Rivesaltes

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir muscat de Rivesaltes (VDN).
Rivesaltes
Ribesaltes
Centre-ville de la commune
Centre-ville de la commune
Blason de RivesaltesRibesaltes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Canton Rivesaltes
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Perpignan Méditerranée
Maire
Mandat
André Bascou
2008-2014
Code postal 66600
Code commune 66164
Démographie
Gentilé Rivesaltais
Population
municipale
8 169 hab. (2010)
Densité 284 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 46′ 11″ N 2° 52′ 29″ E / 42.7697222222, 2.87472222222 / 42.7697222222; 2.8747222222242° 46′ 11″ Nord 2° 52′ 29″ Est / 42.7697222222, 2.87472222222 / 42.7697222222; 2.87472222222  
Altitude Min. 11 m – Max. 70 m
Superficie 28,76 km2
Localisation

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Rivesaltes est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales et la région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Rivesaltais. La ville a donné son nom à deux vins doux naturels d'appellation contrôlée : le rivesaltes et le muscat de Rivesaltes.

Sommaire

Géographie[modifier]

Localisation[modifier]

Commune de l'aire urbaine de Perpignan située dans son unité urbaine au nord de Perpignan (Perpinyà) sur l'Agly (en catalan, Aglí).

Géologie et relief[modifier]

Hydrographie[modifier]

Rivesaltes est traversée d'ouest en est par l'Agly.

Divers affluents de l'Agly achèvent leur parcours sur le territoire de la commune :

  • El Ròbol sur la rive gauche ;
  • Le Còrrec de la Llobera sur la rive droite.

Le Rec de Claira traverse le secteur nord-est de la commune.

Voies de communication et transports[modifier]

Le Babau

Toponymie[modifier]

Le nom catalan de la commune, Ribesaltes[2], signifie 'rives hautes', et vient du latin Ripis Altis.

La première mention de Rivesaltes date de 923 (Ribas Altas)[3].

Histoire[modifier]

On ne connaît pas la date exacte de la fondation de Rivesaltes, toutefois on pense que la ville existait en 729 lors de l'invasion des Sarrazins.

En 923, un certain Landric fait don en alleu à l'abbaye de Lagrasse de deux églises : Sainte-Marie et Saint-André. L'ensemble du territoire restera la possession de l'abbaye jusqu'à la révolution française[3].

Rivesaltes est fortifiée dès 1172. L'ensemble comprenait vraisemblablement sept ou huit tours ainsi que des fossés, comblés depuis[3].

L'église Saint-André est abandonnée suite à la fortification et Sainte-Marie deviendra la paroisse de la ville, mais en changeant de nom pour celui de Saint-André[3].

La ville est occupée par les armées de Louis XI en 1463 et de Louis XIII en 1639. Elle est pillée en 1793 par l'armée espagnole. La colère des habitants qui s'ensuivit contribua à la victoire des troupes de Joseph Cassanyes à la bataille de Peyrestortes[3].

Le musée mémorial de Rivesaltes[modifier]

Le camp militaire Joffre dit « camp de Rivesaltes » a interné des populations civiles ou militaires durant sept décennies (1939-2007). Aujourd'hui, le camp de Rivesaltes est toujours en partie occupé par l'armée française. En 2007, le centre de rétention administrative déménage et, en 2008, on construit les premiers aménagements pour la mise en place du musée mémorial du camp de Rivesaltes par le conseil général des Pyrénées-Orientales, nouveau propriétaire des 42 hectares du site, inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

Le 21 janvier 2009, dépôt du permis de construire par l'architecte Rudy Ricciotti. Les travaux devraient débuter en 2010 et durer deux ans[4].

Politique et administration[modifier]

Administration municipale[modifier]

Rivesaltes était jusqu'en janvier 2011 la commune principale de la communauté de communes Rivesaltais-Agly, elle fait maintenant partie de la communauté d'agglomération Perpignan Méditerranée. La commune adhère également au Pays de la Vallée de l'Agly.

