Gare de Meaux

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Meaux
Image illustrative de l’article Gare de Meaux
Entrée du bâtiment voyageurs.
Localisation
Pays France
Commune Meaux
Quartier Saint-Faron
Adresse Place de la Gare
77100 Meaux
Coordonnées géographiques 48° 57′ 29″ nord, 2° 52′ 25″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Service TransilienLigne P du Transilien
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Est à Strasbourg-Ville
Voies 4 (dont 1 en impasse)
Quais 1 latéral et 3 centraux (dont 2 fusionnés)
Transit annuel 7 641 211 voyageurs (2016)
Zone 5 (tarification Île-de-France)
Altitude 52 m
Historique
Mise en service
Correspondances
Marne et Morin (BUS) Marne et Morin 04 10

11 12 18 19 21 22

56 56sco 63 65 A B C

D E F G H I K N

Es Fs Ks Ns

Seine-et-Marne Express (BUS) SEME 02 18 20 69
CIF (BUS) CIF 704 711 777
TVF (BUS) TVF 8 9
Darche-Gros (BUS) Darche-Gros 03A 03B
Noctilien (N) N141 NOCTILIEN.png

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Meaux

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Meaux

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(Voir situation sur carte : Seine-et-Marne)
Meaux

La gare de Meaux est une gare ferroviaire française de la ligne de Paris-Est à Strasbourg-Ville, située sur le territoire de la commune de Meaux, dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France. Elle est proche du centre-ville, entre le canal de l'Ourcq et les berges de la Marne.

Mise en service le par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg, elle intègre ensuite le réseau de la compagnie des chemins de fer de l'Est.

C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains du réseau Transilien Paris-Est (ligne P).

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 52 mètres d'altitude, la gare de Meaux est établie au point kilométrique (PK) 44,135 de la ligne de Paris-Est à Strasbourg-Ville, entre les gares d'Esbly et de Trilport.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le choix d'un tracé de la ligne de Paris à Strasbourg passant par Meaux est décidé le [1]. Un premier train tracté par la locomotive no 55 « Ville de Meaux » circule le pour vérifier la ligne mais l'ouverture au service de la gare de Meaux par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Strasbourg, a lieu le 5[2] juillet 1849[3] lors de la mise en service commerciale de la section de ligne allant de la gare de Paris-Est à la gare de Meaux. Comme les autres gares de la ligne, elle est construite par l'État suivant les termes de la concession. Pour accélérer les travaux et faire quelques économies, le bâtiment voyageurs est une construction provisoire en bois[3]. La voie ferrée arrive par la rive droite de la Marne, rejoint la place Lafayette, aux abords de laquelle est établie la gare, puis prend le « cours Pinteville » avant de faire une grande courbe dans le « faubourg Saint-Faron » pour ensuite se diriger vers l'est et Trilport[4].

Le bâtiment voyageurs de 1890 et l'extérieur de la gare de Meaux vers 1900.

La section de Meaux à Épernay est mise en service le [3]. L'inauguration prévue initialement avant cette ouverture est finalement repoussée au [5]. Cette inauguration officielle a lieu en grande pompe en présence du premier président de la République française, Louis-Napoléon Bonaparte[5], qui embarque à h 30 dans le train inaugural qui l'attendait en gare de Paris-Est. Si toutes les gares sont pavoisées et regroupent un nombreux public sur les quais, seuls quelques arrêts sont prévus avant Épernay, notamment en gare de Meaux. À l'arrivée du train présidentiel, la foule est nombreuse et l'on note la présence des autorités locales notamment M. Paulze d'Ivoy[6], sous-préfet, et le maire de la ville M. Damoreau[6]. Une salve de 21 coups de canons est tirée par la garde nationale alors que le cortège quitte la gare pour la cathédrale Saint-Étienne, le parcours étant encadré par des militaires qui rendent les honneurs. Le prince président est accueilli sous le porche par Monseigneur Auguste Allou[6], évêque de Meaux. Après la messe, le cortège retourne en gare alors qu'est tirée une seconde salve de 21 coups par l'artillerie. Le monumental bâtiment voyageurs, qui remplace la gare en bois d'origine, est inauguré le [7].

Il s'agit d'un bâtiment symétrique de style néo-classique constitué d'un corps central à toiture mansardée (au milieu de laquelle se trouve l’horloge de la gare) dont les cinq travées du deuxième étage surplombent cinq arcades parmi lesquelles deux sont aveugles. De part et d'autre de ce corps central se trouvent deux ailes basses, à toiture à deux croupes, munies de huit travées à arc en plein cintre qui répondent aux arcades du corps central.

