Saint-Esprit

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Le Saint-Esprit sous la forme d'une colombe (Gian Lorenzo Bernini).

Le Saint-Esprit, ou Esprit saint, est l'Esprit de Dieu, et la troisième personne de la Trinité dans le christianisme. Il est aussi appelé l'Amour du Père et du Fils.

Dans la Bible, le Saint-Esprit se manifeste dès l'Ancien Testament. Le Nouveau Testament[1] suggère que l'Esprit saint est une personne différente du Père et du Fils, et formant avec eux un seul Dieu, même si le dogme de la Trinité n'a été formulé que progressivement, lors des conciles anciens, en particulier à partir du premier concile de Nicée.

Le mot Esprit traduit dans le Nouveau Testament le mot grec Pneuma (littéralement Souffle). C'est pourquoi l'étude du Saint-Esprit est appelée la pneumatologie.

Sommaire

Définitions[modifier | modifier le code]

Une des trois personnes de la Trinité chrétienne[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Trinité chrétienne.

Le Saint-Esprit est, pour les chrétiens, l'Esprit de Dieu, qui pousse à l'action les prophètes, et d'une manière plus générale non seulement les croyants mais aussi tous les êtres humains.

Depuis le premier concile de Nicée, il est reconnu comme la troisième hypostase (terme traduit aujourd'hui par le mot « personne ») de la Trinité, distinct du Père et du Fils (Jésus-Christ), mais consubstantiel à eux, c'est-à-dire partageant la même essence (οὐσία / ousía).

À cette conception de l'Église se sont opposées les conceptions modaliste (Dieu n'apparaît trinitaire que dans les modalités de son action), trithéiste (trois dieux) et subordinatianiste (le Fils et l'Esprit procèdent du Père, sont subordonnés à lui et ne possèdent pas sa pleine nature divine).

L'Esprit saint dans la transmission de la Révélation[modifier | modifier le code]

L'Esprit saint participe à la transmission de la révélation divine dans la tradition apostolique :

« Ainsi, la communication que le Père a faite de Lui-même par son Verbe dans l'Esprit saint, demeure présente et agissante dans l'Église : Dieu qui parla jadis ne cesse de converser avec l'Épouse de son Fils bien aimé, et l'Esprit saint, par qui la voix vivante de l'Évangile retentit dans l'Église et par elle dans le monde, introduit les croyants dans la vérité tout entière et fait que la Parole du Christ habite avec eux en abondance »[2].

L'introduction de l'encyclique Fides et ratio précise :

« La foi et la raison sont comme les deux ailes qui permettent à l'esprit humain de s'élever vers la contemplation de la vérité. C'est Dieu qui a mis au cœur de l'homme le désir de connaître la vérité et, au terme, de Le connaître lui-même afin que, Le connaissant et L'aimant, il puisse atteindre la pleine vérité sur lui-même. »

L'encyclique poursuit :

« Il a plu à Dieu, dans sa bonté et sa sagesse, de se révéler lui-même et de faire connaître le mystère de sa volonté (cf. Ep 1, 9), par lequel les hommes ont accès auprès du Père par le Christ, Verbe fait chair, dans l'Esprit saint, et sont rendus participants de la nature divine »[3].

L'Esprit saint, interprète de l'Écriture[modifier | modifier le code]

Dans le catéchisme de l'Église catholique, l'Esprit saint est présenté comme l'interprète de l'Écriture [4].

Le catéchisme mentionne deux principes d'interprétation juste :

  1. Il faut tenir compte, pour découvrir l'intention des auteurs sacrés, des conditions de leur temps et de leur culture, des genres littéraires en usage à l'époque, des manières de sentir, de parler et de raconter courantes en ce temps-là. Car c'est de cette façon bien différente que la vérité se propose et s'exprime en des textes diversement historiques, en des textes, ou prophétiques, ou poétiques, ou même en d'autres genres d'expression[5].
  2. Le second principe de l'interprétation juste qui fait que l'Écriture Sainte est inspirée, et sans lequel l'Écriture demeurerait lettre morte est que « la Sainte Écriture doit être lue et interprétée à la lumière du même Esprit qui l'a fait rédiger »[6].

Le Concile Vatican II indique donc trois critères pour une interprétation de l'Écriture conforme à l'Esprit qui l'a inspirée :

  • porter une grande attention au contenu et à l'unité de toute l'Écriture,
  • lire ensuite l'Écriture dans la tradition vivante de toute l'Église,
  • être attentif à l'analogie de la foi, cohésion des vérités de la foi entre elles et dans le projet total de la Révélation.

Les sens de l'Écriture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Quatre sens de l'Écriture.

Le catéchisme rappelle les multiples sens de l'Écriture, le sens littéral et le sens spirituel, ce dernier étant subdivisé en trois, ce qui fait parler de quatre sens de l'Écriture :

  • sens littéral,
  • sens allégorique,
  • sens moral (ou tropologique),
  • sens anagogique[7].

Plusieurs expressions et symboles dans les Écritures[modifier | modifier le code]

Le mot qui désigne l'Esprit saint dans la Bible hébraïque est le substantif féminin, rûah, qui signifie très concrètement le souffle ou le vent ; Il en est ainsi en grec ancien (πνεῦμα, « pneũma ») et en latin (spiritus).

Dans le Nouveau Testament, il est représenté par des symboles : la colombe (Mc 1, 10), la tempête, les langues de feu (Ac 2, 2-3). Saint Jean le désigne comme Paraclet, ce qui veut dire « Consolateur » ou « avocat » (Jn 14, 15).

Sources bibliques[modifier | modifier le code]

Dans la Bible, on trouve un certain nombre de passages qui contiennent littéralement la notion d'Esprit saint. On notera aussi que, dans le Nouveau Testament, l'Esprit saint peut être appelé de différentes manières (esprit de Dieu..., voir Appellations de l'Esprit saint). Les quelques exemples donnés ci-dessous ne sont que les plus marquants de la tradition chrétienne.

Ancien Testament[modifier | modifier le code]

L'Esprit est présent tout au long du Premier Testament[8]

Dans la Création :

Dans la Genèse, apparaît l'idée du souffle de Dieu (Gn 1,2).

Le souffle est le signe et le principe de la vie : Adam, l'homme, devient vivant par insufflation (Gn 2, 7).

Le souffle est saint puisque Dieu est saint (Ps 51 (50), 13), comme son bras (Ps 98 (97), 1) ou ses paroles (Jr 23, 9). L'Esprit n'y est pas présenté comme une personne.

L'esprit de la promesse :

Dans les théophanies et la Loi :

L'Esprit apparaît dans les dernières paroles du roi David, comme esprit de Yahvé :

« L'esprit de Yahvé s'est exprimé par moi, sa parole est sur ma langue. Le Dieu d'Israël a parlé, le Rocher d'Israël m'a dit : Celui qui gouverne les hommes avec justice gouverne avec la crainte de Dieu. » (2Sa 23, 2-3).

Dans le Royaume et l'Exil :

Pour les chrétiens, c'est à l'Esprit saint que fait référence le passage du livre d'Isaïe (11, 1-2) (livre de l'Emmanuel, titre le descendant de David) :

« Un rejeton sortira de la souche de Jessé, un surgeon poussera de ses racines. Sur lui reposera l'Esprit de Yahvé, esprit de sagesse et d'intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte de Yahvé. »

Dans le Premier Testament, dès la Genèse, on parle d'un souffle. Isaïe, à la suite du roi David, parle de l'esprit de Yahvé.

