Pierre (apôtre)

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Pierre
Saint chrétien
Image illustrative de l'article Pierre (apôtre)
Saint Pierre avec les clefs du salut des âmes et du Paradis, par Pierre-Étienne Monnot, archibasilique Saint-Jean-de-Latran de Rome
Biographie
Naissance Galilée
Décès vers 65
à Rome
Lin Suivant

Blason

Simon, barjona ou fils de Jonas, aussi appelé Cephas (« le roc », « la pierre » en araméen), ou Simon-Pierre, est un disciple de Jésus de Nazareth. Il est né au début de l'ère chrétienne en Galilée, ou dans la ville toute proche de Bethsaide en Batanée et mort selon la tradition vers 64-70 lors de la persécution Chrétienne. Il était un des douze Apôtres, parmi lesquels il semblait avoir tenu une position privilégiée. Il est considéré comme saint par les religieux catholiques et orthodoxes, sous le nom de saint Pierre.

Selon la tradition du catholicisme et de l'orthodoxie, il est le premier évêque de Rome et fonde ainsi dans la tradition du catholicisme la primauté pontificale dont l'actuel pape est le successeur[1]. Son personnage a suscité un grand nombre d'œuvres artistiques, en particulier dans l'Occident latin.

Son nom[modifier | modifier le code]

S'appelant initialement Symon[2] ou Simon[3], Jésus lui donne le nom de Simon Cephas (grec Σιμων Κηφᾶς Simōn Kēphas ; araméen Šimʻōn Kêfâ ; syriaque Sëmʻān Kêfâ), d'après son surnom araméen hellénisé[4] Képhas, qui signifie « le roc »[5]. Selon l'évangile attribué à Matthieu, Jésus, à partir de ce surnom, fait un jeu de mot d'où viendrait son nom dans l'espace gréco-latin Pierre (Petros en grec, ou Petrus en latin) : « Pierre (Kepha), tu es pierre (Kepha) et sur cette pierre je bâtirai mon Église (ecclésia, assemblée (de fidèles)) »[6]. Ce surnom semble souligner un trait de caractère marquant de ce disciple qui tient une place prééminente dans le groupe des douze apôtres de Jésus[7], aux côtés de deux autres « colonnes », Jacques le Juste et Jean de Zébédée. Dans les Évangiles, outre Simon Cephas, il est aussi appelé Simon Kepha (de l'hébreu Kepha כיפא) ou Simon Bariona c'est-à-dire Simon, fils de Jonas ou selon une autre interprétation Simon baryonim, c'est-à-dire une sorte de sicaire, de zélote[8].

Saint Pierre recevant les clefs du salut des âmes et du Paradis du Christ, Basilique Santa Pudenziana de Rome
Le Christ confie l'église à Pierre, Raphaël, Victoria and Albert Museum de Londres
Saint Pierre, Ier pape, Rubens
Reniement de Pierre, par Carl Bloch
Saint Pierre par Guido Reni

Pierre dans le Nouveau Testament[modifier | modifier le code]

De son vrai nom Simon ou Siméon, fils de Jonas (Simon Barjonas), il est, selon les Évangiles, originaire de Bethsaïde, marié et pêcheur sur le lac de Tibériade en Galilée, aucun texte ne précisant s'il est patron pêcheur ou employé. Il s’installe dans la maison de sa belle-famille à Capharnaüm lors de son mariage[9]. Dès lors, sa maison sert de base pour la mission itinérante de Jésus (Mc 1,29-39).

Avec son frère André, il décide de laisser tout de suite sa maison et sa famille pour suivre, sur son seul appel, Jésus (Mt 4,18), qu'il accueille dans sa maison de Capharnaüm. Il reçoit de lui le nom de « Cépha » (Jn 1,42 ; Mc 3,16), mot qui signifie en araméen « rocher » traduit par Πετρος, « pierre », en grec, ce qui a donné Petrus en latin, puis Pierre en français, Pietro en italien, Pedro en espagnol, Peter dans les pays germaniques, Piotr en russe, etc.

Pierre est toujours cité en premier de la liste des « douze » (Mc 3,16 ; Ac 1,13) (appelés par la suite les douze apôtres). À plusieurs reprises, dans les récits, Jean et Paul reconnaissent son importance, toutefois l'auteur de l'évangile attribué à Jean cite en premier son frère André. Simon-Pierre manifeste sa foi au nom de tous les disciples : « Et vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis ? Pierre lui répond : Tu es le Christ. » (Mc 8,29). Jésus lui déclare alors solennellement : « Et moi je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux. Ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux » (Mt 16,18-19).

L'interprétation de ce passage oppose les catholiques d'une part aux orthodoxes et aux protestants d'autre part.

