Saint-Bertrand-de-Comminges

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43° 01′ 39″ N 0° 34′ 15″ E / 43.0275, 0.570833

Saint-Bertrand-de-Comminges
Saint-Bertrand-de-Comminges et sa cathédrale
Saint-Bertrand-de-Comminges et sa cathédrale
Armoiries
Administration
Pays France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Barbazan
Code commune 31472
Code postal 31510
Maire
Mandat en cours
Michèle Molle
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Comminges
Démographie
Population 257 hab. (2008)
Densité 23 hab./km2
Gentilé Commingeois
Géographie
Coordonnées 43° 01′ 39″ Nord
       0° 34′ 15″ Est
/ 43.0275, 0.570833
Altitudes mini. 421 m — maxi. 1016 m
Superficie 11,17 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Saint-Bertrand-de-Comminges est une commune pyrénéenne française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Commingeois.

Sommaire

[modifier] Blason

Blason : de gueules au lion à la queue fourchée en sautoir d'argent.

[modifier] Géographie

Vue générale : la vallée, la cathédrale, la montagne

Commune située au pied des Pyrénées dans le Comminges à 18 km au sud-ouest de Saint-Gaudens.

Le village fait partie de l'association Les Plus Beaux Villages de France.

[modifier] Situation

À 515 m d'altitude, Saint-Bertrand-de-Comminges est en position de voir le pic de Cagire, le pic du Gar, le mont Sacon, et contemple le bassin de la Garonne. Plus généralement, la ville commande les accès vers l'Espagne, Toulouse et Tarbes et est desservie par un réseau routier issu de voies romaines.

[modifier] Communes limitrophes

Communes limitrophes de Saint-Bertrand-de-Comminges
Tibiran-Jaunac Labroquère Valcabrère
Générest Saint-Bertrand-de-Comminges
SacouéGaudent Aveux Sarp

[modifier] Histoire

[modifier] Antiquité

Article détaillé : Lugdunum Convenarum.

[modifier] Naissance

Saint-Bertrand-de-Comminges : les ruines antiques (thermes du forum) et la cathédrale médiévale

Avant la conquête de la région par les Romains, la région est le siège des Convènes (peuple ibéroaquitain, différent des Gaulois).

La ville des Convènes, qui devient par la suite Comminges, est fondée par Pompée à la fin de la guerre de Sertorius.

Vers 72 avant J.-C. le site devient romain, sous le nom de Lugdunum Convenarum. Hérode Antipas s'y serait établi en exil[1], accompagné d'Hérodiade et de sa fille Salomé qui ont laissé des traces dans l'imaginaire local.

[modifier] L’époque romaine

Au début du règne d'Auguste, vers les années 20 avant J.-C., la ville connait une première phase de développement autour d'un champ de foire installé dans la plaine. Ce développement s'inscrit dans une volonté de réorganisation des Gaules, avec la création de la province d'Aquitaine, qui va de la Loire aux Pyrénées et de l'Atlantique à l'Auvergne.

La ville obtient le titre de « colonie romaine ». C'est un statut privilégié qui témoigne de l'importance de la cité qui à cette époque s'étend sur une superficie de 32 ha et compte environ 10 000 habitants.
Au IVe siècle, elle est intégrée à la province de Novempopulanie qui est une partie de l'Aquitaine, et perd petit à petit de son importance.
En 410 elle est acquise par les Wisigoths qui ont fait de Toulouse leur capitale.

Au Ve siècle, on construit le rempart de la ville haute, mais la ville basse continue à exister et à s'embellir. Après la mort de Chilpéric Ier, en 585, la ville est assiégée lors du conflit de succession au trône des Mérovingiens.

[modifier] Moyen Âge

La cathédrale

Au Moyen Âge, Saint-Bertrand-de-Comminges devient une étape du chemin du Piedmont pour le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le haut Moyen Âge est marqué par la destruction de la ville basse et le repli des habitants vers la ville haute, ainsi que par un déclin démographique.

