Jean Genet

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Jean Genet

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Jean Genet, le 19 décembre 1983,
à l'Hôtel Impérial à Vienne (Autriche).

Activités Écrivain
Naissance
Paris, Drapeau de la France France
Décès (à 75 ans)
Paris, Drapeau de la France France
Langue d'écriture Français
Mouvement Théâtre de l'absurde
Genres roman, théâtre, poésie, essai

Œuvres principales

Signature

Signature de Jean Genet

Jean Genet (Paris, - id., ) est un écrivain, poète et auteur dramatique français. Par une écriture raffinée et riche, Jean Genet exalte la perversion, le mal, l'homosexualité et l'érotisme, à travers la célébration de personnages ambivalents au sein de mondes interlopes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né de père inconnu (son nom était Frédéric Blanc selon les archives de l'Assistance publique) et abandonné à sept mois par sa mère, Camille Gabrielle Genet, le jeune Jean Genet est envoyé dans une famille nourricière du Morvan (Alligny-en-Morvan). Cette région, véritable « laiterie » de la France au début XXe siècle, regroupe alors une grande proportion des familles mandatées par l'Assistance publique pour recueillir et élever les enfants abandonnés de la IIIe République.

La famille adoptive de Genet lui offre l’éducation communale, une vache à lait douce et aimante, un environnement protégé. L’enfant y est heureux, bon élève et enfant de chœur, mais réservé et taciturne. De cette époque remontent les premiers émois masculins de Genet, en la personne du petit Lou Culafroy — qui deviendra plus tard « Divine », héros et ensuite héroïne de Notre-Dame-des-Fleurs — ainsi que d’hommes plus âgés, braconniers de passage ou marginaux égarés. Il obtient la meilleure note de sa commune au certificat d’études primaires.

Il commet son premier vol à l'âge de dix ans. C'est l'acte fondateur de la mythologie de Genet qui, fustigé pour son acte, donne un change très existentialiste en sanctifiant son geste, revendiquant ainsi une asocialité profonde. Il fugue et, à treize ans, est séparé d'office de sa famille d'adoption pour suivre une formation de typographe. Fuguant à nouveau, il est envoyé à La Paternelle ou colonie pénitentiaire de Mettray, où se cristallisent ses tentations homosexuelles ainsi que toute la liturgie de domination/soumission, la hiérarchie masculine et virile et la féodalité brutale qui en découlent à ses yeux.

Il quitte les lieux à dix-huit ans, s'engage dans la légion étrangère. Il découvre pour la première fois l'Afrique du Nord et le Proche-Orient, qui lui font très forte impression par les passions qui y règnent, le charisme mâle et volontaire de ses habitants. Revenu à Paris, vivant de petits larcins (dont le vol de livres), Genet fréquente plusieurs prisons, dont la maison d'arrêt de Fresnes.

Il y écrit ses premiers poèmes et quelques ébauches de roman, sans cesse reprises, refondues, rejetées. Genet est un perfectionniste, un éternel insatisfait, un obsédé de la beauté du mot. Lui qui sacralise le geste, la signification de l'acte, n'admet la viabilité du verbe que lorsqu'il est beau, puissant, racé.

Ses premiers romans paraissent. Censurés, car jugés pornographiques, ils se distribuent sous le manteau. Le Journal du voleur décrit ses errances adolescentes hors de France. Le Miracle de la rose met en parallèle ses années de prison et sa fascination pour un assassin avec ses années à la colonie de Mettray. Notre-Dame-des-Fleurs évoque l'enfance et les créatures ambiguës de la nuit homosexuelle parisienne du Paris d'avant-guerre — il s'agit probablement du premier roman mettant en scène les aventures d'un travesti.

Dans Pompes funèbres (1947), Genet écrit :

« Les joyeux l'appellent encore "œil de bronze" ce que l'on nomme aussi "la pastille", "la rondelle", "l'oignon", "le derch", "le derjeau", "la lune", "son panier à crottes". […] La vénération que je porte à cet endroit du corps et l'immense tendresse que j'ai accordée aux enfants qui me permirent d'y pénétrer, la grâce et la gentillesse du don de ces gosses, m'obligent de parler de tout cela avec respect. Ce n'est pas profaner le mort le mieux aimé que dire […] le bonheur qu'il m'offrit quand mon visage était enfoui dans une toison que ma sueur et ma salive rendaient moites, se collant en de petites mèches qui séchaient après l'amour et restaient rigides […]. J'aimai la violence de sa queue, son frémissement, sa taille, les boucles de ses poils, la nuque, les yeux de ce môme et le trésor unique et ténébreux, "l'œil de bronze" qu'il ne m'accorda que très tard, un mois avant sa mort environ[1]. »

Il y propose aussi une vision homo-érotisée d'Hitler, ainsi qu'un regard trouble sur les rapports qu'entretiennent la violence nazie et l'attirance sexuelle :