Entre fin 1910 et 1938, la gare a également été desservie par le Tramway de Meaux à Dammartin à voie métrique, qui utilisait la dénomination Meaux-Est en référence à la Compagnie des chemins de fer de l'Est avec laquelle elle établissait la correspondance. Les trains de voyageurs s'arrêtaient sur la place de la gare, alors que les trains de marchandises disposaient de deux gares distinctes : Meaux-Local pour le trafic local de la ligne, et Meaux-Transit pour le transbordement vers les wagons à voie normale. Jusqu'en début de l'année 1958, la section Meaux-Local - Saint-Soupplets a fonctionné comme embranchement de la Sucrerie centrale de Meaux-Villenoy (SIAMNA)[8].

Le bâtiment voyageurs de la gare de Meaux fait l'objet d'une rénovation en 2011 : la façade, le hall, la toiture, ainsi que les accès sont remis à neuf tout en conservant l'architecture existante. Cette rénovation s'accompagne d'une modernisation avec la mise en place de 37 écrans d'informations[9]. Les travaux sont estimés à un total d'environ 1,7 M€, pris en charge par différents acteurs (28 % par la Région, 36 % par la SNCF, 36 % par le STIF)[9]. Jean-François Copé, député-maire de Meaux, a participé à l'inauguration de la gare rénovée, le [10].

Depuis 2013, le Francilien commence à desservir la branche de Meaux de la ligne P, visant à remplacer progressivement les anciennes rames inox de banlieue (RIB)[11]. En 2016, il subsiste encore quelques rames RIB s'arrêtant à Meaux aux heures de pointe, en direction de la gare de La Ferté-Milon, ligne non électrifiée au-delà de Trilport.

En 2016, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare est de 7 641 211 voyageurs[12].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Un affichage « Infogare » similaire est disponible en gare de Meaux.

Gare SNCF du réseau Transilien, elle offre divers services[13] avec, notamment, une présence commerciale quotidienne, le guichet de vente de billets grandes lignes étant fermé les dimanches et fêtes, et des aménagements et services pour les personnes à mobilité réduite. Elle est équipée d'automates pour la vente des titres de transport (Transilien, Navigo et Grandes lignes) ainsi que d'un « système d'information sur les circulations des trains en temps réel ».

Une boutique de presse et un commerce sont installés en gare.

Accessibilité[modifier | modifier le code]

L'accès aux quais se fait par des portillions, disposés autour du bâtiment voyageurs et dans le passage souterrain principal. Le souterrain permet aussi de changer de quai. Les entrées se situent respectivement en face de la gare routière et sur la rue de la Chaussée de Paris. Ce passage permet de traverser les emprises ferroviaires afin de se rendre vers Villenoy ou d'accéder aux bus, sans devoir contourner la gare par la voie publique.

Un autre souterrain permet seulement le changement de quai.

Desserte[modifier | modifier le code]

Situation de la gare de Meaux sur la ligne P.

La gare de Meaux est desservie par les trains de trois axes :

  • Paris-EstChâteau-Thierry : trains directs entre Paris et Meaux, puis omnibus jusqu'à Château-Thierry ;
  • Paris-Est – Meaux : trains directs de Paris à Chelles puis omnibus jusqu'à Meaux ;
  • Meaux – La Ferté-Milon : trains omnibus, ayant pour certains trains un point de départ ou d'arrivée à la gare de Paris-Est (ils sont alors directs entre Paris et Meaux).

Ces trois axes font partie de la branche nord de la ligne P du Transilien (réseau de Paris-Est). La fréquence des dessertes est de deux à quatre trains par heure, sauf sur le tronçon Paris – Château-Thierry où elle est d'un à deux trains par heure.

Intermodalité[modifier | modifier le code]

La gare de Meaux représente un pôle important de correspondances, avec la proximité de la gare routière, en face du bâtiment voyageurs de la gare. Plusieurs réseaux de transports desservent le Pays de Meaux ainsi que les alentours, allant jusqu'à desservir des départements limitrophes pour certaines lignes.

Les bus sont stationnés pour la montée des voyageurs le long de quais, numérotés de A à R, tandis que la descente est devant le bâtiment voyageurs pour un accès direct au train.

La gare est desservie par les lignes 04, 10, 11, 12, 18, 19, 21, 22, 56, 56sco, 63, 65, A, B, C, D, E, F, G, H, I, K, N, Es, Fs, Ks et Ns de la société de transport Marne et Morin, par les lignes 02, 18, 20 et 69 du réseau de bus Seine-et-Marne Express, par les lignes 704, 711 et 777 de la société de transport Les Courriers de l'Île-de-France, par les lignes 8 et 9 de la société de transport Trans Val de France, par les lignes 03A et 03B de la société de transport Darche-Gros et, la nuit, par la ligne N141 du réseau Noctilien.

