Sainte-Marie (Pyrénées-Orientales)

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Sainte-Marie
Le port de Sainte-Marie La Mer
Le port de Sainte-Marie La Mer
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Canton Canet-en-Roussillon
Intercommunalité Communauté d'agglomération Perpignan Méditerranée
Maire
Mandat
Pierre Roig
2014-2020
Code postal 66470
Code commune 66182
Démographie
Gentilé Saint-Marinois
Population
municipale
4 650 hab. (2011)
Densité 452 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 43′ 41″ N 3° 01′ 04″ E / 42.7280555556, 3.01777777778 ()42° 43′ 41″ Nord 3° 01′ 04″ Est / 42.7280555556, 3.01777777778 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 10 m
Superficie 10,29 km2
Localisation

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Liens
Site web www.saintemarielamer.com

Sainte-Marie, selon la dénomination officielle, ou Sainte-Marie-la-Mer, (Santa Maria la Mar en catalan) est une commune française située dans le département des Pyrénées-Orientales et la région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Saint-Marinois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est divisée en deux entités :

  • Le village de Sainte-Marie est situé à environ 15 kilomètres à l'est de Perpignan, et à 3 kilomètres au nord de Canet-en-Roussillon. C'est le cœur historique, construit autour de l'église Sainte-Marie.
  • Sainte-Marie-Plage est à environ 2 kilomètres du village, le long du littoral méditerranéen. Ce quartier est séparé du village par la route départementale 81A, qui assure la desserte du littoral entre Saint-Cyprien et Le Barcarès.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sainte-Marie[1]
Torreilles
Villelongue-de-la-Salanque Sainte-Marie[1] Mer Méditerranée
Canet-en-Roussillon

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies cyclables[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par la Vélitorrale qui conduit du Barcarès à Canet-Plage[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au cours de la Révolution française, la commune porte les noms de Redoute-de-l'Agly et de Redoute-Maritime[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'au XIIe siècle, deux villages coexistaient dans les environs : Sainte-Marie-de-Pabirans et Saint-André-de-Bigaranes. En effet, en 1198, le roi Pierre Ier d'Aragon donne l'autorisation au seigneur de Canet, Raymond de Canet, à fortifier l'une des deux localités de son choix. Raymond décida de doter Pabirans de fortifications, ce qui causa probablement la disparition progressive de Saint-André dont il ne reste plus de traces aujourd'hui. Le toponyme de Pabirans fut ensuite progressivement abandonné au profit de "Sainte-Marie"[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Mairie de Sainte-Marie-la-Mer

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 en cours Pierre Roig[5],[6] UMP Ancien conseiller général

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 650 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
230 252 263 358 402 417 440 447 502
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
494 489 515 510 512 539 589 619 652
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
669 694 666 744 734 833 724 633 795
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
876 975 931 1 285 2 171 3 452 3 842 3 842 4 641
2011 - - - - - - - -
4 650 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fêtes patronale et communale : 15 et 24 août[8].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 24 004 €[9].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'abside romane
  • L'église Sainte-Marie remonte probablement au haut Moyen Âge. L'édifice actuel ne date cependant, pour ses parties les plus anciennes, que du XIIe siècle ou du début du XIIIe siècle. Le chevet fortifié, de forme pentagonale, est en effet le dernier vestige de l'église romane. Extérieurement comme intérieurement, ses parois sont appareillées en pierre de taille, ce qui montre le grand soin apporté à l'édifice[10]. L’orientation du chevet vers l'intérieur de l'enceinte fortifiée du village laisse penser que l'église jouait le rôle d'ultime refuge en cas d'attaque[11].

Le reste de l'église romane ne nous est pas parvenu. La nef fut reconstruite au XVIIIe siècle et rallongée au XIXe siècle, avec la construction de la façade actuelle. La nef est couverte par une charpente sur arcs diaphragmes, et remploie des pierres de taille provenant probablement de l'édifice roman[12].

Le mobilier comporte plusieurs retables et statues baroques (XVIIIe siècle) et néo-gothiques (XIXe siècle). De plus, l'édifice conservait un fragment sculpté attribué à un linteau et portant des traces d'une inscription aujourd'hui indéchiffrable. La datation souvent avancée pour cette sculpture (époque pré-romane) n'est pas vérifiable[13] Cette pièce semble ne plus être entreposée dans l'église[14].

  • Dans le village, on verra les vestiges de l'ancienne enceinte de forme quadrangulaire qui protégeait le village. Il ne reste que la courtine ouest, flanquée par l'abside de l'église et par une porte en plein cintre, surmontée d'une tour de l'horloge en briques. L'ensemble a été fortement remanié. Il subsiste également la tour d'angle nord-ouest, récemment restaurée.
  • Fresque de portraits de rugbymen célèbres (300 m de long) à Sainte-Marie Plage, réalisée par le peintre Leslie Dykes en 1993.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Vélittorale (EV8)
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Lucien Bayrou, Entre le Languedoc et le Roussillon, 1258-1659, fortifier une frontière ?, Ed. Amis du Vieux Canet, 2004, page 269.
  5. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  6. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2104 », sur http://la-clau.net.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  8. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)
  9. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  10. Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, Ed. Les Presses du Languedoc, 2003, p 96-97
  11. Lucien Bayrou, Entre le Languedoc et le Roussillon, 1258-1659, fortifier une frontière ?, Ed. Amis du Vieux Canet, 2004, p 269.
  12. Marcel Durliat, Roussillon Roman, Ed. Zodiaque, 1986, p 232
  13. Géraldine Mallet, Églises romanes..., p 96-97
  14. Visite de l'église en juillet 2007