« Le petit gars de Paris accomplit son travail avec vaillance. D'abord il eut peur de faire du mal au Führer. Le membre était d'acier. De toute cette machine à supplice qu'était Paulo, la verge en était la pièce essentielle. Elle avait la perfection des rouages, des bielles fabriquées avec précision. […] Elle était également sans tendresse, sans douceur, sans le tremblement qui fait souvent frémir délicatement les plus violentes. […] Il fonça jusqu'au fond. Il éprouva une grande joie à sentir le tressaillement de bonheur de Madame. La reconnaissance de la beauté de son travail le rendit fier et plus ardent. Ses bras, par en dessous, près des épaules, s'aggripèrent au bras de l'enculé, et il fonça plus dur, avec plus de fougue. Le Führer râlait doucement. Paulo fut heureux de donner du bonheur à un tel homme. Il pensa : "T'en veux de l'aut' ?" et en fonçant : "Tiens mon chéri." Soulevant encore ses reins, sans sortir du trou : "Du petit Français" et fonçant "Encore un coup... C'est bon, ça te plaît ? Prends-en toujours." Et chaque mouvement de va-et-vient dans l'œil de bronze, s'accompagnait mentalement d'une formule dont le lyrisme était dicté par le bonheur accordé. A peine eut-il une fois un léger ricanement, vite effacé, quand il pensa "Cui-là, c'est la France qui te le met." Hitler une main sur sa queue et ses parties mutilées, sentait cette ardeur s'exalter, encore que chaque coup de bite arrachât un râle de bonheur[2]. »

Il adopte dans le même ouvrage une partie du point de vue de la Milice et la fascination de celle-ci pour la mise en scène du culte du corps et de la virilité développés par le nazisme.

« J'aime ces petits gars dont le rire ne fut jamais clair. J'aime les miliciens. Je songe à leur mère, à leur famille, à leurs amis, qu'ils perdirent tous en entrant dans la Milice. Leur mort m'est précieuse […]. Le recrutement s'en fit surtout parmi les voyous, puisqu'il fallait oser braver le mépris de l'opinion générale qu'un bourgeois eut craint, risquer d'être descendu la nuit dans une rue solitaire, mais ce qui nous attirait surtout c'est qu'on y était armé. Ainsi j'eus, pendant trois ans, le bonheur délicat de voir la France terrorisée par des gosses de seize à vingt ans […]. J'aimais ces gosses dont la dureté se foutait des déboires d'une nation […]. J'étais heureux de voir la France terrorisée par des enfants en armes, mais je l'étais bien plus quand ces enfants étaient des voleurs, des gouapes. Si j'eusse été plus jeune, je me faisais milicien. Je caressais les plus beaux, et secrètement je les reconnaissais comme mes envoyés, délégués parmi les bourgeois pour exécuter les crimes que la prudence m'interdisait de commettre moi-même[3]. »

Si, pour ses détracteurs, cela fait de lui un thuriféraire du régime nazi ou de la collaboration, pour ses admirateurs, Genet a écrit ce texte comme un travail de deuil : son ami, Jean Décarnin, résistant communiste, venait d'être assassiné par un milicien. Pompes funèbres s'ouvre sur l'enterrement de Décarnin. Genet se réfugie ensuite dans un cinéma où des scènes d'actualité montrent l'arrestation d'un milicien. Il ne peut alors ni faire le deuil de son ami, ni accepter la vindicte selon lui hypocrite des bourgeois contre les miliciens. Il décide donc d'écrire un livre du point de vue de celui qui a tué son ami. Provocateur et scandaleux, il cherche à déclencher chez le lecteur, après la guerre, une prise de conscience extrême de l'extraordinaire séduction du mal.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle Cocteau et Sartre voyaient en lui un moraliste alors que Mauriac se contentait de le qualifier d'« excrémentiel ». En montrant à la société le spectacle de sa propre fange, Genet accule le bourgeois dont l'ordre est régi par une violence normée (la peine de mort en étant le point culminant) : il voit dans la défaite de 1940 une occasion d'inverser les termes de cette violence, de faire du bourreau une victime méprisable.

Selon eux[4], ce serait sous ce prisme qu'il faudrait lire ces lignes sur l'Allemagne nazie :

« Il est naturel que cette piraterie, le banditisme le plus fou qu'était l'Allemagne hitlérienne provoque la haine des braves gens, mais en moi l'admiration profonde et la sympathie. Quand un jour, je vis derrière un parapet tirer sur les Français les soldats allemands, j'eus honte soudain de n'être pas avec eux, épaulant mon fusil et mourant à leurs côtés […].

Je note encore qu'au centre du tourbillon qui précède — et enveloppe presque — l'instant de la jouissance, tourbillon plus enivrant quelquefois que la jouissance elle-même, la plus belle image érotique, la plus grave, celle vers quoi tout tendait, préparée par une sorte de fête intérieure, m'était offerte par un beau soldat allemand en costume noir de tankiste[5].

On me dit que l'officier allemand qui commanda le massacre d'Oradour avait un visage assez doux, plutôt sympathique. Il a fait ce qu'il a pu - beaucoup - pour la poésie. Il a bien mérité d'elle […]. J'aime et respecte cet officier[6]. »

Par ailleurs, Pompes funèbres est une analyse des fantasmes morbides qu'engendre l'ensemble des appareillages militaires, avec un démontage complexe de ces fantasmes[7], la Milice et le vocabulaire érotisant des collaborateurs.

Jack's Hôtel au no 19 avenue Stéphen-Pichon où meurt Genet.