Livre de Joël

Le prophète Joël annonce l'envoi de l'Esprit Saint :

« Après cela, je répandrai mon esprit sur toute chair ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos vieillards auront des songes, et vos jeunes gens des visions. Même sur les serviteurs et sur les servantes, dans ces jours-là, je répandrai mon esprit. » (Jo 3, 1-2)

Nouveau Testament[modifier | modifier le code]

Dans le Nouveau Testament ces notions sont reprises: l'Esprit vient du ciel, il est puissance de Dieu, force sanctifiante, mais son individualité est plus affirmée (Jn 15, 26 ; Ac 15, 28). Bien que le mot grec πνεῦμα soit du genre neutre, le pronom ἐκεῖνος, « celui-là », est mis au masculin (Jn 16, 8).

L'Esprit-Saint est cité dans plusieurs passages relatifs à la Sainte Trinité (Mt 28, 19 ; 2 Co 13, 13).

Annonciation faite à Marie et naissance de Jésus[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Annonciation faite à Marie.

Dans l'évangile, l'ange Gabriel est envoyé par Dieu vers la vierge Marie, qui était fiancée à un homme de la maison de David, Joseph, et lui annonce qu'elle va concevoir un enfant.

Selon Luc (1, 34-35) :

« Mais Marie dit à l'ange : « Comment cela sera-t-il puisque je ne connais pas d'homme ? » L'ange dit : « l'Esprit saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre ; c'est pourquoi l'être qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. » »

Selon Matthieu (1, 18)

« Or la naissance de Jésus-Christ arriva ainsi. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, il se trouva, avant qu'ils eussent habité ensemble, qu'elle avait conçu par la vertu du Saint-Esprit. »

L'enfance et le ministère de Jésus[modifier | modifier le code]

L'Esprit saint est mentionné lors de la présentation de Jésus au Temple.

« Et voici qu'il y avait à Jérusalem un homme du nom de Syméon. Cet homme était juste et pieux. Il attendait la consolation d'Israël et l'Esprit reposait sur lui. Et il avait été divinement averti par l'Esprit saint qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint donc au Temple, poussé par l'Esprit, et quand les parents apportèrent le petit enfant Jésus pour accomplir les prescriptions de la Loi à son égard, il le reçut dans ses bras, bénit Dieu... » (Luc 2, 25-27)

Jean le Baptiste rendit témoignage que Jésus était l'Élu de Dieu.

« Et Jean rendit témoignage en disant : J'ai vu l'Esprit descendre telle une colombe venant du ciel, et demeurer sur lui. Et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser dans l'eau, celui-là m'avait dit : celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et demeurer, c'est lui qui baptise dans l'Esprit saint. Et moi, j'ai vu et je témoigne que celui-ci est l'Élu de Dieu. » (Jn 1, 32-34)

Lors de son ministère, Jésus parla plusieurs fois de l'Esprit. Il enseigna en particulier que tous les péchés pouvaient être pardonnés sauf le blasphème contre le Saint-Esprit.

« Qui n'est pas avec moi est contre moi, et qui n'amasse pas avec moi dissipe. Aussi je vous le dis, tout péché et blasphème sera remis aux hommes, mais le blasphème contre l'Esprit ne sera pas remis. Et quiconque aura dit une parole contre le fils de l'homme, cela lui sera remis ; mais quiconque aura parlé contre l'Esprit saint, cela ne lui sera remis ni en ce monde, ni dans l'autre. » [9] (Mt 12, 31–32)

La Cène et la Pâque juive[modifier | modifier le code]

Le jour de la Pâque juive (Pessah), Jésus prit un repas avec ses disciples. Ce repas est appelé Cène dans le christianisme. Dans le Discours de la Cène (évangile selon Jean), l'Esprit saint est présenté comme un défenseur, il est appelé Paraclet.

Selon Jean (14, 15-17) :

« Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements ; et je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu'il soit avec vous à jamais, l'Esprit de Vérité que le monde ne peut pas recevoir, parce qu'il ne le voit pas ni ne le reconnaît. Vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure auprès de vous ; et en vous il sera. »

Selon Jean (16, 7) :

« Cependant je vous dis la vérité, c'est votre intérêt que je parte ; car si je ne pars pas, le Paraclet ne viendra pas vers vous. »

L'islam considère, pour sa part, que le paraclet annoncé par Jésus est Mahomet.

La Résurrection[modifier | modifier le code]

Selon Jean (20, 21-22), le soir de Pâques :

« Jésus donc leur dit encore : Paix vous soit ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie. Et ayant dit cela, il souffla en eux, et leur dit : Recevez l'Esprit saint. »

Après la Résurrection[modifier | modifier le code]

Actes des Apôtres

Selon les Actes des Apôtres (2, 2-4), le « consolateur », en grec Paraclet (παράκλητος / paraklêtos, « le défenseur ») est envoyé aux apôtres.

« Et il se fit tout à coup du ciel un son, comme d'un souffle violent et impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Et il leur apparut des langues divisées, comme de feu ; et elles se posèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis de l'Esprit saint, et commencèrent à parler d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'énoncer. »

Juste après l'envoi de l'Esprit Saint, Pierre s'adresse à une foule :

« Mais c'est ce qui a été dit par le prophète Joël :
Il arrivera dans les derniers jours, dit Dieu, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair, et vos fils et vos filles prophétiseront, et vos jeunes gens auront des visions, et vos vieillards auront des songes. » (Ac 2, 16-17)

Plus loin :

« Pierre leur dit : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour la rémission de vos péchés, et vous recevrez le don du Saint-Esprit » (Ac 2, 38) » .

Il convertit trois mille personnes d'un seul coup.

Dans le christianisme, cet événement est fêté le jour de la Pentecôte.

Première épître aux Corinthiens

Trois chapitres de la première épître de Paul aux Corinthiens décrivent les dons spirituels ou « charismes » (voir aussi : Dons du Saint-Esprit) :

  • Chapitre 12 : diversité et unité des charismes, comparaison du corps (sur le plan de l'unité).
  • Chapitre 13 : La hiérarchie des charismes, hymne à la charité.
  • Chapitre 14 : Hiérarchie des charismes en vue de l'utilité commune ; les charismes, règles pratiques.

Épître aux Éphésiens

Épître aux Romains

Le chapitre 8 de l'épître aux Romains est consacré à la vie du croyant dans l'Esprit.

« Il n'y a donc plus maintenant de condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus. La loi de l'Esprit qui donne vie dans le Christ Jésus t'a affranchi de la loi du péché et de la mort. » (1Ro 8, 1-2)
« En effet, tous ceux qu'anime l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Aussi bien n'avez-vous pas reçu un esprit d'esclaves pour retomber dans la crainte ; vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier : Abba ! Père ! L'Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu. » (1Ro 14, 16)

Perspective historique[modifier | modifier le code]

Avant l'ère chrétienne[modifier | modifier le code]

Dans le Premier Testament émerge, l'idée d'un esprit qui guide son peuple, avec Moïse, et qui met quelqu'un à la tête de la communauté pour le guider. Cette idée se précise dans les écrits du Premier Testament, tels qu'ils ont été rapportés par les scribes vers les VIIIe et VIIe siècles AEC[10].

