Montségur
| Montségur | ||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Midi-Pyrénées | |
| Département | Ariège | |
| Arrondissement | Arrondissement de Foix | |
| Canton | Canton de Lavelanet | |
| Intercommunalité | sans | |
| Maire Mandat |
Michel François 2008-2014 |
|
| Code postal | 09300 | |
| Code commune | 09211 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Montséguriens | |
| Population municipale |
116 hab. (2010) | |
| Densité | 3,1 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 853 m (min. : 630 m) (max. : 2 365 m) | |
| Superficie | 37,16 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
||
Montségur (Montsegur en occitan, le Mont Sûr) est une commune française, située dans le département de l'Ariège et la région Midi-Pyrénées. Le village est surtout réputé pour son château dit « cathare ».
Ses habitants sont appelés les Montséguriens.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Commune des Pyrénées située au sud de Lavelanet. C'est une commune limitrophe du département de l'Aude
Histoire[modifier]
Une occupation ancienne[modifier]
Les premières traces d'occupation du site remontent à l'époque de l'Homme de Néandertal, il y a environ 80 000 ans comme en témoignent les grottes du Tuteil et de Caougno.
L'époque romaine laissera aussi sa trace puisque l'on a pu retrouver des pièces de monnaie et des outils sur le site et aux alentours. Ce village tire son nom de sa situation inexpugnable comme place de guerre (mons securus en latin > mont segur en occitan : (le mont sûr ).
L'époque médiévale[modifier]
Au Moyen Âge, Montségur et sa région, passeront successivement de la domination des comtes de Toulouse, à celle des vicomtes de Carcassonne, et enfin celle des comtes de Foix.
Trois forteresses se succèderont au sommet de la montagne (appelée aussi pog ou pech) qui surplombe le village actuel. De la première forteresse, on ne sait peu de choses si ce n'est qu'elle était en ruines aux alentours de 1204. La suivante fut celle de la période cathare. Le village appelé "Castrum" était à cette époque au sommet de la montagne, dans la forteresse. En juillet 1241, un premier siège eut lieu, mais la forteresse ne fut pas prise. Après un siège de 10 mois en 1244, le village fut détruit. 200 "bons-hommes" et "bonnes-femmes" furent brulés vifs sur un bûcher. Le château fut vraisemblablement restauré et remanié vers la fin du XIIIe siècle, pour donner la forteresse actuelle. Un nouveau village fut également construit à l'emplacement actuel.
L'Ahnenerbe, groupe de recherches mystique et ésotérique nazi, créé par Himmler, chercha dans le château cathare de Montségur la trace du Saint-Graal qui aurait été prétendument dissimulé ici par les Cathares avant leur disparition.
Héraldique[modifier]
| Blasonnement :
De gueules à la croix cathare d’or[1].
|
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
En 2010, la commune comptait 116 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments[modifier]
- Château de Montségur
- Le Chemin des Bonshommes sur le GR 107 (sentier de grande randonnée)
- Grotte de las Morts
Dans la culture populaire[modifier]
- Les Chevaliers Cathares (Francis Cabrel)
- Montségur (Iron Maiden)
Voir aussi[modifier]
Articles connexes[modifier]
- Croisade des Albigeois
- Liste des communes de l'Ariège
- Château de Montségur
- Montségur au lait de chèvre
Notes et références[modifier]
- Armorial de France
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
Notes[modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Bibliographie[modifier]
- Gauthier Langlois et Charles Peytavie, « Châteaux en Pays cathare », Archéothéma, no 23, juillet-août 2012 (ISSN 1969-1815)
- Michel Barrière, Pierre-Toussaint Cornède, Anne Brenon, Claudine Pailhès, Montségur, village ariégeois, Conseil général de l’Ariège-Archives départementales, 2008, 314 p. (ISBN 2-86009-015-0)
- Yves Rougé, Le Lieu - Journal de Jordan de Lordat, Muret, Créatifs Associés Edition, 1995, 135 p. (ISBN 2-950946-2-9).
- Michel Roquebert - Montségur, les cendres de la liberté (Privat 1992 et 2005)
- Michel Roquebert - Mourir à Montségur (Tome 4 de "L'Epopée cathare", 790 pages. Privat 1989 et Perrin, collection de poche Tempus, 2007)
- Le dossier de Montségur, 1242 - 1247. Interrogatoires d'inquisition pendant et après le siège du dernier refuge cathare. Traduit, présenté et annoté par Jean DUVERNOY. ISBN : 2-910352-08-0. Toulouse, Le Pérégrinateur éditeur
Liens externes[modifier]
- Montségur sur le site de l'Institut géographique national
- Le symbole de Montségur par Yves Maris, docteur en philosophie de l'université de Toulouse
- Montségur sur histariege.com