Selon l'interprétation catholique, Jésus annonce à Pierre qu'il sera le fondement de son Église, en usant d'une triple image :

— la pierre : de même que Jésus est la pierre angulaire (1P 2,6-7), ainsi Pierre, en devenant son délégué sur cette terre, sera l’élément stabilisateur de son Église ;

— les clés du royaume des cieux : de même que Jésus est la Porte (Jn 10,7), ainsi Pierre, en devenant son délégué sur cette terre, aura les « clés de la ville », c’est-à-dire exercera l’autorité sur la portion terrestre du Royaume des cieux (= l’Église) ;

— le pouvoir de lier et de délier : de même que Jésus a le pouvoir de remettre les péchés (Mc 2,10), de même les Apôtres, ses délégués, pourront remettre les péchés en son nom (Jn 20,22).

Pour les protestants et les orientaux (mais aussi pour les gallicans jusqu'en 1870), c'est la déclaration de Pierre en elle-même qui serait la première pierre d'un édifice spirituel composée des pierres vivantes (tous les chrétiens) posés sur la grande pierre (rocher) qui est le Christ lui-même (1P 2,4-5). Ainsi, pour eux, l'origine de la fonction du pape romain résulterait d'une évolution historique de l'Occident et n'est pas inscrite dans le Nouveau Testament.

Les orthodoxes - qui sont organisés en patriarcats - et les protestants reconnaissent que le siège de Rome avait la primauté d'honneur, selon le canon no 6 du concile de Nicée et le canon 28 du concile de Chalcédoine. En occident et même chez les tridentins, cette compréhension était largement soutenue: ainsi, Bossuet dans la Déclaration des quatre articles et, avant, le décret Sacrosancta du concile de Constance.

Pierre a assisté et participé à plusieurs miracles ou événements majeurs de la vie du Christ, comme la Marche sur les eaux (Mt 14,28-31), la Transfiguration, l'arrestation de Jésus, son procès, puis sa Passion. Décrit dans les Évangiles comme enthousiaste, emporté, mais parfois hésitant et faillible, il abandonne Jésus pendant la Passion malgré l'assurance qu'il avait manifestée auparavant : « Si tous viennent à tomber, moi je ne tomberai pas » ((Mc 14,29). Il a regretté amèrement ce reniement : « Et Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : Avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois. Et en y réfléchissant, il pleurait. » (Mc 14,72).

À l'annonce par Marie la Magdaléenne que le tombeau de Jésus avait été trouvé vide, il fut le premier à y entrer, le « disciple bien-aimé » lui ayant laissé la préséance (Jn 20,5s ; Jn 21,7). Par la suite, il bénéficia avant les douze d'une apparition du Christ ressuscité (1Co 15,5).

Lors de la dernière apparition du Christ à ses disciples, il est réhabilité par Jésus à la suite de sa négation et ré-instauré dans sa mission de pasteur de l'Église : « Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? Et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Fais paître mes brebis. » (Jn 21,15-17).

Les Actes des Apôtres le montrent comme un des principaux dirigeants de la communauté chrétienne. Après la Pentecôte, c'est lui qui prend la parole et commence la prédication du message chrétien. Lors du concile de Jérusalem (vers l'an 50), il prend position en faveur de l'admission des païens dans l'Église sans leur imposer les prescriptions mosaïques telles que la circoncision ; cependant Paul lui reprochera de ménager le point de vue des judaïsants menés par certains chrétiens juifs de la communauté de Jacques le mineur, « frère du Seigneur », chef de la communauté de Jérusalem soit le premier évêque de la première communauté chrétienne (Ac 21,18) : « Mais quand Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il s'était donné tort. En effet, avant l'arrivée de certaines gens de l'entourage de Jacques, il prenait ses repas avec les païens ; mais quand ces gens arrivèrent, on le vit se dérober et se tenir à l'écart, par peur des circoncis.» (Ga 2,11-12).

Lors du premier concile de Jérusalem, Pierre reconsidère son attitude. Il ouvre le débat en défendant clairement les thèses de Paul de ne pas imposer les prescriptions mosaïques aux chrétiens païens. Jacques le mineur, chef de l'Église locale (le premier évêque de Jérusalem), clôture le conseil en approuvant Pierre et Paul. Les chrétiens d'origine païenne sont libérés de l'obligation de suivre les traditions juives.

Après le Concile de Jérusalem, les Actes ne disent plus rien de sa vie.

Cette discrétion s'explique, selon certaines hypothèses, par les poursuites dont il était l'objet. À partir de son évasion de Jérusalem (avant la mort d'Hérode-Agrippa I, au printemps 44), Pierre était presque un hors la loi aux yeux des autorités de Jérusalem. S'il était poursuivi, personne ne devait savoir où il se trouvait. C'est pourquoi le Nouveau Testament serait très discret sur ses résidences successives, même dans les Actes. Une explication plus simple consisterait à voir dans ce "silence" sur le lieu de Pierre un résultat du propos du livre des Actes (I. 8): L'évangélisation auprès des Juifs relevant de la mission pétrienne (Galates 2), celui-ci est plus présent dans l'ouvrage qui parle du témoignage apostolique en Judée, tandis qu'avec le chapitre 15, où se tient le synode sur la question des Gentils, le rôle de Pierre n'est plus mentionné parce qu'il est essentiellement question du ministère paulinien (évangéliser les païens).