L'Esprit-Saint et les premiers chrétiens[modifier | modifier le code]

Daniel Marguerat rapporte la situation de l'Église primitive :

« Le christianisme primitif a oscillé entre ouvrir toutes grandes les vannes de l’Esprit (Corinthe) ou se mettre à l’école des érudits de l’Écriture, tels qu’on les découvre derrière le premier évangile (les scribes chrétiens).
L’apparition des quatre évangiles, dans le court espace de 30 ans (entre 65 et 95), trouve une explication dans la volonté de stabiliser la tradition de Jésus face aux débordements des prophètes chrétiens. (...) A la position corinthienne qui réserve l’Esprit à une élite spirituelle, Paul réplique que tout croyant est charismatique. Tout croyant est habité par l’Esprit, traversé par l’Esprit, par le fait même qu’il énonce la confession de foi la plus élémentaire (1 Co 12,1-3)[11]. »

Dans ses Lettres à Sérapion, datées de 360, Athanase d'Alexandrie est le premier qui ait affirmé la pleine divinité de l'Esprit[12].

Dans son Traité du Saint-Esprit, achevé en 375, Basile de Césarée vise à établir l'égalité d’honneur (« l’homotimie ») de l’Esprit avec le Père et avec le Fils, à partie des Ecritures et de la Tradition.

Premier concile de Constantinople[modifier | modifier le code]

La divinité de l'Esprit fut proclamée, en 381 au premier concile de Constantinople.

Le symbole de Nicée-Constantinople professe : « Je crois dans l'Esprit saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père. Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire. »

Il procède du Père, non par voie de génération comme le Fils, mais par voie dite de spiration.

C'est la foi de l'Église orthodoxe.

Querelle du Filioque[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Querelle du Filioque.

Le Symbole de Nicée-Constantinople, tel qu'il a été fixé à ces conciles, affirme à propos du Saint-Esprit : « Je crois en l'Esprit saint, qui est Seigneur, qui donne la vie, qui procède du Père, il est adoré et glorifié conjointement au Père et au Fils, Il a parlé par les prophètes. »

Une modification y est apportée par Charlemagne, qui ajoute que le Saint-Esprit procède du Père « et du Fils » : « Je crois en l'Esprit saint, qui est Seigneur et qui donne la vie; il procède du Père et du Fils. Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes. »

Le Filioque était déjà adopté dans l'Église d'Espagne quand Charlemagne décide de l'ajouter au Credo, contre l'avis du pape Léon III. [réf. nécessaire] Les papes résistèrent longtemps à l'Église carolingienne, jusqu'à Nicolas Ier, premier pape à adopter le Credo de Charlemagne.

L'expression théologique de la nature de l'Esprit-Saint a été l'une des causes du Grand Schisme d'Orient en 1054 à la suite de la « querelle du Filioque ».

L'Église latine a ajouté à la phrase il procède du Père, du symbole de Nicée-Constantinople, le mot filioque : et du fils.

Les chrétiens orthodoxes estiment cette innovation contraire à l'enseignement des Pères de l'Église. L'Église catholique romaine, qui a adopté cette modification, déclare n'y voir que le développement d'un élément non explicite de la foi des Pères. Ce point est l'un des obstacles majeurs dans la réconciliation entre l'Église catholique et l'Église orthodoxe.

Périodes moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Ces périodes sont caractérisées par un morcellement des Églises. La Réforme remit en cause certains sacrements, dont la confirmation qui porte sur l'Esprit saint.

Dans la période contemporaine, on vit apparaître, surtout aux États-Unis, plusieurs Églises ou dénominations qui insistèrent sur la place de l'Esprit saint dans la vie personnelle du croyant, et sur les dons spirituels (charismes). C'est dans ce contexte que le pentecôtisme est apparu au début du XXe siècle. Elles donnèrent également lieu à des mouvements de Renouveau charismatique au sein du catholicisme (l'Emmanuel, le Chemin Neuf, Réjouis-toi, l'Épiphanie et la Croix, Famille de saint Joseph).

Certaines dénominations protestantes sont allées jusqu'à ignorer la notion même de sacrement (quakers).

Interprétation[modifier | modifier le code]

Appellations de l'Esprit saint[modifier | modifier le code]

L'Esprit saint est appelé par Jésus « Paraclet » dans le discours de la Cène (Jn 14, 16.26 ; 15, 26 ; 16, 7), littéralement 'celui qui est appelé auprès', que l'on traduit par consolateur ou défenseur. Jésus appelle l'Esprit saint « Esprit de vérité » (Jn 16, 13).

Les autres appellations sont chez saint Paul :

  • Esprit de la promesse Saint Paul appelle le Saint Esprit esprit de la promesse [Épître aux Galates|Ga 3, 14] ; [Épître aux Éphésiens|Ep 1, 13]; Celui qui reçoit l'esprit de Dieu possède la plus riche dotation qui se puisse imaginer en sagesse, piété et force, celui-là marche dans les voies de Dieu en anticipant le futur, il prophétise, dans un esprit de justice et de sérénité.

Dotation de la sagesse : Exode 31, 1-3 « Yahvé parla à Moïse en ces termes : Vois, j'ai appelé nommément Beçaléel… Je l'ai rempli de l'esprit de Dieu : habileté, adresse et savoir-faire pour tout travail. » Dotation de la piété : Nombre 11,25 Les soixante-dix anciens se tiennent debout autour de la tente de Moïse « Or dès que l'esprit reposa sur eux, ils prophétisèrent… » Dotation de la force : Juges 3, 10-11 Otniél est considéré comme le sauveur des fils d'Israël. « L'esprit de Yahvé fut sur lui : il devint juge d'Israël et marcha au combat… Sa main fut forte contre Kouchân-Richéataïm. Le pays fut tranquille pendant 40 ans. » Un autre exemple est en Juges 15, 14 Samson a été ligoté par les hommes de Juda « Alors fondit sur lui l'esprit de Yahvé ; les cordes qu'il avait aux bras devinrent du lin brûlé par le feu et ses liens coulèrent de dessus ses mains. »

et chez saint Pierre :

L'Esprit saint dans la profession de foi chrétienne[modifier | modifier le code]

Les manifestations de l'Esprit saint décrites dans le Nouveau Testament sont l'accomplissement de l'annonce faite par Isaïe (chapitre 11,2 du livre d'Isaïe). Avec la Cène, elle scelle une Nouvelle Alliance. Les dons de l'Esprit rappellent le Décalogue décrit dans la Première Alliance.

La foi chrétienne s'exprime à travers les symboles de la foi, dont les deux plus représentatifs sont le symbole des Apôtres (reconnu par les Églises œcuméniques) et le Credo de Nicée-Constantinople (plus ancien), qui contiennent tous les deux la formule : « Je crois en l'Esprit saint »[13].

Paul de Tarse rappelait que « nul ne connaît ce qui concerne Dieu, sinon l'Esprit de Dieu » (première épître aux Corinthiens, 2,11). L'Esprit qui révèle Dieu nous fait connaître le Christ, son Verbe, sa Parole vivante, mais ne se dit pas Lui-même. Celui qui « a parlé par les prophètes » [14] nous fait entendre la Parole du Père. Mais Lui, nous ne l'entendons pas. Nous ne le connaissons que dans le mouvement où il nous révèle le Verbe et nous dispose à l'accueillir dans la foi[15].

L'Église, en tant que communion vivante dans la foi des apôtres qu'elle transmet, est le lieu de notre connaissance de l'Esprit saint :

Les catholiques et les Églises orthodoxes insistent sur l'institution des apôtres et le fait que l'Église en tant qu'institution devient inspirée, fondant ainsi son autorité spirituelle. Les Églises protestantes mettent l'accent sur le fait que chacun, recevant l'Esprit saint (1 Co 6:19 « votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous »), peut annoncer le message du Christ, qui est le critère de cette inspiration ; le même Esprit donne à l'Église les pasteurs et autres ministres dont c'est la fonction permanente.

