Elne
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| Elne | |
Le logo de la ville |
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| Pays | France |
|---|---|
| Région | Languedoc-Roussillon |
| Département | Pyrénées-Orientales |
| Arrondissement | Perpignan |
| Canton | Elne (chef-lieu) |
| Code Insee | 66065 |
| Code postal | 66200 |
| Maire Mandat en cours |
Nicolas Garcia 2008-2014 |
| Intercommunalité | aucune |
| Coordonnées géographiques |
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| Altitudes | moyenne : 23m minimale : 0m maximale : 65m |
| Superficie | 21,29 km² (2 129 ha) |
| Population sans doubles comptes |
7 325 hab. (2006) |
| Densité | 344 hab./km² |
Elne (en catalan Elna) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Illibériens, en référence au nom antique de la ville, Illiberis.
Sommaire |
[modifier] Origine des Noms
Trois noms ayant des origines différentes sont attribués à Elne : Pyrène éventuellement, Illiberis et Castrum Helenae devenu Elne progressivement.
[modifier] Pyrène
Cette hypothèse de Pyrène comme plus ancien nom connu d'Elne est encore affichée dans le musée archéologique d'Elne. Elle est considérée par beaucoup d'auteurs comme périmée,
Quatre textes antiques sont à l'origine de l'idée que Pyrène était peut-être le nom qui avait précédé les deux autres.
- Un texte du savant grec Hérodote situe une cité de "Pyrène" vers les sources du Danube; mais la carte d'Europe qu'imaginait Hérodote a fait l'objet d'une reconstitution moderne; celle-ci montre l'hypothèse d'un Danube continu entre les Pyrénées où il naîtrait au milieu de sommets semblant aux sommets alpins coulant ensuite vers le Nord comme le font l'Aude, l'Ariège et la Garonne, et comme le font certains affluents majeurs du Danube à partir de hauts sommets des Alpes. Un tel Pyrène serait par exemple vers Foix et non vers Elne.
- Un texte du poète latin Rufus Festus Avienus vivant au IVe siècle av. J.-C.. Il parle d'une riche cité commerçant avec les grecs de Marseille. Il ne cite pas Illiberis, mais il cite Ruscino.
- Deux textes des auteurs romains Pline l'ancien et Pomponius Mela citent Illiberis, au Ier siècle av. J.-C., comme une ville n'ayant plus sa splendeur passée.
On comprend ainsi comment, sur ces seules bases, certains auteurs des années 1950-1960 ont pu faire l'hypothèse que le nom de Pyrène avait précédé celui d'Illiberis. Cependant la cité de Pyrène d'Avienus a fait l'objet de nombreuses autres hypothèses de localisations sur la côte; la moins contestée la situe à Collioure qui était incontestablement un port antique, où le commerce du fer a pu se faire. Mais Collioure qui reste très peu connu sur le plan archéologique pour qu'un lien certain soit fait.
De plus l'existence même d'une cité nommée Pyrène peut être contestée; le nom grec des Pyrénées dans l'oeuvre du géographe grec antique Strabon est aussi transcriptible en Pyrène; pour témoin de ce point, on a aussi la légende de la princesse Pyrène ayant donné son nom à la montagne faite de quelques gros rochers déplacés par Hercule pour faire une tombe à la princesse qu'il avait aimée.
A cela s'ajoute que le mot grec "polis" et le mot latin "civitas" désignent aussi bien une cité qu'une organisation territoriale locale beaucoup plus grande qu'une ville. On comprend ainsi qu'il y a danger qu'une mauvaise interprétation des textes prête à confusion.
D'ailleurs si on pense qu'Avienus parlait en fait d'un territoire habité des flancs des Pyrénées, plutôt qu'à une ville, les 2 textes citant soit-disant la ville, deviennent cohérents: les Pyrénées sont aussi bien près d'une source du Danube à la façon d'Hérodote, que près du port de commerce antique de Collioure [1].