Cocteau et Sartre encensent ce mauvais garçon de la scène littéraire française et le considèrent comme le génie de leur temps. Cocteau le sauve de la prison à perpétuité (à la troisième condamnation, quel que soit le motif de cette condamnation, le criminel risquait la relégation au bagne, à perpétuité) et Sartre écrit une œuvre sur lui (Saint Genet, comédien et martyr), en faisant l'« exemplum » de sa philosophie existentialiste. Ce livre déprimera profondément Genet et l'empêchera d'écrire, selon ses propres dires[8], pendant près de dix ans tant sa « mécanique cérébrale y était décortiquée » (Genet faisant ici allusion à la théorie des « tourniquets » développée par Sartre à son sujet).

Genet, au faîte de sa gloire parisienne, fréquente Sartre, Simone de Beauvoir, Alberto Giacometti, Henri Matisse, Brassaï. Il entame une carrière de dramaturge ; précédées par sa réputation et son odeur de scandale, ses pièces, montées par les plus grands metteurs en scène, sont des succès. Ainsi, Roger Blin monte Les Nègres puis Les Paravents qui jouée au début des années 1960, prend violemment position contre le colonialisme français et prend fait et cause pour les indépendances, alors même que la France est en pleine guerre d'Algérie.

Le propos de Genet se fait de plus en plus engagé. Il élève la voix contre la tyrannie blanche, la domination occidentale, l'état déplorable dans lequel la France abandonne ses anciennes colonies. Il se lance dans la rédaction d'un journal intitulé Le Captif amoureux, publié en 1986, quelques mois après sa mort.

Dans le même temps, le suicide de son compagnon, Abdallah Bentaga (qui lui a notamment inspiré le poème Le Funambule), ainsi que sa toxicomanie aux barbituriques, mettent à mal son mode de vie d'errance. Genet, jusqu'à la fin, vit dans des chambres d'hôtel sordides, souvent près des gares, ne voyageant qu'avec une petite valise remplie de lettres de ses amis et de manuscrits.

Le 15 avril 1986, seul et rongé par un cancer de la gorge, l'écrivain fait une mauvaise chute la nuit dans la chambre 205 du Jack's Hôtel au no 19 de l'avenue Stéphen-Pichon à Paris et meurt[9].

Il est enseveli au vieux cimetière espagnol de Larache au Maroc.

Politique[modifier | modifier le code]

Genet se consacre aussi à des combats politiques. Il dénonce l'hypocrisie de la bourgeoisie française, participe à différents mouvements pointant la politique carcérale française, avec Michel Foucault et le Groupe d'information sur les prisons, et pour l'abolition des Quartier de haute sécurité. Il critique avec violence la politique coloniale, et prend aussi position sur le devant de la scène internationale. Ainsi, alors qu'on lui demande d'écrire une préface aux lettres de George Jackson (prisonnier noir, fondateur des Black Panthers), il décide de partir aux États-Unis afin de rencontrer ces mêmes Black Panthers et de prendre publiquement position pour eux. Bien qu'interdit de séjour aux États-Unis, il y séjournera plusieurs mois. De même, il prend position pour les Palestiniens, rencontrant entre autres Yasser Arafat et Leïla Shahid. En septembre 1982, il est le premier Européen à pénétrer dans Chatila, après les massacres perpétrés par les milices chrétiennes). Il en tire un texte politique majeur Quatre heures à Chatila[10].

Après deux séjours de plusieurs mois en Palestine, il se lance dans la rédaction d'un journal intitulé Un captif amoureux, qui sera publié quelques mois après sa mort. Prenant la défense des Palestiniens, il demeure néanmoins lucide sur les intérêts croisés de l'Occident, mais aussi de l'URSS ou des pays arabes quant au maintien d'une guerre symbole dans cette région du monde. Ces propos antisionistes prennent par deux fois une coloration antisémite, qui, pour Sartre, est plus une posture qu'une réalité effective.
Si, dans les années soixante-dix et quatre-vingt, ces propos sont considérés comme participant d'une guerre idéologique qui scinde l'extrême-gauche française entre prosionistes et antisionistes, ils ont été réanalysés par Éric Marty dans deux ouvrages qui, pour les uns, révèlent enfin la vérité sur cet auteur complexe et, pour les autres, participent d'un gauchissement et d'une distorsion générale de ces textes, au mépris de la réalité littéraire et biographique. En revanche, il est exact que Genet publia régulièrement des articles et tribunes — réunis chez Gallimard sous le titre de L'Ennemi déclaré — qui sont presque toujours de véritables brûlots. Il y soutient entre autres, dans « Violence et brutalité », le terrorisme et la « bande à Baader ». Cet article, qui parut le 2 septembre 1977 dans les pages « points de vue » du journal Le Monde, provoqua un tollé général.

