Baixas

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Baixas
Baixàs
Ruelle du village
Ruelle du village
Blason de BaixasBaixàs
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Canton Saint-Estève
Intercommunalité Communauté d'agglomération Perpignan Méditerranée
Maire
Mandat
Gilles Foxonet
2014-2020
Code postal 66390
Code commune 66014
Démographie
Gentilé Baixanencs
Population
municipale
2 567 hab. (2011)
Densité 136 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 45′ 03″ N 2° 48′ 36″ E / 42.7508333333, 2.8142° 45′ 03″ Nord 2° 48′ 36″ Est / 42.7508333333, 2.81  
Altitude Min. 51 m – Max. 312 m
Superficie 18,91 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la mairie de Baixas

Baixas (prononcé en français comme en catalan, Bachass) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Baixanencs.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Baixas[1]
Cases-de-Pène Espira-de-l'Agly
Calce Baixas[1] Peyrestortes
Villeneuve-la-Rivière Baho Saint-Estève

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Le ruisseau de la Boule, long de 13,7 km[3].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le mot Baixas est un calque du catalan Baixàs et se prononce « Bachass ». Il a pour origine un nom de famille romain (gentilice) Bassius ou Baccius[4].


Baixas est citée dès 843 sous les noms de Baxianum et Baxianos[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Xe siècle, on cite une villa gallo-romaine (ferme fortifiée accolée à une église) appelée Baissare (le lieu bas). En 925 le village est entouré d'une petite fortification et l’église romane consacrée à saint Étienne.

Au bas Moyen Âge, il appartint aux évêques d'Elne.

Au XIIe siècle l'église initiale fut remplacée par une autre, de type Romane placée sous le patronage de Sainte Marie, reconstruite au XIVe siècle puis agrandie au fil des siècles. En 1672, elle est dotée d’un retable maître-autel de 17 mètres de haut entièrement doré à l’or fin en 1698 et considéré actuellement comme une œuvre majeure de l’art baroque. Baixas était le siège de l’un des 5 dignitaires du chapitre d'Elne, qui possédait des Palau e casa, (château et maison). Les quatre autres habitaient à Bages, Elne, Saleilles et Trouillas.

Lieu de passage des armées empruntant le col de la Dona, sous l’impulsion de Jacques Ier d'Aragon, vers 1245-1246, Baixas désormais entouré d’un second rempart avec des tours et des portes à pont-levis, solidement protégé se développe.

En 1376 eu lieu un conflit entre les responsables du Chapitre et le viguier du Roussillon. Ce dernier fit détruire le carcan et les fourches patibulaires du village.

En 1438 les baixanenchs, se soulevèrent contre le Battle et les consuls qu'ils menaçaient de mettre à mort. Une fois l'émeute terminée, la justice se chargea des représailles. Mais elle s'enraya à cause de la lutte entre le lieutenant du gouverneur du Roussillon, et le procureur du chapitre d'Elne, sauvant ainsi les meneurs de la pendaison.

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

Par la suite l’histoire du village est liée à la pierre et de la vigne :

À Perpignan, le 19 mai 1907, regroupement des manifestants aux Platanes, au premier plan la délégation de Baixas

Les vendanges 1906 avaient été désastreuses dans tout le Roussillon. Ce qui n'empêchaient pas la chute des cours du vin. Des familles vigneronnes se heurtaient à des difficultés financières telles qu'elles ne pouvaient plus payer l'impôt. Informé, le gouvernement donna ordre de faire intervenir les huissiers. La village de Baixas fut le premier à se révolter au début de l'année 1907[6].

Le 18 février, il reçut le soutien de Marcelin Albert, qui envoya un télégramme à Georges Clemenceau. Quant à Joseph Tarrius, viticulteur et pharmacien à Baixas, il fait parvenir au gouvernement une pétition signée des habitants du village. Il y est précisé que le seul impôt que les contribuables puissent encore payer est celui du sang. Alors que les défilés de protestations s'étaient multipliés dans les villes et villages, préfectures et sous-préfectures accueillirent les manifestations viticoles. Le 19 mai, à Perpignan 170 à 200 000 personnes défilent dans la ville. La manifestation se déroule sans incidents graves[7],[6].

