Gérone

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gérone
- Girona (officiel) (ca)
- Gerona (es)
Blason de Gérone
Héraldique
Drapeau de Gérone
Drapeau
Vue générale de Gérone, sur l'Onyar.
Vue générale de Gérone, sur l'Onyar.
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Catalogne Catalogne
Province Province de Gérone Province de Gérone
Comarque Gironès
District judic. Gérone (Municipio)
Maire
Mandat
Carles Puigdemont (Convergence et Union)
2011-2015
Code postal 17.001 à 17.007
Distance de Madrid 721 km
Démographie
Gentilé - gironí / ina (ca)
- gerundense (es)
- géronais (fr)
Population 97 292 hab. (2013)
Densité 2 497 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 59′ 04″ N 2° 49′ 16″ E / 41.984444, 2.821111 ()41° 59′ 04″ Nord 2° 49′ 16″ Est / 41.984444, 2.821111 ()  
Altitude 70 m
Superficie 3 897 ha = 38,97 km2
Rivière(s) Le Ter, l'Onyar, le Güell et le Galligants
Divers
Saint patron Saint Narcisse (29 octobre)
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Catalogne

Voir sur la carte administrative de Catalogne
City locator 14.svg
Gérone

Géolocalisation sur la carte : Espagne

Voir la carte administrative d'Espagne
City locator 14.svg
Gérone

Géolocalisation sur la carte : Espagne

Voir la carte topographique d'Espagne
City locator 14.svg
Gérone
Liens
Site web www.girona.cat

Gérone (officiellement et en catalan Girona, Gerona en espagnol, Gironne en vieux français) est une ville située dans le nord-est de l'Espagne en Catalogne. Elle est la capitale de la province de Gérone ainsi que de la comarque du Gironès, et comptait environ 95 000 habitants en 2005.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville de Gérone est située au confluent des rivières Onyar, Güell, Galligants et Ter, à une altitude de 70 m, dans ce qu'on appelle el pla de Girona (« la plaine de Gérone »).

Le territoire municipal de Gérone est limitrophe au nord avec les communes de Sant Julià de Ramis et Sarrià de Ter ; à l'est avec celles de Celrà et Juià ; au sud-est avec celle de Quart ; au sud-ouest avec celles de Fornells de la Selva et Vilablareix ; et enfin à l'ouest avec celles de Salt et Sant Gregori.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Province de Gérone#Climat.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Quartiers de Girona

Gérone est divisée en 9 quartiers et 31 secteurs.

  • Centre: Barri Vell, Mercadal et Carme
  • Eixample: Sant Narcís, Eixample Nord et Eixample Sud
  • Est: Sant Daniel, Torre Gironella, Pedreres, Font de la Pólvora, Vila-roja et Gavarres
  • Mas Xirgu: Mas Xirgu
  • Montjuïc: Montjuïc
  • Nord: Pedret, Pont Major, Muntanya de Campdorà et Pla de Campdorà
  • Oest: Sant Ponç, Fontajau, Taialà, Germans Sàbat, Domeny Nord et Domeny Sud
  • Santa Eugènia: Hortes, Santa Eugènia de Ter et Can Gibert del Pla
  • Sud: Palau, l'Avellaneda, Montilivi et la Creueta

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gérone est fondée sous le nom de Gerunda. L'étymologie de ce toponyme n'est pas claire, mais pourrait peut-être signifier entre le Undarios nom qui désignait en langue ibère la rivière Onyar.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondation de Gérone[modifier | modifier le code]

Les premiers habitants reconnus de la région furent les Ibères de la tribu des Indigetes établis dans des noyaux de peuplement autour de la plaine de Gérone, particulièrement à l'endroit où se dresse maintenant le village de Sant Julià de Ramis. Durant la guerre opposant Sertorius à Pompée (82-72 av. J.-C.), ce dernier fit construire un oppidum sur la Voie Heraclea (future Via Augusta) pour la défendre contre les troupes levées par Sertorius. C'est donc pour répondre à des nécessités stratégiques que fut fondée Gérone baptisée alors Gerunda.