Finalement, sa défense de l'homosexualité, sa dénonciation des prisons, son soutien général aux mouvements anticolonialistes, son séjour aux États-Unis pour défendre les Black Panthers ou son double séjour en Palestine font de Genet le saint défenseur des opprimés pour les uns, et pour les autres un savant manipulateur de ces mêmes opprimés qu’il ne défendrait que par détestation de leurs prétendus « oppresseurs ». Cette ambigüité n’aurait sans doute pas déplu à Genet, qui assumait difficilement le rôle de tribun des déshérités.
Ce scandale-là n’a que peu à voir avec son œuvre : Les Nègres fut écrit douze ans avant son engagement pour les Black Panthers, et Un captif amoureux, ouvrage posthume traitant frontalement de politique, est d’une densité et d’une complexité telles qu’il est difficile de croire que ce captif soit très amoureux des idéologies politiques ou religieuses qui sous-tendent ces causes. Surtout, ce scandale est par trop temporel : il apparaît alors que Genet a écrit ses grands textes, après que Cocteau l’a découvert, après que Sartre lui a consacré une biographie. Enfin, ce parfum de scandale politique se dissipe déjà : les pièces de Genet sont parmi les plus jouées du répertoire français, et cela fait longtemps qu’elles n’attirent plus les foudres du public ou d'un quelconque censeur idéologique.

Influence en art[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

Jean Genet, dans sa jeunesse, a été profondément inspiré par Les Nourritures terrestres d'André Gide, il a d'ailleurs cherché à rencontrer l'écrivain. C'est en partant de ce modèle qu'il a créé certains de ses personnages. La vie de Jean Genet — et sa mise en scène — telle que décrite notamment dans Le Journal du Voleur, où il se présente sous les traits d'un vagabond asocial et mystique, a servi d'inspiration aux auteurs de la beat generation. On le trouve cité dans l'œuvre de Charles Bukowski, et de façon élogieuse dans la correspondance de Jack Kerouac.

À propos de Charles Bukowski, Jean Genet avait déclaré que, pour lui, il était le plus grand poète américain ayant existé.[réf. nécessaire]

Musique[modifier | modifier le code]

  • La compositrice et interprète française Hélène Martin, née en 1928, a consacré sa carrière à la mise en musique de la poésie. Elle est la première à mettre Genet en musique et ce dès 1962. Elle lui en demande l'autorisation ; il lui répond : « Chantez Le Condamné à mort tant que vous voudrez et où vous voudrez[11]. » Elle enregistre en 1962 un extrait du Condamné à mort. Etienne Daho chante cet extrait sous le nom Sur mon cou en 1996 et le reprend régulièrement lors de ses concerts. Puis en 1966, elle enregistre Où sans vieillir... ; en 1970, Pardonnez-moi ; et en 2000 pour l'album La Douceur du bagne, O la douceur du bagne et Le ciel disait sa messe. En 1971, elle adaptera l'ensemble du poème Le Condamné à mort qui sera dit et chanté par Marc Ogeret. En 1984/85, elle met en scène sous forme d'opéra-poème Le Condamné à mort.
  • Le chanteur japonais d'acid-folk Kazuki Tomokawa a écrit une chanson en hommage à Jean Genet sur son album Erise No Me (en français : Les Yeux d'Élise) ; il s'agit de la chanson Jean Genet ni Kike.
  • Mansfield.TYA[12] refait la bande son du film Un chant d'amour à l'occasion d'un ciné-concert en 2004. On retrouve aussi un hommage à Jean Genet dans leur discographie sur le titre La Cour de l'est (extrait du 7 titres Fuck).
  • Le titre de la chanson The Jean Genie de David Bowie, issue de l'album Aladdin Sane (1973) était, selon Bowie lui-même, « un jeu de mots maladroit sur Jean Genet »[13].
  • Christian Caujolle a écrit plusieurs chansons inspirées de l'œuvre de Genet dont À Maurice Pilorge pour le groupe Casse pipe qui l'interprète sur l'album La Part des anges.
  • Le chanteur Nicolas Bacchus (Nicolas Bages) a mis en musique le poème Cayenne de Genet, écrit en 1939 à la prison de St Brieuc. Le titre figure sur le premier album Coupe d'immonde et le poème est lisible sur le site[14] du chanteur.
  • Il est fait référence à Jean Genet dans la chanson des Pogues Hell's Ditch (Shane MacGowan/Jem Finer).
  • Il est également fait référence à Jean Genet dans la chanson We Were Lovers de Daniel Darc et Bill Pritchard, parue sur leur vinyle Parce que en 1988.
  • Jean Genet est une des influences majeures de Douglas Pearce, leader du groupe de néofolk Death in June.
  • Dire Straits fait une brève mention de Jean Genet dans la chanson Les Boys.
  • Le chanteur anglais Pete Doherty cite Jean Genet dans son album Grace/Wastelands (2009). À la fin du morceau Last of the English Roses, il lit un court passage de Notre-Dame-des-Fleurs (1944).
  • L'album Elegy du saxophoniste et compositeur américain John Zorn rend hommage à Jean Genet. (1992)
  • La chanson Lady of the Flowers de Placebo fait référence à Notre-Dame-des-Fleurs (1944).
  • Jean-Louis Murat dans sa tournée Muragostang de 2000 utilise sur le titre Polly Jean un récit imaginaire sur Jean Genet diffusé alternativement avec la chanson originale. Cette performance est enregistrée sur l'album en concert du même nom publié en 2001.
  • Le compositeur hongrois Peter Eötvös a mis en musique Le Balcon en 2002 (révisé en 2004).
  • Jeanne Moreau et Etienne Daho enregistrent l'intégrale du Condamné à mort en 2010.
  • Les Nègres, opéra en 3 actes (2004) de Michaël Levinas.
  • Le groupe CocoRosie des deux sœurs Sierra et Bianca Cassidy lui dédie en 2004 une chanson, initialement appelée "1910", la chanson sera ensuite renommée Beautiful Boyz et sortira sur un EP puis sur l'album Noah's Ark sorti en 2005.
  • Le groupe Têtes Raides met en musique le Condamné à mort sur leur album Corps de mots qui fait suite à une série de spectacles de poésies aux Bouffes du Nord et au Lavoir Moderne Parisien (2013).

