Saint-Jean-Lasseille

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Saint-Jean-Lasseille
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Canton Thuir
Intercommunalité Communauté de communes des Aspres
Maire
Mandat
Roland Noury
2014-2020
Code postal 66300
Code commune 66177
Démographie
Population
municipale
947 hab. (2011)
Densité 328 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 34′ 55″ N 2° 52′ 00″ E / 42.5819, 2.8667 ()42° 34′ 55″ Nord 2° 52′ 00″ Est / 42.5819, 2.8667 ()  
Altitude Min. 66 m – Max. 103 m
Superficie 2,89 km2
Localisation

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Saint-Jean-Lasseille est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Lasseillais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Jean-Lasseille[1]
Bages
(par un quadripoint)
Villemolaque Saint-Jean-Lasseille[1] Brouilla
Banyuls-dels-Aspres

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune en catalan est Sant Joan la Cella[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

En 819, il est fait pour la première fois mention d'une Cella[3] Sancti Joannis Evangelistae, fondée par les moines de Saint-Génis-des-Fontaines, abbaye elle-même fondée par le moine Sentimir et mentionnée dans un précepte de Louis le Pieux datant de 819. Cette possession est confirmée par le roi Lothaire en 981, dans un texte qui en donne la situation : entre les chemins d'Elne à Banyuls-dels-Aspres, de Brouilla à Villemolaque, de Villemolaque à Elne, une autre limite étant le sacellum[4] de Darnac[5].

Sant-Génis possèdera la seigneurie jusqu'à la Révolution, avec cependant une parenthèse de quelques siècles.

Le 12 janvier 1339, le roi Jacques III de Majorque confie haute-justice de cette seigneurie à Dalmau de Banyuls de la puissante famille de Banyuls, alors seigneur de Banyuls-dels-Aspres, ainsi qu’à ses descendants. Une cérémonie de prise de possession a lieu appliquant la Charte Royale durant laquelle il fait planter des fourches patibulaires pour marquer cette prise de droit.

En 1461, Francesh de Banyuls, arrière-petit-fils de Dalmau de Banyuls, alors seigneur de Banyuls et de Saint-Jean-Lasseille, se fait confisquer tous ses biens par le Roi de France Louis XI, qui profite de la crise de succession du Royaume d’Aragon pour annexer (temporairement) la Catalogne et la Cerdagne.

En 1481, on retrouve Saint-Jean-Lasseille entre les mains d'une famille Martí, de Perpignan, jusqu'en 1635, où Saint-Génis récupère la totalité de ses prérogatives sur le village jusqu’à la Révolution.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Roland Noury[6]    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 947 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
82 79 90 94 82 82 95 104 108
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
122 110 102 104 140 235 165 202 218
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
253 291 294 333 306 320 296 275 298
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
330 289 252 346 437 469 595 631 787
2011 - - - - - - - -
947 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 27 décembre[9] ;
  • Fête communale : 24 juin[9].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 28 939 €[10].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Jean de Saint-Jean-Lasseille, église romane.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alain Macabiau : International de Rugby à XV

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone,‎ 2007 (lire en ligne)
  3. Le mot cella désigne en latin religieux un ermitage, soit une dépendance d'un monastère, avec quelques moines dirigeant un domaine rural. Il est à l'origine de nombreux toponyme, par exemple, en France, la commune de Chelles ou les divers lieux appelés Celle(s), comme la Celle Saint Cloud, lieu d’ermitage de Saint Clodoald.
  4. petit sanctuaire
  5. il s'agit du mas Tardiu à Brouilla
  6. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2104 », sur http://la-clau.net.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  9. a et b Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)
  10. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).