Saint-Girons (Ariège)

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Saint-Girons
Vue générale, au fond le massif de Sourroque
Vue générale, au fond le massif de Sourroque
Blason de Saint-Girons
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Ariège
Arrondissement de Saint-Girons
Canton de Saint-Girons
Intercommunalité Communauté de communes de Saint-Girons
Maire
Mandat
François Murillo
2014-2020
Code postal 09200
Code commune 09261
Démographie
Gentilé Saint-Gironnais
Population
municipale
6 423 hab. (2011)
Densité 336 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 59′ 09″ N 1° 08′ 48″ E / 42.9858333333, 1.1466666666742° 59′ 09″ Nord 1° 08′ 48″ Est / 42.9858333333, 1.14666666667  
Altitude Min. 387 m – Max. 1 200 m
Superficie 19,13 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Saint-Girons ([sɛ̃ʒiʁɔ̃][1], en gascon Sent Gironç) est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Midi-Pyrénées. C'est la « capitale » du Couserans.

Géographie[modifier | modifier le code]

La campagne saint-gironnaise ; à l'arrière-plan, la Bellongue

Commune des Pyrénées établie au centre d'un bassin, au contact de la montagne et des plaines et coteaux, enfin au confluent de la vallée du Salat et de deux affluents, le Lez et le Baup. Tout cela lui donne une position de carrefour.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de SAINT-GIRONS
Gajan Saint-Lizier Montjoie-en-Couserans
Montégut-en-Couserans SAINT-GIRONS Lescure
Moulis Alos Eycheil

Climat[modifier | modifier le code]

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,4 1,1 3,1 5,1 8,6 11,9 14 13,9 11,2 7,7 3,2 1 6,8
Température moyenne (°C) 5,2 6,2 8,4 10,3 13,9 17,2 19,5 19,4 17 13,1 8,2 5,7 12
Température maximale moyenne (°C) 10 11,1 13,6 15,3 19,1 22,3 25 24,9 22,7 18,5 13,2 10,4 17,2
Record de froid (°C) −18,7 −16,5 −12,6 −4,2 −1,1 2,2 5,2 4,7 1,3 −2,7 −10,2 −12,3 −18,7
Record de chaleur (°C) 22,4 31,2 29 29 32,1 35,4 38,2 38,6 36,5 30,3 26,4 27 38,6
Précipitations (mm) 83,8 66 86 101,2 106,2 88,6 58,9 74 75,9 81,8 82,7 87,3 991,7
Source : Le climat à Saint-Girons (en °C et mm, moyennes mensuelles 1956/2008 et records depuis 1956)[3]


  • On notera les exceptionnels 31,2° le 29 février 1960 dus à un important effet de foehn ; un record absolu en France métropolitaine en hiver [2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Lunoque[3].

Ses habitants sont appelés les Saint-Gironnais[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Cippe funéraire du Luc

Antiquité[modifier | modifier le code]

La ville apparaît assez tardivement, mais son histoire ne peut pas être séparée de celle de la cité voisine de Saint-Lizier, fondée par les Romains. Du fait de la présence d'un site défensif, c'est à Saint-Lizier que les Romains établirent, sous le nom de Lugdunum Consoranorum[5], le siège de la civitas des Consoranni. Cette cité devint, par la suite et jusqu'en 1789, le siège d'un évêché.

Inversement, le site de Saint-Girons ne connut, pendant longtemps, que des entrepôts, en bordure du Salat, et quelques villae.

Le lucus (bois sacré) de Saint-Lizier se trouvait sur l'actuel territoire de Saint-Girons et le quartier du Luc lui doit son nom[6].