Danse[modifier | modifier le code]

  • En 2009, le danseur et chorégraphe français Angelin Preljocaj créé le solo Le Funambule d'après le poème éponyme de Jean Genet qu'il récite lui-même en dansant. Interprété pendant deux saisons par Preljocaj, le ballet est ensuite dansé à partir de 2011 par Wilfried Romoli[15].

Œuvre[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Les Bonnes, L'Arbalète, 1947, no 12 (mai). Bien que joué en 1947, Les Bonnes est republié en 1954 chez Jean-Jacques Pauvert, à Sceaux, dans un ouvrage s’intitulant Les Bonnes, les deux versions précédées d’une Lettre de l’auteur. La première version correspond à la pièce publiée dans L'Arbalète en 1947 et jouée en 1954 par Tania Balachova, la seconde est postérieure aux répétitions avec Louis Jouvet au Théâtre de l’Athénée en 1947.
  • Haute Surveillance, Gallimard, Paris, 1949. Une version sera jouée à New York sur la base d’une traduction de Frechtman effectuée à partir d’un texte joué au théâtre des Mathurins, version différente de celle publiée cette année-là. En 1957, une troisième version est jouée à Hambourg, version publiée en 1968 dans les Œuvres complètes, tome IV, Paris, Gallimard.
  • Le Balcon, L'Arbalète, Décines (Lyon), 1956. Il s’agit de la version originelle en quinze tableaux. Chez le même éditeur, en 1960, est publiée une deuxième version en neuf tableaux puis, deux ans plus tard, une troisième version définitive, toujours chez le même éditeur. Cette version définitive sera reprise dans les Œuvres complètes chez Gallimard, en 1968, tandis que la version anglaise due à la traduction de Frechtman fut établie sur la base d’une quatrième version.
  • Les Nègres, L'Arbalète, Décines (Lyon), 1958.
  • Les Paravents, L'Arbalète, Décines (Lyon), 1961. Les dessins évoqués par Jean Genet dans ses « indications » sont reproduits dans l’édition numérotée. Suit une deuxième version, The Screens, toujours d’après une traduction de Frechtman, et une troisième, en seize tableaux au lieu de dix-sept, qui prendra place dans le tome V des Œuvres complètes, Gallimard, Paris, 1979.
  • « Elle » L'Arbalète, 1989.
  • Splendid's L'Arbalète, 1993.
  • Le Bagne L’'Arbalète, 1994.

Poésie[modifier | modifier le code]

  • Le Condamné à mort, édition hors commerce, Fresnes, septembre 1942
  • La Galère, 1944
  • Chants secrets (Le Condamné à mort, Marche funèbre), L'Arbalète, Décines (Lyon), 1945 - illustré d'une lithographie d'Émile Picq
  • Un chant d'amour, 1946
  • Le Pêcheur du Suquet, 1946
  • Le Condamné à mort/Marche funèbre/La Galère/La Parade/Un chant d’amour/Le Pêcheur du Suquet, L'Arbalète, Décines (Lyon), 1948

Romans et autres textes[modifier | modifier le code]

  • Notre-Dame-des-Fleurs, « aux dépens d’un amateur » (Paul Morihien), Monte-Carlo, 1944. Paru ensuite en édition révisée dans les Œuvres complètes, tome II, Gallimard, Paris, 1951
  • Miracle de la rose, L'Arbalète, Décines (Lyon), , 1946. Paru ensuite en édition révisée dans les Œuvres complètes, tome II, Gallimard, Paris, 1951
  • Querelle de Brest, L'Arbalète, Décines (Lyon), 1947. Paru ensuite en édition révisée dans les Œuvres complètes, tome III, Gallimard, Paris, 1953 et en édition complète (texte originel) la même année dans la collection L’Imaginaire, Gallimard
  • Pompes funèbres, Bikini, « aux dépens d’un amateur » (Paul Morihien), 1948. Paru ensuite en édition révisée dans les Œuvres complètes, tome III, Gallimard, Paris, 1953 et en édition complète (texte originel) la même année dans la collection L’Imaginaire, Gallimard
  • Journal du voleur, Gallimard, Paris, 1949. Le second tome annoncé à la fin de cet ouvrage n’a jamais paru.
  • Adame Miroir, argument pour ballet, Morihien, Paris, 1949
  • L’Enfant criminel, texte radiophonique, Morihien, Paris, 1949 Republié dans les Œuvres complètes, tome V, Gallimard, Paris, 1979
  • Lettres à Leonor Fini, Loyau, Paris, 1950
  • Jean Cocteau, Empreintes, Bruxelles, 1950
  • « Conférence de Stockholm », texte radiophonique pour la radio suédoise, musée-bibliothèque Pierre-André-Benoît, Stockholm, 1955
  • Le Funambule, L’Arbalète, Décines (Lyon), 1958
  • L’Atelier d’Alberto Giacometti, L’Arbalète, Décines (Lyon), 1958