[modifier] Illiberis
Ce nom est attestée au IIe siècle av. J.-C., par Tite-Live, qui indique qu'Hannibal y a établi son campement en 218 avant J.C. Illiberis semble alors un important oppidum. On a évoqué plus haut les deux autres citations antiques principales.
Le nom Illiberis lui-même pourrait signifier en ibéro-basque "ville nouvelle" de "iri" et "berri"[2]. Cette interprétation faite par des linguistes réputés depuis la 2e moitié du 19e siècle a eu des défenseurs pendant tout le 20e siècle. L'existence d'au moins 3 cités très distantes nommées "Illiberis" en latin (avec des orthographes proches) et devenues Auch, Elne et Grenade, était l'un des exemples de base pour argumenter cette hypothèse.
Une autre étude suppose que le nom pouvait signifier en langue celtique "collines au milieu des limons" ou "collines sécuritaires au milieu des limons"[3]. Ceci correspond parfaitement à la géologie des lieux dans l'Antiquité selon des études reprises dans l'Atlas de Catalogne du Nord du professeur J.Becat. De plus il se trouve que Auch et Grenade était aussi des collines avec des limons à leur pied. Comme d'ailleurs d'autres villages aux noms antiques semblables ("Ilumberri", "Lumbers").
L'interprétation de ces noms similaires de cités aux trois coins de la péninsule ibérique est un enjeu important pour les linguistes. Ce grand débat sur le nom d'Illiberis dépasse donc le cadre du présent site.
Aujourd'hui l'hypothèse de l'existence d'une langue substrat commun à l'ibère et au basque est très contestée; un des arguments est qu'on n'a jamais pu interpréter les mentions connues en langue ibère à l'aide de la langue basque. La seconde hypothèse a pour elle une idée admise aujourd'hui par divers auteurs : une population celtique ayant occupé toute l'aire concernée pendant au moins la fin du IIe millénaire avant J.C., avant d'être repoussée sur son flanc Est par des Ibères, venus d'on ne sait pas encore d'où, par la Méditerranée au Ier millénaire amenant au passage leur écriture d'inspiration fortement phénicienne [4].
[modifier] Castrum Helenae
Entre 328 et 350, Illiberis changea de nom pour devenir Castrum Helenae. On sait qu'un changement de nom de cité en vue est en général un acte politique; il ne peut donc s'agir que d'un nom en l’honneur de la mère de l’empereur Contantin 1er (mort en 337) , l’impératrice Hélène. Il y a de bonnes raisons possibles :
La présence hypothétique à Elne d'Anastasia, une demi-soeur de l'empereur Constantin 1er peut y avoir aidé [5]. Sans mention du nom de la ville entre la mort d'Hélène (328) et la première mention en 350, il n'est pas possible de dire quel empereur a pris une telle décision; serait-ce Constantin1er qui a voulu honorer sa mère, qu'il a très bien honorée par ailleurs, ou serait-ce l'un de ses 3 fils qui voulu faire cela vis à vis de sa grand-mère? De toute façon il y a simultanément à cet honneur une cause politique possible. On sait par des historiens que la relation faite par les chrétiens entre cette Hélène et un morceau de la Sainte-Croix, retrouvé à Jérusalem, trouve son origine dans les années 327-328 quand Hélène était honorée comme une sorte d'impératrice-mère; cette relation a participé à la sanctification d'Hélène plus tard. Hélène est devenue la source symbolique de l'évolution des empereurs vers la foi chrétienne
Et pourtant jusqu'à récemment ce changement de nom de la cité ne semble pas avoir été interprété comme le témoignage d'une puissante présence locale de chrétiens dès avant 350. Voir plus loin le paragraphe Histoire.
[modifier] Géographie
[modifier] Localisation
Elne est située dans la plaine du Roussillon, à 12 km au sud-est de Perpignan. La ville est à cinq kilomètres de la mer, juste au nord du Tech. Le territoire communal a aussi un accès à la mer. Il comporte en effet une étroite bande de terre, rurale et faiblement peuplée, le long de la rive gauche de la rivière d'abord, puis s'en éloignant un peu, pour atteindre le bord de mer, au lieu-dit Bocal du Tech, qui était autrefois l'embouchure de la rivière avant que celle-ci ne dévie.
