Le Barcarès

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Le Barcarès
Le port Saint Ange
Le port Saint Ange
Blason de Le Barcarès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Perpignan
Canton Saint-Laurent-de-la-Salanque
Intercommunalité Communauté d'agglomération Perpignan Méditerranée
Maire
Mandat
Alain Ferrand
2014-2020
Code postal 66420
Code commune 66017
Démographie
Gentilé Barcarésien(ne)s
Population
municipale
4 108 hab. (2011)
Densité 353 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 47′ 21″ N 3° 02′ 11″ E / 42.7891666667, 3.0363888888942° 47′ 21″ Nord 3° 02′ 11″ Est / 42.7891666667, 3.03638888889  
Altitude Min. 0 m – Max. 4 m
Superficie 11,65 km2
Localisation

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Le Barcarès (en catalan El Barcarès) est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Barcarésiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune du Barcarès est située à 22 km au nord de Perpignan.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Barcarès[1]
Salses-le-Château,
Saint-Hippolyte
(par un quintipoint)
Leucate (Aude)
Saint-Laurent-de-la-Salanque du Barcarès[1] Mer Méditerranée
Torreilles

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude de la commune varie entre 0 et 4 mètres[2].

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies cyclables[modifier | modifier le code]

La ville est traversée par la Vélitorrale qui conduit du Barcarès à Canet-Plage[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est El Barcarès[5].

Port-Barcarès est l'appellation touristique de la station balnéaire.

Au début simplement nommé comme plage de Sanct Lorens en 1481, on trouve l'appellation Port de Barques dès 1750 puis el Barcarés en 1866[6].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La station très étendue présente de nombreux quartiers à l'identité particulière

Histoire[modifier | modifier le code]

Mémorial érigé pour les espagnols de la retirada, internés dans le camp du Barcarès en 1939.

Cette étroite bande de terre située entre l’étang et la mer est longtemps restée insalubre et quasi-déserte. Alors qu’aux alentours du XIVe siècle, les Templiers font assécher une partie de la Salanque, le Lido barcarésien est laissé de côté, faute de moyens techniques.

L’intérêt pour le site prend naissance au XVIIe siècle. En 1659 le traité des Pyrénées est signé, déplaçant la frontière sur les Pyrénées. À cette époque, l’économie de la vallée de l’Agly se développe, et avec elle les moyens de transport. Un port est aménagé au Barcarès. Sous la dépendance naturelle de Saint-Laurent-de-la-Salanque, ce port voit transiter de nombreuses marchandises : vin, huile, fruits, poissons... et le sel, denrée réglementée.

Se développant peu à peu, le Barcarès devient au XIXe siècle un port de pêche important, ayant même ses propres installations de constructions navales où l’on fabrique les fameuses barques catalanes.

De plus, à cette époque, la mode est aux bains de mer. Des nombreuses familles viennent passer du temps sur ses plages improvisant d’éphémères villages de fortune le temps d’un été.

La commune du Barcarès est créée le 22 mars 1929 à partir de territoires distraits de la commune de Saint-Laurent-de-la-Salanque et rattachée au canton de Rivesaltes, puis en 1935 au canton de Saint-Laurent-de-la-Salanque[7].

L'histoire contemporaine du Barcarès est marquée par l’arrivée en 1939, à la fin de la guerre d'Espagne, des dizaines de milliers de républicains franchissant la frontière et enfermés par les autorités françaises dans un camp d’internement, qui devint ensuite, sous le régime de Vichy, un Centre de rassemblement des étrangers[8],[9]. D'autres réfugiés sont recrutés dans les trois Régiments de marche de volontaires étrangers formés au Barcarès entre 1939 et 1940.

Durant les années soixante avec la mission interministérielle d'aménagement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon (mission Racine), les promoteurs immobiliers font élever une station balnéaire, ayant pour symbole le Lydia.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie annexe du Barcarès

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
19 mai 1929 16 octobre 1941 Amédée Jean Got    
16 octobre 1941 25 février 1942 Honoré Baxas    
25 février 1942 1er janvier 1945 Joseph Llung    
1erjanvier 1945 1er avril 1945 Sylvain Lasserre    
1er avril 1945 18 mai 1945 Joseph Llung    
18 mai 1945 août 1949 Aimé Henric    
août 1949 mai 1953 Joseph Canal    
mai 1953 mars 1983 Albert Got    
mars 1983 mars 1989 Yvon Blanc    
mars 1989 juin 1995 Claude Got    
juin 1995 mars 1999 Alain Ferrand UMP Professeur de gestion,
restaurateur, tenancier de casino
mai 1999 juin 2011 Joëlle Ferrand[11] UMP puis CNIP Vice-présidente de la communauté d'agglomération Perpignan-Méditerranée
juin 2011 août 2011 Marie Roses[12]    
août 2011 en cours Alain Ferrand[13] UMP  