Les chrétiens des « Églises du Réveil » attachent une certaine importance au fait que l'Esprit permet d'ouvrir celui qui le reçoit à une nouvelle naissance, celle dont Jésus a parlé dans l'évangile selon Jean (3,5) : « Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le Royaume de Dieu ». Les mouvements charismatiques accordent une importance particulière à certaines manifestations de l'Esprit (parler des langues, interprétation des langues, prophéties, guérisons).

Symboles de l'Esprit saint[modifier | modifier le code]

Les symboles de l'Esprit saint sont :

  • l'eau : l'Esprit saint agit à travers le baptême ;
  • l'onction : l'Esprit saint agit à travers l'onction lors des sacrements du Baptême, de la Confirmation, Ordination et de l'onction des malades (dans l'Église catholique, les Églises orthodoxes et anglicane) ;
  • le Feu ;
  • la nuée et la lumière : ces deux symboles sont inséparables dans les manifestations de l'Esprit saint. Ils sont apparus lors de la Transfiguration (« Celui-ci est mon Fils, mon Elu, écoutez-le », Lc 9, 4-35) ;
  • le sceau ;
  • la main ;
  • le doigt ;
  • la colombe.

L'Esprit comme don de Dieu[modifier | modifier le code]

L'Esprit saint est avant tout le don de Dieu. « Dieu est Amour » (1Jn 4, 8-16) et l'Amour est le premier don, il contient tous les autres. Cet Amour, « Dieu l'a répandu dans nos cœurs par l'Esprit-Saint qui nous fut donné » (Rm 5, 5).

Cet amour (la charité de 1Co 13) est le principe de la vie nouvelle dans le Christ, rendue possible puisque nous avons reçu une force, celle de l'Esprit saint. (Ac 1, 8).

C'est par cette puissance de l'Esprit que les enfants de Dieu peuvent porter du fruit[17]. On doit distinguer les dons de l'esprit et les fruits de l'esprit. Saint Thomas d'Aquin fait cette distinction dans la Somme théologique[18].

Dons de l'Esprit Saint[modifier | modifier le code]

Voir aussi : dons du Saint-Esprit

Rappel des sept dons de l'Esprit saint dans la Vulgate

Par rapport aux six dons cités par Isaïe (11,2), la traduction latine de la Vulgate dédouble la « crainte de l'Éternel » (spiritus timoris Domini), ajoutant la piété (spiritus pietatis). Ce sont les « sept dons de l'Esprit saint », qui « rendent les fidèles dociles à obéir avec promptitude aux aspirations divines ») [19]

Dons de l'Esprit dans la Bible

On trouve trois listes de dons de l’Esprit saint :

1 Corinthiens 12:8-13

« En effet, à l'un est donnée par l'Esprit une parole de sagesse, à l'autre une parole de connaissance, selon le même Esprit ; à un autre, la foi, par le même Esprit; à un autre, le don des guérisons, par ce seul et même Esprit ; à un autre, la puissance d'opérer des miracles ; à un autre la prophétie ; à un autre, le discernement des esprits ; à un autre la diversité des langues ; à un autre le don de les interpréter.
Mais c'est le seul et même Esprit qui produit tous ces dons, les distribuant à chacun en particulier, comme il lui plaît. Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu'un seul corps, ainsi en est-il du Christ. Tous, en effet, nous avons été baptisés dans un seul esprit pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d'un seul Esprit. »

Éphésiens 4:11-12

« C'est lui aussi qui a fait les uns apôtres, d'autres prophètes, d'autres évangélistes, d'autres pasteurs et docteurs, en vue du perfectionnement des saints, pour l'oeuvre du ministère, pour l'édification du corps du Christ. »

Romains 12:6-8

« et nous avons des dons différents selon la grâce qui nous a été donnée: soit de prophétie, selon la mesure de notre foi, soit de ministère, pour nous contenir dans le ministère ; celui-ci a reçu le don d'enseigner : qu'il enseigne ; celui-là, le don d'exhorter: qu'il exhorte ; un autre distribue : qu'il s'en acquitte avec simplicité ; un autre préside : qu'il le fasse avec zèle ; un autre exerce les oeuvres de miséricorde : qu'il s'y livre avec joie. »

Dans chacune de ces références il est clairement dit que ces dons sont pour l’édification de l’Église. Treize dons sont mentionnés dans ces trois listes (les paroles de sagesse, les paroles de connaissance, le pastorat, le ministère d’évangéliste, le don de commandement, l’apostolat, la foi, le don des guérisons, le don des miracles, la prophétie, le discernement des esprits, la diversité des langues, l’interprétation des langues).

Il n’y a pas de "standard" uniformément accepté clôturant cette liste. Saint Paul fut au courant de la puissance de l’Esprit se manifestant de ces manières et enseigna l’Église de l’existence de ces dons, leur rôle et leur importance. Cela doit se différencier des talents qui sont accordés à tout enfant de Dieu et qui sont pour tous ceux qui croient en Jésus Christ – Les dons de l’Esprit saint pour la puissance et les talents nécessaires pour faire le travail de Christ dans le monde.

Dons de l'Esprit dans l'Église

Les dons de l'Esprit ou dons spirituels sont encore appelés « charismes » [20].

Dans le catéchisme de l'Église catholique (n° 1830 à 1845, pp. 387 et 388), les dons de l'Esprit sont reformulés en sept dons (six sont mentionnés dans Isaïe 11, 2) :

Saint Bonaventure identifiait également sept dons[21].

Par ailleurs, le parler en langues, et l'interprétation des langues sont pratiqués par les églises pentecôtistes et protestantes charismatiques. Ils ne figurent pas en tant que tels dans les dons tels qu'exprimés dans le catéchisme catholique, mais sont reconnus dans les mouvements catholiques du Renouveau charismatique. Le parler en langues est appelé glossolalie.

Article détaillé : Glossolalie.

Selon Saint Paul, l'interprétation des langues est nécessaire :

« Je désire que vous parliez tous en langues, mais encore plus que vous prophétisiez. Celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins que ce dernier n'interprète, pour que l'Église en reçoive de l'édification (1Co 14. 5). »
« C'est pourquoi, que celui qui parle en langue prie pour avoir le don d'interpréter (1Co 14. 13). »

Les neuf « qualités » du Fruit de l'Esprit-Saint[modifier | modifier le code]

Le Fruit de l'Esprit (et non pas « les fruits de l'Esprit ») regroupe neuf perfections (ou qualités) que forme en nous le Saint-Esprit comme des prémices de la gloire éternelle[22].

Selon l'épître aux Galates (et selon les traductions) :

« Mais le fruit de l'Esprit est charité (ou amour), joie, paix, longanimité (ou patience), serviabilité (ou bienveillance), bonté, douceur, maîtrise de soi, fidélité (ou foi) : contre de telles choses, il n'y a pas de loi. »[23] (nota : en fonction des traductions bibliques, les mots : charité sont remplacés par amour, longanimité par patience, serviabilité ou bénignité par bienveillance, fidélité par foi)

Le nombre des qualités du Fruit de l'Esprit saint est, comme pour les sept dons, symbolique de perfection et de plénitude, puisqu'il y en a neuf :

  1. l'amour ;
  2. la joie ;
  3. la paix ;
  4. la patience ;
  5. la bienveillance ;
  6. la bonté ;
  7. la douceur ;
  8. la maîtrise de soi ;
  9. la fidélité (ou la foi).

Nota : La modestie, la continence, la chasteté ne sont pas des qualités contenues dans Galates 5:22-23.