La ville en elle-même est construite sur et autour d'une petite colline (haute de 65 mètres, siège de la cathédrale).
Cette colline est aujourd'hui au nord du Tech, elle fait partie d'une ligne de collines sur laquelle est aussi le vieux village de Saint-Cyprien. Dans l'Antiquité un bras du Tech (lieu-dit "Tec Vell") contournait ces collines par le Nord. Il y avait encore un pont au Moyen-Age comme l'atteste le lieu "Notre Dame du Pont" qui était situé près de là où aujourd'hui il y a le pont du chemin de fer sur la route de Bages.
Elne est entourée de paysages champêtres, vignes et cultures maraîchères. Ces cultures sont dans une plaine d'alluvions drainés dont on a prouvé qu'en certains endroits 2 ou 3 m d'épaisseur datent de moins de 2000 ans.
Elne a pour communes limitrophes : Palau-del-Vidre, Argelès-sur-Mer, Latour-Bas-Elne, Saint-Cyprien, Alénya, Corneilla-del-Vercol, Montescot, Bages et Ortaffa.
[modifier] Voies de communication
Elne est une étape dans l'axe routier et ferroviaire entre Perpignan et la côte Vermeille, et au-delà l'Espagne. La ville est ainsi desservie par la RD 914, et par la ligne de chemin de fer Perpignan - Portbou. Cet axe croise à Elne l'axe Thuir - Saint-Cyprien (RD 612). La commune est desservie par le chemin de fer (ligne de Port-Bou) : un service de TER la relie à Perpignan et à la côte Vermeille. De plus, une voie express (la RD114) assure le lien entre la ville et Perpignan, et le littoral au sud vers Argelès-sur-Mer et Collioure.
[modifier] Histoire
[modifier] La cité antique Illiberis
Des traces d'habitation remontent à la fin de l'Age du Bronze. Des habitats antiques ont été identifiés par les archéologues [6].
Cependant au moment du passage d'Hannibal en -218, on ne sait pas si la ville est peuplée d'Ibères, ou des descendants des Sordes cités par "Avienus", qui étaient un des peuples celtiques. On sait seulement qu'Hannibal doit aller à Ruscino pour négocier avec les chefs gaulois son passage vers le Nord afin d'aller d'abord jusqu'au Rhône. Mais cela ne préjuge en rien d'une hiérarchie entre cités. Il était normal de négocier de proche en proche près des limites des territoires où on rentrait avec une armée ( 80000 hommes, 20000 chevaux, 37 éléphants) qui traversait sans combattre. D'ailleurs le fait qu'il ait installé le campement de son armée à côté d'Illiberis fait supposer que probablement il avait déjà négocié ce campement avant de descendre des Pyrénées avec une autorité d'Illiberis.
On peut aussi penser que, vue la taille de son armée, il a dû l'installer le long du Tech en amont d'Illiberis et/ou le long de la Massane. Une partie des territoires actuel d'Ortaffa, de Brouilla, de Palau-del-Vidre, de Saint-André, et d'Argelès-sur-mer peut avoir été concernés, là où il n'y avait pas de marécages. Il y avait là la place de campement au bord des rivières pour l'eau nécessaire aux hommes et aux animaux, et de ce fait il y avait aussi des populations agricoles pouvant fournir de la nourriture, ainsi la présence de gibier dans les 3 grandes vallées des Albères toutes proches, et bien desservies probablement en prolongation de l'axe Salses-Ruscino-Illiberis [7].
Toujours est-il que cette ville est devenue un important centre romain de la Narbonnaise, dont on peut trouver de nombreux vestiges suite à des fouilles archéologiques, une des deux principales villes du Roussillon avec Ruscino, (aujourd'hui lieu-dit Château-Roussillon).