D'Antioche à Rome[modifier | modifier le code]

La tradition de l'Église catholique attribue à Pierre la direction de l'Église d'Antioche. Premier évêque de cette ville, une fête de « la chaire de saint Pierre à Antioche » est célébrée le 22 février depuis le IVe siècle[10]. Il serait resté sept ans à Antioche.

Fuyant la persécution, Pierre semble avoir gagné Antioche dès le printemps 43 (au plus tard). En 48 ou 49, il fait une incursion à Jérusalem, sous son identité secrète[interprétation personnelle] (Ac 15,14).

Selon André Méhat[11], il se serait ensuite réfugié à Rome, où il espérait n'être pas poursuivi. Mais vers 45, l'empereur Claude (41-54) expulse les juifs de Rome (Ac 18,2). Comme Priscille et Aquila, Pierre se rend alors en Achaïe, et il a l'occasion de visiter Corinthe (1 Co 1,12). À Jérusalem, lors des réunions qui seront par la suite appelée Concile de Jérusalem, il propose la solution qui est adoptée par Jacques le Juste en conclusion de l'assemblée, sur les obligations que doivent suivre les chrétiens venant du polythéisme. Il faut que ces derniers observent un minimum de préceptes de la Torah en s'abstenant des souillures de l’idolâtrie, de l'immoralité, de la viande étouffée et du sang[12]. À la mort de Claude, il revient à Rome, au début du règne de Néron (54-68). Il est à Rome lorsque Paul rédige l'Épître aux Romains, mais toujours dans un statut de clandestinité, ce qui explique à la fois que Paul adresse son épître aux chrétiens de Rome, mais qu'il ne fasse pas mention du principal destinataire, le premier des Apôtres.

Cette chronologie est hypothétique, mais elle correspond cependant à la tradition du Liber Pontificalis (rédigé en 530, ce catalogue chronologique de tous les papes repose sur des données légendaires sans que cela ne diminue l’intérêt de ce document comme source historique[13]), selon lequel Pierre est demeuré à Antioche pendant sept ans, et s'est fixé à Rome sous le règne de Néron.

Dans la littérature clémentine, Pierre est décrit comme un prédicateur itinérant dans les villes de la province romaine de Syrie. Il remporte de nombreux succès contre la prédication de Simon le Mage et initie au cours de ses déplacements Clément qui l'accompagne. Il le nomme par la suite évêque de Rome où il se rend et gagne un affrontement contre Simon le Mage. La légende raconte que ce dernier a tenté de voler pour impressionner l'empereur Néron et que par la prière, Pierre est parvenu à le faire tomber.

La tradition du martyre à Rome[modifier | modifier le code]

Pour la tradition catholique, le séjour de Pierre à Rome semble attesté par la Première épître de Pierre : « L’Église des élus qui est à Babylone vous salue, ainsi que Marc, mon fils » (1P 5,13), sous réserve d'admettre que le mot Babylone désignerait de façon péjorative Rome en tant que ville corrompue et idolâtre. Une image familière aux lecteurs de la Bible. Toutefois, pour les traditions orientales comme les nestoriens, Simon-Pierre se trouve bien à Babylone lorsqu'il envoie son épître[14].

La ville de Babylone, cependant, existait toujours à l'époque et, bien qu'elle eût perdu sa splendeur passée[15], elle restait un centre important du judaïsme[16]. On pourrait donc envisager que Pierre ait séjourné dans cette ville de Chaldée, où il aurait édifié la nombreuse communauté juive, descendante de l'exil du VIe siècle av. J.-C.[réf. souhaitée]. C'est la thèse soutenue par certains auteurs protestants et par des historiens[réf. souhaitée]. Ils ajoutent que Paul, lui, lorsqu'il écrit de Rome, nomme cette ville par son nom et ne parle pas de « Babylone ».

En sens contraire, Babylone désignait traditionnellement, dans le langage biblique, la tête de l'empire du mal. Il est tout naturel que Pierre ait employé ce mot pour désigner la ville de Rome, qui était alors la capitale de l'idolâtrie. L'apôtre Jean emploiera la même image, dans son Apocalypse. Babylone, chevauchant la bête aux 7 têtes (Ap 17,9) est traditionnellement considérée comme le symbole de Rome, la ville assise sur 7 collines.