La commune est le chef-lieu du canton éponyme, qui dépend de la deuxième circonscription des Pyrénées-Orientales dont le député est Fernand Siré (UMP, maire de Saint-Laurent-de-la-Salanque).

Liste des maires[modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 en cours[5] André Bascou[6] RPR, puis UMP Président de la communauté de communes du Rivesaltais-Agly-Manadeil jusqu'à sa fusion avec la communauté d'agglomération Perpignan Méditerranée le 1er janvier 2011.

Jumelages[modifier]

Population et société[modifier]

Démographie ancienne[modifier]

Démographie contemporaine[modifier]

En 2010, la commune comptait 8 169 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 818 2 011 2 530 2 873 3 208 3 400 3 446 3 737 3 839
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 276 4 821 5 218 5 517 6 329 6 980 6 235 6 016 6 010
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 788 5 607 5 714 5 214 5 103 5 068 5 009 5 469 5 860
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 -
5 910 6 442 6 589 6 781 7 110 7 940 8 610 8 169 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[7] puis Insee à partir de 1968[8].)

Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier]

Manifestations culturelles et festivités[modifier]

Chaque été, on y célèbre la fête médiévale du Babau, dragon qui selon la légende médiévale serait venu dévorer des enfants du village.

Santé[modifier]

Sports[modifier]

Économie[modifier]

Revenus de la population et fiscalité[modifier]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 23 357 €[9].

Emploi[modifier]

Entreprises et commerces[modifier]

Les principales zones d'activités sont :

  • La zone d'activité artisanale

Elle est plutôt destinée aux artisans du bâtiment et des travaux publics mais un fabricant de piscines, plusieurs sociétés de travail du fer et de l'inox et du transport y sont intégrées.

  • L'espace Entreprise Méditerranée

Superficie : 120 hectares

La société NobelClad (groupe Dynamic Materials) assemble par explosion différents métaux qui peuvent difficilement être soudés entre eux. Un vaste parc de voitures neuves des sociétés Gefco et Wallon France est présent, ainsi qu'un CAT, un centre de formation AFPA et aussi une fabrique de matériels de cave (Buscher-Vaslin). Une ferme de huit éoliennes (société GEG) fournissant 7 600 kilowatts y est également présente.

  • La zone du Mas de la Garrigue

La zone est principalement tournée vers le transport (Mazet, Raymondis, Péage Perpignan-Nord (autoroute A9)) et les produits alimentaires (caves CVR Bourdouil, Travet Liège, Vinôtel (filiale du transporteur Raymondis), Prodister-Vinimed, cave Arnaud de Villeneuve, Générale patissière…). Y sont également présent cinq hôtels.

  • La zone commerciale Cap Roussillon

Ce complexe commercial accueille une trentaine de boutiques, ainsi qu'un cinéma (groupe CGR, 12 salles) et le Grand circuit du Roussillon (karting, voitures…). La zone commerciale de Carrefour est située sur la commune de Claira.

Culture locale et patrimoine[modifier]

Monuments et lieux touristiques[modifier]

Personnalités liées à la commune[modifier]

Héraldique[modifier]

Blason de Rivesaltes Blason D’or à Saint André de carnation, nimbé de gueules, habillé d’azur et d’argent, brochant sur sa croix de sinople.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier]

Bibliographie[modifier]

Articles connexes[modifier]

Liens externes[modifier]

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Notes et références[modifier]

Notes[modifier]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier]

  1. Source : site TPCF, onglet plan d'accès, liste gares lire.
  2. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, 2007 [lire en ligne] 
  3. a, b, c, d et e Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, 1985, 579-1133 p. (ISBN 2904610014) 
  4. Le mémorial de Rivesaltes, « Historique du camp de Rivesaltes : 1935-1970 »
  5. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  6. A. Bascou a parrainé la candidature de Jacques Chirac à l'élection présidentielle de 1988, cf. Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du président de la République de 1988
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  9. Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010, sur le site de l'Insee. Consulté le 1er février 2013.

Étape[modifier]

Précédé par Suivi par
Vingrau ou Opoul-Périllos
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Route du vin en Roussillon
Peyrestortes