Dès lors qu'on rejette l'hypothèse de la "riche citée de Pyrène" qui précéderait l'époque d'une Illiberis aux revers de fortune telle que mentionnée par Pline l'ancien et Pomponius Mela, on peut voir une explication de ces revers dans la seule présence romaine en Roussillon après -118; cette présence pourrait avoir suffit à favoriser Ruscino comme les caractéristiques des vestiges romains de cette ville le montrent d'ailleurs. Mais cela ne dure que jusqu'aux environs de l'an 75, moment où Ruscino semble subir un revers à son tour, celui là très soudain. Cependant il n'y a pas d'évidence à ce que ce revers de Ruscino ait été favorable à Illiberis au IIe et IIIe siècle.
La ville connait un regain d'intérêt au IVe siècle, sous le règne de l'empereur Constantin Ier; sa famille y possède probablement une propriété[5].
D'ailleurs c'est à "Castrum Helenae" qu'alla se réfugier, et que fut tué en 350, un fils de Constantin 1er, l’empereur romain Constant, rattrapé dans sa fuite par les assassins envoyés par l’usurpateur Magnence. Le rapporteur de cet évènement dit qu'il fut sorti de force du temple chrétien où il s'était réfugié.
L'existence d'un temple chrétien en 350 et le changement antérieur du nom de la ville pour un nom célébrant une femme, sanctifiée plus tard par l' Église catholique peuvent être analysés comme deux indices importants d'une propagation du christianisme, au moins dans la cité d'Elne, dès la première moitié du IVe siècle. Il pourrait y avoir un lien entre le martyre d'Eulalie en 304 [8] qui a eu lieu non loin à Barcelone, et la dédicace de la cathédrale qui pourrait venir de l'église paléo-chrétienne; que celle-ci ait été au même emplacement ou nom.
[modifier] Un évêché médiéval
Après la chute de l’Empire romain en 476, les Wisigoths, maîtres de la région depuis les environs de 414, érigent la ville en siège épiscopal qui n'est attesté qu'en 571. La ville s'appelle alors Helenae. Le seigneur de la ville est l’évêque, sous la suzeraineté du Roussillon. Au XIe siècle, on édifia l’actuelle cathédrale Sainte-Eulalie-et-Sainte-Julie (les saintes patronnes de la ville) en remplacement d’une église plus ancienne. Entre le XIIe et le XIIIe siècle, les chanoines firent construire le cloître, tandis que la ville renforçait ses murailles, devenant ainsi une importante place forte — de nombreux vestiges de murailles subsistent encore de nos jours.
L'évêché d'Elne a été le lieu d'une série de conciles, réunis dans la plaine de Toulouges, dits "conciles de paix", car il prenaient place dans le mouvement de la Paix de Dieu. Ces conciles sont également désignés comme "conciles d'Elne / Toulouges" ou tout simplement "conciles de Toulouges". Le premier de ces conciles a été réuni par l'archevêque de Narbonne Guifred de Cerdagne en 1027 et c'est le premier à évoquer le concept de Trêve de Dieu, qui complète celui de Paix de Dieu. Des conciles se sont par la suite tenus dans la plaine de Toulouges en décembre 1041 et en 1065[9].
Ville du royaume d'Aragon, Elne subit au cours de son histoire de nombreux assauts. En 1284, lors de la croisade d'Aragon, la ville tomba lors d'un siège mené par Philippe le Hardi, roi de France, qui força les portes de la cathédrale et massacra les habitants. Elle fut également assiégée au XIVe siècle par Pierre III d'Aragon.
Après l'annexion du Roussillon par Louis XI, Elne se souleva contre les Français et fut à nouveau assiégée et prise en décembre 1474 [10];, et son capitaine Bernat d'Oms décapité. Cependant, comme le reste du Roussillon, la ville fut restituée à l'Aragon en 1493.