Par ailleurs, Marc, que Pierre cite dans ce verset, est l'auteur du deuxième évangile. Il a été l'interprète fidèle de Pierre, d'après Jean le Presbytre cité par Eusèbe de Césarée[17], et, selon le même auteur, a rédigé son Évangile à Rome[18]. Ce qui confirmerait le séjour de saint Pierre en cette ville.

Plusieurs textes antiques font allusion au martyre de Pierre, ainsi qu'à celui de Paul, qui se seraient produits lors des persécutions ordonnées par Néron, notamment dans l'enceinte du Circus Vaticanus construit par l’empereur Caligula, situé sur la colline Vaticane, à l'emplacement approximatif de l'actuelle Basilique Saint-Pierre[19], les suppliciés une fois morts pouvant être remis à leur famille pour être inhumés ou crématisés mais le plus souvent jetés dans le Tibre[20]. Ainsi, une tradition immémoriale place même ce martyre : inter duas metas - entre les deux bornes - de la spina (pour l'explication des termes « metas » et « spina », voir l'article : Cirque romain). Le plus ancien de ces textes, la Lettre aux Corinthiens de Clément de Rome datée de 96, ne cite pas explicitement de lieu, même s'il y a diverses raisons pour penser qu'il s'agit de Rome[21]. Sixte V fait transférer en 1586 l'obélisque ornant cette spina sur la place Saint-Pierre.

Une vingtaine d'années plus tard, une lettre d'Ignace d'Antioche aux chrétiens de Rome comporte ces mots : « Je ne vous donne pas des ordres comme Pierre et Paul »[22].

Un passage, de la fin du IIe siècle, cité par Eusèbe de Césarée, indique qu'à un certain Proclus, qui se vantait que sa patrie possédait la tombe de l'apôtre Philippe, le Romain Gaïus a répondu : « Mais moi, je puis te montrer les trophées des saints apôtres. En effet, si tu veux te rendre au Vatican ou sur la voie d'Ostie, tu trouveras les trophées de ceux qui ont fondé cette Église. »[23] ; le mot « trophée », du grec τροπαιον, monument de victoire, dans le contexte, désignerait ici les tombes de Pierre et Paul. C'est en tout cas sur ces sites que seront édifiées au IVe siècle les basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul-hors-les-murs qui leur sont dédiées.

Eusèbe rapporte aussi les témoignages de Denys de Corinthe[24] et de Zéphyrin de Rome[25].

Clément de Rome affirme que son martyre serait dû à une « injuste jalousie » et à la dissension entre les membres de la communauté chrétienne[26] : il y eut vraisemblablement dénonciation. Selon un apocryphe, les Actes de Pierre, il aurait été crucifié la tête vers le sol[27]. Selon la tradition, l'apôtre demande ce type de supplice par humilité, ne se jugeant pas digne de mourir comme le Christ, selon une autre version, il peut s'agir d'une cruauté supplémentaire de Néron[28].

Un des éléments en faveur de la « tradition romaine » de la présence de la tombe de Pierre est l'absence de toute autre revendication de sa tombe par une autre cité antique.

Le tombeau de saint Pierre au Vatican : les fouilles archéologiques[modifier | modifier le code]

Basilique Saint-Pierre de Rome construite autour de l'emplacement du tombeau de Saint Pierre
Relique de Pierre dans la Basilique Saint-Pierre de Rome
Tombeau de Saint Pierre, Basilique Saint-Pierre de Rome
Article détaillé : Tombe de saint Pierre.

La tradition localise le tombeau de saint Pierre sur l'emplacement d'une nécropole située au nord du Circus Vaticanus, dont elle était séparée par une route secondaire : la via Cornelia[20].

L'empereur Constantin Ier y fit édifier une première basilique (occupant le site de l'édifice actuel) et dont l'abside fut construite autour de l'emplacement de la tombe, cela malgré les difficultés considérables du terrain, à flanc de colline, obligeant à d’énormes travaux de terrassement, et bien qu'il ait fallu modifier un cimetière.

Les fouilles de la nécropole du Vatican ordonnées dès 1940 par Pie XII dans les Grottes du Vatican à l'occasion de la mise en place du sarcophage de Pie XI, ont mis en évidence un cimetière païen et chrétien contenant de nombreuses tombes et, au-dessous de l'autel et à la verticale exacte du sommet de la coupole, un monument culturel au-dessus d’une de ces tombes, trouvée vide, du premier siècle (tombe thêta)[29]. Ce mémorial, qui serait le « trophée de Gaïus », est par la suite inclus dans un monument de marbre et de porphyre d'époque constantinienne puis recouvert par des autels construits sous Calixte II (1123), Clément VIII (1594) et enfin par le baldaquin de Saint-Pierre construit de 1624 à 1633[20],[30].