Articles, entretiens[modifier | modifier le code]

  • « Je ne peux pas le dire », lettre de 1960 à Bernard Frechtman, publiée en partie dans Libération, 7 avril 1988
  • « To a Would Be Producer », in Tulane Drama Review, no 7, 1963, p. 80-81
  • « What I like about the English is that They Are such Liars… », in Sunday Times, 1963, p. 11
  • « Jean Genet », entretien pour Playboy, avril 1964, p. 45-55
  • « Ce qui est resté d’un Rembrandt déchiré en petits carrés bien réguliers… », in Tel Quel 29, avril 1967
  • « L'étrange mot d'… », in Tel Quel 30, septembre 1967
  • « Les maîtresses de Lénine », in Le Nouvel Observateur, no 185, 30 mai 1968
  • « Les membres de l’Assemblée nationale », in Esquire, no 70, novembre 1968
  • « Un salut aux cent milles étoiles », in Evergreen Review, décembre 1968
  • « Les Pâtres du désordre », in Pas à pas, mars 1969, pp. vi-vii
  • « Français encore un effort », in L’Idiot international, no 4, 1970, p. 44
  • « Il me paraît indécent de parler de moi », conférence, Cambridge, 10 mars 1970
  • « Lettres aux intellectuels américains », conférence prononcée le 18 mars 1970, université du Connecticut
  • « Bobby Seale, the Black Panthers and Us White People », in Black Panther Newspaper, 28 mars 1970
  • « Introduction », préface au livre de Georges Jackson, Soledad Brother, World Entertainers, New York, 1970
  • « May Day Speech », discours prononcé à New Haven le 1er mai 1970
  • « Jean Genet chez les Panthères noires », entretien avec Michèle Manceau, in Le Nouvel Observateur, no 289, 25 mai 1970
  • « Angela et ses frères », in Le Nouvel Observateur, no 303, 31 août 1970 (ce texte fut aussi publié sous le titre « L’Homme qui se croyait juge »)
  • « Un appel de M. Jean Genet en faveur des Noirs américains », in Le Monde, 15 octobre 1970
  • « Jean Genet chez les Panthères noires », entretien avec F.-M. Banier, in Le Monde, 23 octobre 1970
  • « Angela Davis est entre vos pattes », texte lu le 7 octobre 1970, diffusé à la télévision lors de l’émission L’Invité du dimanche, le 8 novembre suivant
  • « Jean Genet témoigne pour les Soledad Brothers », in La Nouvelle Critique, juin 1971
  • « Pour Georges Jackson », manifeste imprimé et envoyé par voie postale à quelques centaines de personnes en juillet 1971
  • « Après l’assassinat », écrit en 1971, non publié avant 1991
  • « L’Amérique a peur », in Le Nouvel Observateur, no 355, 1971
  • « Les Palestiniens », commentaire de dix photographies de B. Barbey publiées dans Zoom, no 4, 1971
  • « The Americans kill off Blacks », in Black Panther Newspaper, 4 septembre 1971
  • « The Black and the Red », in Black Panther Newspaper, 11 septembre 1971
  • « L’Assassinat de Georges Jackson », in L’Intolérable, brochure du GIP, Paris, Gallimard, 10 novembre 1971
  • « Une lettre de Jean Genet », in Les Lettres Françaises, 29 mars 1972
  • « Faites connaissance avec les Guaranis », in Le Démocrate véronais, 2 juin 1972
  • « Les Palestiniens », publié sous le titre Shoun Palestine, Beyrouth, 1973, puis dans Genet à Chatila, Actes Sud, Arles, 1994
  • « Sur deux ou trois livres dont personne n’a jamais parlé », texte radiophonique pour France Culture lu le 2 mai 1974 puis repris pour L’Humanité sous le titre « Jean Genet et la condition des immigrés », le 3 mai
  • « Quand le pire est toujours sûr », inédit écrit en 1974
  • « Mourir sous Giscard d’Estaing », in L’Humanité , 13 mai 1974
  • « Et pourquoi pas la sottise en bretelle ? », in L’Humanité, 25 mai 1974
  • « Les Femmes de Djebel Hussein », in Le Monde diplomatique, 1er juillet 1974
  • « Un héros littéraire : le défunt volubile », in La Nouvelle Critique, juin-juillet 1974
  • « Entretien avec Angela Davis », in L’Unité, 23 mai 1975
  • « Des esprits moins charitables que le mien pourraient croire déceler une piètre opération politique », in L’Humanité, 13 août 1975
  • « Les Frères Karamazov », in La Nouvelle Revue Française, octobre 1975
  • « Entretien avec Hubert Fichte », in Die Zeit, no 8, 13 février 1976
  • La Nuit venue, scénario, fonds IMEC, 1976
  • « La ténacité des Noirs américains », in L’Humanité , 16 avril 1977
  • « Cathédrale de Chartres, vue cavalière », in L’Humanité, 30 juin 1977
  • « Violence et brutalité », in Le Monde, 2 septembre 1977, ce texte est aussi la préface aux Textes des prisonniers de la Fraction Armée rouge et dernières lettres d’Ulrike Meinhof, Maspero, Cahiers libres, Paris, 1977
  • « Près d’Ajloun » in Per un Palestine, dediche a piu voci a Wael Zouateir, Mazzota, Milan, 1979
  • Le Langage de la muraille, fiction historique, inédit, fonds IMEC, 1981
  • « Entretien avec Antoine Bourseiller » et « Entretien avec Bertrand Poirot-Delpech », reportage vidéo, collection « Témoin », réalisé entre décembre 1981 et janvier 1982, extraits parus dans Le Monde en 1982 et Le Nouvel Observateur en 1986
  • « Quatre heures à Chatila », in Revue d’études palestiniennes, 1er janvier 1983
  • « N° Matricule 1155 », catalogue de l’exposition « La Rupture », Le Creusot, 1er mars 1983
  • « Entretien avec Nigel Williams », texte radiophonique, BBC, Royaume-Uni, 12 novembre 1985
  • « Une rencontre avec Jean Genet », in Revue d’études palestiniennes, automne 1985
  • « L’art est le refuge », in : Les Nègres au port de la lune, Paris : Editions de la Différence, 1988, p. 99-103
  • « Saint Genet, Palestinien et poète », L'Autre Journal, no 18, juin-juillet 1986. Traduction d'un entretien entre Jean Genet et Saadalah Wannous, originellement publié dans la revue Al Karmil qu'anime le poète palestinien Mahmoud Darwich.

