Montescot

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Montescot
Carte de localisation de Montescot
Pays France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Canton Elne
Code Insee 66114
Code postal 66200
Maire
Mandat en cours

2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du secteur d'Illibéris
Latitude
Longitude
42° 36′ 32″ Nord
         2° 56′ 05″ Est
/ 42.6088888889, 2.93472222222
Altitude 16m (mini) – 40m (maxi)
Superficie 6,02 km²
Population sans
doubles comptes
1 375 hab.
(1999)
Densité 228 hab./km²

Montescot est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Montescotois.

Sommaire

[modifier] Géographie

Montescot s’étend sur 602 hectares repartis par moitié en prés bocagers à l’est et en terrains argilo-calcaires secs semi-arides s’élevant à 20 mètres d’altitude environ vers l’ouest. Par grosses pluies, les terres en dessous de la cote de 10 mètres d’altitude du bocage sont inondables. Avec une pente moyenne de 5 mm/m le drainage des eaux s’effectue lentement. Le sous-sol imperméable s’oppose aux infiltrations et les eaux doivent s’évacuer naturellement ou s’évaporer ce qui demande un certain temps. Le bassin de régulation du débit de l’agouille de la Mar aménagé en 2001 à cheval sur le territoire de Montescot et de Corneilla-du-Vercol et le recalibrage de l’agouille entrepris depuis plusieurs années devrait améliorer le drainage et limiter les inondations. La température moyenne relevée à Montescot depuis 1852 est de 14,6° Celsius. Extrêmes : minimale en janvier, mois le plus froid avec + 4° C et maximale en juillet mois le plus chaud avec 19,6° C.Le Roussillon est un pays de vent et de soleil. Ils jouent un grand rôle dans le climat régional. La tramontane, vent dominant du nord-ouest souvent violent, souffle 132 jours en moyenne à une vitesse supérieure à 16 mètres par seconde, son action sur le couvert végétal est considérable. Parmi les autres vents qui nous visitent de loin en loin citons le Marin venant du sud-est et le Grégal du secteur nord-est apportant la pluie, tandis que le vent d’Espagne est chaud et sec. L’Agouille de la Mar draine les bassins de Bages, Montescot, Corneilla-del-Vercol, Villeneuve-de-la-Raho et se déverse dans l’étang de Canet. Autrefois le débit ininterrompu de plusieurs puits artésiens périphériques couvrait les besoins en eau des montescotois. Aujourd’hui, les forages de Montescot pratiqués à plus de 150 mètres de profondeur, alimentent en eau d’excellente qualité les communes de la cote allant de Cerbère à saint Cyprien. Elle provient des pentes enneigées du massif du Canigou. Sur les coteaux limoneux et les terrasses caillouteuses du versant ouest la vigne domine. A l’est, cette monoculture cède la place à de vastes près de type bocager (mas Belric, l’Aygual, mas de l‘Ou, Terres Verds), c’est la « dépression salée de Montescot », que l ‘Agouille de la Mar parcourt paresseusement. Dans ces plates étendues vertes on relève la présence des végétaux et des animaux suivants  :

Flore de Montescot : Canyes , sanyes , genets, tamarins, peupliers, ormes, vernes, aubépine, aloès, iris, ajonc, euphorbe, salicornes, massettes, bouton d’or, géranium sauvage, mauve, pissenlit, coquelicot, narcisses, chardon ... Faune : Chauve-souris, lapins, quelques rongeurs et mustélidés, le hérisson et ses proies (les lézards verts et communs, le gecko et la couleuvre, l’orvet ou encore l ‘escargot terrestre) s’intègrent dans le couvert végétal. Le lac de Villeneuve de la Raho anciennement nommé « étang de Barria » attire les oiseaux de mer et sert d’étape à beaucoup d’espèces migratoires de passereaux, d’échassiers et de canards (aigrette, canard colvert, foulque, héron cendré, macreuse, poule d’eau, râle d’eau, sarcelle), quelques rapaces et corneilles autour du mas Belric.

