Diocèse de Perpignan-Elne

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42° 42′ 02″ N 2° 53′ 44″ E / 42.70056, 2.89556

Diocèse de Perpignan-Elne
(la) Dioecesis Elnensis
Image illustrative de l'article Diocèse de Perpignan-Elne
La cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Perpignan.
Pays Drapeau de la France France
Église catholique (latine)
Rite liturgique romain
Type de juridiction diocèse suffragant
Création VIe siècle
Suppression 1801-1822
Affiliation Église catholique en France
Province ecclésiastique Montpellier
Siège 8, rue de l'Academie
66027 Perpignan cedex
Conférence des évêques Conférence des évêques de France
Titulaire actuel Norbert Turini
Langue(s) liturgique(s) français
Calendrier grégorien
Paroisses 251
Prêtres 108 (87 prêtres séculiers et 21 prêtres réguliers)
Religieux 27
Religieuses 109
Territoire Pyrénées-Orientales
Superficie 4 116 km2
Population totale 400 000 (2004)
Population catholique 308 000 (2004)
Pourcentage de catholique 77,0 %
Site web www.perpignan.catholique.fr/
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Le diocèse de Perpignan-Elne (en latin : dioecesis Elnensis) est une église particulière de l'Église catholique en France.

Érigé au VIe siècle, le diocèse d'Elne est le diocèse historique du Roussillon. Supprimé en 1801, il est rétabli dès 1822 et couvre, depuis, le département des Pyrénées-Orientales. Depuis 2002, il est suffragant de l'archidiocèse de Montpellier. Son titulaire est depuis le 18 octobre 2014 : Mgr Norbert Turini[1].

Territoire[modifier | modifier le code]

Le diocèse de Perpignan-Elne couvre le département des Pyrénées-Orientales, en région Languedoc-Roussillon.

L'enclave de Llívia relève du diocèse d'Urgell.

Le diocèse confine, au nord, avec les diocèses de Pamiers et de Carcassonne et Narbonne et, au sud, avec ceux de Gérone, Vic, Solsona et Urgell.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le diocèse d'Elne a été érigé au VIe siècle. Le premier évêque d'Elne connu est Domin (Dominus), mentionné en 571 dans la Chronique de Jean de Biclar.

Le premier concile d'Elne se tient en 1027. Huit autres conciles se tiennent à Elne jusqu'au XIVe siècle : en 1058, 1114, 1335, 1337, 1338, 1339, 1340 et 1380.

Jusqu'en 1511, le diocèse d'Elne est suffragant de l'archidiocèse de Narbonne.

Par le traité des Pyrénées de 7 novembre 1659, l'Espagne cède le diocèse d'Elne à la France.

Par la bulle Superna dispositione du 1er septembre 1601[2], le pape Clément VIII autorise le transfert de la résidence de l'évêque d'Elne à Perpignan, mais le siège est maintenu à Elne jusqu'à la Révolution française. La bulle est présentée au chapitre le 3 février 1602 et la cérémonie a lieu le 30 juin 1602, date effective du transfert de la résidence[3].

Le traité de Llívia du 12 novembre 1660 arrête la liste des trente-trois villages de Cerdagne devant appartenir à la France en vertu du traité des Pyrénées. Ils restent rattachés au diocèse d'Urgell.

Lors de la division du royaume de France en départements, les paroisses du diocèse sont comprises dans le département des Pyrénées-Orientales.

La constitution civile du clergé, décrétée par l'Assemblée nationale constituante le 12 juillet 1790 et sanctionnée par Louis XVI le 24 août suivant, fait de Perpignan le siège du diocèse du département des Pyrénées-Orientales.

À la suite du Concordat de 1801, par la bulle Qui Christi Domini du 29 novembre 1801[4], le pape Pie VII supprime le diocèse de Perpignan-Elne et incorpore son territoire à celui de Carcassonne qui couvre alors les départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales.

À la suite de la signature du concordat de 1817, par la bulle Commissa divinitus du 27 juillet 1817, Pie VII prévoit de rétablir le diocèse de Perpignan-Elne pour le département des Pyrénées-Orientales. Mais le concordat n'est pas ratifié. Ce n'est que par la bulle Paternae caritatis du 6 octobre 1822[5], que Pie VII rétablit le diocèse de Perpignan-Elne. Il couvre le département des Pyrénées-Orientales et est suffragant de l'archidiocèse d'Albi.

À la suite de la loi de séparation des Églises et de l'État du 9 décembre 1905, le diocèse de Perpignan-Elne devient une association diocésaine.

Par un décret du 8 décembre 2002[6], la Congrégation pour les évêques élève le diocèse de Montpellier au rang d'archidiocèse métropolitain et fait du diocèse de Perpignan-Elne un de ses suffragants.

Cathédrales[modifier | modifier le code]

La cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Perpignan, dédiée à Jean le Baptiste, est l'église cathédrale du diocèse et, depuis le 12 décembre 1875, une basilique mineure.

La cathédrale Sainte-Eulalie-et-Sainte-Julie d'Elne, du XIIIe siècle-XIVe siècle, est l'ancienne cathédrale du diocèse.

Les évêques de Perpignan-Elne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des évêques d'Elne.
Article détaillé : Liste des évêques de Perpignan.

Évêques originaires du diocèse de Perpignan-Elne[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Salle de presse du Saint-Siège, « Rinunce e nomine », sur press.vatican.va,‎ 18 octobre 2014 (consulté le 18 octobre 2014)
  2. (la) la bulle Superna dispositione du 1er septembre 1601, dans Bullarum diplomatum et privilegiorum sanctorum Romanorum pontificum Taurinensis editio, vol. X, pp. 723-731 (consulté le 2 juillet 2013)
  3. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  4. (la) La bulle Qui Christi Domini du 29 novembre 1801, dans Bullarii romani continuatio, t. XI, Rome, 1845, pp. 245-249 (consulté le 2 juillet 2013)
  5. (la) La bulle Paternae caritatis du 6 octobre 1822, dansBullarii romani continuatio, t. XV, Rome 1853, pp. 577-585 (consulté le 2 juillet 2013)
  6. (fr) Le décret du 8 décembre 2002 (consulté le 2 juillet 2013)