Langue d'oïl

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On peut voir la distribution des langues d'oïl (à part le français) dans les nuances différentes de vert sur la carte

Historiquement la langue d'oïl, ou simplement oïl (prononciation : o-il [ɔ.il], ou-il [u.il], oui [wi], o-ille [ɔj][1]), est la langue romane qui s’est développée dans la partie nord de la Gaule, puis dans la partie nord de la France, dans le sud de la Belgique (Belgique romane) et dans les îles Anglo-Normandes, et qui était parlée au Moyen Âge[2]. Elle se confond dans un premier temps avec l’ancien français, qui englobe alors les différents dialectes d’oïl. L’unité de la langue prend fin au cours de la période du moyen français. Par la suite, les langues d'oïl constituent une branche de la famille des langues gallo-romanes formée par les langues issues des dialectes de cette dernière[3]. Cette branche du nord a conservé un substrat celtique plus important et a subi une plus grande influence du germanique que sa cousine occitano-romane du sud, la langue d'oc.

Terminologie[modifier | modifier le code]

Du latin médiéval romanice, signifiant « en langue vulgaire », la langue vulgaire apparait sous le nom de ronmanz vers 1125, et se retrouve sous la forme romans entre 1130-40, puis roman fin XIIe siècle[4]. La langue d’oïl était alors ainsi désignée, quoique ce terme s’appliquât également aux autres langues romanes.

L’appellation « langue d’oïl » semble en usage dès la fin du XIIIe siècle. Elle provient de la manière de distinguer les langues d’après la manière de dire « oui » (de « oïl » est issu le français moderne « oui ») qui devait être courante à cette époque[5]. Cet usage se trouve chez Dante[6], qui oppose deux groupes de langues à qui il reconnait une unité pour chacun d’eux :

  • celui dans lequel on dit « jo » (les langues germaniques) comprend plusieurs langues sans plus de détails,
  • l’autre (les langues romanes), d’après sa classification, comprend trois langues :
    • une dans laquelle on dit « oïl » (ancien français),
    • une dans laquelle on dit « oc » (occitan, incluant alors le catalan),
    • une dans laquelle on dit « sì » (langues d’Italie).

Le mot oïl provient du gallo-roman o-il (celui-ci), et, par suite, du latin hoc et ille, oc du latin hoc (ceci), et si du latin sic (ainsi).

Cependant, de même que la langue d’oc était rendue parallèlement par lingua occitana, la langue d’oïl était aussi nommée lingua gallicana en latin diplomatique[5].

La langue d’oïl est aussi appelée « français », ou « ancien français ». Ces désignations, bien qu’usuelles, peuvent s’avérer ambiguës dans la mesure où une variété d’oïl particulière a elle-même pris le nom de français. Pour désigner cette variété d’oïl sans confusion possible, elle est alors appelée « français standard ».

Le pluriel pour les langues d’oïl contemporaines est apparu en 1982, avec la création de l’association Défense et Promotion des langues d’oïl[7]. Cette dernière a ainsi précédé les linguistes, qui considèrent à présent comme effective la différenciation en plusieurs langues l'ensemble constituant ainsi une famille de langues. Toutefois, la littérature fournit aussi quelques exemples où elles sont présentées comme une même langue.[Lesquels ?]

Controverse : langue ou famille de langues ?[modifier | modifier le code]

Les langues d’oïl sont parfois considérées comme des dialectes du français[8], suivant la classification la plus traditionnelle de la linguistique romane, provenant elle-même d’une transposition de la situation linguistique médiévale à la période actuelle. Dans cette perspective, la langue d’oïl est alors employée au singulier, car elle est considérée comme une langue, formée de l’ensemble des variétés d’oïl. Ces dernières peuvent être considérées comme des dialectes d’oïl. Cependant, cette conception est problématique pour plusieurs raisons.

D’une part, le français devient alors un terme ambigu, renvoyant à la fois à une langue, la langue d’oïl, et à un dialecte particulier de cette langue, le français. Or ces deux définitions s’opposent chacune au statut juridique du français en France, qui n’est pas considéré comme un dialecte, mais seulement comme une langue, à l’exclusion des autres composantes linguistiques du domaine d’oïl.

D’autre part, l’intercompréhension a été définie comme un critère de définition des langues[9]. Et il a été relevé que l’intercompréhension n’était pas toujours effective au sein des composantes linguistiques du domaine d’oïl[10].