Le bourg nouvellement édifié fut occupé par les habitants de Sant Julià de Ramis qui apparemment furent obligés de rejoindre l'oppidum. La position stratégique de la ville sur l'artère constituée par la Via Augusta la transforma en un pôle régional. Le finage de Gérone se composait alors d'une urbe (la partie urbanisée) entourée d'un ager (la zone cultivée), disposition traditionnelle de l'organisation territoriale romaine. Bien que Gerunda se trouvât enclavée à l'intérieur des terres, elle disposait d'un lien solide avec l'espace maritime, étant reliée au port d'Emporiæ première colonie romaine du Nord-Est péninsulaire, occupée durant la deuxième guerre punique et voisine de la cité grecque fondée ultérieurement.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les Wisigoths dirigèrent la région depuis la chute de l'empire romain jusqu'à l'arrivée des Maures. En 785, Charlemagne s'empara de la ville.

Elle fut assiégée par Philippe III le Hardi, roi de France parti en guerre contre le roi d'Aragon, du 26 juin au 7 septembre 1285. Il ravagea la ville et la sépulture de Saint-Narcisse, patron de Gérone dont le tombeau se situait dans la cathédrale de Santa Maria. Selon la tradition, un énorme essaim de mouches sortit de la sépulture et refoula l’armée française. 20 000 soldats et 15 000 chevaux auraient péri, le roi de France mourut lui-même à Perpignan emporté par les fièvres. Dès lors le patron de Gérone est appelé « le Saint aux mouches » et le jour de sa fête, le 18 mars, le dicton « À Sainte-Narcisse les mouches, aux pêcheurs les touches » lui est directement dédié.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Aux XVIIe et XVIIIe siècles, les Français assiégèrent plusieurs fois Gérone, dont en 1653 et 1694[1].

Napoléon prit la ville en 1809 après un siège de 7 mois. Gérone fut la préfecture du Département du Ter de 1812 à 1814, quand Napoléon Ier incorpora la Catalogne dans l'Empire Français. Les remparts de la ville furent en partie abattus au XIXe siècle pour permettre son expansion.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

À travers le programme de relations extérieures de la municipalité de Gérone, la ville s'est jumelée avec plusieurs villes du monde.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Université de Gérone[modifier | modifier le code]

L'Université de Gérone (Universitat de Girona -UdG-) actuelle est la première institution d'enseignement de ce niveau dans la ville. Créée en 1992 de l'Enquête générale de Gérone, une section rattachée à l'Université Autonome de Barcelone signifiait la reprise de l'université de Gérone depuis 1717, l'année où Philippe V a fermé l'université de Gérone. Les installations universitaires actuelles sont divisés en trois campus : la vieille ville, le centre de la ville (Campus Centre), et Montilivi.

La Lleona et son fameux derrière

Cette section est en cours d'élaboration.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Gérone est, depuis plusieurs années, une des grandes villes d'Espagne où le revenu par habitant est le plus haut. Elle est également considérée, selon plusieurs enquêtes publiées dans les magazines d'information générale, comme la ville où il fait le plus bon vivre en Espagne.

Economie basée essentiellement sur ​​les petites boutiques et petites et moyennes entreprises. La région de Gérone possède un important secteur des denrées alimentaires, spécialement la viande.