Aspects théologiques[modifier | modifier le code]

Dans la théologie chrétienne, l'étude et la célébration de l'Esprit saint s'appellent la pneumatologie (du grec « Πνεύμα », souffle).

L'Esprit saint dans la Trinité[modifier | modifier le code]

« au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit » [24]

Le baptême chrétien se fait au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit, et non pas aux noms, ce qui révèle le caractère d'unicité du Dieu trinitaire. Le signe de croix symbolise les trois Personnes de la Trinité.

Le Père et le Fils sont révélés par l'Esprit [25]

Avant sa Pâque, Jésus annonce l'envoi d'un autre Paraclet (Défenseur), l'Esprit saint. A l'œuvre depuis la création[26], ayant jadis parlé par les prophètes, Il sera maintenant auprès des disciples et en eux[27], pour les enseigner et les conduire vers la vérité tout entière[28]. L'Esprit saint est ainsi révélé comme une autre personne divine par rapport à Jésus[29].

La confession de foi apostolique concernant l'Esprit a été formulée lors du deuxième concile de Constantinople en 381[30].

La Sainte Trinité dans la doctrine de la foi

Le mystère de la Sainte Trinité, tel qu'il est compris par l'Église catholique romaine, est bien formulé par cette citation du théologien catholique René Laurentin :

« De toute éternité, le Père, Principe éternel de toute unité, donne naissance à un Fils qui est son expression parfaite. Le Père lui donne tout ce qu’il est. Le Fils, en retour, lui rend tout ce qu’il est dans une éternelle reconnaissance. L’Amour mutuel du Père et du Fils qui fait leur unité est une troisième Personne, l’Esprit saint. (…) L’Esprit saint est l’Amour du Père et du Fils. L’unité absolue des trois Personnes s’achève dans l’Amour suprême : l’Esprit saint, en qui s’accomplit la totale réciprocité. (…) La vie divine des trois Personnes est non seulement communion et communication, mais unité d’être et d’action. Leur distinction n’est pas différence, mais relation, corrélation, selon un ordre interne que reflète la Création. » [31]

L'Esprit saint révélateur et relais du Christ[modifier | modifier le code]

« L’Esprit saint n’est pas seulement « l’exégète » du Christ (comme le dit le cardinal Urs Von Balthasar) : l’interprète qui le révèle. Il est en quelque manière sa revanche sur le monde où Dieu fait homme n’a pas fait brillante carrière. Sa vie a été humainement un échec. Il est mort ignominieusement, condamné, brocardé, abandonné. Mais il le savait, il l’avait annoncé selon les Écritures (Is 53 ; Ps 22, 1, 7-9, 12, 19, 20-22). Il l’assumait. Sa part était de partager le malheur des hommes et de donner ainsi la preuve du « plus grand amour » (Jn 15, 13).

C’est de ces racines profondes qu’a surgi l’Église. Mais c’est l’Esprit saint qui l’a fait naître, à la Pentecôte. Le Verbe Incarné a été jugé et condamné par le monde. L’Esprit saint, envoyé, a déjà commencé à juger et condamner le monde, de l’intérieur, par la vie même qu’il y suscite (Jn 16, 7-12). » René Laurentin, L’Esprit Saint cet Inconnu, éd. Fayard, 1998.

L'Esprit saint et l'homme[modifier | modifier le code]

« L'Esprit est en nous le signe certain de la création nouvelle qui, tout inachevée qu'elle soit, a déjà commencé (cf. Ga 6, 15). Actualité du Christ crucifié, il est aussi en même temps actualité du Christ ressuscité. Non pas réalité de notre propre résurrection, mais garantie qu'elle aura lieu. Plus encore, possibilité de considérer que nous sommes morts avec le Christ, et vivants pour Dieu en lui (Rm 6,11) ; possibilité et permission de vivre, aujourd'hui, avec une entière assurance (Rm 8,18 ss). » B. Gillieron, Le Saint-Esprit, Actualité du Christ, Genève, éd. Labor et Fides, 1978.

L'Esprit saint dans la vie chrétienne[modifier | modifier le code]

Dans la prière chrétienne[modifier | modifier le code]

Jésus rappelle le rôle de l'Esprit saint pour l'efficacité de la prière :

« Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera-t-il l'Esprit saint à ceux qui l'en prient ! » (Lc 11, 13)

Saint Paul rappelle la nécessité de la prière :

« C'est pourquoi celui qui parle en langues doit prier pour pouvoir interpréter. Car si je prie en langue, mon esprit est en prière, mais mon intelligence n'en retire aucun fruit. Que faire donc ? Je prierai avec l'esprit, mais je prierai aussi avec l'intelligence. Je dirai un hymne avec l'esprit, mais je le dirai aussi avec l'intelligence. » (1Co 14, 13-15)
« Pareillement l'Esprit vient au secours de notre faiblesse ; car nous ne savons que demander pour prier comme il faut ; mais l'Esprit lui-même intercède pour nous en des gémissements ineffables, et Celui qui sonde les cœurs sait quel est le désir de l'Esprit et que son intercession pour les saints correspond aux vues de Dieu. » (1Ro 8, 26)

Le catéchisme de l'Église catholique précise :

« L'Esprit saint, dont l'onction imprègne tout notre être, est le Maître intérieur de la prière chrétienne et l'artisan de la tradition vivante de la prière[32].

Les prières orthodoxes commencent toujours par une prière initiale à l'Esprit saint, afin que conformément à la parole de Saint Paul citée ci-dessus, ce soit l'Esprit saint lui-même qui vienne nous communiquer l'état de la prière et prier en nous, à travers nous :

"Roi Céleste, Consolateur, Esprit de vérité,
Toi qui es partout présent et remplissant tout,
Trésor de grâce et donateur de vie,
Viens et fais ta demeure en nous,
Purifie-nous de toute souillure
Et sauve nos âmes, Toi qui es Bonté !"

Dans les sacrements[modifier | modifier le code]

Le Baptême

L'Esprit saint est présent dans le Baptême. Dès la Pentecôte, Pierre déclare à la foule :

« Convertissez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus-Christ pour obtenir le pardon de ses péchés. Vous recevrez alors le don du Saint-Esprit. » (Ac 2, 38)

Par l'Esprit saint, le Baptême est un bain qui purifie, sanctifie et justifie (1 Co 6, 11 ; 12, 13)[33].

Depuis le jour de la Pentecôte, « les apôtres, pour accomplir la volonté du Christ, communiquèrent aux néophytes, par l'imposition des mains, le don de l'Esprit qui porte à son achèvement la grâce du Baptême[34]. C'est pourquoi dans l'Épître aux Hébreux prend place, parmi les éléments de la première instruction chrétienne, la doctrine sur les Baptêmes et aussi sur l'imposition des mains[35].

La Confirmation

L'imposition des mains est à bon droit reconnue par la tradition catholique comme l'origine du sacrement de Confirmation qui perpétue, en quelque sorte, dans l'Église, la grâce de la Pentecôte »[36].

Très tôt, pour mieux signifier le don du Saint-Esprit, s'est ajoutée à l'imposition des mains une onction d'huile parfumée (chrême).

Article détaillé : Onction.

Cette onction illustre le nom de « chrétien » qui signifie « oint » et qui tire son origine de celui du Christ Lui-même, Lui que Dieu a oint de l'Esprit saint (Ac 10, 38). Ce rite d'onction existe jusqu'à nos jours, tant en Orient qu'en Occident.

