Montségur

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Montségur
Le village vu depuis le château
Le village vu depuis le château
Blason de Montségur
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Ariège
Arrondissement Arrondissement de Foix
Canton Canton de Lavelanet
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Olmes
Maire
Mandat
Michel François
2008-2014
Code postal 09300
Code commune 09211
Démographie
Gentilé Montséguriens
Population
municipale
124 hab. (2011)
Densité 3,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 52′ 20″ N 1° 50′ 03″ E / 42.8722222222, 1.83416666667 ()42° 52′ 20″ Nord 1° 50′ 03″ Est / 42.8722222222, 1.83416666667 ()  
Altitude 853 m (min. : 630 m) (max. : 2 365 m)
Superficie 37,16 km2
Localisation

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Montségur

Montségur (Montsegur en occitan, le Mont Sûr) est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Midi-Pyrénées. Le village est surtout réputé pour son château dit « cathare ».

Ses habitants sont appelés les Montséguriens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune des Pyrénées située au sud de Lavelanet sur le Lasset. C'est une commune limitrophe du département de l'Aude

Histoire[modifier | modifier le code]

Une occupation ancienne[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'occupation du site remontent à l'époque de l'Homme de Néandertal, il y a environ 80 000 ans comme en témoignent les grottes du Tuteil et de Caougno.

L'époque romaine laissera aussi sa trace puisque l'on a pu retrouver des pièces de monnaie et des outils sur le site et aux alentours. Ce village tire son nom de sa situation inexpugnable comme place de guerre (mons securus en latin > mont segur en occitan : (le mont sûr ).

Le château de Montségur
Montségur Monolit.jpg

L'époque médiévale[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, Montségur et sa région, passeront successivement de la domination des comtes de Toulouse, à celle des vicomtes de Carcassonne, et enfin celle des comtes de Foix.

Trois forteresses se succèderont au sommet de la montagne (appelée aussi pog ou pech) qui surplombe le village actuel. De la première forteresse, on ne sait peu de choses si ce n'est qu'elle était en ruines aux alentours de 1204. La suivante fut celle de la période cathare. Le village appelé "Castrum" était à cette époque au sommet de la montagne, dans la forteresse. En juillet 1241, un premier siège eut lieu, mais la forteresse ne fut pas prise. Après un siège de 10 mois en 1244, le village fut détruit. 200 "bons-hommes" et "bonnes-femmes" furent brulés vifs sur un bûcher. Le château fut vraisemblablement restauré et remanié vers la fin du XIIIe siècle, pour donner la forteresse actuelle. Un nouveau village fut également construit à l'emplacement actuel.

L'Ahnenerbe, groupe de recherches mystique et ésotérique nazi, créé par Himmler, chercha dans le château cathare de Montségur la trace du Saint-Graal qui aurait été prétendument dissimulé ici par les Cathares avant leur disparition.

Article détaillé : Château de Montségur.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules à la croix cathare d’or[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Michel François    
août 1998 2008 Philippe Walter    
mars 1989 1998 Simone Salles    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 124 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
587 569 671 722 788 829 820 874 877
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
800 834 862 788 752 776 743 708 592
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
549 548 558 463 368 258 236 231 242
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
237 167 143 131 124 117 109 108 124
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Armorial de France
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gauthier Langlois et Charles Peytavie, « Châteaux en Pays cathare », Archéothéma, no 23,‎ juillet-août 2012 (ISSN 1969-1815)
  • Michel Barrière, Pierre-Toussaint Cornède, Anne Brenon, Claudine Pailhès, Montségur, village ariégeois, Conseil général de l’Ariège-Archives départementales, 2008, 314 p. (ISBN 2-86009-015-0)
  • Yves Rougé, Le Lieu - Journal de Jordan de Lordat, Muret, Créatifs Associés Edition,‎ 1995, 135 p. (ISBN 2-9509046-2-9).
  • Michel Roquebert - Montségur, les cendres de la liberté (Privat 1992 et 2005)
  • Michel Roquebert - Mourir à Montségur (Tome 4 de "L'Epopée cathare", 790 pages. Privat 1989 et Perrin, collection de poche Tempus, 2007)
  • Le dossier de Montségur, 1242 - 1247. Interrogatoires d'inquisition pendant et après le siège du dernier refuge cathare. Traduit, présenté et annoté par Jean DUVERNOY. ISBN 2-910352-08-0. Toulouse, Le Pérégrinateur éditeur

Liens externes[modifier | modifier le code]

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