Latour-de-Carol

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Latour-de-Carol
Début de la ligne ferroviaire de Cerdagne et de ses « petits trains jaunes » à Latour-de-Carol.
Début de la ligne ferroviaire de Cerdagne et de ses « petits trains jaunes » à Latour-de-Carol.
Blason de Latour-de-Carol
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Prades
Canton Saillagouse
Intercommunalité Communauté de communes de Pyrénées Cerdagne
Maire
Mandat
Cécile Houyau
2014-2020
Code postal 66760
Code commune 66095
Démographie
Gentilé Carolans
Population
municipale
410 hab. (2011)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 27′ 57″ N 1° 53′ 23″ E / 42.4658, 1.8897 ()42° 27′ 57″ Nord 1° 53′ 23″ Est / 42.4658, 1.8897 ()  
Altitude Min. 1 209 m – Max. 2 080 m
Superficie 12,63 km2
Localisation

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Latour-de-Carol

Latour-de-Carol (La Tor de Querol en catalan) est une commune française, située en Cerdagne, dans le département des Pyrénées-Orientales en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Carolans et les Carolanes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

La commune est située en Cerdagne, à une altitude minimum de 1 209 m, près de la frontière avec l'Espagne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Latour-de-Carol[1],[2]
Porta
Latour-de-Carol[1],[2] Enveitg
Guils de Cerdanya
(Espagne)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude de la commune varie de 1 209 à 2 080 mètres[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Carol, affluent en rive droite du Sègre, traverse la commune du nord au sud.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le train jaune s’arrête en gare de Latour-de-Carol - Enveitg, gare internationale, entre les réseaux français et espagnol, située sur la commune voisine d'Enveitg. Elle possède trois écartements de voie différents : 1 000 mm (Ligne de Cerdagne), 1 435 mm (SNCF) et 1 668 mm (RENFE)[4].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Latour-de-Carol est divisé en plusieurs hameaux, tous situés à proximité de la vallée du Carol. Ceux-ci sont, du nord au sud : Quers, Riutès, Latour-de-Carol et Iravals. On trouve également des hameaux plus isolés : San Pere de Sedret, au sud-ouest d'Iravals, et Salit au nord-est de Riutès[1].

Logement[modifier | modifier le code]

La commune de Latour-de-Carol compte, en 2009, 486 logements. Parmi ceux-ci, 40,2% sont des résidences principales, 48,6% sont des résidences secondaires et 11,2% sont vacants. 63,4% des ménages de Latour-de-Carol sont propriétaires de leur résidence principale[5].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est la Tor de Querol[6] ; les habitants sont els Querolans.

Le hameau de Carol qui a donné son nom à la tour (aujourd'hui disparue) se situe plus haut dans la vallée, au nord-ouest sur la commune de Porta[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces d'habitation datent de 600 avant J.-C et se trouvent à l'emplacement du hameau d'Iravals. Le peuplement s'est déplacé à partir du XIIIe siècle autour du hameau de Latour-de-Carol, délaissant en partie Iravals[7].

En 1837, la commune de Porta est créée par détachement de Latour-de-Carol[8].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1858 1870 Laurent Vigo    
         
mars 2001 2008 Albert Truno    
mars 2008 21 février 2014 Marcel Peytavi[9],[10]   Ancien proviseur du Lycée Joffre (Montpellier)
mars 2014 en cours Cécile Houyau[11]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1359 1365 1378 1515 1553 1709 1720 1765 1774
90 f 91 f 26 f 8 f 3 f 81 f 95 f 1 122 H 1 156 H
1789 - - - - - - - -
223 f - - - - - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Notes :

  • 1365 : dont 8 f pour Sainte-Eulalie et 5 f pour Yravals ;
  • 1378 : dont 4 f pour Ques, 5 f pour Ruitès, 3 f pour Sainte-Eulalie et 6 f pour Yravals.
  • 1515 : dont 2 f pour Ques, 1 f pour Ruitès et 1 f pour Yravals ;
  • 1553 : pour Sainte-Eulalie ;
  • 1720 : pour la vallée de Carol ;
  • 1774 : 1156 H ou 109 f, dont 71 f pour Latour-de-Carol seulement, 33 f pour Carols et 5 f pour Iravals.

Le hameau de Sainte-Eulalie est aujourd'hui sur la commune d'Enveitg et celui de Carol sur la commune de Porta[1].

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 410 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 073 1 295 1 318 1 463 1 501 1 635 660 761 661
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
695 704 734 776 631 574 615 602 540
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
548 556 529 538 554 627 570 474 383
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
359 359 381 390 364 367 386 410 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[12].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école communale

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Latour-de-Carol et Enveitg. Latour possède une école primaire avec section maternelle et élémentaire entre le CE2 et le CM2, et Enveitg accueille l'école élémentaire pour le CP et CE1[13]. L'école est située au sud du bourg.

Le secteur du collège est Bourg-Madame[14].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 26 décembre[7] ;
  • Fête communale : 15 août[7].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage est de 22 877 €[15].

En 2010, le revenu fiscal médian par unité de consommation est de 18 519 €[5].

Emploi[modifier | modifier le code]

L'effectif total de l'emploi sur Latour-de-Carol en 2009 est de 118 personnes, parmi lesquelles 75,1% sont salariées. L'effectif total a diminué de 2,6% de 1999 à 2009[5].

En 2009, le taux d'activité des 15-64 ans est de 70,6% et le taux de chômage de 6,1%. La commune comprend au 31 décembre 2011 17 demandeurs d'emploi toutes catégories confondues, parmi lesquels figurent 12 demandeurs d'emploi de catégorie A[5].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Étienne

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture populaire[modifier | modifier le code]

  • La gare de Latour-de-Carol a été popularisée par Brigitte Fontaine dans sa chanson Lettre à monsieur le chef de gare de La Tour de Carol.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  2. Institut cartographique de Catalogne, « Visualisateur cartographique Vissir » (consulté le 23 mars 2013)
  3. Notice Cassini
  4. Rossel, Aléxia. Le train jaune. Portet-sur-Garonne : Loubatières, 2010, p. 60-61
  5. a, b, c et d INSEE, résumé statistique pour la commune de Latour-de-Carol
  6. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone,‎ 2007 (lire en ligne)
  7. a, b et c Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)
  8. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  10. L'Indépendant, Décès de Marcel Peytavi, maire de Latour-de-Carol, 22 février 2014
  11. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2104 », sur http://la-clau.net.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  13. [xls] Académie de Montpellier, « Effectifs détaillés par école en 2012 »,‎ février 2013 (consulté le 26 juillet 2013)
  14. Inspection académique des Pyrénées-Orientales, « Circonscription de Prades »,‎ 2012 (consulté le 26 juillet 2013)
  15. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).