L’argument selon lequel les variétés d’oïl ne pouvaient constituer des langues distinctes parce qu’elles forment un continuum linguistique a également été avancé[11]. Cependant, le continuum linguistique est en réalité beaucoup plus important. Il s’étend, en effet, jusqu’à Lisbonne et Trieste[12]. Ce simple critère permettrait donc d’inclure également, entre autres, de par l’existence de parlers de transition, l’occitan, le catalan, l’espagnol et le portugais dans cette même langue. Par ailleurs, le continuum linguistique comme critère de définition d’une langue requiert la prise en compte des cas d’îlots linguistiques appartenant à des ensembles linguistiques plus vastes et se heurte aux cas de césures au sein d’un même ensemble linguistique.

Classification[modifier | modifier le code]

Traditionnellement, la classification des langues romanes est effectuée selon des critères géolinguistiques. Mais cette classification tend maintenant à être effectuée selon des critères strictement linguistiques.

Classification traditionnelle[modifier | modifier le code]

Selon la classification traditionnelle, les langues d’oïl se classent dans la famille des Langues romanes de la manière suivante :

Classification moderne[modifier | modifier le code]

Selon la classification moderne, les langues d’oïl se classent dans la famille des Langues romanes de la manière suivante :

Détail des langues[modifier | modifier le code]

Les langues d'oïl selon Henriette Walter (1988).
Les langues d'oïl selon Marie-Rose Simoni-Aurembou (2003).

Les langues d'oïl peuvent être regroupées d’après des critères linguistiques. Dans le cas de celles parlées en France, les regroupements peuvent être effectués à l’aide d’une indication géographique, cette dernière permettant de localiser l’aire linguistique concernée[13]. Ces langues sont,

En 2003, le linguiste Hans Goebl, de l'université de Salzburg, publie son analyse dialectométrique de 1421 cartes de l'Atlas linguistique de la France. Au niveau de l'analyse supra-dialectale (carte 20) il montre que le domaine d'oïl se divise en plusieurs groupes : 1/ picard-wallon, 2/ lorrain-franc-comtois-bourguignon-morvandiau, 3/ poitevin-saintongeais, 4/ tout le reste. A un niveau plus fin, celui de l'analyse dialectale (carte 22), les groupes se scindent : picard d'un côté et wallon de l'autre, bourguigon-morvandiau séparé du franc-comtois et du lorrain, le poitevin-saintongeais reste un bloc uni, le reste se scinde en deux : français-sud-champenois-berrichon d'un côté et normand-angevin-gallo de l'autre. Notons qu'à ce niveau d'analyse le groupe normand-gallo-angevin n'est toujours pas scindé mais le serait à un niveau plus fin encore ("carte" ou graphique 21) où les autres dialectes se scinderaient aussi à l'exception du wallon et du poitevin-saintongeais qui reste là encore un bloc uni[24].

La langue d'oïl comprend l'ancien français populaire de Paris du XVIIe siècle qui est l'ancêtre du français d'Europe et du français d'Amérique (sauf en ce qui concerne le français acadien, voir plus bas)[25].

Le français acadien aussi se rattache directement aux langues d'oïl, même s'il n'est pas une langue régionale de France. Le français acadien dont le point de départ des premiers locuteurs est géographiquement circonscrit à quelques villages du Loudunais, serait de ce fait une variété de la langue d'oïl dérivée de l'angevin selon les uns[26] sinon une variété à substrat poitevin[27].

Des variétés de normand (jersiais, guernesiais et sercquiais) sont parlées dans les Îles Anglo-Normandes et reconnues comme langues régionales par les gouvernements de ces îles (le jersiais et le guernesiais sont reconnus comme langues régionales des îles Britanniques par le Royaume-Uni et la République d'Irlande dans le cadre du Conseil britannique-irlandais).

Le wallon, le picard, le lorrain roman (appelé gaumais) (il existe aussi des dialectes lorrains germaniques) et le champenois sont reconnus en Belgique par la Communauté française en tant que langues endogènes depuis 1990.

Histoire[modifier | modifier le code]

La langue d’oïl est issue du gallo-roman, langue qui était parlée en Gaule du Ve au IXe siècle. Les quelques manuscrits en gallo-roman qui ont été conservés attestent que l’écart entre la langue parlée et langue écrite commence à être prise en compte au cours de cette période[28]. Ainsi, au VIIIe siècle un lexique de la Vulgate, dit glose de Reichenau, accompagne les mots posant des problèmes de compréhension de leur équivalent en langue vernaculaire, ce qui montre que l’écrit devient difficilement accessible, nombre de mots étant notamment sortis de l’usage. De même, en 813, le Concile de Tours décide que les prêtres doivent faire leurs sermons en langue vernaculaire pour faciliter leur compréhension. Enfin, en 842, un texte entier est rédigé en langue vernaculaire. Les Serments de Strasbourg, conclus entre les deux petits-fils de Charlemagne, Charles le Chauve et Louis le Germanique, constituent, en effet, le premier texte officiel conservé en gallo-roman.