En Orient, on appelle ce sacrement chrismation, onction de chrême, ou myron, ce qui signifie chrême. En Occident le nom de Confirmation suggère à la fois la ratification du Baptême, qui complète l'initiation chrétienne, et l'affermissement de la grâce baptismale, tous fruits du Saint-Esprit[37].

Chez les catholiques, la Confirmation est nécessaire à l'accomplissement de la grâce baptismale : par le Sacrement de Confirmation, le lien des baptisés avec l'Église est rendu plus parfait, ils sont enrichis d'une force spéciale de l'Esprit saint et obligés ainsi plus strictement à répandre et à défendre la foi par la parole et par l'action en vrais témoins du Christ[38].

L'Eucharistie

Pendant la Cène, Jésus institue l'Eucharistie. Selon la tradition catholique, Il annonce plusieurs fois la venue du Paraclet (Jn 14, 15-17 ; 16, 7). Le Christ est présent dans l'eucharistie par la puissance de sa Parole et de l'Esprit saint[39]. Il est présent de multiples manières « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom » (Mt 18, 20), dans les pauvres, les malades, les prisonniers (Mt 25, 31-46), dans les sacrements.

Le Christ est présent au plus haut point sous les espèces eucharistiques. C'est par la conversion du pain et du vin au Corps et au Sang du Christ que le Christ devient présent en ce sacrement. Les Pères de l'Église ont fermement affirmé la foi de l'Église en l'efficacité de la Parole du Christ et de l'action de l'Esprit saint pour opérer cette conversion.

L'appel de l'Esprit saint se fait par deux épiclèses :

« Que ce même Esprit, nous t'en prions, Seigneur, sanctifie ces offrandes : qu'elles deviennent ainsi le corps et le sang de ton Fils dans la célébration de ce grand mystère. » (PE IV.)
  • La seconde épiclèse appelle l'Esprit saint sur le peuple :
« Humblement, nous te demandons qu’en ayant part au corps et au sang du Christ, nous soyons rassemblés par l’Esprit saint en un seul corps. » (PE II.)
Article détaillé : Épiclèse (liturgie).

Le sacrement de pénitence et de réconciliation

La réconciliation est explicitement un sacrement dans le catholicisme, dans les Églises orthodoxes, et dans l'Église anglicane. C'est un prêtre qui est habilité à administrer ce sacrement.

L'Esprit saint est mentionné par Jésus dans la rémission des péchés :

« Recevez le Saint-Esprit. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. » (Évangile selon Jean 20, 22-23).

Dans la formule d'absolution, le prêtre pardonne les péchés au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

Le prêtre qui accorde le sacrement doit être ordonné.

L'onction des malades

Ce sacrement produit un don particulier de l'Esprit saint : la grâce première est une grâce de réconfort, de paix et de courage pour vaincre les difficultés propres à l'état de maladie grave ou à la fragilité de la vieillesse[41].

Le sacrement de mariage

L'Esprit saint est également présent dans le sacrement de mariage : il en est l'acteur premier[42].

L'Esprit saint dans l'art[modifier | modifier le code]

En peinture[modifier | modifier le code]

L'Esprit saint est souvent représenté comme une colombe, du fait que l'Esprit saint est descendu sur Jésus sous la forme d'une colombe quand il a été baptisé dans le Jourdain.

Dans beaucoup de peintures de l'Annonciation, l'Esprit saint est représenté sous la forme d'une colombe, qui représente l'annonce de la conception de Jésus à la Vierge Marie par l'ange Gabriel.

La colombe est aussi à mettre en rapport avec celle qui apporta une branche d'olivier à Noé après le Déluge, et les traditions rabbiniques selon lesquelles les colombes au-dessus de l'eau signifient la présence de Dieu.

Les Actes des Apôtres décrivent l'Esprit saint descendant sur les Apôtres à la Pentecôte sous la forme d'un souffle et d'une langue de feu qui se pose sur les têtes des Apôtres. En fonction de ce récit, l'Esprit saint est quelquefois symbolisé par une langue de feu.

En musique[modifier | modifier le code]

Premier couplet du Veni Creator Spiritus

L'hymne Veni Creator Spiritus est chanté à la Pentecôte. Il comporte sept strophes qui symbolisent les sept dons traditionnels de l'Esprit saint (sagesse, discernement, conseil, savoir, force d'âme, piété et crainte (respect) du Seigneur.

Il est attribué à Rabanus Maurus (776-856). Cet hymne est chanté aux Vêpres, à la Pentecôte, à la dédicace d'une église, à la Confirmation, et à l'ordination sacerdotale, et à chaque fois que l'Esprit saint est solennellement invoqué. Une indulgence partielle est accordée au fidèle qui le récite. Une indulgence plénière est accordée s'il est récité le 1er janvier ou à la fête de la Pentecôte.

L'Esprit saint et les autres religions ou spiritualités[modifier | modifier le code]

Le Paraclet et l'islam[modifier | modifier le code]

Dans l'islam le Saint-Esprit n'est autre que l'ange Gabriel comme le montrent les deux versets suivants :

Dis : «L'esprit saint l’a fait descendre de la part de ton Seigneur avec la vérité, afin de raffermir ceux qui ont cru, ainsi qu'une direction et une bonne nouvelle pour les musulmans.» (Sourate 16, verset 102)

Dis : «Qui est ennemi de Gabriel ?» C'est lui certes qui, avec l'autorisation d'Allah, l'a fait descendre sur ton coeur, confirmant ce qui est devant lui, et comme direction et une bonne nouvelle aux croyants.» (Sourate 2, verset 97)

L'Esprit saint et le bouddhisme[modifier | modifier le code]

Selon certains auteurs, comme Soho Machida de Princeton University ou Thich Nhat Hanh, des similarités peuvent être trouvées entre le Saint-Esprit et le Dharma des bouddhistes[43],[44],[45].

L'Esprit saint et les Zoroastriens[modifier | modifier le code]

Ahura Mazda (Seigneur Sage), dieu suprême et unique, crée l'univers comme une zone d'assainissement pour sa progéniture maléfique : Angra Mainyu (Esprit Mauvais) qui agit à travers la matière et les ténèbres qu'elle permet. Grâce à l'enseignement qu'il délivre au prophète Zoroastre et à ses trois successeurs, Ahura Mazda donne la possibilité aux êtres humains de lui résister par la bonne parole, la bonne pensée et la bonne action qui sont les trois armes de sa progéniture bienveillante : Spenta Mainyu (Esprit saint). Spenta Mainyu et Angra Mainyu sont de forces égales au moment de la création, Ahura Mazda n'intervient pas dans leur combat, il pourrait éliminer l'Esprit Mauvais mais il souhaite l'éduquer en lui opposant les qualités de son "jumeau". Le temps de l'univers est divisé en trois périodes égales, l'Esprit saint règne sur la première, l'Esprit Mauvais sur la deuxième, ces deux périodes leur permettant de se fortifier l'un et l'autre sans être perturbé par l'adversaire en vue d'un combat équitable pendant toute la troisième période. Spenta Mainyu est assimilé à Ahura Mazda car il procède totalement de lui, il est décrit comme l' "esprit obéissant" alors qu'Angra Mainyu est l' "esprit désobéissant", c'est pourquoi des ambiguïtés ont pris forme dans le zoroastrisme sur la nature de cet esprit qui affronte le Mal. Zoroastre annonce qu'une partie de l'Esprit saint prendra corps dans le troisième successeur qu'une vierge enfantera afin que celui-ci apporte la victoire du Bien et sauve le monde corporel en montrant comment vaincre l'Esprit Mauvais (appelé la "Druje des hommes").

