Vernet-les-Bains

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Vernet-les-bains (album) et Le Vernet.
Vernet-les-Bains
Vue de l'église et du vieux village de Vernet-les-Bains
Vue de l'église et du vieux village de Vernet-les-Bains
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Canton Prades
Intercommunalité Communauté de communes Canigou - Val Cady
Maire
Mandat
Brigitte Jalibert
2008-2014
Code postal 66820
Code commune 66222
Démographie
Gentilé Vernetois, Vernetoises
Population
municipale
1 439 hab. (2010)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 33′ 00″ N 2° 23′ 19″ E / 42.55, 2.3886111111142° 33′ 00″ Nord
       2° 23′ 19″ Est
/ 42.55, 2.38861111111
  
Altitude Min. 559 m — Max. 2 760 m
Superficie 16,76 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Vernet-les-Bains

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Vernet-les-Bains

Vernet-les-Bains est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales et la région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Vernetois(es).

Sommaire

Géographie [modifier]

Localisation [modifier]

Clocher de l'église Saint-Saturnin

Situé au pied du Canigou dans la vallée du Cady.

Vernet se situe à 9 kilomètres au sud de Villefranche-de-Conflent, dans la vallée du Cady, au nord-ouest du Pic du Canigou.

Le village est le point de départs de nombreux itinéraires de randonnée pédestre en montagne.

Géologie et relief [modifier]

Vue du sud depuis la route montant à l'abbaye Saint-Martin

Hydrographie [modifier]

Voies de communication et transports [modifier]

Une liaison quotidienne en autocar est assurée par le service des bus départementaux du Conseil Général des Pyrénées-Orientales[1].

Toponymie [modifier]

En catalan, le nom de la commune est Vernet[2].

Vernet devient Vernet-les-Bains par décret du 7 mars 1953[3].

Histoire [modifier]

Dès 874, une église « Saint-Saturnin » est citée. Elle s'élevait sur la rive gauche du Cady[4]. À l'origine la seigneurie de Vernet est propriété des Comtes de Cerdagne ; le château seigneuriale est alors situé à Casteil. Elle passe ensuite sous la juridiction de l'abbaye Saint-Martin du Canigou en 1007[5] (l'abbaye a été fondée entre 997 et l'an mil[6]).

Le château seigneurial est établi à son emplacement actuel vraisemblablement au XIIe siècle. C'est autour du château que se regroupa la population formant le noyau central du village actuel de Vernet et entrainant l'abandon du hameau autour de la première église. Les châtelains contrôlaient la route d'accès vers la vallée de la Têt et rançonnaient souvent les paysans et les moines. Leurs exactions donnèrent lieu à de nombreuses plaintes des religieux.[réf. nécessaire]

En 1710 une inondation détruit l'antique église Saint-Saturnin, et le siège de la paroisse est alors déplacé dans l'actuelle église, ancienne chapelle castrale[7].

Au XIXe siècle, Vernet devient une station thermale réputée en raison de ses sources. L'aiguat de 1940 anéantit la plupart des installations thermales[8].

Néanmoins le casino a repris son activité, et Vernet attire toujours de nouveaux habitants qui veulent profiter de la douceur de son climat et de la beauté de son paysage.

Politique et administration [modifier]

Administration municipale [modifier]

Liste des maires [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 mars 2008 Christian Payrou    
mars 2008 en cours Brigitte Jalibert[9]    

Politique environnementale [modifier]

Population et société [modifier]

Démographie ancienne [modifier]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1358 1365 1378 1424 1470 1515 1553 1709 1720
78 f 61 f 20 f 7 f 17 f 13 f 21 f 66 f 71 f
1767 1774 1789 - - - - - -
1 305 H 138 f 137 f - - - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, 1986, 378 p. (ISBN 2222038219) )


Notes :

Démographie contemporaine [modifier]

En 2010, la commune comptait 1 439 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
940 674 784 790 836 888 901 947 967
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
992 876 835 862 920 1 082 911 1 104 1 112
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 265 1 140 1 325 1 113 1 233 1 357 1 130 1 169 1 450
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 2010
1 293 1 229 1 310 1 325 1 489 1 440 1 488 1 432 1 439
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[11] puis Insee à partir de 1968[12].)

Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement [modifier]

Manifestations culturelles et festivités [modifier]

Santé [modifier]

Sports [modifier]

Économie [modifier]

Revenus de la population et fiscalité [modifier]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 21 072 €[13].

Emploi [modifier]

Entreprises et commerces [modifier]

Culture locale et patrimoine [modifier]

Monuments et lieux touristiques [modifier]

Le château

Le vieux village est situé sur une colline au nord de l'agglomération actuelle, dominé par l'ancien château grandement remanié au XIXe siècle.