La pièce considérée comme le premier texte littéraire écrit en langue d’oïl est la Cantilène de sainte Eulalie, datée de la fin du IXe siècle. Du Xe siècle, il ne subsiste que des notes fragmentaires sur Jonas, un court poème sur la Passion et un autre sur la vie de St Legier. Ensuite, c’est vers 1050 qu’est rédigé un écrit important, la Vie de St Alexis.

Les différences au sein de la langue d’oïl apparaissent très tôt. À ce titre, Roger Bacon note dans son Opus majus, écrit en latin médiéval à la fin des années 1260 : « En effet, les idiomes d'une même langue varient selon les individus, comme il arrive à la langue française qui auprès des Français, des Picards, des Normands et des Bourguignons varie de manière idiomatique. Et les termes corrects dans la langue des Picards font horreur aux Bourguignons, et même aux Français plus voisins… »[29]. Au départ, cette différenciation s’explique essentiellement des manières suivantes[30] :

  • l’instabilité de la situation politique et sociale joue plutôt en défaveur du conservatisme linguistique,
  • l’influence franque diversement marquée selon les territoires est un facteur d’évolution divergente,
  • la vie locale prédominante s’oppose d’autant plus à l’unformisation de la langue de par l’absence d’importants pôles de diffusion de la langue que consitueraient des grande villes et un gouvernement centralisé,
  • les diverses entraves et facilités de communication dues à la géographie naturelle et aux aménagements humains expliquent l’expansion ou non des innovations linguistiques et donc la répartition des traits linguistiques dans les différents parlers.

Cependant, à compter du XIIe ou XIIIe siècle, l’intensification des échanges entre les différents terroirs de langue d’oïl engendre une augmentation des emprunts entre les différents dialectes. Ces phénomènes favorisent l’intercompréhension et maintiennent une relative unité de la langue[31].