L’importance grandissante de la ville voisine de Perpignan, à partir du XIIIe siècle, commença à faire de l’ombre à Elne. Les évêques se mirent à résider plus souvent à Perpignan qu’à Elne, et en 1602 le transfert de résidence fut officialisé par le pape Clément VIII, bien qu'à l'heure actuelle encore, l'évêque résidant à Perpignan se nomme évêque d'Elne et de Perpignan.
[modifier] Elne moderne
Après le traité des Pyrénées de 1659 qui fixait la frontière aux Pyrénées, les murailles de la ville furent détruites, ce qui ne fit qu’accentuer son déclin. Il reste à l'heure actuelle quelques pans des murailles médiévales, ainsi que trois portes qui étaient par le passé des entrées de la ville. Elne est devenue par la suite un modeste bourg à prédominance agricole (vigne en particulier), qui garde néanmoins des traces de sa gloire passée au travers de vestiges tant romains que médiévaux.
Au XXe siècle, comme de nombreuses villes de la région (Collioure notamment), Elne fut un centre artistique important. Aristide Maillol y séjourna : son Pomone sert de mémorial de la Seconde Guerre mondiale. Étienne Terrus y avait un atelier où, avec Henri Matisse et André Derain, il lança le mouvement du fauvisme.
En 1939, en raison de la guerre civile espagnole, fut fondée la Maternité Suisse d'Elne dans le château d'En Bardou, initialement pour accueillir des jeunes mères espagnoles fuyant le franquisme. Fondée par l'infirmière de la Croix-Rouge suisse Élisabeth Eidenbenz, elle resta en activité pendant la Seconde Guerre mondiale, accueillant également des mères juives et tziganes. Plus de 600 enfants y sont nés avant d'être cachés, jusqu'à la fermeture du site par la Gestapo en 1944. La maternité est maintenant un musée et des livres (Les Enfants d’Elisabeth de Hélène Legrais, et en catalan La maternitat d’Elna d’Assumpta Montella) et bientôt un film (Las Madres de Elna de Manuel Huerga) relatent ces faits.
Aujourd'hui, la ville est un centre touristique relativement important (70 000 visiteurs par an), du fait de sa gloire passée. Très récemment, après la création d'un contournement de la ville par la route nationale qui la traversait auparavant, Elne a commencé à s'étendre de manière notable vers le nord, selon un plan d'urbanisation ambitieux. C'est le nouveau quartier « Las Trilles », de 40 hectares. Cela laisse augurer une augmentation notable de la population.
[modifier] Administration
| Liste des maires successifs | ||||
| Période | Identité | Parti | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 2001 | 2014 | Nicolas Garcia[11] | PCF | ... |
| 1995 | 2001 | Joseph Bringé | app RPR | ... |
| 1965 | 1995 | Narcisse Planas | PS | conseiller général du canton d'Elne |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
[modifier] Démographie
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2001 | 2006 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 5 744 | 5 892 | 6 017 | 6 177 | 6 262 | 6 410 | 6 473 | 7 325 | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Récemment, et de manière accélérée depuis la construction du contournement d'Elne de la route nationale allant de Perpignan vers Argelès-sur-Mer, Collioure et l'Espagne (RD914), la ville à commencé à s'étendre vers le nord au travers de nouveaux quartiers principalement résidentiels, ce qui laisse augurer à la fois une augmentation de la population et un rajeunissement de celle-ci, les nouvelles maisons étant souvent habitées par de jeunes couples. Une nouvelle école primaire a donc été construite, le groupe scolaire Françoise-Dolto.
[modifier] Lieux et monuments
La ville a été agréablement restaurée ces dernières années : les places et la voirie ont été refaites, et de nombreuses maisons ravalées.
Historiquement elle était divisée en ville haute et ville basse. Chacune avait leur enceinte fortifiée, dont les vestiges actuels (tours, portes et courtines sur lesquelles se sont appuyées les maisons) remontent aux XIIIe et XIVe siècles. La ville basse fut probablement la première à être occupée, et son sol a livré de nombreuses traces d'occupation (époques préhistorique, romaine, haut Moyen-Âge). La ville haute est occupée par la cathédrale Sainte-Eulalie-et-Sainte-Julie et son cloître qui forment un remarquable ensemble médiéval.
