Université de Perpignan

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Université de Perpignan - Via Domitia
Image illustrative de l'article Université de Perpignan
Informations
Fondation 13491793 ; 1979
Type Université publique
Régime linguistique Français
Localisation
Coordonnées 42° 41′ 00″ N 2° 54′ 06″ E / 42.6833, 2.90167 ()42° 41′ 00″ Nord 2° 54′ 06″ Est / 42.6833, 2.90167 ()  
Ville Perpignan
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Campus Perpignan, Narbonne, Carcassonne, Font-Romeu, Mende, Tautavel
Direction
Président Fabrice Lorente
Chiffres clés
Étudiants 10 473
Divers
Affiliation Xarxa Vives d'Universitats
Site web www.univ-perp.fr/

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Université de Perpignan - Via Domitia
L'université de Perpignan au XVIIIe siècle

L’université de Perpignan dite Via Domitia, est un établissement d'enseignement supérieur français dont le siège est à Perpignan. Elle est une université pluridisciplinaire qui regroupe 10 473 étudiants répartis dans 5 UFR et 3 Instituts.

Historique de l'Université de Perpignan[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

Le roi Pierre IV d'Aragon fonda une première université à Perpignan en 1349. Il s'agit de la seconde université crée dans la couronne d'Aragon, après Lérida, fondée en 1300. La ville de Perpignan était jusqu'en 1344 la capitale du royaume de Majorque, réuni à la couronne d'Aragon par Pierre IV La création de l'université peut donc être vue comme une compensation de la perte d'importance de la ville. L’université de Perpignan, alors une des 25 universités dans le monde, enseigne la médecine, le droit, la théologie et les arts à plus de 400 étudiants avec une aire de recrutement essentiellement catalane. Cette université n'arriva jamais à s'imposer dans la région, concurrencée par les universités de Toulouse, Montpellier et Lérida, plus anciennes et plus prestigieuses.

Malgré sa relative obscurité, l'université continua de fonctionner tout au long du Moyen Âge et de l'époque moderne. Le rattachement de Perpignan au royaume de France par le traité des Pyrénées de 1659 affecta son recrutement en le limitant au Roussillon.

Reconstruction de la deuxième moitié du XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Dans les années 1760, les bâtiments de l'université furent reconstruits.
En bon franc-maçon du XVIIIe siècle, vecteur de la pensée des Lumières, Augustin-Joseph de Mailly rénove l'université, entre 1760 et 1763, fait bâtir de nouveaux bâtiments à Perpignan pour pallier la ruine de l'ancienne.
Le 31 mars 1759, une déclaration du roi Louis XV précise les principes et les modalités de réalisation de la rénovation de l’université. Puis, une ordonnance du 7 septembre 1759 énumère les dispositions matérielles décidées pour financer les travaux. Enfin, la même année, la construction d’un nouveau bâtiment est décidée.
La façade du bâtiment, réalisée par un maître d'œuvre franc-maçon, est construite sur le modèle d'un temple maçonnique. Les travaux sont entièrement financés par le maréchal qui trouve là un bon moyen de s'attirer la sympathie des étudiants. Cet établissement est doté d'un jardin des plantes (bastion des Capucins), d'un jardin des arbustes (bastion de France), d'un cabinet d'histoire naturelle, cabinet de physique, d'un amphithéâtre d'anatomie et d'une bibliothèque publique. Car, par la même occasion il convertit l'ancienne bibliothèque en Bibliothèque de l'école centrale. Elle est d'ailleurs en partie alimentée grâce au don du maréchal, qui lui lègue tous ses livres[1]. Elle s’enrichit de 3 000 ouvrages dons particuliers d'Augustin-Joseph de Mailly, qui obtint en outre en sa faveur, un exemplaire de tous les ouvrages qui s’imprimaient au Louvre soit acheminé et déposé dans ce lieu[2]. Le franc-maçon Augustin-Joseph de Mailly d’Haucourt, omnipotent et omniprésent, a certes donné l’impulsion nécessaire pour concrétiser de nouveaux foyers de sociabilité n’hésitant pas à contribuer de ses propres deniers pour faciliter leur exécution[3].
Le recteur Louis Marigo-Vaquer exprime le 2 juillet 1786, devant l'assemblée générale de l'université réunie pour l'inauguration du buste Augustin-Joseph de Mailly, la reconnaissance de l'institution à l'égard de son bienfaiteur et sa fierté de détenir d'importantes collections d'objets naturels, vifs ou conservés.
L'université cesse de fonctionner en 1794. Après avoir accueilli la bibliothèque communale, le musée des Beaux-arts, l'édifice est affecté depuis 1980 aux Archives Communales[4].

