Saint-Bertrand-de-Comminges
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| Saint-Bertrand-de-Comminges | ||||||
Saint-Bertrand-de-Comminges et sa cathédrale |
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Blason |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Midi-Pyrénées | |||||
| Département | Haute-Garonne | |||||
| Arrondissement | Saint-Gaudens | |||||
| Canton | Barbazan | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes du Haut Comminges | |||||
| Maire Mandat |
Michèle Molle 2008-2014 |
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| Code postal | 31510 | |||||
| Code commune | 31472 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Commingeois | |||||
| Population municipale |
256 hab. (2010) | |||||
| Densité | 23 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 421 m — Max. 1 016 m | |||||
| Superficie | 11,17 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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Saint-Bertrand-de-Comminges est une commune pyrénéenne française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.
Ses habitants sont appelés les Commingeois.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Commune située au pied des Pyrénées dans le Comminges à 18 km au sud-ouest de Saint-Gaudens. C'est une commune limitrophe avec le département des Hautes-Pyrénées
Le village fait partie de l'association Les Plus Beaux Villages de France.
Situation [modifier]
À 515 m d'altitude, Saint-Bertrand-de-Comminges est en position de voir le pic de Cagire, le pic du Gar, le mont Sacon, et contemple le bassin de la Garonne. Plus généralement, la ville commande les accès vers l'Espagne, Toulouse et Tarbes et est desservie par un réseau routier issu de voies romaines.
Communes limitrophes [modifier]
Histoire [modifier]
Antiquité [modifier]
Naissance [modifier]
Avant la conquête de la région par les Romains, la région est le siège des Convènes (peuple ibéroaquitain, différent des Gaulois).
La ville des Convènes, qui devient par la suite Comminges, est fondée par Pompée à la fin de la guerre sertorienne.
Vers 72 avant J.-C. le site devient romain, sous le nom de Lugdunum Convenarum. Hérode Antipas s'y serait établi en exil[1], accompagné d'Hérodiade et de sa fille Salomé qui ont laissé des traces dans l'imaginaire local.
L’époque romaine [modifier]
Au début du règne d'Auguste, vers les années 20 avant J.-C., la ville connait une première phase de développement autour d'un champ de foire installé dans la plaine. Ce développement s'inscrit dans une volonté de réorganisation des Gaules, avec la création de la province d'Aquitaine, qui va de la Loire aux Pyrénées et de l'Atlantique à l'Auvergne.
La ville obtient le titre de « colonie romaine ». C'est un statut privilégié qui témoigne de l'importance de la cité qui à cette époque s'étend sur une superficie de 32 ha et compte environ 10 000 habitants.
Au IVe siècle, elle est intégrée à la province de Novempopulanie qui est une partie de l'Aquitaine, et perd petit à petit de son importance.
En 410 elle est acquise par les Wisigoths qui ont fait de Toulouse leur capitale.
Au Ve siècle, on construit le rempart de la ville haute, mais la ville basse continue à exister et à s'embellir. Après la mort de Chilpéric Ier, en 585, la ville est assiégée lors du conflit de succession au trône des Mérovingiens.
Moyen Âge [modifier]
Au Moyen Âge, Saint-Bertrand-de-Comminges devient une étape du chemin du Piedmont pour le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.
Le haut Moyen Âge est marqué par la destruction de la ville basse et le repli des habitants vers la ville haute, ainsi que par un déclin démographique.
- En 1063, Bertrand de l'Isle, petit-fils du comte de Toulouse est élu évêque du Comminges. Il améliore les conditions de vie de la population en développant l'agriculture, l'élevage et le commerce. Il entreprend la construction de la cathédrale et du cloître. C'est aussi sous son autorité que débute la construction de la basilique Saint-Just de Valcabrère. Il est canonisé en 1218, Lugdunum Conuenae prend alors le nom de Saint-Bertrand.
- En 1295 le pape Boniface VIII, nomme Bertrand de Got, évêque de Comminges. Celui-ci devient en 1299 archevêque de Bordeaux, puis en 1305 premier pape à Avignon, sous le nom de Clément V. En 1304, il lance la construction d'une nouvelle église gothique et en 1309 il y transporte lui-même les reliques de saint Bertrand. Il favorise le culte du saint, faisant de son tombeau le centre d'un grand pèlerinage.
- En 1350 l'église gothique est achevée sous l'autorité de Hugues de Castillon.
- En 1456, le comté de Comminges est rattaché à la France, mais il conserve sa notoriété spirituelle.
XVIe et XVIIe siècles [modifier]
En 1535 la cathédrale s'enrichit d'un chœur renaissance et d'un buffet d'orgue.
En 1593 et 1594 les huguenots pillent et ravagent la région.
Au cours du XVIIe siècle l'attachement au sanctuaire de Saint-Bertrand s'amplifie sous l'impulsion de Barthélemy de Donadieu de Griet, évêque du Comminges de 1625 à 1637.
Du XVIIe au XIXe siècle [modifier]
Les révolutionnaires épargnent la cathédrale, mais en 1790, l'évêché est démantelé et partagé en trois diocèses : Toulouse et Bayonne en France et La Seu d'Urgell en Espagne.
En 1793 la Convention change le nom de Saint-Bertrand en « Hauteville ».