Film[modifier | modifier le code]

  • Un chant d'amour, film, noir et blanc, muet, 25 min, mise en scène de Jean Genet, 1950

Posthumes[modifier | modifier le code]

  • Un captif amoureux, Gallimard, Paris, 1986
  • Lettres à Roger Blin, Gallimard, Paris, 1986
  • « Chère Madame », correspondance avec Ann Bloch, Merlin-Verlag, Hambourg, 1988
  • Lettres à Olga et Marc Barbezat, L’Arbalète, Décines (Lyon), 1988
  • Elle, L’Arbalète, Décines (Lyon), 1988
  • L’Ennemi déclaré, recueil de textes et entretiens, Gallimard, Paris, 1991
  • Splendid’s, L’Arbalète, Décines (Lyon), 1993
  • Le Bagne, L’Arbalète, Décines (Lyon), 1994
  • Lettres à Ibis, L’Arbalète, Gallimard, Paris, 2010

Inédits mais répertoriés[modifier | modifier le code]

  • La Lettre à Decimo, (première version de Fragments…, archives Bernard Frechtman)
  • C’est par un autre, plus subtil, (texte sur la répartition des droits d’auteur)
  • Les Rêves interdits, (scénario de Mademoiselle)
  • Le Bleu de l’œil, (scénario)
  • Correspondance Genet-Frechtman
  • Correspondance Genet-Antoine Bourseiller. Deux lettres adressées à Christophe Bourseiller sont reproduites dans la revue Continent