La gare dispose aussi d'un parc à vélo[13], et des parkings sont aménagés dans ses abords.

Projets[modifier | modifier le code]

À terme, il est prévu que la gare de Meaux devienne le terminus de la ligne E du RER en remplacement de l'actuelle liaison Paris – Meaux via Chelles. Cela permettra à la ville de Meaux de disposer d'un accès aisé à Paris, au cœur des pôles de correspondances de Magenta et d'Haussmann - Saint-Lazare. Le prolongement jusqu'à Meaux de la branche E2 de la ligne E, ayant actuellement son terminus en gare de Chelles - Gournay, est cependant tributaire de l'extension de la même ligne à l'ouest vers La Défense, en raison de la saturation du terminus provisoire d'Haussmann - Saint-Lazare. Compte tenu du calendrier prévisionnel du prolongement ouest, cette opération ne pourra pas intervenir avant 2020.

La gare de Meaux pourrait à l'avenir accueillir un transport en commun en site propre (TSCP) qui relierait la ville nouvelle de Marne-la-Vallée (probablement Val d'Europe) à Meaux. Ce projet, proposé par le SDRIF, verrait ce TCSP remplacer l'éventuel prolongement du RER A au-delà de Marne-la-Vallée - Chessy, compte tenu de sa saturation. Ce TCSP permettrait d'établir de meilleures relations entre la ville nouvelle de Marne-la-Vallée et la ville de Meaux. En revanche, l'éventuel prolongement de la ligne A du RER jusqu'à Esbly est demandée par la ville de Meaux et la ville nouvelle de Marne-la-Vallée, afin de créer une nouvelle interconnexion entre les lignes A et E.

À la télévision[modifier | modifier le code]

La gare est utilisée en 1996 par le tournage d'une scène de l'épisode Marie Gare de la série policière Quai n°1. On y voit le hall et le quai attenant au bâtiment voyageurs, où le commissaire Marie Saint-Georges (Sophie Duez) dételle la dernière voiture d'un train Corail juste avant le départ, où se trouve un voleur (alors seul passager) à appréhender.

Dans le film réalisé par Jean-François Richet, Ma 6-T va crack-er, sortie en 1997, une courte scène est tournée à la gare de Meaux, ou des jeunes caïds habitants dans une cité de la ville revenaient de Paris pour renter chez eux en sortant du train pour sortir via les couloirs souterrains lorsqu'ils se font interpellés par la police certains parviennent à fuir en courant d'autres non.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. René-Charles Plancke, Histoire du chemin de fer de Seine-et-Marne : tome I de la vapeur au TGV, édition Amatteis, Le Mée-sur-Seine, 1991 (ISBN 2-86849-105-7) p. 31.
  2. Charles Plancke indique que d'autres auteurs donnent le 10 juillet.
  3. a b et c René-Charles Plancke, 1991, p. 37.
  4. René-Charles Plancke, 1991, p. 35.
  5. a et b René-Charles Plancke, 1991, p. 38.
  6. a b et c René-Charles Plancke, 1991, p. 39.
  7. Site Topic Topos, Meaux Gare SNCF lire en ligne (consulté le 5 mars 2011).
  8. Jean-Claude Riffaud, « Le tramway de Meaux à Dammartin », Magazine des tramways à vapeur et des secondaires (MTVS) : revue trimestrielle encyclopédique du rail départemental, Gan (64), Éditions MTVS, no 45 « Le tramway de Meaux à Dammartin »,‎ , p. 1-50 (ISSN 0150-116X).
  9. a et b « La deuxième jeunesse de la gare de Meaux », sur www.iledefrance.fr (consulté le 9 juin 2016).
  10. « Inauguration de la gare de Meaux rénovée », sur Atome77 (consulté le 9 juin 2016).
  11. « LE FRANCILIEN INAUGURÉ SUR LA LIGNE P », communiqué de presse,‎ (lire en ligne).
  12. « Fréquentation en gares : Meaux », sur SNCF Open Data (consulté le 20 octobre 2018).
  13. a et b Site Transilien SNCF, Les gares Transilien : Meaux lire en ligne (consulté le 10 juin 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René-Charles Plancke, Histoire du chemin de fer de Seine-et-Marne, t. 1 : De la vapeur au TGV, Le Mée-sur-Seine, Édition Amatteis, , 511 p. (ISBN 2-86849-105-7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]


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Paris-Est
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Paris-Est
ou Terminus
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