Dans les départements du Gard, de l'Hérault, de l'Aude et des Pyrénées-Orientales, les conseils municipaux démissionnent collectivement - il y en aura jusqu'à 600 - certains appellent à la grève de l'impôt. La situation devient de plus en plus tendues, les viticulteurs furieux attaquent perceptions, préfectures et sous-préfectures[8]. Le 20 juin, la tension monte encore. A Perpignan, la préfecture est pillée et incendiée. Le préfet David Dautresme doit se réfugier sur le toit[7].

Depuis 1956, les vignes classées en appellation d’origine contrôlée, produisent en particulier du muscat de Rivesaltes, du côtes du Roussillon et du côtes-du-Roussillon villages ;

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Signature du maire Vaquer en 1815
Liste des maires successifs[9]
Période Identité Étiquette Qualité
         
 ? juin 1815 Vaquer[10]    
juin 1815  ? Honoré Tarrieux[10]    
         
1896 1904 Désiré Bobo    
1904 1919 Henri Thomas    
1919 1925 Jules Bonzoms    
1925 1944 Jacques Frigola    
1944 1947 Robert Cantier    
1947 1959 Georges Bobo    
1959 1971 Servais Bobo    
1971 1995 Robert Frigola    
mars 1995 mars 2001 Roger Torreilles UDF Conseiller régional de 1998 à 2004
mars 2001 réélu en mars 2008[11] Gilles Foxonet[12] RPR, puis UMP  

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1358 1365 1378 1424 1470 1515 1553 1643 1709
190 f 198 f 164 f 83 f 82 f 79 f 46 f 92 f 156 f
1720 1730 1755 1765 1767 1774 1789 1790 -
189 f 187 f 231 f 400 H 927 H 187 f 266 f 1 120 H -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 567 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 173 1 337 1 534 1 761 1 840 1 959 1 978 2 052 2 132
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 201 2 344 2 621 2 735 2 932 3 233 2 899 2 663 2 510
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 600 2 556 2 524 2 236 1 918 1 876 1 847 1 766 1 753
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 995 2 057 1 969 2 104 2 027 2 217 2 396 2 567 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 8 septembre ;
  • Fête communale : 25 novembre[15].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Baixas possède des associations sportives de tennis, football, rugby à XIII et rugby à XV.

Rugby à XV[modifier | modifier le code]

Le Baixas athletic club fondé en 1920, fusionne avec le Espira Sporting Club en 1968 devenant l’ESC BAC. À partir de 1985, l’ESC BAC accueille l'AS Peyrestortes et devient ESC BAC ASP.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 23 586 €[18].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Baixas

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

Parti de gueules au sautoir d'or et d'argent plain.

Étape[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Robert Frigola, Baixas : 1900-2001, Baixas, Mairie de Baixas,‎ 2010, 152 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Plan séisme »
  3. Sandre - fiche Y0470520
  4. Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra,‎ 1990, 796 p.
  5. Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales,‎ 1985, 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  6. a et b La crise viticole de 1907 sur le site histoireduroussillon.free.fr
  7. a et b Midi 1907, l'histoire d'une révolte vigneronne
  8. Révoltes vigneronnes 1907, Languedoc, 1911, Champagne
  9. Robert Frigola, Baixas : 1900-2001, Baixas, Mairie de Baixas,‎ 2010, 152 p.
  10. a et b Fabricio Cardenas, Vieux papiers des Pyrénées-Orientales, Baixas, le 20 juin 1815, 22 janvier 2014]
  11. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  12. Réélection 2014 : « Maires », sur le site de la Préfecture du département des Pyrénées-Orientales (consulté le 20 avril 2014).
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  15. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)
  16. Fiche finale 1981
  17. Ils sont champions en 2010 sur ffr.fr
  18. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).