Gérone accueille un fabricant important de café du groupe Nestlé, avec ses variantes Nescafé et Dolce Gusto. Dans la zone urbaine de Girona sont situés usines des motos GasGas ou OSSA; les entreprises alimentaires Bicentury, Bellsolà ou Haribo, entre autres.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Gérone jouit d'une richesse culturelle et patrimoniale importante, dont elle sait tirer parti. En effet le tourisme joue un grand rôle dans l'économie de la ville, qui compte environ 300 000 visiteurs par an.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La cathédrale de Santa Maria
Les murs et les tours de la vieille ville de Gérone
L'église Sant Feliu
Le Barri Vell

Le Barri Vell (Vieux quartier) correspond à la vieille ville de Gérone, délimitée par les murailles médiévales et les bastions de l'époque moderne. C'est la Gérone d'avant 1895, avant la démolition des remparts du Pla de Girona. En son sein l'on trouve ses principaux monuments, ainsi que les constructions originelles de la ville.

Ce quartier fut l'objet d'une profonde rénovation à partir de 1982 de la part de la municipalité, en vue de sa valorisation touristique. À peine deux décennies plus tard, le Barri Vell est devenu l'attraction touristique majeure de Gérone, avec la majeure partie de ses constructions restaurées, surtout dans le ghetto juif, le Call Jueu.

La cathédrale de Santa Maria

Édifiée entre les Xe et XIIIe siècles, elle comporte des éléments d'architecture romane, gothique et baroque à la fois. Elle possède la nef gothique la plus large en portée du monde (23 m), tous styles confondus, après celle de la basilique Saint-Pierre de Rome. Elle abrite deux musées où l'on peut admirer le célèbre tapis de la Création (qui est un fac-similé, pour préserver l'original).

L'église Sant Feliu

Église construite au XIIe siècle sur la tombe de saint Félix l'Africain.

À côté de l'édifice se trouve la célèbre Lleona (lionne), un des symboles de la ville. Il s'agit d'une statue médiévale représentant une lionne grimpée sur une colonne. La légende veut que tout bon Gironais partant en voyage, ou tout voyageur de passage rentrant chez lui, se doit de baiser son derrière pour que la chance lui sourie. La statue actuelle est en fait une copie ; l'original est conservé au Museu d'Art.

Le monastère de Sant Pere de Galligants, Musée d'Archéologie de Catalogne
Article détaillé : Musée d'archéologie de Catalogne.

L'ancienne abbaye bénédictine de Sant Pere (Saint-Pierre) de Galligants est une des constructions les plus réussies ayant survécu du passé roman de Gérone. Commencée en 992, la nef actuelle date de 1130, de même que le clocher octogonal de style lombard. Elle possède également un cloître de style roman également, datant d'entre 1154 et 1190. Il recueille actuellement la partie gironaise du Musée d'archéologie de Catalogne.

Le quartier juif
Rue du quartier juif de Gérone "El Call"

Le Call Jueu est un enchevêtrement de rues médiévales du Barri Vell. C'est là que vivait (avant le décret d'expulsion des Juifs d'Espagne de 1492) la communauté juive de la ville. Il s'agit de l'un des quartiers médiévaux les mieux conservés d'Europe, et du plus grand de la péninsule Ibérique. On y trouve notamment l'ancienne synagogue, aujourd'hui transformée en dépendance de l'université de Gérone. Au nord du Call se dresse Montjuïc (le mont juif).

Les bains arabes (Banys àrabs)
Les bains, à tort appelés « arabes »

Abusivement appelés « arabes », ils n'ont en fait jamais été construits par les musulmans. Inspirés des thermes et bains publics romains, ils sont décorés d'éléments d'inspiration orientale, comme la coupole laissant passer la lumière céleste. L'édifice extérieur, de style roman, fut construit en 1194, avec une structure imitant la distribution des bains musulmans, selon la mode de l'époque. Sous restructuration fin 1200, les bains seront fermés au XVe siècle. En 1671, ils sont mis à la disposition du couvent des Capucins, qui les utilisèrent comme local, pour la cuisine ou la lessive. Le lieu rouvrira au public en 1929. Ils sont situés Carrer Ferran el Catòlic.