Sur l'un des murs de soutien (mur rouge) a été incisé un graffito dont subsistent les quatre caractères grecs ΠΕΤR, c’est-à-dire les quatre premières lettres du nom de Pierre, et au-dessous EN(I), ce qui serait, selon Margherita Guarducci, la forme abréviative de εν εστι, mot à mot « dedans est ». Jérôme Carcopino, qui défendait l'hypothèse d'un transfert temporaire des reliques lors de la persécution de Valérien, lisait au contraire EN(Δ), ενδει « il manque »[28].

Une cachette aménagée sur un mur perpendiculaire (mur G) contenait les ossements d'un individu de sexe masculin âgé de soixante à soixante-dix ans, de robuste constitution. Une expertise menée par Margarita Guarducci avec l'anthropologue Correnti permet de penser qu'il s'agit bien des ossements qui figuraient dans la tombe, car la terre à laquelle sont mêlés les ossements est du même type que celle qui se trouve devant le trophée de Gaïus[20]. Mais s'agit-il de Pierre ? Trois détails vont dans ce sens, sans cependant imposer une conclusion incontestable :

— les ossements ont été conservés dans un tissu précieux de couleur pourpre, et brodé de fil d'or : un tel tissu ne peut avoir servi qu'à envelopper les restes d'un personnage illustre[31] ;

— aucun os des pieds n'a été retrouvé : cela pourrait indiquer qu'on a coupé ceux du défunt (ce qui était commun aux suppliciés qui mouraient la tête en bas)[32] ;

— les rotules étaient abîmées comme peuvent l'être celles de pêcheurs qui poussent leur bateau à la mer [33].

Le pape Paul VI annonce, en 1968, après avoir pris connaissance des études scientifiques réalisées, qu'il s'agit selon toute probabilité des restes du corps de saint Pierre[34].

Le sépulcre a depuis été aménagé de façon à ce que chaque visiteur puisse voir les reliques de saint Pierre et le « trophée de Gaïus »[28].

Le 24 novembre 2013, pour clôturer l'Année de la foi 2012-2013, les reliques de Saint Pierre dans un reliquaire de bronze sont exposées, sur la place Saint-Pierre, en présence du pape François. Il s'agit de la première ostension publique de ces reliques dans l'histoire[35]. Sur le reliquaire est gravé en latin « Ex ossibus quae in Arcibasilicae Vaticanae hypogeo inventa Beati Petri Apostoli esse putantur » (« Des os retrouvés dans l'hypogée de la basilique vaticane, qui sont considérés comme ceux du bienheureux apôtre Pierre »)[36].

Rome « Siège de Pierre »[modifier | modifier le code]

La statue de saint Pierre tenant les clefs du paradis sur la place saint Pierre à Rome

Dans les Évangiles, aucun exégète ne conteste l'importance de Pierre par rapport aux autres disciples de Jésus ; il en est de même au début des Actes des Apôtres, bien que ceux-ci, ensuite, s'attachent plutôt à suivre Paul qui fait ainsi figure de tête spirituelle de la naissante église pagano-chrétienne.

Le séjour de Pierre et son martyre à Rome sont « quasi certains » comme disait l'exégète protestant Oscar Cullmann[37]. Ainsi, l'importance de Pierre est reconnue par tous les chrétiens. Les difficultés entre les confessions chrétiennes, et en particulier entre catholiques et orthodoxes, sont dues à la définition exacte de la primauté de Pierre (distinction entre importance et prééminence) : pour les catholiques, il s'agit d'une primauté de juridiction, alors que pour les orthodoxes — rejoints ensuite par les anglicans –, il ne s'agit que d'une primauté d'honneur. Les protestants aussi, ne reconnaissent que cette "importance" de Pierre, sans vouloir lui reconnaître une autorité prééminente. La problématique principale est que la notion de prééminence semble s'être développée dans l'Église aux IIIe et IVe siècles ; elle n'apparaît pas nettement dans les écritures, ni dans les documents des deux premiers siècles. Pierre est clairement le principal porte-parole de la première communauté chrétienne. Il a eu l'honneur de démarrer et guider les premiers pas de la communauté, mais par la suite il n'y a pas d'évidence d'un rôle de chef administratif ou spirituel. Jacques le mineur devient le premier évêque de l'église primitive et Paul le théologien l'artisan de la théologie ecclésiastique. Selon les traditions syriaques du premier et deuxième siècle, Pierre aurait été attaché géographiquement à l'église d'Antioche à 30 km au nord de Jérusalem où Barnabas était l'évêque fondateur (Actes, 11, 19-26).

Les protestants et les orthodoxes ne considèrent pas qu'il y aurait une prééminence juridique ou spirituelle ni besoin d'un successeur.

Article détaillé : Primauté pontificale.