Le pèlerinage au tombeau de saint Bertrand reprend dès 1805, mais la ville décline et perd son statut de chef-lieu de canton à la fin du XIXe siècle.
Témoignage du Magasin pittoresque 1852 [modifier]
« Le canton de St-Bertrand de Comminges est maintenant le chef lieu. On voit près de la ville, sur la Garonne un atelier de marbrerie et une scie hydraulique de marbre à 36 lames. C'est surtout de la Broquère qu'on à la vue du bassin de Saint Bertrand. Il est très boisé et serré de buttes, dont la principale, couronnée de quelques maisons et de la cathédrale comme d'une forteresse, commande à ce qui l'environne, et présente un tableau des plus glorieux. Cette ville agréable, tirée de ses ruines par son évêque, devint un pèlerinage fameux, glorifié par de nombreux miracles. Les montagnards français et espagnols affluaient dans la ville et le faubourg inférieur, à ce point que, jusqu'aux champs et aux vergers, tout fourmillait de ces rustiques adorateurs. Ces souvenirs vivent encore : la belle cathédrale, les gloires du moine de Capadour et les honneurs rendus à ses reliques y rappellent au peuple les splendeurs du Moyen Âge. Les antiquaires seuls remontent plus haut et se souviennent des Romains. »
Du XXe siècle à aujourd’hui [modifier]
La commune, qui ne compte plus qu'environ 250 habitants, vit essentiellement du tourisme, surtout sur la ville haute autour de la cathédrale, la ville basse vivant surtout de l'agriculture. Chaque année près de 80 000 touristes visitent les sites de Lugdunum et de Saint-Bertrand-de-Comminges.
Héraldique [modifier]
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Son blasonnement est : De gueules au lion à la queue fourchée en sautoir d'argent. |
Administration [modifier]
Saint-Bertrand-de-Comminges fait partie de la 8e circonscription de la Haute-Garonne
Démographie [modifier]
| En 2010, la commune comptait 256 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2]. |
Lieux et monuments [modifier]
Saint-Bertrand-de-Comminges fait partie de l'association Les Plus Beaux Villages de France.
- Vestiges de la ville antique de Lugdunum Convenarum
- Cathédrale Notre-Dame
- basilique paléochrétienne située dans la ville basse, à côté de la chapelle Saint-Julien
- En 1998, la cathédrale et la basilique sont inscrites au patrimoine mondial de l'humanité au titre des « chemins de Compostelle », avec de nombreux autres monuments français[4].
- Ancien couvent des Olivétains, transformé en centre culturel et touristique
- Maison Bridaut datant du XVe siècle, qui abrite le bureau de poste
- Les granges de la ville basse
- Aux environs :
-
Les ruines de la basilique chrétienne du Ve siècle -
La maison Bridaut
(XVe siècle)
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Hérode Antipas (21 av. J.-C.–39 ap. J.-C.), tétrarque de Galilée et de Pérée, fut exilé à Lugdunum Convenarum
- Bertrand de Comminges (~ 1050–1123), évêque de Comminges, fit reconstruire la cathédrale
- Bertrand de Got (~ 1264–1314), futur pape sous le nom de Clément V, fut évêque de Comminges
- Pierre de Foix (1386–1464), évêque de Comminges, fit réaliser le tombeau de saint Bertrand
- Jean de Mauléon (1523–1551), évêque de Comminges, fit réaliser le jubé, la clôture du chœur, le retable du maître-autel, le trône épiscopal et les stalles de la cathédrale
- Jean-François Lépine (1732–1817), facteur d'orgue
- Victor Cazes (1778–1868), poète en langue occitane. Conservateur des basiliques de Saint-Bertrand-de-Comminges et de Valcabrère, il créa, à Saint-Bertrand-de-Comminges, un musée pyrénéen avec Nérée Boubée
- Nérée Boubée (1806–1862), naturaliste, entomologiste, géologue, co-fondateur d'un musée pyrénéen à Saint-Bertrand-de-Comminges
- Yves Cuenot, organiste du XXe siècle
Événements [modifier]
- Festival international de musique du Comminges (orgue et musique sacrée)[5]
- Journée de la littérature jeunesse et de l'écrit de Saint-Bertrand-de-Comminges (livres et spectacles pour enfants)[6]
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Liste des communes de la Haute-Garonne
- Histoire de Midi-Pyrénées
- Lugdunum Convenarum
- Liste des noms latins des villes françaises
- Novempopulanie
- Liste des évêques de Comminges
Liens externes [modifier]
- Mairie de Saint-Bertrand-de-Comminges
- Site de la cathédrale
- Saint-Bertrand-de-Comminges sur le site de l'office de tourisme du Saint-Gaudinois
- Lugdunum Convenarum sur le site de l'Académie de Toulouse
- Saint-Bertrand-de-Comminges sur le site de la Communauté de Communes du Haut-Comminges
- Saint-Bertrand-de-Comminges sur le site de l'Institut géographique national (archive)
Notes et références [modifier]
- D'après Flavius Josèphe.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France sur le site du Patrimoine mondial. Consulté le 4 juillet 2010.
- Festival du Comminges.
- Journée de la littérature jeunesse et de l'écrit de Saint-Bertrand-de-Comminges.
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