[modifier] Histoire

Dans l’état actuel des recherches, il semblerait que la communauté de Montescot se constitua entre la fin du VIII° et le milieu du IX° siècles autour de l’église préromane dédiée à sainte Marie, près de la motte castrale et en bordure de la voie du Conflent. Excepté quelques parcelles isolées alleutaires, cette propriété de trois ou quatrecents hectares environ fut jointe à la charge de « Valvasseur du Roussillon » pendant quelques décennies. Limitrophe d’Elne la communauté ainsi constituée intégra en grande partie le domaine réservé de l’évêché quand cette fonction disparut. Une branche cadette de la maison d’Oms s’attribua au XIII° siècle le titre honorifique de « Valvasseur de Montescot » créé sous Charlemagne se référant à de très anciennes alliances généalogiques. Cela concernait seulement le titre de Valvasseur porté semble-t-il par un lointain et légendaire aieul faisant remonter leur généalogie jusqu’aux Carolingiens. La propriété foncière de Montescot et Avalry appartenait bel et bien à l’évêché d’Elne. En tout état de cause le cartulaire ne mentionne pas une quelconque inféodation de Montescot à qui que ce soit, contrairement à sa proche voisine Avalry. Entre les X° et XI° siècles la modicité de la communauté semble établie par les chartes qui la désignent comme étant « la ferme de Radi autrefois nommée le mont des chèvres ». Par les donations pieuses et les rachats successifs l’évêché d’Elne finit par acquérir la totalité ou presque des terres de villa Montescapio. Dès lors elles furent tenues en main morte jusqu’à la Révolution. A l’origine, l’habitat montescotois était composé de cabanes légères, semblables à celles des villages de pêcheurs installés près des étangs ou des marécages environnants. Jusqu’au X° siècle, les descriptions des ventes, les donations et les échanges concernèrent très peu de casas coopertas (maisons recouvertes d’un toit en tuiles de terre cuite supposant des murs porteurs bâtis en pierre ou en galets de rivière). La première habitation construite en dur dans le village serait la maison du Valvasseur située sur la butte castrale parfois avantageusement définie comme château. Elle est citée en 1340 dans le liber féodorum «...loco sive castro de Montescoto et terminis... » et en 1720 par la facture de Joseph Clavell mestre foster de Elna (AD 96 EDT2). Au cours des ans, quelques constructions tournées vers le levant, à l’abri de la tramontane, s’adossèrent à la motte castrale . Des pâtés successifs s’adjoignirent à ce premier ensemble (rue de la Grangerie, place du Vallespir). Certains locaux à usage agricole de la rue du Canigou dateraient des XV° ou XVI° siècles sous le règne de Charles Quint, remaniés au XIX°. En 1532 Avalry fusionna avec la paroisse de Montescot mais la surface du terroir ainsi constitué restait modeste malgré tout. Nous l’évaluons entre sept et huit cents hectares tout au plus. Jusqu’au XVIII° siècle le village traversa les années partageant les heurs et malheurs de son époque dans le sillage de la cité d’Elne sa proche voisine. Jusqu’à la moitié du XIX° siècle, l’essor de Montescot semble figé. Les conditions économiques du Roussillon au cours de la période prérévolutionnaire et napoléonienne n’étant pas propices, les structures immobilières du village n’évoluèrent guère. Le boum viticole de la fin du XIX° érigea la vigne en monoculture au détriment des cultures vivrières traditionnelles et de l’élevage. Le village se transforma (mas Belric (Avalry), mas Lafabrègue, mas Charpeil, ancienne poste, mairie). Le bâti s’agrandit mais marqua un arrêt entre les deux guerres mondiales et jusqu’aux années soixante. Sous les mandats des maires M.Maillol, M. Puigsegur et M. Martin, les structures foncières de Montescot explosèrent et le nombre d’habitants atteint le chiffre de mille huit cents en l’an 2007.

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
juin 1995 Michel Martin[1]
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[2])
1962 1968 1975 1982 1990 1999
214 221 471 612 1128 1375
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Lieux et monuments

