Marcel Cerdan

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Marcel Cerdan
Image illustrative de l'article Marcel Cerdan
Fiche d’identité
Nom complet Marcellin Cerdan
Surnom Le bombardier marocain
Nationalité Drapeau de la France Française
Date de naissance 22 juillet 1916
Lieu de naissance Sidi Bel Abbès (Algérie)
Date de décès 28 octobre 1949 (à 33 ans)
Lieu de décès São Miguel, Açores (Portugal)
Taille 1,69 m (5 7)
Catégorie Poids moyen
Palmarès
  Professionnel
Combats 117
Victoires 113
Victoires par KO 68
Défaites 4
Titres professionnels Champion du monde poids moyens (1948-1949)
Dernière mise à jour : 7 février 2014

Marcel Cerdan est un champion de boxe français, né Marcellin Cerdan[1] le 22 juillet 1916 à Sidi Bel Abbès (Algérie) et mort le 28 octobre 1949 dans un accident d'avion survenu au-dessus de l'archipel des Açores (Portugal). Ayant grandi au Maroc à partir de 1922, il était surnommé « le Bombardier marocain ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Marcel Cerdan naît le 22 juillet 1916 en Algérie (alors française), dans le « Petit Paris » de Sidi Bel Abbès, d'un père originaire du Roussillon et d'une mère d'origine espagnole. En 1922, son père charcutier installe sa famille au Maroc (à ce moment-là sous protectorat français), dans le quartier Mers Sultan de Casablanca, où il monte un café-bal et élève ses quatre fils (Vincent, Antoine, Armand et le petit dernier Marcellino) et sa fille Clothilde. Dans sa salle de danse, il aménage un ring destiné aux exhibitions de boxe de ses fils. Le jeune Marcel y effectue son premier combat de boxe à l'âge de huit ans, et en guise de victoire remporte une paire d’espadrilles. À seize ans, il dispute son premier combat professionnel à Casablanca en janvier 1933. Marcel Cerdan est légionnaire de première classe honoraire avec le matricule 60.140 - 1948.

Signalons son amour pour le ballon rond, car il fut aussi un ailier de grand talent. Il fut sélectionné aux côtés de Ben Barek dans la sélection du Maroc qui affronta l’équipe de France[2] pendant la guerre, mais aussi avec l'USM Casablanca en 1941 et 1942 avec Larbi Ben Barek[3].

En 1932, son père devenu son manager le confie à un ami, Lucien Roupp, qui a installé une salle d'entraînement au-dessus de son garage. Cerdan enchaînant les victoires, Roupp vend son garage et abandonne son écurie de boxe pour devenir le manager de Marcel en juillet 1937 et se consacrer entièrement à sa carrière pendant douze ans[4].

Le 27 janvier 1943, il épouse Marinette Lopez (1925-2011), fille de charcutiers de Casablanca qui lui donne trois fils Marcel Jr (4 décembre 1943), René (1er avril 1945) et Paul (1er octobre 1949-8 avril 2013)[5].

Il débute à Paris à la Salle Wagram contre Louis Jampton. Semant la terreur sur les rings dans les années 1940, il est surnommé « le Bombardier marocain ». Après avoir gagné les titres français et européens des poids welters, il devient champion du monde des poids moyens en battant « Le Roi du KO » Tony Zale le 21 septembre 1948 par KO technique (abandon à la 12e reprise) sur le ring du Roosevelt Stadium de Jersey City[6].

C'est à cette époque qu'il devient le compagnon de la chanteuse Édith Piaf, leur idylle étant initialement cachée par les médias.

Blessé à l'épaule (déchirure des ligaments de l'épaule suite à une glissade lors de la première reprise)[7], il est contraint de laisser sa couronne à Jake LaMotta à Détroit le 16 juin 1949. Une revanche est prévue le 2 décembre 1949 au Madison Square Garden mais elle n'aura jamais lieu.

Le 27 octobre 1949, Cerdan prend le vol Paris-New-York Air France afin d'y rejoindre sa compagne Édith Piaf. Le Lockheed Constellation s'écrase dans la nuit du 27 au 28, sur le Pico de Vara, une montagne de l'île São Miguel, dans l'archipel des Açores. Il n'y a aucun survivant parmi les 48 passagers de l'avion où se trouvait aussi la grande violoniste Ginette Neveu. Les cendres de Marcel Cerdan ont été inhumées au Maroc, puis en 1995 au cimetière du Sud de Perpignan[8],[9].

Palmarès et distinctions[modifier | modifier le code]

123 combats disputés :

  • 119 victoires (dont 61 par K.O.) ;
  • 4 défaites ;
  • 5 championnats de France victorieux : 21 février, 5 juin et 24 novembre 1938, 22 juin 1941 et 25 mai 1946 ;
  • 4 championnats d'Europe victorieux : 3 juin 1939, 30 septembre 1942, 2 février 1947 et 10 juillet 1948 ;
  • 1 championnat du monde des poids moyens victorieux, le 21 septembre 1948.

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Marcel Cerdan sur un timbre des Émirats arabes unis (1969).
  • Le 13 mai 1945, il a battu le champion olympique en titre de la catégorie, son compatriote Jean Despeaux, pour le titre de champion de France par KO au 5e round.
  • Marcel Cerdan a mis douze fois KO au 1er round ses adversaires au cours de sa carrière professionnelle, la victoire la plus rapide ayant été obtenue en 22 secondes face à Gustave Humery le 18 avril 1942, à Paris. Humery resta plusieurs heures dans le coma.
  • Marcel Cerdan était aussi surnommé « le Bombardier de Casablanca » et « l'Homme aux mains d'argile ».

Citation[modifier | modifier le code]

Marcel Cerdan n'a jamais rencontré Laurent Dauthuille dit le Tarzan de Buzenval. Ce dernier avait battu Jake LaMotta aux points et fut mis K.O. par celui-ci lors d'une rencontre pour le titre mondial des poids moyens, 10 secondes avant la fin du 15e et dernier round, alors qu'il menait largement aux points.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Copie de l'acte de naissance de Marcel Cerdan », sur www.marcelcerdan.com (consulté le 9 décembre 2012)
  2. Roland H. Auvray, Le Livre d'or du football pied-noir et nord-africain, Toulon, Les presses du Midi, 1995, p. 135
  3. Roland H. Auvray, op. cit., p. 127
  4. Gilbert Guilleminault, Le roman vrai de la Quatrième République, Éditions Denoël,‎ 1968, p. 302
  5. Silvain Reiner, Piaf, le livre d'Edith, Archipel,‎ 1999, p. 127
  6. (en) John Grasso, Historical Dictionary of Boxing, Scarecrow Press,‎ 2013, p. 440
  7. Gérard Ejnès, L'Équipe, 60 ans, L'Equipe,‎ 2006, p. 18
  8. Cerdan a été inhumé hier à Perpignan par Guillaume Cherel, article dans L'Humanité du 30 octobre 1995.
  9. Marcel Cerdan : un crochet à Perpignan pour l'éternité, article dans L'Indépendant du 15 octobre 2007.
  10. L'ouvrage, sur le site de l'éditeur, Stock.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]