Sites à visiter
- Cathédrale Sainte-Eulalie-et-Sainte-Julie du XIe et XIIe siècle
- Cloître d'Elne, construit du XIIe au XIVe siècle, pour les sculptures romanes.
- Musée exposant les vestiges préhistoriques et romains de la ville, dans les bâtiments autour du cloître.
- Musée consacré au peintre Étienne Terrus, à côté de la cathédrale.
- Restes de l’enceinte de la ville haute (XIIIe et XIVe siècles)
- Le Tropique du papillon, une pépinière et un parc zoologique exclusivement habité de nombreuses variétés de papillons
- La Maternité suisse d'Elne ou château d'En Bardou (En Verdú en catalan) où accouchèrent de nombreuses femmes réfugiées pendant la guerre d'Espagne.
[modifier] Galerie
[modifier] Personnalités liées à la commune
- Raymond de Lacvivier, érudit et écrivain. Né à Fleurance (Gers) en 1852, mort à Elne en 1930.
- Étienne Terrus, peintre ami d’Henri Matisse à Collioure. Né à Elne en 1857, il y meurt en 1922.
- Yvonne Boachon-Joffre (1896-1975), romancière née à Elne.
- Paul Barrère, né à Elne en 1905, décédé en 1978, seconde de ligne de rugby (sous les couleurs de Toulon, Bayonne et Lourdes).
- Élisabeth Eidenbenz (née en 1912), infirmière suisse qui tint la Maternité Suisse d'Elne. Elle a reçu à Elne la distinction de Juste parmi les Nations ainsi que la Légion d'Honneur.
- Camille Cabana, né à Elne en 1930, décédé le 2 juin 2002, sénateur de Paris, ministre et président de l’Institut du monde arabe.
- Raymond Rébujent, né en 1942 à Elne, ancien joueur de rugby à XV et de rugby à XIII, qui a joué avec l'équipe de France et l'USA Perpignan au poste de talonneur.
[modifier] Sports
Club de rugby à XV : la Jeunesse Sportive Illibérienne, évoluant dans le Championnat de France de 3e division fédérale
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Bibliographie
- Dominique Garcia, La Celtique méditerranéenne - Habitats et sociétés en Languedoc et en Provence – VIIIe-IIe siècles, Paris, Errance, 2004. (ISBN 2-87772-286-4)
[modifier] Notes et références
- ↑ Selon Michel Sauvant la cité de Pyrène pourrait même n'avoir jamais existé, le pays riche étant probablement celui où il y a du fer, situé sur les flancs du Canigou, donc des Pyrénées. [1]
- ↑ cité par Jean Tosti dans Elne
- ↑ A l'adresse [2] Michel Sauvant argumente cette hypothèse
- ↑ Voir écritures paléo-hispaniques, Ibères, Celtibères
- ↑ a b Selon le dernier écrit de l'historien Pierre Ponsich
- ↑ Lire les pages sur Elne dans la Carte Archéologique de la Gaule (Pyrénées Orientales) 2008
- ↑ D'après Avienus les Albères étaient très giboyeuses
- ↑ Voir Eulalie de Barcelone
- ↑ Odette PONTAL, Les conciles de la France capétienne jusqu'en 1215, Paris, Editions du Cerf, 1995.
- ↑ Philippe Contamine (directeur), Des origines à 1715, Paris, PUF, 1992, in André Corvisier (directeur), Histoire militaire de la France, ISBN 2-13-043872-5, p. 212.
- ↑ N. Garcia a parrainé la candidature de Marie-George Buffet à l'élection présidentielle de 2007, cf. Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2007
- ↑ Elne sur le site de l'Insee
[modifier] Liens externes
- Le portail de la ville d'Elne
- Village
- Ville d'Elne
- Elne sur le site de l'Institut géographique national