De la Révolution à la création de l'Université de Perpignan Via Domitia[modifier | modifier le code]

En 1808, Perpignan n’est pas présente dans le décret napoléonien qui institut des facultés dans la plupart des villes ayant une université, ce qui est sans doute dû à la petite taille de la ville et de son université avant 1794. Elle n’est pas plus concernée par la loi du 10 juillet 1896 qui crée sous le nom d’"Université" des établissements formés par la réunion des facultés d’une même ville. La permanence du souvenir de l’Université perdue a joué un rôle essentiel dans le rétablissement de l’enseignement supérieur à Perpignan, dans les années 1950. L’assemblée de la faculté des Lettres de Montpellier accepte « un projet tendant à la création d’une annexe à Perpignan ». Durant cette période, le Conseil général assure un rôle moteur en décidant d’acquérir un terrain de 20 hectares et de le céder ensuite à l’État pour la construction d'un campus. L'actuelle université fut créée en 1971 comme centre universitaire et c’est en 1979 que l’Université possède une autonomie à la fois financière, administrative et pédagogique, administrée par le Conseil d’administration et dirigée par un Président élu par ce Conseil.
L'Université de Perpignan est implantée sur un site principal à Perpignan (52, avenue Paul Alduy), ainsi que 5 antennes délocalisées à Narbonne, Carcassonne, Tautavel, Mende et Font-Romeu.

Composition de l'Université de Perpignan[modifier | modifier le code]

L'université est composée de 5 UFR et 3 instituts :

UFR des Lettres et Sciences humaines[modifier | modifier le code]

L’UFR des Lettres et Sciences humaines est située à Perpignan (campus principal : avenue Paul Alduy).

  • Nombre d'étudiants : 2 781
  • Directeur de l'UFR : Nicolas Marty

Elle compte 8 départements :

UFR des Sciences exactes et expérimentales[modifier | modifier le code]

L'UFR des Sciences exactes et expérimentales est située à Perpignan (campus principal : avenue Paul Alduy)

  • Nombre d'étudiants : 1 329
  • Directeur de l'UFR : Annick Truffert

Elle compte 5 départements :

  • Physique-chimie
  • Mathématiques-Informatique
  • Biologie-Écologie
  • Sciences de la Terre et de l'Environnement
  • Sciences pour l'ingénieur

UFR des Sciences juridiques et économiques[modifier | modifier le code]

L'UFR des Sciences juridiques et économiques est située à Perpignan (campus principal : avenue Paul Alduy), ainsi qu'une antenne à Narbonne (avenue Pierre de Coubertin).

  • Nombre d'étudiants : 2 256
  • Directeur de l'UFR : Yves Picod

Elle compte 5 départements et un institut professionnalisé :

  • Administration économique et sociale (AES)
  • Droit
  • Institut d'études judiciaires
  • Droit de Narbonne
  • Institut universitaire professionnalisé (IUP) de Narbonne

UFR Internationale de droit comparé des États francophones[modifier | modifier le code]

L'UFR Internationale de droit comparé des États francophones est située à Perpignan (campus principal : avenue Paul Alduy)

  • Nombre d'étudiants : 419
  • Directeur de l'UFR : Didier Baisset

UFR Sport Tourisme Hôtellerie internationale[modifier | modifier le code]

L'UFR Sport Tourisme Hôtellerie internationale est située à Perpignan (campus principal : avenue Paul Alduy et une antenne au site "Percier" : rue Charles Percier), ainsi qu'une antenne à Font-Romeu (route de l'Ermitage) et à Mende (avenue Maréchal Foch)

  • Nombre d'étudiants : 1 582
  • Directeur de l'UFR : Jean-Michel Hoerner

Institut d'administration des entreprises[modifier | modifier le code]

L'Institut d'administration des entreprises (IAE) est situé à Perpignan (campus principal : chemin de la Passio Viella)

  • Nombre d'étudiants : 570
  • Directeur de l'Institut : Christine Pagnon Maudet

Institut franco-catalan transfrontalier[modifier | modifier le code]

L'Institut franco-catalan transfrontalier (IFCT) est situé à Perpignan (campus principal Chemin de la Passio Vella entrée secondaire)

  • Nombre d'étudiants : 128
  • Directeur de l'Institut : Joan Peytavi Deixona

Institut universitaire de technologie[modifier | modifier le code]

L'Institut universitaire de technologie (IUT) est situé à Perpignan (campus principal Chemin de la Passio Vella entrée secondaire), ainsi qu'une antenne à Narbonne (avenue Pierre de Coubertin) et à Carcassonne (Domaine Universitaire d'Auriac)

  • Nombre d'étudiants : 1 603
  • Directeur de l'Institut : Daniel Sacco

Il compte 8 départements :

  • Génie biologique (site de Perpignan)
  • Gestion des entreprises et des administrations (site de Perpignan)
  • Gestion logistique et transport (site de Perpignan)
  • Génie industriel et maintenance (site de Perpignan)
  • Carrières juridiques (site de Narbonne)
  • Génie chimique, Génie des procédés (site de Narbonne)
  • Statistique et traitement informatique des données (site de Carcassonne)
  • Techniques de commercialisation (site de Carcassonne)

La Recherche[modifier | modifier le code]

Écoles doctorales[modifier | modifier le code]

L'UPVD possède un laboratoire de recherche en droit.