Chez les Témoins de Jéhovah[modifier | modifier le code]

Pour les Témoins de Jéhovah, l'Esprit saint désigne la force agissante ou force active de Dieu. Ils soutiennent que la personnification de l'Esprit saint dans quelques passages de la Bible ne signifie pas qu'il s'agisse d'une personne (ils rejettent la doctrine de la Trinité). Ils font remarquer que cela se produit également en rapport avec des termes tels que la sagesse (Proverbes 1:20-33 ; 8:1-36 ; Matthieu 11:19 ; Luc 7:35), le péché (Romains 5:14, 17, 21 ; 6:12 ; 7:8-11) et la mort, l'eau et le sang, de manière allégorique[46]. De plus, ils déclarent que l’Esprit saint n’est pas identifié comme le serait une personne, car dans un grand nombre de cas, l’expression Esprit saint est dépourvue d’article dans l’original grec (par exemple en Actes 6:3, 5 ; 7:55 ; 8:15, 17, 19 ; 9:17). Le fait que l'Esprit saint soit mentionné de façon impersonnelle à de nombreuses reprises est selon eux employé pour affirmer qu'il ne peut pas s'agir d'une personne.

Ils considèrent que les mots « dans le ciel : le Père, le Verbe et l’Esprit ; et ces trois sont un » qu’on trouve dans certaines versions anciennes en 1 Jean 5:7 constituent une addition apocryphe au texte original[47], et ce passage ne figure pas dans leur version de la Bible, la Traduction du Monde Nouveau des Saintes Écritures. Les Témoins de Jéhovah estiment que le fait d'être baptisés au nom de l'Esprit saint selon Matthieu 28:19 signifie reconnaître que cet esprit provient de Dieu et qu’il joue son rôle selon la volonté divine[48]. Sur ce point, ils adhèrent à l'enseignement d'A. Robertson[49] selon qui l'« emploi du terme 'nom' (onoma) [en Matthieu 28:19], courant dans la Septante et dans les papyrus, désigne la force ou l’autorité ».

Selon le mouvement religieux, l'Esprit saint de Dieu a eu ou a différents rôles[50] :

  • Il a été utilisé dans la création et est à l’origine de la vie animée et des facultés procréatrices ;
  • Aux temps bibliques, il a été employé par Jéhovah en faveur des humains qui font sa volonté : il a éclairé et fait comprendre les prophéties bibliques, a fait inspirer les Saintes Écritures, a donné du courage pour accomplir la volonté divine, a doté les humains de certaines qualités, a permis de prophétiser et de faire des miracles ;
  • Il juge et exécute les jugements de Dieu ;
  • Il est un 'assistant' pour la congrégation chrétienne, donnant la bonne compréhension biblique, accordant des 'dons de l’esprit' miraculeux permettant au Ier siècle de parler en langues étrangères, de prophétiser, de guérir et d’accomplir d’autres œuvres. Il produit également des fruits ou qualités chez ceux qui laissent l'Esprit saint guider leur vie.
  • Il engendre l'espérance céleste pour les fidèles qui en reçoivent le témoignage, attestant que Dieu les a ‘engendrés’ pour être ses fils spirituels (2 Corinthiens 1:21,22 ; 5:1,5 ; Éphésiens 1:13,14 ; Jean 3:5-8 ; Romains 8:14-17,23 ; Hébreux 6:4, 5).

Les Témoins de Jéhovah considèrent l’Esprit saint comme « le don gratuit » de Dieu qu’il accorde volontiers à qui le recherche et le demande sincèrement. Toutefois, il ne faut pas « attrister » selon Éphésiens 4:30 cet esprit en le repoussant[51], par exemple en rejetant et en n’appliquant pas la Bible telle que le mouvement religieux la comprend. L’opposition délibérée et la rébellion (en particulier l'apostasie) équivalent à un blasphème contre l’esprit, qui constitue un « péché impardonnable » (Hébreux 10:26-31).

Dans l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours[modifier | modifier le code]

Pour les saints des derniers jours, le Saint-Esprit est le troisième membre de la Divinité (1 Jean 5:7 ; Doctrine et Alliances 20:28). C'est un personnage d'esprit, il n'a pas de corps de chair et d'os (D&A 130:22). Le Saint-Esprit est souvent appelé aussi Esprit ou Esprit de Dieu. Le Saint-Esprit accomplit plusieurs rôles d'importance capitale dans le plan de salut.

(1) Il témoigne du Père et du Fils (1 Co 12:3 ; 3 Néphi 28:11 ; Éther 12:41).

(2) Il révèle la vérité de toutes choses (Jean 14:26 ; 16:13 ; Moroni 10:5 ; D&A 39:6).

(3) Il sanctifie ceux qui se sont repentis et se font baptiser (Jean 3:5 ; 3 Néphi 27:20 ; Moïse 6:64–68).

(4) Il est le Saint-Esprit de promesse (D&A 76:50–53 ; 132:7, 18–19, 26).

Le don du Saint-Esprit[modifier | modifier le code]

Tout membre de l'Église, baptisé et digne, a le droit d'avoir l'influence constante du Saint-Esprit. Après son baptême, il reçoit le don du Saint-Esprit par l'imposition des mains de quelqu'un qui détient la prêtrise, autorité appropriée (Actes 8:12–25). Le fait de recevoir le don du Saint-Esprit est souvent qualifié de baptême de feu (Matthieu 3:11). Il est commandé aux hommes de se repentir, d'être baptisés et de recevoir le don du Saint-Esprit (Ac 2:38). Le Saint-Esprit se donne par l'imposition des mains (Ac 19:2–6).

Le Don de l'Esprit-Saint[modifier | modifier le code]

Ceci est le don divin accordé par Dieu la Mère ou Dieu l'Éternel suprême à des personnes pures de corps, de sang et, d'âme pour avoir pardonné à tous ceux qui ont été offensés pendant toute la vie humaine, pour exister avec Dieu le Père. Ces individus purs font la Volonté de Dieu pour le Bien universel de ceux qui les entourent. Les saints des derniers jours connaissent le don de Dieu l'Éternel que sont ceux des langues, de prophétie, de révélation, de vision, de guérison, d'interprétation des langues, de Connaissances et de Compréhensions de l'Univers de Dieu etc. (Voir les Articles de foi de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, La Vie des maîtres spirituels de Baird T. Spalding, Édition de l'Homme.)

Dans le Rastafarisme[modifier | modifier le code]

Comme mouvement qui s'est développé hors du christianisme, le mouvement rastafari a sa propre interprétation unique de la Sainte Trinité et de l'Esprit saint. Bien qu'il y ait plusieurs légères variations, ils déclarent généralement que c'est Haile Selassie Ier qui incarne Dieu le Père et Dieu le Fils, tandis que l'Esprit saint doit être trouvé chez des croyants rastafariens et dans chaque être humain. Rastas indiquent également que l'Église vraie est le corps humain, et que c'est cette Église (ou "structure") qui contient l'Esprit saint.

Dans le spiritisme[modifier | modifier le code]

Dès le début de son existence, le mouvement spirite prétend s'appuyer sur un enseignement transmis par divers Esprits, dont l'Esprit de Vérité mentionné dans les Évangiles. Allan Kardec et ses successeurs ont présenté leur doctrine comme étant l'accomplissement de la promesse du Christ d'envoyer un consolateur : l'Esprit de Vérité appelé aussi l'Esprit saint[52].