L'ancienne chapelle castrale, aujourd'hui église paroissiale, lui est accolée à l'ouest.

L'église Saint-Marie du Puig (aujourd'hui église Saint-Saturnin), ancienne chapelle castrale, est mentionnée en 1176[14], et est devenue église paroissiale en 1710, lorsque l'ancienne église Saint-Saturnin est rasée par une inondation[6].

Tout autour du château et de l'église se développe, sur les versants de l'éminence sur lequel les maisons sont établies à l'abri des futures manifestations intempestives de la rivière Cady, un réseau de ruelles. Certaines maisons présentent de belles façades restaurées.

Du château médiéval subsiste seule une tour rectangulaire à l'est, le reste de la construction datant des XIXe siècleXX.

Patrimoine naturel [modifier]

Le village est le point de départ de nombreux itinéraires de randonnée pédestre en montagne, de difficultés variées, dont la célèbre Course du Canigou se tenant chaque été. Il suffit d'une heure à pied pour se rendre à la Cascade des Anglais, qui attire par sa fraîcheur et son spectacle de nombreux touristes.

On peut aussi se rapprocher du pic du Canigou en se faisant transporter en jeep à Mariailles ou aux Cortalets. Vernet-les-Bains est aussi le 1er Village Arboretum de France : plus de 2000 arbres de 320 espèces différentes sont répertoriés. La différence avec d'autres grands arboretums nationaux réside dans le fait qu'à Vernet-les-Bains, les arbres recensés ne se trouvent pas uniquement dans un seul parc. Au fil des balades, il sera donc possible de découvrir un tulipier de Virginie ou un ginkgo biloba dans des jardins privés ou des parcs publics.

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Ibrahim Pacha (1789-1848) : général et homme d'état égyptien, séjourne à Vernet-les-Bains en 1846[15] ;
  • Rudyard Kipling (1865-1936), écrivain britannique, séjourne à plusieurs reprises à Vernet-les-Bains entre 1911 et 1926. Le village, les Pyrénées environnantes et la culture locale lui inspirent plusieurs textes, dont le conte Why Snow Falls at Vernet (1911). Rudyard Kipling se compte « au nombre des loyaux sujets du Canigou » (« among the number of the loyal subjects of Canigou »)[16].
  • André Malraux (1901-1976) : écrivain et homme politique, demeura à l'hôtel Alexandra route de Casteil en 1937 ;
  • Pascal Comelade (1955-) : musicien ayant vécu à Vernet-les-Bains dans les années 90[17] ;
  • Cali (1968-) : chanteur ayant passé son enfance dans la commune.

Héraldique [modifier]

Blason de Vernet-les-Bains Blason D'or à quatre pals de gueules, à une tour d'argent maçonnée de sable, ouverte du champ, brochant sur le tout.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Culture populaire [modifier]

Musique [modifier]

Voir aussi [modifier]

Bibliographie [modifier]

  • Henry Aragon, Vernet-les-Bains. Le Paradis des Pyrénées : Notice historique et archéologique, Perpignan, Impr. de l'Indépendant, 1928, In-16, 120 p. (notice BnF no FRBNF341334983) 

Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références [modifier]

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références [modifier]

  1. Horaires sur le site du CG66
  2. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, 2007 [lire en ligne] 
  3. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, 1986, 378 p. (ISBN 2222038219) 
  4. CAZES, Abbé Albert, Le Roussillon Sacré, Conflent, 1990, page 16
  5. Jean Tosti, Vernet-les-Bains, (page consultée le 30 décembre 2007). < http://jeantosti.com/villages/vernet.htm >,
  6. a et b Géraldine Mallet, Eglises romanes oubliées du Roussillon, Les Presses du Languedoc, 2003, page 215
  7. Géraldine Mallet, op. cit., page 214
  8. Jean Tosti, op. cit.
  9. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  10. Villes et Villages Fleuris
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  13. Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er février 2013.
  14. Abbé Albert Cazes, Le Roussillon Sacré, Conflent, 1990, page 71
  15. Henry Aragon, Notice historique sur le séjour d'Ibrahim pacha, à Vernet-les-Bains (1846), Perpignan, Impr. Barrière et Cie, 1923, In-8°, 39 p. (notice BnF no FRBNF34133496d) 
  16. André Suchet et John Tuppen, « Rudyard Kipling à Vernet-les-Bains dans le Massif du Canigou », Babel, 2009 [texte intégral] 
  17. Autour de Heldon