Équipes de recherche[modifier | modifier le code]

  • Les équipes de recherche du domaine "Droit et Sciences Economiques" :
    • CDED - Centre du Droit Economique et du Développement (Équipe d'Accueil)
    • GEREM - Groupe d'Étude et de Recherche en Économie et Management(Équipe d'Université)
    • IFDCM - Institut Français de Droit Comparé et de Droit Musulman (Équipe d'Université)
  • Les équipes de recherche du domaine "Lettres et des Sciences humaines" :
    • VECT - Mare Nostrum, [1] - Voyages, Echanges, Confrontations, Transformations (Équipe d'Accueil)
    • CRILAUP - Centre de recherches ibériques et latino-américaines de l'Université de Perpignan (Équipe d'Accueil)
    • CRHiSM - Centre de recherches historiques sur les sociétés méditerranéennes (Équipe d'Accueil)
    • CREC - Centre de Recherches et Études Catalanes (Équipe d'Accueil)
    • MEDI-TERRA - Groupe d'études de géographie physique (Équipe d'Accueil)
    • MTE - Mutation des Territoires en Europe (Formation de Recherche en Évolution)
    • L'homme de Tautavel en ses territoires (Programme Pluri Formation) ([Tautavel - Caune de l'Arago])
    • SSA - Sport Altitude Santé (Équipe d'Université)
  • Les équipes de recherche du domaine des "Sciences" :
    • PROMES - Laboratoire des PROcédés Matériaux Énergie Solaire (UPR du CNRS) avec une antenne à Font-Romeu (Four solaire d'Odeillo)
    • CEFREM - Centre de formation et de recherche sur l'environnement marin (UMR avec le CNRS)
    • 2EI - Écologie et Évolution des Interactions (UMR avec le CNRS)
    • CRIOBE - Centre de Recherches Insulaires et OBservatoire de l’Environnement (USR CNRS-EPHE)
    • LGDP - Laboratoire Génome et Développement des Plantes (UMR avec le CNRS et l'IRD)
    • LAMPS - Laboratoire Mathématiques Physique et Systèmes (Équipe d'Accueil)
    • IMAGES - Institut de Modélisation et d'Analyses en Géo-Environnements Marins et de Santé (Équipe d'Accueil)
    • LCBE - Laboratoire de Chimie des Biomolécules et de l'Environnement (Équipe d'Accueil)

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de la population universitaire

1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
8 357[5] 8 313[5] 8 537[5] 8 554[6],[5] 8 773[7],[5] 9 109[8] 9 785[9] 10 283[10]
2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 -
10 561[11] 10 165[12] 9 664[13] 9 304[14] 9 668[15] 9 842[16] 8 782[17] -

Vie associative[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Comité national d'évaluation, L'Université de Perpignan, rapport d'évaluation, Paris,‎ 2003, 108 p.
  • Paul Carmignani (dir.), L'Université de Perpignan (1350-2000). Tradition humaniste et modernité scientifique, Presses Universitaires de Perpignan, 2001.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La saga des francs-maçons de Perpignan, Marie Barbier, L’express, 25/09/2006
  2. Archives Nationales : Série K1221 : Mémoire sur les différents établissements que le maréchal de Mailly a fait en Roussillon. Il s’agit d’une description historique et géographique de la province du Roussillon réalisée en 1717, revue et corrigée en 1742 par l’abbé Xaupi, archidiacre de la Cathédrale de Perpignan
  3. Rosa mystica, L’espace maçonnique entre circulation fraternelle et frontières profanes.
  4. Mairie de Perpignan
  5. a, b, c, d et e Comité national d'évaluation 2003, p. 11
  6. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2001, Imprimerie nationale, p. 161, (ISBN 2-11-092136-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  7. Jean-Richard Cytemann, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2002, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-092152-8), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  8. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2003, Imprimerie nationale, p. 155, (ISBN 2-11-093455-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  9. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2004, Imprimerie nationale, p. 159, (ISBN 2-11-094345-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  10. Claudine Peretti, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2005, Imprimerie nationale, p. 175, (ISBN 2-11-095390 X), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  11. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2006, Imprimerie nationale, p. 179, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  12. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2007, Imprimerie nationale, p. 181, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  13. Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2008, Imprimerie nationale, p. 173, consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  14. Daniel Vitry, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2009, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097805-9), consulté sur www.education.gouv.fr le 10 août 2010
  15. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2010, Imprimerie moderne de l’Est, p. 173, (ISBN 978-2-11-097819-6), consulté sur www.education.gouv.fr le 17 septembre 2010
  16. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2011, Imprimerie moderne de l’Est, p. 175, (ISBN 978-2-11-097810-3), consulté sur www.education.gouv.fr le 2 septembre 2011
  17. Michel Quéré, Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche, édition 2012, Imprimerie moderne de l’Est, p. 177, (ISBN 978-2-11-099368-7), consulté sur www.education.gouv.fr le 30 août 2012