Livres audio[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Alazet et Marc Dambre (sous la direction de) Jean Genet, Rituels de l'exhibition, éditions universitaires de Dijon, 2009
  • Louis-Paul Astraud, Jean Genet à 20 ans : Une jeunesse perdue, Au Diable Vauvert, Vauvert, France, 2010
  • Jean-Luc A. d'Asciano, Petite mystique de Jean Genet, Éd. L'Œil d'or, Paris, 2006
  • Tahar Ben Jelloun, Jean Genet, menteur sublime (récit), Gallimard, 2010
  • Tahar Ben Jelloun, Beckett et Genet, un thé à Tanger (pièce de théâtre), Gallimard, 2010
  • Véronique Bergen, Jean Genet. Entre mythe et réalité, essai, préface de Michel Surya, Ed. De Boeck, Bruxelles, 1993.
  • Claude Bonnefoy, Jean Genet, Éd. universitaires, Paris, 1965
  • Patrice Bougon, « Jean Genet, littérature et politique », L'Esprit créateur, États-Unis, vol. XXXV, no 1, Printemps 1995
  • Roland Caillaux, vingt Lithographies pour un livre que j'ai lu (à propos de Notre-Dame-Des-Fleurs de Jean Genet. Dessins refusés par l'auteur). Lille: QuestionDeGenre/GKC, 1996. Présentation Patrick Cardon
  • Mohamed Choukri, Jean Genet et Tennessee Williams à Tanger, Quai Voltaire, Paris, 1992
  • Jean Cocteau, Le Passé défini, 3 vol., Gallimard, Paris, 1983
  • Jacques Derrida, Glas, Galilée, Paris, 1974
  • Albert Dichy & Pascal Fouché, Jean Genet, essai de chronologie, 1910-1944, Bibliothèque de littérature française contemporaine, université de Paris-VII, I.M.E.C., Paris, 1988
  • Aïcha El Basri, L’Imaginaire carcéral de Jean Genet, L’Harmattan, Paris, 1999
  • Didier Eribon, Une morale du minoritaire. Variations sur un thème de Jean Genet, Fayard, Paris, 2001
  • Nathalie Fredette, Figures baroques de Jean Genet, Montréal, XYZ, et Saint-Denis, Presses universitaires de Vincennes, 2001
  • Jane Giles, Un chant d'amour. Le cinéma de Jean Genet, Macula, Paris, 1993
  • J.A. Gitenet, Réflexions sur l'univers homosocial dans Splendid's de Jean Genet. L'homme divisé, L'Harmattan, Paris, 2002
  • J.A. Gitenet, Jean Genet:problématique des masculinités dans Haute Surveillance. L'homme déplié, L'Harmattan, Paris, 2003
  • J.A. Gitenet, Le no man's land de l'image dans "Elle" de Jean Genet. L'homme disloqué, L'Harmattan, Paris, 2004
  • Juan Goytisolo, Les Royaumes déchirés, trad. J. Lacor, Fayard, Paris, 1988
  • Jérôme Hankins, Genet à Chatila, Solin, Arles, 1992
  • Mairéad Hanrahan, Lire Genet, une poétique de la différence, Presses universitaires de Montréal et de Lyon, Montréal et Lyon, 1997
  • Pierre-Marie Héron, « Journal du voleur » de Jean Genet, Gallimard, Foliothèque, Paris, 2003
  • Marie-Claude Hubert, L’Esthétique de Jean Genet, Liège, SEDES, 1996
  • I. Jablonka, Vérités inavouables de Jean Genet, Seuil, Paris, 2004
  • Hédi Khelil, De l’extranéité à l’altérité, figures de l’écriture dans l’œuvre de Jean Genet, Academia Bruylant, Louvain-la-neuve, 2003
  • B.G Kennely, Unfinished Business : Tracing incompletion in Jean Genet's Posthumously Published Plays, Rodopi, Amsterdam, 1997
  • Hadrien Laroche, Le Dernier Genet, Seuil, Paris, 1997
  • Violette Leduc, La Folie en tête, Gallimard, Paris, 1970
  • Arnaud Malgorn, Jean Genet, qui êtes-vous ?, La Manufacture, Lyon, 1988
  • Arnaud Malgorn, Jean Genet, portrait d’un marginal exemplaire, Gallimard Découvertes, Paris, 2002
  • Alain Bernard Marchand, Genet. Le joueur impénitent, Les Herbes rouges, Montréal, 1997
  • Kate Millett, La Politique du mâle (Sexual Politics, 1969), traduit par Élisabeth Gille, Stock, Paris, 1971, rééd. Seuil points actuel
  • Eric Marty, "Jean Genet à Chatila" , in Bref séjour à Jérusalem, Gallimard, 2003
  • Eric Marty, Jean Genet, post-scriptum, Verdier, 2006
  • Jean-Bernard Moraly, Jean Genet, la vie écrite, La Différence, Paris, 1988
  • Marie Redonnet, Jean Genet, le poète travesti, Grasset, Paris, 2000
  • Jean-Pierre Renault, Une enfance abandonnée : Jean Genet à Alligny-en-Morvan, La Chambre d’échos, Paris, 2000
  • Florence Richter, Ces fabuleux voyous. Crimes et procès de Villon, Sade, Verlaine, Genet, Paris, Éditions Hermann, 2010 (avec une préface de François Ost)
  • Jean-Paul Sartre, Saint Genet, comédien et martyr, Gallimard, Paris, 1952
  • Agnès Vannouvong, Jean Genet, les revers du genre, Presses du Réel, Dijon, 2010
  • Edmund White, Jean Genet, trad. P. Delamare, ibid., 1993
  • (ouvr. coll.), Les Nègres au port de la Lune, Genet et les différences, La Différence, Bordeaux, 1988
  • Yann Le Puits, Conférence sur Le journal du voleur, Atelier de Littérature Contemporaine, 2010
  • Yann Le Puits, Revue Florilège, n° 140 et revue Art et Poésie de Touraine, numéros 202 et 203, 2010.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pompes funèbres, pp. 16-17, Gallimard, 1947.
  2. Op. cit., pp. 164-165.
  3. Op. cit., pp. 80-81.
  4. Cocteau et Sartre.
  5. Op. cit., pp. 133-134.
  6. Op. cit., p. 262.
  7. Cf. Jean-Luc A. d'Asciano, Petite Mystique de Jean Genet, L'Œil d'or, 2007, pp. 79-88, sur les liens de Genet avec la Résistance (il porta des messages de Lily Pringsheim à Wilhelm Leuschner, qu'il rencontra en juin-juillet 1937), ou encore Edmund White, Jean Genet, Gallimard, 1993, p. 143.
  8. L'Ennemi déclaré - Textes et entretiens, Gallimard, 1991.
  9. Jean Genet par Stephen Barber, Reaktion Books, 2004, (ISBN 9781861891785), pp.11-13
  10. Quatre heures à Chatila
  11. Jean Genet, un chant d'amour, pp. 69, Livre-DVD-CD, EPM/SWPRODUCTIONS, 2006
  12. Mansfield.TYA.
  13. « The title, of course, was a clumsy pun upon Jean Genet » in David Bowie & Mick Rock (en), Moonage Daydream, New York:Universe Publishing, 2005, pp.140-146.
  14. Site de Nicolas Bacchus.
  15. Wilfried Romoli dans l'exercice de risque du "Funambule" par Rosita Boisseau dans Le Monde du 13 mai 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]