Pour la période médiévale, la langue d’oïl peut être divisée de deux manières[32]. Son aire linguistique est, en effet, constituée de quatre zones dialectales : armoricaine, burgonde, francienne et franque. Et la langue est composée de neuf dialectes : angevin (ancêtre de l’angevin, du gallo et du mainiot), bourguignon (ancêtre du bourguignon-morvandiau et du franc-comtois), champenois, francien (ancêtre du français), lorrain, normand, picard, poitevin (ancêtre du poitevin-saintongeais), wallon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. * 1. 1871 : traité complet de prononciation… (A.Lesaint) note 2, p. 210 « Langue d’oïl ou d’oil, d’ouil, ouyl , et d’oui (prononcez o-il, ou-il, oui,) nom donné, dans le moyen âge, à la langue que parlaient les peuples de la France habitant au nord de la Loire, et dans laquelle le signe affirmatif se prononçait oil, ouil, etc. La langue d’oui, dialecte qui se parlait au 13ͤ siècle, est postérieur à la langue d’oïl. » https://archive.org/stream/traitcompletde00lesauoft#page/210/mode/2up (ed.1890)
    ou :
    2. [ɔjl] introduit dans le courant du XXe siècle par mimétisation de l’anglais « oil »(petrole ou huile).[réf. nécessaire]
  2. Entrée « oïl » du Trésor de la langue française informatisé sur le site Analyse et traitement informatique de la langue française.
  3. Bernard Cerquiglini, linguiste, et alors directeur de l'Institut national de la langue française (C.N.R.S.), note, dans son rapport d’avril 1999, que « l'écart n'a cessé de se creuser entre le français et les variétés de la langue d'oïl, que l'on ne saurait considérer aujourd'hui comme des "dialectes du français" ; franc-comtois, wallon, picard, normand, gallo, poitevin-saintongeais, bourguignon-morvandiau, lorrain doivent être retenus parmi les langues régionales de la France ; on les qualifiera dès lors de "langues d'oïl", en les rangeant dans la liste. » (Cerquiglini 1999).
  4. Définitions lexicographiques et étymologiques de « roman » du Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales
  5. a et b Meyer 1889, page 11.
  6. Dans Vita nuova, vers 1293, pour « oc » et « si » ; dans De vulgari eloquentia, vers 1305, de manière plus complète.
  7. Abalain 2007, page 155
  8. Le Comité consultatif pour la promotion des langues régionales et de la pluralité linguistique interne, installé par la ministre de la culture et de la communication, Aurélie Filippetti, le 6 mars 2013, et présidé par Rémi Caron, Conseiller d’État, évoque dans les conclusion de ses travaux, remis à la ministre le 15 juillet 2013, « les langues d’oïl qui peuvent être considérées selon les points de vue, soit comme des langues à part entière, soit comme des variantes dialectales du français ». Voir : Rapport du Comité consultatif pour la promotion des langues régionales et de la pluralité linguistique interne.
  9. Martinet 1970, page 147.
  10. Offord 1996, page 80.
  11. Il est mis en avant par le linguiste Pierre Guiraud.
  12. Vàrvaro 2010, page 36.
  13. Le présent classement, exception faite des aménagements signalés en note, correspond à celui donné par Hervé Abalain (Abalain 2007, page 156).
  14. Hervé Abalain indique que « l’orléanais, le tourangeau […], le berrichon, le bourbonnais, le parler d’Île-de-France sont des variations d’une même langue devenue le fançais standard » (Abalain 2007, page 154).
  15. Le normand est ici placé dans un groupe à part afin de respecter son unité. Dans le classement pris ici en référence, le haut-normand figurait au nord et le bas-normand à l’ouest.
  16. Le franc-comtois figurait à l’est dans le classement pris ici en référence, mais y était placé un peu à part. Il se distingue, en effet, des autres langues de ce regroupement de par sa spécificité qui fait de lui une langue de transition vers l’arpitan.
  17. André-Louis Terracher, Université de Liverpool puis de Strasbourg, La rencontre des langues entre Loire et Dordogne, dans : Le Centre-Ouest de la France, encyclopédie régionale illustrée, 1926 : « Il suffit de parcourir les cent premières cartes de l’Atlas linguistique de la France de MM. Gilliéron et Edmont pour s’apercevoir que les parlers du Centre-Ouest (Poitou, Aunis, Saintonge et Angoumois) gardent, aujourd’hui encore et à les prendre d’ensemble, une indéniable originalité. »
  18. Jacques Pignon, Université de Poitiers, L’évolution phonétique des parlers du Poitou, 1960 : « Il est évident que l’évolution phonétique des parlers poitevins et celle des parlers saintongeais est à peu près parallèle. Ils constituent, à l’ouest du domaine gallo-roman, une aire originale où se rencontrent, d’une part, traits d’oc et traits d’oïl, de l’autre quelques développements particuliers, inconnus dans les provinces limitrophes situées au Nord et au Sud. ».
  19. Liliane Jagueneau, Univdersité de Poitiers, Les Traits linguistiques du poitevin-saintongeais, dans : La langue poitevine-saintongeaise : identité et ouverture, 1994 : « les points du domaine poitevin-saintongeais sont suffisamment proches dans l’analyse (distance linguistique faible) pour être considérés comme formant un ensemble cohérent. »