En 1905, lors de travaux de terrassement aux environs de l'ancienne gare un cippe funéraire gallo-romain fut découvert. Il porte une inscription le dédiant à une jeune femme nommée Pompeia, de la famille des Primillice. Elle aurait été la fille du gouverneur de Saint-Lizier[6].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

C'est vers 1100 que Saint-Girons apparaît en tant que ville, à la suite d'une période, l'an mil, qui voit de profondes transformations dans l'Occident. La chrétienté n'est plus assiégée et va se développer tant d'un point de vue économique que démographique. Les populations qui s'étaient, au cours des siècles précédents, repliées dans les zones de montagnes, plus difficilement accessibles, descendent vers les plaines et vont peupler les villes ou en fonder de nouvelles. Le mouvement se poursuit, à tel point que, au XIIIe siècle, la ville de Saint-Girons se donne, sur la rive opposée du Salat, la rive gauche, un nouveau quartier, une Villefranche. La ville se développe, lentement, à l'intérieur de ses fortifications. Le bâti est peu dense, les jardins nombreux, même si la trame des rues est serrée dans le centre de la ville.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La rive gauche du Salat en 1882 (par Eugène Trutat)
Article détaillé : Guerre des Demoiselles.

Avec le XIXe siècle, la ville va s'étendre au-delà de ses fortifications transformées en boulevards.

Vers la fin du XIXe siècle, c'est l'arrivée du chemin de fer avec la création de la gare de Saint-Girons qui se trouve reliée à la ligne de Toulouse à Bayonne via la ligne de Boussens à Saint-Girons. Les liaisons locales ne sont pas oubliées. Une ligne est construite pour atteindre la préfecture voisine : Foix ; une autre pour remonter la vallée du Lez vers Castillon ; une dernière est construite pour remonter la vallée du Salat. Elle doit même franchir les Pyrénées pour atteindre l'Espagne par le tunnel de Salau. La ligne n'ira pas plus loin que la gare « internationale » jamais construite d'Oust-Seix.

Vers 1960 circulent les derniers trains de voyageurs sur la ligne Toulouse. Les derniers trains de marchandises sur cette même ligne circulent au début des années 1970. Puis la route prend le relais du rail. Aujourd'hui, seul le bâtiment de la gare subsiste de cette époque. Les derniers trains de marchandises amenaient, sur Saint-Girons, le bois utilisé par les papeteries de Lédar, la grande industrie implantée localement dès le XIXe siècle, et fermée définitivement en 2008[7].

En 2009, Saint-Girons accueille une étape du Tour de France.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur, à une cloche d'or. Malte-Brun

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 2014 François Murillo PS Architecte[8]
1995 2008 Bernard Gondran UMP Chirurgien dentiste[8]
1989 1995 Roger Fauroux PS Ministre de l'industrie, du commerce extérieur et de l'aménagement du territoire (1988-1991)>

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 423 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 749 3 054 3 348 3 868 4 381 4 282 3 901 4 142 3 981
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 005 4 576 4 745 4 690 4 953 5 191 5 459 5 448 5 915
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 018 5 990 5 929 5 749 6 178 6 120 6 406 7 026 6 841
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
7 368 7 971 8 130 7 260 6 596 6 254 6 533 6 552 6 423
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Voir aussi : aire urbaine de Saint-Girons

Économie[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle voit de nombreuses activités s'installer, le long du Salat pour utiliser la force motrice des cours d'eau. Il y a, comme partout, des moulins à farine, des moulins à scier le bois, des forges. Il y a aussi des moulins à fouler qui servent pour l'industrie textile. Le Salat, les moulins, le bois et l'industrie textile vont être le point de départ de deux aspects qui vont marquer l'histoire locale.

C'est d'une part, un enfant du pays, Aristide Bergès qui invente, loin de Saint-Girons et des Pyrénées, certes, mais dans les Alpes, l'hydro-électricité, en récupérant le principe du fonctionnement des moulins, la roue qui devient la turbine des centrales électriques.

C'est, d'autre part, l'apparition des premières papeteries (papeteries des familles Martin, Rapeaud, etc), qui vont prospérer en profitant des eaux limpides qui descendent de la montagne, parfois aussi des bois de la montagne. De ces usines, il en restait encore une dans la ville elle-même, dans le faubourg de Lédar. Elle alimentait en papier la presse régionale. À la suite de la liquidation judiciaire de la société Matussière et Forest basée dans l'Isère à Voreppes, cette usine a fermé en octobre 2008 entraînant le licenciement de près de 200 personnes. Une autre subsiste dans l'agglomération de Saint-Girons, en amont de la ville, à La Moulasse dans la commune d'Eycheil. C'est l'usine de papier à cigarette JOB. Il y a encore une vingtaine d'années, on en comptait une troisième, en aval de la ville, à Saint-Lizier. Elle a disparu dans le courant des années 1980. Cette disparition illustre bien les difficultés de ces usines dans le monde actuel. Restructurations, changements de propriétaires et vagues de licenciements ou de préretraites ne font que se succéder.

