Saint-Bertrand-de-Comminges

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Saint-Bertrand-de-Comminges
Saint-Bertrand-de-Comminges et sa cathédrale
Saint-Bertrand-de-Comminges et sa cathédrale
Blason de Saint-Bertrand-de-Comminges
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Barbazan
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Comminges
Maire
Mandat
Michèle Molle
2008-2014
Code postal 31510
Code commune 31472
Démographie
Gentilé Commingeois
Population
municipale
256 hab. (2010)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 01′ 39″ N 0° 34′ 15″ E / 43.0275, 0.57083343° 01′ 39″ Nord
       0° 34′ 15″ Est
/ 43.0275, 0.570833
  
Altitude Min. 421 m — Max. 1 016 m
Superficie 11,17 km2
Localisation

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Saint-Bertrand-de-Comminges est une commune pyrénéenne française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Commingeois.

Sommaire

Géographie [modifier]

Vue générale : la vallée, la cathédrale, la montagne

Commune située au pied des Pyrénées dans le Comminges à 18 km au sud-ouest de Saint-Gaudens. C'est une commune limitrophe avec le département des Hautes-Pyrénées

Le village fait partie de l'association Les Plus Beaux Villages de France.

Situation [modifier]

À 515 m d'altitude, Saint-Bertrand-de-Comminges est en position de voir le pic de Cagire, le pic du Gar, le mont Sacon, et contemple le bassin de la Garonne. Plus généralement, la ville commande les accès vers l'Espagne, Toulouse et Tarbes et est desservie par un réseau routier issu de voies romaines.

Communes limitrophes [modifier]

Communes limitrophes de Saint-Bertrand-de-Comminges
Tibiran-Jaunac Labroquère Valcabrère
Générest Saint-Bertrand-de-Comminges
SacouéGaudent Aveux Sarp

Histoire [modifier]

Antiquité [modifier]

Article détaillé : Lugdunum Convenarum.

Naissance [modifier]

Saint-Bertrand-de-Comminges : les ruines antiques (thermes du forum) et la cathédrale médiévale

Avant la conquête de la région par les Romains, la région est le siège des Convènes (peuple ibéroaquitain, différent des Gaulois).

La ville des Convènes, qui devient par la suite Comminges, est fondée par Pompée à la fin de la guerre sertorienne.

Vers 72 avant J.-C. le site devient romain, sous le nom de Lugdunum Convenarum. Hérode Antipas s'y serait établi en exil[1], accompagné d'Hérodiade et de sa fille Salomé qui ont laissé des traces dans l'imaginaire local.

L’époque romaine [modifier]

Au début du règne d'Auguste, vers les années 20 avant J.-C., la ville connait une première phase de développement autour d'un champ de foire installé dans la plaine. Ce développement s'inscrit dans une volonté de réorganisation des Gaules, avec la création de la province d'Aquitaine, qui va de la Loire aux Pyrénées et de l'Atlantique à l'Auvergne.

La ville obtient le titre de « colonie romaine ». C'est un statut privilégié qui témoigne de l'importance de la cité qui à cette époque s'étend sur une superficie de 32 ha et compte environ 10 000 habitants.
Au IVe siècle, elle est intégrée à la province de Novempopulanie qui est une partie de l'Aquitaine, et perd petit à petit de son importance.
En 410 elle est acquise par les Wisigoths qui ont fait de Toulouse leur capitale.

Au Ve siècle, on construit le rempart de la ville haute, mais la ville basse continue à exister et à s'embellir. Après la mort de Chilpéric Ier, en 585, la ville est assiégée lors du conflit de succession au trône des Mérovingiens.

Moyen Âge [modifier]

La cathédrale

Au Moyen Âge, Saint-Bertrand-de-Comminges devient une étape du chemin du Piedmont pour le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Le haut Moyen Âge est marqué par la destruction de la ville basse et le repli des habitants vers la ville haute, ainsi que par un déclin démographique.