  • En 1063, Bertrand de l'Isle, petit-fils du comte de Toulouse est élu évêque du Comminges. Il améliore les conditions de vie de la population en développant l'agriculture, l'élevage et le commerce. Il entreprend la construction de la cathédrale et du cloître. C'est aussi sous son autorité que débute la construction de la basilique Saint-Just de Valcabrère. Il est canonisé en 1218, Lugdunum Conuenae prend alors le nom de Saint-Bertrand.
  • En 1295 le pape Boniface VIII, nomme Bertrand de Got, évêque de Comminges. Celui-ci devient en 1299 archevêque de Bordeaux, puis en 1305 premier pape à Avignon, sous le nom de Clément V. En 1304, il lance la construction d'une nouvelle église gothique et en 1309 il y transporte lui-même les reliques de saint Bertrand. Il favorise le culte du saint, faisant de son tombeau le centre d'un grand pèlerinage.
  • En 1350 l'église gothique est achevée sous l'autorité de Hugues de Castillon.
  • En 1456, le comté de Comminges est rattaché à la France, mais il conserve sa notoriété spirituelle.

[modifier] XVIe et XVIIe siècles

En 1535 la cathédrale s'enrichit d'un chœur renaissance et d'un buffet d'orgue.

En 1593 et 1594 les huguenots pillent et ravagent la région.

Au cours du XVIIe siècle l'attachement au sanctuaire de Saint-Bertrand s'amplifie sous l'impulsion de Barthélemy de Donadieu de Griet, évêque du Comminges de 1625 à 1637.

[modifier] Du XVIIe au XIXe siècle

Les révolutionnaires épargnent la cathédrale, mais en 1790, l'évêché est démantelé et partagé en trois diocèses : Toulouse et Bayonne en France et La Seu d'Urgell en Espagne.

En 1793 la Convention change le nom de Saint-Bertrand en « Hauteville ».

Le pèlerinage au tombeau de saint Bertrand reprend dès 1805, mais la ville décline et perd son statut de chef-lieu de canton à la fin du XIXe siècle.

[modifier] Témoignage du Magasin pittoresque 1852

« Le canton de St-Bertrand de Comminges est maintenant le chef lieu. On voit près de la ville, sur la Garonne un atelier de marbrerie et une scie hydraulique de marbre à 36 lames. C'est surtout de la Broquère qu'on à la vue du bassin de Saint Bertrand. Il est très boisé et serré de buttes, dont la principale, couronnée de quelques maisons et de la cathédrale comme d'une forteresse, commande à ce qui l'environne, et présente un tableau des plus glorieux. Cette ville agréable, tirée de ses ruines par son évêque, devint un pèlerinage fameux, glorifié par de nombreux miracles. Les montagnards français et espagnols affluaient dans la ville et le faubourg inférieur, à ce point que, jusqu'aux champs et aux vergers, tout fourmillait de ces rustiques adorateurs. Ces souvenirs vivent encore : la belle cathédrale, les gloires du moine de Capadour et les honneurs rendus à ses reliques y rappellent au peuple les splendeurs du moyen age. Les antiquaires seuls remontent plus haut et se souviennent des Romains. »

[modifier] Du XXe siècle à aujourd’hui

La commune, qui ne compte plus qu'environ 250 habitants, vit essentiellement du tourisme, surtout sur la ville haute autour de la cathédrale, la ville basse vivant surtout de l'agriculture. Chaque année près de 80 000 touristes visitent les sites de Lugdunum et de Saint-Bertrand-de-Comminges.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Michèle Molle    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Saint-Bertrand-de-Comminges fait partie de la 8e circonscription de la Haute-Garonne

[modifier] Démographie

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Saint-Bertrand-de-Comminges, cela correspond à 2004, 2009, etc.[2]. Les autres dates de « recensements » (2006, 2008, etc.) sont des estimations légales.

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2008
324 317 251 228 217 237 240[3] 252[4] 257[5]
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; à partir de 2004 : population municipale légale.
Source : Insee[6]

[modifier] Lieux et monuments

Saint-Bertrand-de-Comminges fait partie de l'association Les Plus Beaux Villages de France.

En 1998, la cathédrale et la basilique sont inscrites au patrimoine mondial de l'humanité au titre des « chemins de Compostelle », avec de nombreux autres monuments français[7].

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Événements

[modifier] Notes et références

[modifier] Voir aussi

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[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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