Les remparts (les muralles en catalan)
Vue panoramique de Gérone, à partir de la tour de la cathédrale

Les remparts entourant le Barri Vell ont fait l'objet d'une restauration voire d'une reconstruction partielle, rendant possible une promenade panoramique depuis ses hauteurs.

Les maisons et les ponts de l'Onyar

Gérone est très caractéristique par ses maisons suspendues sur la rivière Onar. Ces maisons pittoresques construites au cours des siècles par la rivière donnent une splendide image d'une petite ville méditerranéenne. Toutes les façades sont peintes le long de la rivière la palette offerte par Enric Ansesa, James J. Faixó et les architectes Fusibles et J. Viader

Un de la maison la plus remarquable est la Maison Maso, rivière Onyar. Lieu de naissance de Rafael Maso i Valenti, Girona architecte. Situé au numéro 29 Ballesteries rue est un symbole de l'évolution de Novecentismo à Gérone. Depuis 2006, c'est le siège de la Fundación Rafael Maso. La façade de Onyar est identifié par son blanc et bleu, qui se trouve au-dessus du reste.

La Farinera Teixidor et la Casa de la Punxa
Détail de "La Farinera Teixidor", Rafael Masó i Valentí
Casa de la Punxa, Rafael Masó i Valentí

Le "Farinera Teixidor" est un bâtiment moderniste dessiné par l'architecte Rafael Masó i Valentí, conçu pour être une minoterie, aujourd'hui, c'est la maison d'un grand éditeur de journaux. La Casa de la Punxa également conçue par Rafael Masó, était un immeuble à appartements. Aujourd’hui c'est la maison des Architectes de Gérone.

Le parc de la Devesa
La Rambla de la Llibertat

Backbone de l'ancien Gérone médiévale et baroque octocentista est le plus achalandé et l'espace public emblématique de Gérone. Cependant, l'existence du ravin est très récente, datant de 1885 de son temps de configuration lorsque l'architecte municipal Martí Sureda i Deulovol unifiées carrés germes de la rue avec la dépression et les arcades de la Esparteros fait renversement. Tout l'espace est devenu, alors, dans un boulevard bordé d'arbres de tilleuls, et des bancs ont été placés. Il a été appelé La Rambla de la Llibertat honorer l'arbre de la liberté planté en 1869, au cours des six années de démocratie. Bien que l'espace a été beaucoup modifié par Sureda, conserve quelques arcades médiévales et certains des palais de la même période. Cependant, la construction de bâtiments ochocentistas transformé, en partie, le caractère médiéval de l'espace. Actuellement, la Rambla est le point d'entrée du vieux quartier pour les touristes visitant la ville et un lieu de promenade pour tous

La Plaça de la Independència
Plaça de la Independència

La Plaça de la Independència, en référence à la Guerre d'indépendance espagnole et non à l'indépendance de la Catalogne, est une des places les plus célèbres et fréquentées de la ville. Située dans le Barri del Mercadal, en centre-ville, la place occupe l'espace de l'ancien couvent de Sant Agustí, ce qui explique qu'elle soit également connue sous le nom de Plaça de Sant Agustí. Son architecture néoclassique rappelle celle austères et identiques, avec des arcades au rez-de-chaussée, dans un style similaire à celle de la Plaça Reial de Barcelone. Au centre de la place, on trouve un groupe de sculptures duXIXe siècle dédiées aux défenseurs de la ville pendant les sièges de 1808 et 1809. À l'intérieur de ce place se trouvent des établissements connus partout pour leur histoire et antiquité, comme le Café Royal, le Cinéma Albéniz et Casa Marieta[2].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Martin Barros, Nicole Salat et Thierry Sarmant. Vauban - L’intelligence du territoire. Éditions Nicolas Chaudun et Service historique de l'armée, Paris, 2006. Préface de Jean Nouvel. 175 p, ISBN 2-35039-028-4, p 166-167
  2. (en) « Diario de Gerona el 20 de agosto del 2000 »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]