Les écrits attribués à Pierre[modifier | modifier le code]

Textes canoniques[modifier | modifier le code]

Dans le Nouveau Testament, deux textes sont attribués à Pierre : la Première et la Deuxième épître de Pierre. Leur auteur s'identifie nettement au premier apôtre : l'incipit de la première épître est « Pierre, apôtre de Jésus-Christ » (1P 1,1), renforcé dans le corps de la lettre par les mots « témoin des souffrances du Christ » (1P 5,1), et celui de la deuxième « Simon Pierre, esclave et apôtre de Jésus-Christ » (2P 1,1). Il y a cependant des raisons de penser que la deuxième épître n'a pas été composée telle quelle par Pierre. Ce fait ne met pas en cause sa canonicité.

Écrits apocryphes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Apocryphes (Bible).

Un grand nombre de textes sont attribués à Pierre ou parlent de lui, mais ne sont pas reconnus comme canoniques par les Églises chrétiennes : les Actes de Pierre[38], dont la fin, dans une version remaniée, constitue la Passion de Pierre (dite du Pseudo-Linus)[39], l’Évangile de Pierre [40], l’Apocalypse de Pierre[41], une Lettre de Pierre à Philippe[42], les Actes de Pierre et André[43].

Fêtes de saint Pierre dans les Églises orthodoxe et catholique[modifier | modifier le code]

La Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Le crucifiement de saint Pierre par Cimabue, Église inférieure de la basilique Saint-François d'Assise

La Saint-Pierre est fêtée par l'Église, aussi bien catholique qu'orthodoxe, le 29 juin[44], date à laquelle la tradition situe le martyre de Pierre, crucifié la tête en bas dans le circus vaticanus. C'est aussi la Saint-Paul. Paul serait mort le même jour (soit la même année, soit deux à trois ans plus tard, selon les sources), décapité sur la route d'Ostie. L'apôtre des juifs et l'apôtre des gentils sont ainsi unis dans leur mort et leur fête : l'Église y voit un symbole de l'union ecclésiale.

Chaire de saint Pierre à Antioche[modifier | modifier le code]

Le 22 février[45], la Tradition fête le premier siège épiscopal de Pierre. C'est dans cette ville du Moyen-Orient, à cette époque troisième grande ville de l’empire romain après Rome et Alexandrie, que Pierre ouvre son apostolat vers les gentils. La Tradition y voit aussi le lien intrinsèque qu'il y a entre les Églises latines et orientales. La fête de la chaire de saint Pierre est très ancienne, étant attestée avec certitude à Rome au IVe siècle[46]. Pour autant, ce n'est qu'au XVIe siècle que la « titularisation » du siège est effectuée, avec l'apparition de la deuxième fête en l'honneur du siège pétrinien.

Chaire de saint Pierre à Rome[modifier | modifier le code]

Le 18 janvier[47], la tradition fête le siège romain du pontife : cette fête, qui semble d'origine gallicane, est adoptée dans le calendrier romain tardivement : elle est fixée par le Pape Paul IV en 1557. C'est à cette époque que la fête de février est attribuée au siège d'Antioche. Après la réforme du calendrier qui a suivi le concile Vatican II, les deux fêtes ont été réunies au 22 février.

Fête de saint Pierre-aux-liens[modifier | modifier le code]

Le 1er août[48] dans l'Église catholique et le 16 janvier dans l'Église Orthodoxe sous le vocable « Chaînes de Saint Pierre »[49]. Cette fête rappelle l'épisode raconté dans les Actes des Apôtres au chapitre 12 (Ac 12,*) : Alors que Pierre est dans une prison de Jérusalem, un ange vient le délivrer et faire tomber ses liens. Il peut alors, croyant avoir rêvé, revenir chez ses amis, à leur grande surprise.

Fête de la dédicace des Basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul[modifier | modifier le code]

Le 18 novembre[50], les deux grandes basiliques romaines, consacrés à Pierre et Paul sont fêtées ensemble : C'est encore une fois l'occasion pour l'Église d'unir ses deux apôtres.

Pierre dans les arts et la littérature[modifier | modifier le code]

Architecture[modifier | modifier le code]

Un grand nombre d'Églises ont été dédicacées à saint Pierre. La plus importante et certainement la première en ancienneté est la basilique Saint-Pierre de Rome, bâtie sur la tombe de l'apôtre. Les autres églises construites, à toutes les époques et en tous les lieux, marquent souvent un attachement particulier à l'apôtre et à la papauté : c'est par exemple le cas lorsque Prosper Guéranger restaure l'abbaye de Solesmes.

Arts figuratifs[modifier | modifier le code]

Une image représentant les visages des apôtres Pierre et Paul est gravée sur la « tombe de l'enfant Asellus » au IVe siècle[51].

En peinture, l'une des premières figuration de Pierre est une icône du VIe siècle. Au cours des siècles le personnage reste un thème classique d'inspiration. Les épisodes évangéliques sont représentés mais on rencontre aussi couramment des scènes issues des textes apocryphes, telle son crucifiement la tête en bas.