  20. Brigitte Horiot, CNRS et université Lyon-III, Les Parlers du Sud-Ouest, dans : Français de France et Français du Canada : Les parlers de l’Ouest de la France, du Québec et de l’Acadie, 1995 : «  La description linguistique du domaine de l’ALO met en évidence l’existence entre Loire et Gironde d’un domaine linguistique important, forgé par sa situation géographique et par son histoire, et dont la particularité est d’être une marche entre le Nord et le Midi, entre les pays bretons et la région du Centre. »
  21. Pierre Bonnaud, université de Clermont-Ferrand, La langue régionale, dans « Esquisse géohistorique du Poitou médioroman », 2006 : « Il est impossible de traiter séparément poitevin et saintongeais, mais ils sont à la fois solidaires et un peu distincts, tant dans leurs origines que dans leur évolution.»
  22. Hans Goebl, université de Salzburg, Regards dialectométriques sur les données de l'Atlas linguistique de la France (ALF): relations quantitatives et structures de profondeur, in: Estudis Romànics XXV, 2003, pages 59-121. Lire en ligne: : Dans cette étude le poitevin-saintongeais apparaît comme une unité aussi bien au niveau de l'analyse supradialectale (carte 20) que de l'analyse dialectale (carte 22).
  23. Après une éclipse entre 2007 et le 19 janvier 2010, le poitevin-saintongeais réapparaît dans la liste des langues de France, langues d'oïl, début 2010, dans le site web de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), service du Ministère de la Culture, sous le libellé suivant : « poitevin-saintongeais [dans ses deux variétés : poitevin et saintongeais] ».
  24. Hans Goebl, Regards dialectométriques sur les données de l'Atlas linguistique de la France (ALF): relations quantitatives et structures de profondeur, in: Estudis Romànics XXV, 2003, pages 59-121. Lire en ligne:
  25. Outre Lodge (2004), voir Robert Chaudenson, « Français d'Amérique du Nord et créoles français : le français parlé par les immigrants du XVIIe siècle », dans Les origines du français québécois, R. Mougeon et Édouard Beniak (ed.), Presses de l'Université Laval, 1994, p. 167-180 ; Yves Charles Morin, « Les sources historiques de la prononciation du français du Québec », dans Les origines du français québécois, R. Mougeon et Édouard Beniak (ed.), Presses de l'Université Laval, 1994, p. 199-236; Yves Charles Morin, « Les premiers immigrants et la prononciation du français au Québec », Revue québécoise de linguistique, vol. 31, no 1, 2002, p. 39-78;[1] Henri Wittmann, Grammaire comparée des variétés coloniales du français populaire de Paris du 17e siècle et origines du français québécois. Revue québécoise de linguistique théorique et appliquée, vol 12, 1995, pp. 281–334, réimprimé dans Robert Fournier & Henri Wittmann (ed.), Le français des Amériques, Presses Universitaires de Trois-Rivières, 1995.[2] ; Henri Wittmann, « Le français populaire de Paris dans le français des Amériques », Proceedings of the International Congress of Linguists (Paris, 20-25 juillet 1997), Oxford, Pergamon (CD edition), 1998, article 16.0416.[3]
  26. Henri Wittmann, « L'Ouest français dans le français des Amériques : le jeu des isoglosses morphologiques et la genèse du dialecte acadien. » L'Ouest français et la francophonie nord-américaine: actes du Colloque international de la francophonie tenu à Angers du 26 au 29 mai 1994, Georges Cesbron (éd.), Angers : Presses de l'Université d'Angers, pp. 127-36.[4]
  27. Jean-Michel Charpentier, « Le substrat poitevin et les variantes régionales acadiennes actuelles », Langue, espace, société: les variétés du français en Amérique du Nord, Claude Poirier (ed.), Presses de l'université Laval, 1994, pp. 41-67.[5]
  28. Pope 1952, pages 12 et 13 paragraphe 22.
  29. « Nam et idiomata ejusdem linguae variantur apud diversos, sicut patet de lingua Gallicana quae apud Gallicos et Normannos et Burgundos multiplici variatur idiomate. Et quod proprie dicitur in idiomate Picardorum, horrescit apud Burgundos, imo apud Gallicos viciniores. »
  30. Pope 1952, page 18 paragraphe 35.
  31. Abalain 2007, page 157.
  32. Lodge 2004, page 63.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Abalain, Hervé : 2007. Le français et les langues historiques de la France. Éditions Jean-paul Gisserot. 317 pages.
  • Cerquiglini, Bernard : 1999. Les langues de la France. Rapport au ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie, et à la ministre de la culture et de la communication.
  • Lodge, R. Anthony : 2004. A Sociolinguistic History of Parisian French. Cambridge University Press. 290 pages.
  • Martinet, André : 1970. Éléments de linguistique générale. Paris : Armand Colin.
  • Meyer, Paul : 1889. La langue romane du Midi de la France et ses différents noms. In: Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, Tome 1, No 1. Pages 1 à 15.
  • Offord, Malcom H. : 1996. A reader in French sociolinguistics. Applications in French linguistics, volume 1. Grande-Bretagne : Multilingual Matters.
  • Pope, Mildred Katharine : 1952. From Latin to Modern French with Especial Consideration of Anglo-Norman: Phonology and Morphology. Frome et Londres (Royaume-Uni) : Manchester University Press. 571 pages. Édition révisée. Première édition : 1934.
  • Vàrvaro, Alberto : 2010. Linguistique romane: cours d'introduction. Namur (Belgique) : Presses universitaires de Namur. 284 pages.

Documentation[modifier | modifier le code]

  • Joan-Pere Pujol, « Langues d'oïl et idiomes apparentés », Lacour, Nimes, 2005.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]