Plusieurs chartes du cartulaire d’Elne (IX°-XI° siècles) citent ce lieu et le situent dans les environs immédiats du mas Belric. Des tessons de sigillée et quelques fonds d’amphore épars témoignent d’une occupation ancienne qui remonterait assurément à l’époque romaine. De l’avis de plusieurs historiens et en conclusion de nos propres recherches, Vilaseca était un petit habitat sis près des marais d’Avalry à proximité d’axes routiers importants. Puisque l’occupation romaine de ce lieu ne laisse aucun doute on peut se demander si nous ne serions pas en présence de Ad Stabulum, l’auberge romaine citée par l’itinéraire d’Antonin (III° siècle). Ce relais d’étape bordait la via Domitia à près de XVIII milles romains de Salses et 4 miles de Ruscino (Cabestany), non loin d’Elne. Passons rapidement la période wisigothique. Quand les carolingiens chassèrent les musulmans derrière les Albères, après les massacres et les destructions importantes des belligérants, ils réorganisèrent profondément le pays et beaucoup de terres en friche furent données en aprision par les représentants du pouvoir a certains émigrants appelés pour repeupler le pays. Ces domaines étaient francs d’impôts mais assujettis au service militaire des propriétaires. Ils constituèrent plus tard les alleux. Ce fut le cas de Villeneuve-de-la-Raho et de Vilaseca, alors que Montescot ne semble pas concerné par ces restructurations foncières. Entre les IX et XI° siècles l’action des évêques successifs concourut à la restructuration de l’évêché et ils rachetèrent ou échangèrent de nombreux domaines et parcelles. Le 10 avril 931 par exemple, l’évêque Waldade et son frère le comte Gausbert de Roussillon donnaient conjointement en alleu à l’évêché d’Elne les biens qu’ils possédaient à Vilaseca « pour remède de l’âme de leurs parents ». Dans les années qui suivirent, l’évêché acquit peu à peu la majeure partie de ce terroir et de la proche villa Montescapio, ou du moins ce qui ne lui appartenaient pas déjà.Entre les XI° et XII° siècles la féodalité se mit en place à la suite de l’affaiblissement du pouvoir des rois francs. Une longue série de guerres intestines, aggravées par les razzias de pirates barbaresques, génois ou normands, s’abattit sur nos cotes. Elles achevèrent de ruiner la région ainsi que le système de gouvernement patiemment mis en place par les carolingiens. L’évêque d’Elne et le comte du Roussillon inféodèrent alors une partie de leurs domaines pour s’assurer le service d’hommes d’armes fidèles. La construction du château sur les ruines romaines date de cette époque trouble et le toponyme de Villaseca disparut complètement, remplacé dans les textes de l’époque par celui d’Avalry, de l’étang tout proche. Un nouvel habitat se constitua autour d’une église romane consacrée à Saint Vincent, composé à l’origine de huttes en roseaux des étangs et de quelques rares maisons « en dur » . Les premiers châtelains connus furent Pierre Bernard d’Avalry (1106-1126) et son fils Gausbert (1126-1157?) époux de Flandrina. Après cette date le patronyme disparaît par extinction de la lignée ou bien par changement de patronyme, cela arrivait régulièrement. Ce Gausbert d’Avalry était un proche du roi d’Aragon et bénéficia de certaines libéralités de sa part. Personnage important (cosignataire de la dédication du monastère Arulensis en 1157 (M.H. Col 1321,1322,1323), il s’appropria des droits de justice d’Avalry que détenait l’évêché d’Elne, qui ne les récupéra effectivement qu’au terme d’un long procès entre 1142 et 1155, définitivement clos en 1215 . En 1532, suite à une restructuration du terroir, la petite paroisse d’Avalry fut rattachée à la celle de Montescot toute proche et non moins grande. Le vicomte de Canet et d’Ille Galceran de Pinos, alors propriétaire des lieux, vendit ou céda à l’église de Laroque des Albères le portail sculpté en marbre blanc de style roman de l’église saint Vincent d’Avalry déclassée. Avec des fortunes diverses, le château et ses terres subsistèrent jusqu’à la deuxième moitié du XIX° siècle. Le plan cadastral dressé en 1807 permet de discerner, tels qu’ils furent aux XVII/XVIII° siècles et très certainement aussi au Moyen Age, un ensemble de trois grands bâtiments de forme irrégulière disposés de part et d ‘autre de l’intersection de trois chemins. En 1872 Ils furent entièrement rasés pour laisser place aux constructions actuelles, tournées vers l’exploitation viticole et l’élevage

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Notes et références

  1. Michel Martin fit partie des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Daniel Gluckstein à l'élection présidentielle de 2002, cf. Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002
  2. Montescot sur le site de l'Insee

[modifier] Voir aussi

[modifier] Bibliographie

  • Montescot, un pas vers le passé de José Toral, ISBN 978-35073-232-9 publié en 2008. Ed Presses littéraires

[modifier] Liens externes


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