Dans toute la chrétienté, les statues et les peintures représentant saint Pierre sont innombrables : il est traditionnellement montré comme un homme de forte stature, à la chevelure abondante, portant la barbe. Il peut être figuré debout, siégeant sur un trône, tirant des filets de pêche ou même pleurant, et souvent tenant en mains les clefs du paradis avec parfois un coq à ses pieds. Les statues de saint Pierre sont toujours présentes dans les églises cathédrales des diocèses.

Les fresques de La Vie de saint Pierre par Masolino da Panicale, Masaccio et Filippino Lippi dans la chapelle Brancacci du cloître de l'église Santa Maria del Carmine de Florence constituent un exemple de fresques de la Renaissance sur la vie du saint.

Son martyre, crucifié la tête en bas, en signe d'humilité, est une figure typique de l'art religieux depuis la Renaissance.

Article détaillé : Martyre de saint Pierre.

Littérature[modifier | modifier le code]

Les vies de saint Pierre sont multiples et diverses : la Légende dorée de Jacques de Voragine au Moyen Âge (hagiographies des saints intégrée dans les textes avec les Évangiles canoniques) a été une large source de l'iconographie chrétienne et un moyen efficace de faire connaître saint Pierre pour les prédicateurs de l'époque.

Le roman historique Quo vadis ? de Henryk Sienkiewicz, dont l'action se place sous Néron, reprend une légende notée dans les Actes de Pierre (§ 35) : « À la demande des chrétiens de Rome, Pierre quitte la ville pour fuir les persécutions et rencontre le Christ. Pierre demande : « Domine, quo vadis ? » (« Seigneur, où vas-tu ? ») et Jésus répond qu'il entre dans Rome pour y être crucifié à nouveau. Alors Pierre revient sur ses pas et affronte le martyre. »

Une vie de saint Pierre fit l'objet d'un autre roman historique sous le titre Simon le pêcheur (The Big Fisherman) écrit par Lloyd C. Douglas, déjà auteur d'un autre roman sur le temps du Christ, la Tunique (The Robe), ouvrages tous deux portés à l'écran, respectivement par Frank Borzage et Henry Koster.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Le roman de Henryk Sienkiewicz, Quo vadis ?, après avoir été présenté au théâtre de la Porte Saint Martin en 1901 dans une adaptation d'Emile Moreau, a été porté à l'écran à plusieurs reprises. L'adaptation la plus connue est celle, sous le même titre, de Mervyn Le Roy (1951). Le roman de Lloyd C. Douglas, Simon le pêcheur (The Big Fisherman) a, quant à lui, été porté à l'écran par Frank Borzage (1959).

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Généralités sur les débuts du christianisme
  • Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, Cerf, coll. « Sagesse Chrétienne », 2003.(ISBN 2204071765)
  • Daniel-Rops, Histoire de l'Église du Christ, tome II, Fayard, 1965
  • Odon Vallet, Petit lexique des idées fausses sur les religions, Paris : A. Michel, 2002 ; Une autre histoire des religions, Paris, Gallimard, 2001
  • Malachi Martin, La saga des Papes, Paris, Exergue, 1999
  • Alain Decaux, La révolution de la Croix, Néron et les chrétiens, Perrin, 2007, 322 p.
  • Bernard Lecomte, Les derniers secrets du Vatican, Perrin, 2012 (Chap 1 : Le tombeau de sainte Pierre)
Ouvrages spécialisés

Iconographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. En fait, la communauté chrétienne de Rome releva d'une direction collégiale au moins jusqu'à 217, date du sacerdoce apostolique de Calixte Ier (qui fut le premier souverain individuel de l'Église romaine et le premier à être désigné sous le titre de « pape »).Yves Marie Hilaire, Histoire de la papauté : 2000 ans de missions et de tribulations
  2. Nom hébreu, cf Actes des Apôtres 15:14
  3. Nom masculin grec provenant de l'hébreu shimeone ou Sim’ôn et qui signifie littéralement « Dieu a entendu ma souffrance » ou « Yahvé a entendu » selon Genèse 29,33.
  4. André Sauge, Jésus de Nazareth contre Jésus-Christ, Editions Publibook,‎ 2011, p. 186
  5. Marie-François Baslez, Saint Paul, Paris, éd. Pluriel, 2012, p. 188.
  6. 1 Co 15. 5, Ga 1. 18
  7. Simon Claude Mimouni et Pierre Maraval, Le christianisme des origines à Constantin, éd. PUF/Nouvelle Clio, 2007, p. 175
  8. 16:18
  9. Une hypothèse est qu'il ait déménagé pour s'installer chez cette famille plus riche.
  10. Article « Chaire de Pierre » in Dictionnaire de l'Antiquité, dir. Jean Leclant, éditions PUF, 2005 (ISBN 2-13-055018-5)
  11. André Méhat, Simon dit Képhas, Lethielleux, Paris, 1989, p. 137-143.
  12. Simon Claude Mimouni, Les chrétiens d'origine juive dans l'antiquité, Ed. Albin Michel, Paris, 2004, pp. 134-135.
  13. (en) Philippe Levillain, Gaius-Proxies, Routledge,‎ 2002 (lire en ligne), p. 942
  14. Nestorian patriarchs, www.nestorian.org.
  15. Strabon, Géographie XVI, 5. Dion Cassius, Histoire romaine, 68, 30
  16. Flavius Josèphe, Antiquités Judaïques, XV, II, 2.
  17. Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique III, 39,15.
  18. Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique II, 15, 1-2.
  19. Tacite, Annales, Livre XV.44
  20. a, b, c et d (en) Jocelyn Toynbee, John Bryan Ward-Perkins, The Shrine of St. Peter and the Vatican Excavations, Longmans, Green and Co,‎ 1956, 293 p.
  21. Clément de Rome, Lettre aux Corinthiens, V, 3-5.
  22. « Lettre aux Romains » in Les écrits des pères apostoliques, éditions du Cerf, 2001, p. 185 et s.
  23. Histoire ecclésiastique II, 25, 7
  24. Histoire ecclésiastique II, 25, 8
  25. Histoire Ecclésiastique V, 28, 3
  26. à rapprocher de ce que dit Paul en 1 Phil 1, 15
  27. Ac Pierre 38 (d'où le nom de croix de Saint-Pierre donné à la croix latine inversée). Cette position est justifiée dans le texte par des considérations gnostiques liées à un mythe des origines.
  28. a, b et c Saint Pierre
  29. (en)Is it really the Tomb of Saint Peter under Saint Peter’s Basilica?
  30. (en)The Evolution of St Peter's Tomb under Saint Peter's Basilica, Les différentes étapes de la construction de la tombe de Saint Pierre (vidéo)
  31. Voir Margherita Carducci, "Le reliquie di Pietro sotto la Confessione della Basilica Vaticana : una messa a punto" dans "Rivista di Archeologia classica" 19, 1967, p. 1-97.
  32. Margherita Carducci, "Le reliquie di Pietro sotto la Confessione della Basilica Vaticana : una messa a punto" dans "Rivista di Archeologia classica" 19, 1967, p. 83.
  33. Margherita Carducci, "Le reliquie di Pietro sotto la Confessione della Basilica Vaticana : una messa a punto" dans "Rivista di Archeologia classica" 19, 1967, p. 85.
  34. (fr) AUDIENCE GÉNÉRALE du mercredi 26 juin 1968 : Identification des reliques de saint Pierre
  35. « Vatican : les reliques de Saint-Pierre exposées », sur Le Figaro,‎ 24 novembre 2013
  36. « Les reliques de Saint-Pierre exposées pour la première fois », sur Tribune de Genève,‎ 24 novembre 2013
  37. « Témoignage protestant » in Daniel-Rops, Histoire de l'Église du Christ, tome II, 1965
  38. dir François Bovon et Pierre Geoltrain, Écrits apocryphes chrétiens I, Bibliothèque de la Pléiade 442, Éditions Gallimard, Paris 1997, p. 1039-1114.
  39. dir Pierre Geoltrain et Jean-Daniel Kaestli, Écrits apocryphes chrétiens II, Bibliothèque de la Pléiade 516, Éditions Gallimard, Paris 2005, p. 709-734.
  40. dir François Bovon et Pierre Geoltrain, Écrits apocryphes chrétiens I, Bibliothèque de la Pléiade 442, Éditions Gallimard, Paris 1997, p. 239-254.
  41. dir François Bovon et Pierre Geoltrain, Écrits apocryphes chrétiens I, Bibliothèque de la Pléiade 442, Éditions Gallimard, Paris 1997, p. 745-774.
  42. La lettre de Pierre à Philippe sur le site religions.free.
  43. dir Pierre Geoltrain et Jean-Daniel Kaestli, Écrits apocryphes chrétiens II, Bibliothèque de la Pléiade 516, Éditions Gallimard, Paris 2005, p. 521-538.
  44. « Fête des saints Pierre et Paul » Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950, sur le site Magnificat
  45. « Fête de la chaire de saint Pierre à Antioche » Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950, sur le site Magnificat
  46. article « Chaire de Pierre » in Dictionnaire de l'antiquité dir Jean Leclant, édition Puf, 2005, ISBN 2-13-055018-5
  47. « Fête de la chaire de saint Pierre à Rome » Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950, sur le site Magnificat
  48. « Fête de la dédicace de saint-Pierre-aux-liens » Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950, sur le site Magnificat
  49. Fête des chaines de saint Pierre sur le site orthodoxe saint Materne
  50. « Fête de la dédicace des Basiliques Saint-Pierre et Saint-Paul » Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950, sur le site Magnificat
  51. Musée du Vatican, Rome