Saint-Lizier

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Saint-Lizier
Le cloître de la cathédrale
Le cloître de la cathédrale
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Ariège
Arrondissement Arrondissement de Saint-Girons
Canton Canton de Saint-Lizier
(Chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de Saint-Girons
Maire
Mandat
Étienne Dedieu
2014-2020
Code postal 09190
Code commune 09268
Démographie
Gentilé Licérois
Population
municipale
1 430 hab. (2011)
Densité 159 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 00′ 10″ N 1° 08′ 15″ E / 43.0027777778, 1.1375 ()43° 00′ 10″ Nord 1° 08′ 15″ Est / 43.0027777778, 1.1375 ()  
Altitude Min. 368 m – Max. 578 m
Superficie 9,01 km2
Localisation

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Saint-Lizier
Liens
Site web http://mairie.saint-lizier.over-blog.fr/

Saint-Lizier (en gascon : Sent Líser) est une commune française, située dans le département de l'Ariège en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Licérois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune des Pyrénées située dans l'aire urbaine de Saint-Girons à environ 460 m d'altitude, sur une colline de la rive droite du Salat. Elle se situe en « Pays Couserans » dont elle a été la capitale religieuse. Elle fait partie du parc naturel régional des Pyrénées ariégeoises.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Lizier
Caumont Lorp-Sentaraille Gajan
Montgauch Saint-Lizier Montjoie-en-Couserans
Montégut-en-Couserans Moulis Saint-Girons

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Saint Lizier comprit, dès le haut Moyen Âge, deux quartiers : en haut, la cité, ceinte de murs gallo-romains ; tout autour jusqu'au Salat, le bourg, division conservée jusqu'à nos jours.

Face au palais des évêques, Saint-Lizier est dominée par la colline du Marsan et sa chapelle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le trésor de Saint-Lizier

Saint-Lizier est peut-être la ville du département de l'Ariège la plus chargée d'histoire, avec un patrimoine riche.

Ayant déjà un évêque (saint Valère) durant le Ve siècle, Saint-Lizier est le plus ancien siège épiscopal de l'actuel département de l'Ariège.

La commune est nommée ainsi en l'honneur de Lizier de Couserans canonisé sous le nom de saint Lizier, évêque qui participa au Concile d'Agde au VIe siècle.

L’ancienne cité gallo-romaine des Consoranni devient donc le siège d’un important Évêché à partir du VIe siècle. Mais son renouveau, elle le connaît à l’époque romane : deux cathédrales sont alors construites. La véritable, Notre-Dame de la Sède, aujourd’hui dans l’enceinte du Palais des Évêques, et l’église paroissiale du bourg d’en bas, avec son cloître, plus ancienne d’ailleurs, appelée aussi « Cathédrale » (Cathédrale de Saint Lizier) qui abrite son trésor avec la crosse de saint Lizier du XIIe siècle, le buste reliquaire de saint Lizier. Ce buste, en argent doré ciselé est attribué à Antoine Favier, orfèvre à Toulouse, qui l'aurait réalisé en 1531.

Depuis 1998, ces différents monuments sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco au titre des chemins de Compostelle en France (chemin du piémont pyrénéen).

Depuis 2007, Saint-Lizier fait partie des Grands Sites de Midi-Pyrénées dans "la collection Ariège[1]", une appellation créée par la région qui permet d’identifier les sites touristiques qui présentent un intérêt incontournable mais également de préserver et de valoriser des richesses patrimoniales, culturelles ou naturelles reconnues comme étant remarquables sur le plan national et international dont la cité d'art et d'histoire de Saint-Lizier.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Lizier Blason D'or à une cloche d'azur.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Étienne Dedieu SE  
    Charles de Terssac    
Les données manquantes sont à compléter.
Mairie de Saint-Lizier

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 430 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 061 1 049 970 990 1 160 1 311 1 050 1 261 1 295
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 092 1 165 1 156 1 293 1 256 1 309 1 478 1 411 1 376
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 273 1 295 1 280 1 162 1 211 1 327 1 371 1 290 1 348
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 635 1 695 1 719 1 855 1 646 1 592 1 477 1 457 1 430
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cathédrale Saint-Lizier
Chapelle du Marsan

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • La Révolution à Saint-Lizier, Cau-Durban, Saint-Gaudens, 1895
  • Abbé Henri Duclos, Histoire des Ariégeois (Comté de Foix, Vicomté de Couserans ) Librairie Académique Didier Perrin et Cie, Libraires- Editeurs, 1886
  • Abbé J.B. Gros, Saint Lizier : ses monuments, ses cathédrales, ses saints, ses évêques, le Marsan, 1912
  • Louis-Henry Destel, St Girons, St Lizier, le Couserans, 1945
  • M. Caujolle, Saint-Lizier en Couserans dans l'antiquité romaine, Mémoire de maîtrise, Université de Toulouse, 1970
  • A. Souquet, Le diocèse du Couserans sous l'épiscopat de Joseph de saint André de Marnays de Vercel, Mémoire de maîtrise, Université de Toulouse, 1973
  • G. Costa, Le Trésor de Saint-Lizier, 1976
  • A. Morère, Quelques notes d'histoire, Gerfau, 1979
  • Simone Henry, La pharmacie de l'Hôtel-Dieu, Revue de Comminges - 1980
  • A. Lebeuf, L'observatoire astronomique de la cathédrale de Saint -Lizier en Couserans, Publ.obs.astron.Strasbourg, 1989
  • Simone Henry, Une visite de St Lizier, Imprimerie Maury, 1984
  • Jacques Pince, La cathédrale Notre-Dame de la Sède, Imprimerie Maury, 1983 1984
  • Jean Icart, Les Consoranni, "L'Ariége à Paris", bulletin de l'Amicale des Ariégeois de Paris, no 56, 4°trim 2001 et no 57, 1° trim 2002
  • Simone Henry, Une visite de Saint-Lizier, Imprimerie Maury - 1984
  • Simone Henry, Comminges et Couserans, éditions Privat, 1985
  • Jean Pierre Bareille, Michel Caujolle, Étienne Dedieu, Charles Geny, Simone Henry, Augusta Morère, Jacques Pince Saint-Lizier en Couserans, Imprimerie Maury, 1991
  • J.-P. Bareille, R. Sablayrolles, « Saint-Lizier en Couserans », dans Villes et agglomérations urbaines antiques du sud-ouest de la Gaule, histoire et archéologie (Bordeaux, 1990), Actes du deuxième colloque Aquitania (Supplément à Aquitania), Bordeaux, 1992, p. 149-151 ;
  • John Ottaway, Entre Adriatique et Atlantique, Saint-Lizier au premier âge féodal, catalogue d'exposition, Saint-Lizier, 1994
  • André Ortet, un asile d'aliénés : Saint-Lizier, 1811-1969, Cazavet, 2004

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le site officiel des Grands Sites de Midi-Pyrénées dans la collection Ariège
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  4. Coll., À Travers Les Pyrénées Inconnues, Saint-Girons et le pays de Couserans, Nîmes, Lacour, coll. « Rediviva »,‎ 2007, 175 p. (ISBN 2750414555)
    réimpression d'un guide touristique des années trente.