY    
1945 1953 Henri PASCAL    
1900 1945 Augustave SAUVAN    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2015 en augmentation de 4,58 % par rapport à 2010, la commune de Plan-de-Baix compte 137 habitants. À partir du XXIe siècle, le recensement réel des communes de moins de 10 000 habitants a lieu tous les cinq ans. Les chiffres antérieurs sont des estimations.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
750507533446512481470488478
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
451405405412394402372374320
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
300322293249218208192198145
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
123142125139123134143125137
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Paul Alexandre de Montrond[6], (1719-1804) - Dernier seigneur de Plan-de-Baix, conseiller du roi. Il est emprisonné à la Tour de Crest pour avoir laissé se tenir sur ses terres une assemblée de réformés. Il est ensuite, paradoxe de l’histoire, nommé Major de la Tour de Crest et de la ville. En 1791, il est à nouveau emprisonné à Crest. Il sera élargi après la chute de Robespierre.
  • Paul Daniel Alexandre de Montrond[6], (1746-1816) - Maire de Plan-de-Baix, lieutenant des volontaires du dauphiné. Il émigre suite à l'arrestation de son père.
  • Henri Flour de Saint-Genis[7], (1800-1869) - Archéologue, Administrateur des domaines et cofondateur de la « Société d'archéologie et de statistique de la Drôme ». C'est un descendant des Montrond.
  • André Lacroix, (1824-1910) - Instituteur, journaliste, paléographe, archiviste départemental de la Drôme et cofondateur de la « Société d'Archéologie et de la statistique de la Drôme ».
  • Michel Wullschleger[8], né en 1931, est Historien, mémorialiste. Il est notamment cofondateur des " Cahiers " de l'Abbaye de Léoncel[9].

Notes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]