Citations[modifier | modifier le code]

« Le Catéchisme de l'Église catholique, que j'ai approuvé le 25 juin dernier et dont aujourd'hui j'approuve la publication en vertu de l'autorité apostolique, est un exposé de la foi de l'Église et de la doctrine catholique, attestées ou éclairées par l'Écriture Sainte, la Tradition apostolique, et le Magistère ecclésiastique. Je le reconnais comme un instrument valable et autorisé au service de la communion ecclésiale et comme une norme sûre pour l'enseignement de la foi. Puisse-t-il servir au renouveau auquel l'Esprit saint appelle sans cesse l'Église de Dieu, Corps du Christ, en pèlerinage vers la lumière sans ombre du Royaume ! »

Jean-Paul II, le 11 octobre 1992, trentième anniversaire du deuxième concile du Vatican.

« Le but de la vie chrétienne est l'accueil de l'Esprit saint en nous. »

Saint Séraphin de Sarov

« Je suis devenu véritablement moine le jour où j’ai découvert que ce n’est pas moi qui prie, mais Dieu qui prie en moi. Prier, c’est entrer dans la prière que Dieu fait continuellement en moi. L’Esprit saint vient en moi adresser la prière du Christ à son Père. Or l’Esprit, c’est le souffle de Dieu. La prière, c’est donc Dieu qui vient respirer, afin que je respire de sa propre respiration. Prier c’est respirer Dieu. »

Dom Denis Huerre, ordre de Saint-Benoît

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir par exemple 2Co 13, 13
  2. Dei Verbum 8
  3. Fides et ratio, numéro 7, Jésus révèle le Père
  4. Catéchisme de l'Église catholique, pages 36 à 38, numéros 109 à 119.
  5. Catéchisme de l'Église catholique n° 110, et Dei Verbum 12, §1
  6. Catéchisme de l'Église catholique, n° 111, et Dei Verbum 12, §2
  7. Catéchisme de l'Église catholique, numéros 115 à 119.
  8. Catéchisme de l'Église catholique, numéros 702 à 716, pages 156 à 159.
  9. Autres passages du Nouveau Testament en rapport : Mc 3:28–29 ; Luc 12:10 ; Hé 6:4–8.
  10. On consultera notamment cette page Paroisse Saint Germain l'Auxerrois.
  11. Daniel Marguerat, Le Dieu des premiers chrétiens, Genève, éd. Labor et Fides, 1990, p.195-211.
  12. Malaval, op. cité, p. 341.
  13. Catéchisme de l'Église catholique, pages 50-51.
  14. Symbole de Nicée-Constantinople
  15. Catéchisme de l'Église catholique, page 152, n° 687).
  16. Catéchisme de l'Église catholique, pages 152-153, n° 688.
  17. Catéchisme de l'Église catholique', n° 733, 735, 736.
  18. Somme théologique, Prima Secundae, question 68 (dons) et 70 (fruits)
  19. Catéchisme de l'Église catholique numéro 1831
  20. La Bible de Jérusalem, 1Co, titre du chapitre 12.
  21. Les sept dons du Saint-Esprit, Bonaventure
  22. Catéchisme de l'Église catholique, § 1832, page 387
  23. Ga (5, 22-23)
  24. Catéchisme de l'Église catholique, numéros 232 à 237.
  25. Catéchisme de l'Église catholique, numéros 243 à 248.
  26. Gn 1,2
  27. Jn 14, 17
  28. Jn 16, 13
  29. Catéchisme de l'Église catholique, numéro 243
  30. Catéchisme de l'Église catholique, numéros 245 à 248, pour plus de détails.
  31. René Laurentin, L’Esprit Saint cet Inconnu, éd. Fayard, 1998.[réf. incomplète]
  32. Catéchisme de l'Église catholique, numéro 2672.
  33. Catéchisme de l'Église catholique, numéros 1226 et 1227
  34. Ac 8, 15-17
  35. He 6, 2
  36. Paul VI, constitution apostolique Divinæ consortium naturæ
  37. Catéchisme de l'Église catholique, numéros 1288 et 1289
  38. Lumen Gentium 11
  39. Catéchisme de l'Église catholique, numéros 1373 à 1381
  40. Esprit & Vie. Philippe Rouillard. L'épiclèse dans la Prière eucharistique
  41. Catéchisme de l'Église catholique, numéro 1520
  42. L'Esprit saint est l'acteur premier du sacrement du mariage, sur le site de l'Eucharistie Miséricordieuse
  43. (en) Experiments in interreligious hermeneutics
  44. Living Buddha, Living, Christ, Thich Nhat Hanh, Riverhead Trade, 1997
  45. Bouddhisme et Christianisme, par Thich Nhat Hanh [1]
  46. Comment raisonner à partir des Écritures, 1985, p. 136
  47. La Bible de Jérusalem précise dans une note que ces mots sont absents « des mss [manuscrits] grecs anciens, des vieilles versions et des meilleurs mss de la Vulg[ate] »
  48. Adorez le seul vrai Dieu, 2002, pp. 114-5
  49. Word Pictures in the New Testament, 1930, vol. I, p. 245
  50. Étude perspicace des Écritures vol. 1, pp. 804-7
  51. "Questions des lecteurs", La Tour de garde, 15 mai 2004, pp. 29-30
  52. "Le spiritisme vient au temps marqué accomplir la promesse du Christ : l'Esprit de Vérité préside à son établissement ; il rappelle les hommes à l'observance de la loi ; il enseigne toutes choses en faisant comprendre ce que le Christ n'a dit qu'en paraboles". Allan Kardec, L'Évangile selon le spiritisme, chapitre 6, paragraphe 4.


Les citations de la Bible proviennent de la traduction du chanoine Augustin Crampon (édition numérique bible.catholique.org de Richard Bourret), de la Bible de Jérusalem ou de celle de Louis Segond.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ecrits théologiques[modifier | modifier le code]

  • Basile de Césarée,Traité du Saint-Esprit ;
  • Bonaventure,Les sept dons du Saint-Esprit, éditions du Cerf, juin 1997 ;
  • Jean-Paul II, L'Esprit Saint, le Seigneur qui donne la vie. Lettre encyclique, janvier 1986 ;
  • Jean-Paul II, Je crois en l'Esprit Saint : la Pentecôte. Catéchèse sur le Credo, VI, septembre 1992 ;
  • René Coste, L'évangile de l'Esprit. Pour une théologie et une spiritualité intégrantes de l'Esprit Saint, préface du cardinal Roger Etchegaray, éditions du Cerf, mai 2006 ;
  • Yves Congar, Je crois en l'Esprit Saint, éditions du Cerf, mai 1995 ;
  • Yves Congar, Esprit de l'homme, esprit de Dieu, éditions du Cerf, 1998 ;
  • René Pache, La Personne et l'oeuvre du Saint-Esprit: exposé de doctrine biblique ..., Éditions Emmaüs, Vennes sur Lausanne, Suisse, 1947 ;
  • Catéchisme de l'Église catholique, Mame Librairie Editrice Vaticane, pour l'exploitation en France de la traduction française. Paris, 1992. ISBN 2-7242-7409-1.

Etudes[modifier | modifier le code]

  • Pierre Malaval, Le christianisme de Constantin à la conquête arabe, PUF, 1997 ;
  • L'Esprit Saint dans la Bible, juin 1985, éditions du Cerf ;
  • Nouveau Testament illustré (2000, Charlemagne), sur Saint Jean et le Paraclet, Jean Favier;
  • Dereck Prince,Qui est le Saint-Esprit ?, Editions Full Frame ;

Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours[modifier | modifier le code]

Zoroastrisme[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]


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