  • En 1063, Bertrand de l'Isle, petit-fils du comte de Toulouse est élu évêque du Comminges. Il améliore les conditions de vie de la population en développant l'agriculture, l'élevage et le commerce. Il entreprend la construction de la cathédrale et du cloître. C'est aussi sous son autorité que débute la construction de la basilique Saint-Just de Valcabrère. Il est canonisé en 1218, Lugdunum Conuenae prend alors le nom de Saint-Bertrand.
  • En 1295 le pape Boniface VIII, nomme Bertrand de Got, évêque de Comminges. Celui-ci devient en 1299 archevêque de Bordeaux, puis en 1305 premier pape à Avignon, sous le nom de Clément V. En 1304, il lance la construction d'une nouvelle église gothique et en 1309 il y transporte lui-même les reliques de saint Bertrand. Il favorise le culte du saint, faisant de son tombeau le centre d'un grand pèlerinage.
  • En 1350 l'église gothique est achevée sous l'autorité de Hugues de Castillon.
  • En 1456, le comté de Comminges est rattaché à la France, mais il conserve sa notoriété spirituelle.

XVIe et XVIIe siècles [modifier]

En 1535 la cathédrale s'enrichit d'un chœur renaissance et d'un buffet d'orgue.

En 1593 et 1594 les huguenots pillent et ravagent la région.

Au cours du XVIIe siècle l'attachement au sanctuaire de Saint-Bertrand s'amplifie sous l'impulsion de Barthélemy de Donadieu de Griet, évêque du Comminges de 1625 à 1637.

Du XVIIe au XIXe siècle [modifier]

Les révolutionnaires épargnent la cathédrale, mais en 1790, l'évêché est démantelé et partagé en trois diocèses : Toulouse et Bayonne en France et La Seu d'Urgell en Espagne.

En 1793 la Convention change le nom de Saint-Bertrand en « Hauteville ».

Le pèlerinage au tombeau de saint Bertrand reprend dès 1805, mais la ville décline et perd son statut de chef-lieu de canton à la fin du XIXe siècle.

Témoignage du Magasin pittoresque 1852 [modifier]

« Le canton de St-Bertrand de Comminges est maintenant le chef lieu. On voit près de la ville, sur la Garonne un atelier de marbrerie et une scie hydraulique de marbre à 36 lames. C'est surtout de la Broquère qu'on à la vue du bassin de Saint Bertrand. Il est très boisé et serré de buttes, dont la principale, couronnée de quelques maisons et de la cathédrale comme d'une forteresse, commande à ce qui l'environne, et présente un tableau des plus glorieux. Cette ville agréable, tirée de ses ruines par son évêque, devint un pèlerinage fameux, glorifié par de nombreux miracles. Les montagnards français et espagnols affluaient dans la ville et le faubourg inférieur, à ce point que, jusqu'aux champs et aux vergers, tout fourmillait de ces rustiques adorateurs. Ces souvenirs vivent encore : la belle cathédrale, les gloires du moine de Capadour et les honneurs rendus à ses reliques y rappellent au peuple les splendeurs du Moyen Âge. Les antiquaires seuls remontent plus haut et se souviennent des Romains. »

Du XXe siècle à aujourd’hui [modifier]

La commune, qui ne compte plus qu'environ 250 habitants, vit essentiellement du tourisme, surtout sur la ville haute autour de la cathédrale, la ville basse vivant surtout de l'agriculture. Chaque année près de 80 000 touristes visitent les sites de Lugdunum et de Saint-Bertrand-de-Comminges.

Héraldique [modifier]

Saint-Bertrand-de-Comminges

Son blasonnement est : De gueules au lion à la queue fourchée en sautoir d'argent.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 en cours Michèle Molle    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Saint-Bertrand-de-Comminges fait partie de la 8e circonscription de la Haute-Garonne

Démographie [modifier]

En 2010, la commune comptait 256 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
714 746 841 788 847 865 909 896 861
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
744 745 716 711 641 718 655 626 584
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
581 588 555 512 509 459 392 391 357
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2010
324 317 251 228 217 237 252 255 256
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[2] puis Insee à partir de 1968[3].)

Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments [modifier]

Saint-Bertrand-de-Comminges fait partie de l'association Les Plus Beaux Villages de France.

En 1998, la cathédrale et la basilique sont inscrites au patrimoine mondial de l'humanité au titre des « chemins de Compostelle », avec de nombreux autres monuments français[4].

Personnalités liées à la commune [modifier]

Événements [modifier]

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. D'après Flavius Josèphe.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  4. Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France sur le site du Patrimoine mondial. Consulté le 4 juillet 2010.
  5. Festival du Comminges.
  6. Journée de la littérature jeunesse et de l'écrit de Saint-Bertrand-de-Comminges.

Notes [modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.