La localisation de ces entreprises illustre un autre aspect du développement local : les activités s'implantent de plus en plus en dehors de la commune de Saint-Girons et dans les zones industrielles ou de services qui ont été mises en place au niveau de l'agglomération, en particulier sur les communes de Lorp-Sentaraille et de Saint-Lizier.

Une quatrième papeterie s'est pourtant maintenue, plus en amont, sur le Lez, ce sont les Papeteries Léon Martin à Engomer.

Saint-Girons est le centre commercial et touristique du Couserans, entre l'Ariège et la Garonne.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Girons.
Église Saint-Valier.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Saint-Girons possède une sous-préfecture, un service départemental d'incendie et de secours, une gendarmerie, une poste, un centre des impôts, un office de tourisme

Santé[modifier | modifier le code]

Centre hospitalier, maison de retraite

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'éducation est assurée sur la commune de Saint-Girons depuis la crèche jusqu'aux lycées du Couserans, ainsi que les lycées professionnels François-Camel et Aristide-Bergès en passant par les écoles maternelles (Guynemer, Osca- Auriac, et du Sacré-Cœur), les écoles élémentaires (Henri-Maurel, Saint-Alary, Oscar-Auriac, et du Sacré-Cœur), les collèges du Couserans et du Sacré-Cœur. Le tout est complémenté par la bibliothèque municipale

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Stade Jo Boussion (5 terrains de tennis, dont 2 couverts), une piscine d'été, une salle d'arts martiaux, 2 boulodromes dont un couvert, une aire de modélisme, un skate-park, 2 gymnases, une salle polyvalente, une piste d'athlétisme[11] ...

Clubs[modifier | modifier le code]

Rugby à XV,
Tennis

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. Rubrique « Valeurs remarquables de février en France » sur meteofrance.com
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 18/07/2008.
  5. Gabriel Hanotaux, Histoire de la nation française, vol. 1 (Jean Brunhes), p. 160, Plon-Nourrit, Paris, 1920
  6. a, b, c, d et e Coll., À Travers Les Pyrénées Inconnues, Saint-Girons et le pays de Couserans, Nîmes, Lacour, coll. « Rediviva »,‎ 2007, 175 p. (ISBN 2750414555)
    réimpression d'un guide touristique des années trente.
  7. [1], Article La Gazette Ariégeoise septembre 2009 vente par Roux Troostwijk
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x, y, z, aa, ab, ac et ad Giles Barber, Saint-Girons - Ses rues, leur histoire à travers les âges, Aspet, PyréGraph,‎ 2004, 175 p. (ISBN 2908723646)
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  10. Auteur de Contact (1939-1940) Stalag (1940-1943) Refus en Couserans (1943-1944) Victoire (1944-1945)
  11. [2]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Giles Barber, Saint-Girons - Ses rues, leur histoire à travers les âges, PyréGraph, Aspet, 2004, 175 p. (ISBN 2-908723-64-6) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Meyranx, Louis-Bernard, Saint-Girons : son culte, sa crypte, sa collégiale, Dax, Hazel Labèque,‎ 1890, 70 p. (lire en ligne) .
  • Huguette Blazy, Les régentes de Saint-Girons au XVIIIe siècle, Éditions Lacour, coll. « Rediviva », Nîmes, 2001 (XIXe), 24 p.
  • Félix Pasquier, F.J. Samiac, Coutumes de Saint-Girons (XIIIe-XIVe-XVIe-XVIIe siècles), Éditions Lacour, coll. « Rediviva », Nîmes, 2000 (début XIXe), 188 p.
  • Bruno Labrousse, Les Politiques Ariégeois

Liens externes[modifier | modifier le code]

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