Alain Ferrand a été interdit de gestion de casino dans les années 1990 pour les liens entre le groupe de casinos dont il était PDG et des groupes maffieux[14]. Déjà conseiller municipal, il est élu maire en 1995, élection invalidée pour une paella offerte aux électeurs, mais qui ne l'empêche pas d'être réélu en 1996. En février 1999, il est condamné pour abus de biens sociaux à 3 ans d'inéligibilité, puis à 5 ans pour prise illégale d'intérêts dans une autre affaire. En 2001, il est à nouveau condamné pour fraude fiscale à 300 000 francs d'amende[14]. Son épouse, présente au conseil municipal, lui a succédé. Réélue deux fois, elle a elle aussi été condamnée pour prise illégale d'intérêts et condamnée à cinq ans d'inégibilité (peine définitive après le rejet de son pourvoi en Cassation le 29 juin 2014). Elle avait fait draguer le port de nuit, pour faciliter le passage du bateau du frère du premier adjoint[15],[14]. Alain Ferrand a alors repris sa succession[15]. Après avoir été exclu de l'UMP, Alain Ferrand a été réintégré[14]. Le couple de maires a multiplié les affaires, la cour régionale des comptes relevant encore des dépenses festives excessives en 2013 et des investissements hasardeux[16],[17] et Alain Ferrand est en 2014 sous le coup d'une enquête pour faux électeurs[14].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 108 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1931. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990
485 508 344 576 775 1 197 1 347 2 208 2 422
1999 2006 2011 - - - - - -
3 514 4 033 4 108 - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2004[19].)
Histogramme de l'évolution démographique


Note : Avant 1931, la population est comptée avec celle de Saint-Laurent-de-la-Salanque.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 20 816 €[21].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • Miquel Abós Serena (1889-1940) : anarchiste espagnol mort au camp du Barcarès ;
  • Georges Candilis (1913-1995) : architecte et urbaniste grec ayant travaillé à la conception de Port-Barcarès ;
  • Abel Paz (1921-2009) : anarchiste espagnol interné au camp du Barcarès.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Le Barcarès

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D’azur à la barque catalane d’or, au chef du même chargé de quatre pals de gueules

Le blason du Barcarès rappelle la vocation maritime de la ville. La partie haute porte les couleurs catalanes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Notice Cassini
  3. « Plan séisme »
  4. Vélittorale (EV8)
  5. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone,‎ 2007 (lire en ligne)
  6. Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales,‎ 1985, 579-1133 p. (ISBN 2904610014)
  7. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  8. Le Camp du Barcarès : quelques instantanés 1939-1942, diaporama de documents historiques sur le camp d'internement.
  9. René Grando, Jacques Queralt, Xavier Febrés, Camps du mépris : des chemins de l’exil à ceux de la Résistance (1939-1945). 500 000 républicains d’Espagne indésirables en France, Llibres del Trabucaire, Perpignan, 1991, 2e édition. ISBN 2-905828-32-3, p. 62
  10. Liste des maires du Barcarès de 1929 à 1999 sur MairesGenWeb
  11. [1]
  12. Ouillade.eu, Port-Barcarès : Les élus de la Majorité municipale ont exprimé publiquement leur soutien à Joëlle Ferrand… et lancent un appel à une candidature d’Alain Ferrand, 8 juillet 2011
  13. Réélection 2014 : « Maires », sur le site de la Préfecture du département des Pyrénées-Orientales (consulté le 20 avril 2014).
  14. a, b, c, d et e Jean-Michel Décugis, Philippe Simon, « Le Barcarès, " Dallas " à la française  », Le Point, 16 mai 2013.
  15. a et b AFP, « P-.O.: des journalistes condamnés en appel pour diffamation », Le Midi libre, 2 octobre 2014.
  16. Estelle Devic, « Epinglé par la Cour des comptes, Alain Ferrand au Barcarès : "Je dérange qui ?" », L'Indépendant, 10 avril 2014.
  17. « Le Barcarès : le maire Alain Ferrand en garde à vue », Le Midi Libre, 6 décembre 2013.
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  20. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)
  21. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).