Joyeuse Entrée

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie. Cette page d’homonymie répertorie les différents sujets et articles partageant un même nom.

Evenements[modifier | modifier le code]

  • Une Joyeuse Entrée est une cérémonie solennelle tenue, au Moyen Âge et pendant l'Ancien Régime, lors de la première visite d'un monarque régnant, prince, duc ou gouverneur dans une ville, au cours de laquelle les privilèges de la ville étaient confirmés ou octroyés.
  • Les joyeuses entrées sont une sorte de présentation des nouveaux souverains aux villes, qui donnaient lieu à des réjouissances et des fêtes. Les nouveaux souverains devaient prêter le serment de respecter la coutume de la ville. Ces fêtes se traduisaient par un parcours bien précis dans la ville, où toutes les corporations de métier, tous les organes administratifs, devaient se mettre en spectacle. Cette cérémonie a été particulièrement importante dans le duché de Brabant et le comté de Flandre et plusieurs villes de Belgique ont ainsi de nos jours une avenue de la Joyeuse Entrée.
  • La tradition se perpétue de nos jours en Belgique.

Chartes[modifier | modifier le code]

Article 1er : Sa Majesté leur sera bon, équitable et léal Seigneur : elle ne les gouvernera pas par la force, ni par la volonté, ni autrement que par droit et sentence et devant les juges ordinaires.

III : Sa Majesté n'entreprendra pas de guerre pour causes concernant les pays de Brabant et de Limbourg, que du consentement des villes et pays de Brabant; elle ne prendra pas d'engagement tendant à rétrécir les limites ou à diminuer les droits, libertés ou privilèges du même pays.

IV : Sa Majesté prendra les titres et les armes de Lothier, de Brabant, de Limbourg et du Marquisat du Saint-Empire; d'après ces titres et armes, elle fera graver un sceau, distingué des autres par une marque notable, lequel devra toujours demeurer dans le Brabant, et dont on scellera toutes choses concernant les pays de Brabant et d'Outre-Meuse; sans en sceller d'autres; de puls, ces actes seront dépêchés par l'un des secrétaires de sa Majesté, ordonné pour les affaires de Brabant.

V : Sa Majesté composera son conseil de Brabant de sept personnes, dont l'une sera chancelier et scelleur, natif du Brabant, sachant les langues latine, wallonne et flamande, qui gardera le sceau de Brabant; quatre autres seront Brabançons, ou devront possèder une baronnie d'Estoc par eux-mêmes, ou du chef de leurs femmes; et deux autres pourront être étrangers, au choix de Sa Majesté, pourvu qu'ils sachent le flamand.

Par ce conseil, ainsi composé, et par les autres personnes que Sa Majesté trouvera bon d'y ajouter, Elle fera traiter et expédier toutes les affaires du pays de Brabant et d'Outre Meuse, concernant la justice, statuts, édits, ordonnances ou mandement; et ne sera ledit conseil soumis à d'autres ordres que ceux de Sa MAjesté ou de son gouverneur-général, ou gourvernante-générale.

Les conseillers et secrétaires, avant de prendre possession de leurs places, jureront aux Etats qu'ils ne concourront jamais à aucun acte tendant à aliéner ou à engager aucune partie des pays de Brabant ou de Limbourg sans le consentement des Etats.

LVIII : Sa Majesté confirme en général aux prélats, nobles, villes, et à tous ses sujets du pays de Brabant et d'Outre Meuse, tous les droits, franchises, privilèges, chartres, coutumes, usages et autres droits qu'ils ont, et qui leur ont été donnés par les Ducs et Duchesses de Brabant, ainsi que ceux dont ils ont joui et usé, nommément les additions à la Joyeuse Entrée du Duc Philippe-le-Bon, du 20 septembre 1451, et du 28 novembre 1457, ainsi que les additions de l'Empereur Charles V, des 12 et 26 avril 1515.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Auguste Florent Gérard Essai sur les causes de la révolution brabançonne.