Henri-Charles de Coislin

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Henri-Charles de Coislin
Image illustrative de l'article Henri-Charles de Coislin
Portrait d'Henri Charles de Cambout, évêque de Metz, XVIIIe siècle, Musée des beaux-arts de Nantes
Biographie
Naissance
Paris
Ordination sacerdotale
Décès (à 67 ans)
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
Abbé commendataire de Saint-Georges de Boscherville
1684
Précédent Louis d'Épinay de Saint-Luc Bernardin de Rosset de Fleury Suivant
Évêque de Metz
Précédent Georges d'Aubusson de La Feuillade Claude de Rouvroy de Saint-Simon Suivant

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Henri-Charles du Camboust, duc de Coislin (1710), est un prélat français né à Paris le et mort le , neveu de Pierre de Coislin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’Armand du Cambout, duc de Coislin et pair de France et académicien français et de Madeleine du Halgoüet, il hérite des titres et du fauteuil de ce dernier à la mort de son frère ainé Pierre de Camboust en 1710.

Arrière-petit-fils du chancelier Séguier, Henri-Charles de Coislin fut d'abord chevalier de Malte, puis Abbé commendataire de Saint-Georges de Boscherville dans le diocèse de Rouen en 1684;

Prince-évêque de Metz le et sacré le 22 décembre suivant, il fut nommé commandeur de l’ordre du Saint-Esprit (1er mars 1701),

Henri-Charles de Cambout, évêque de Metz, duc de Coislin. Ce tableau fait partie d'un ensemble de treize portraits en pied de descendants de la famille de Sully conservé au Château de Sully-sur-Loire.

Nommé premier aumônier du roi en (1710) en survivance de son oncle le cardinal de Coislin, évêque d'Orléans le , il devint duc de Coislin, pair de France, baron de Pontchâteau et de La Roche-Bernard, Président-né des États de Bretagne, premier Baron de Champagne, comte de Crécy, etc, à la mort de son frère unique (1710). Il lui succéda également à l'Académie des inscriptions et belles-lettres et de l'Académie française le 2 juin de la même année et il y fut reçu le 25 septembre par l'abbé de Choisy. Le , il composa un mandement refusant la Bulle Unigenitus qui fit sensation dans toute l'Église de France en raison de la personnalité de son auteur, de l'importance de son diocèse, et de la netteté de sa condamnation de la bulle, dissimulée sous les apparences de la soumission. Louis XIV le fit immédiatement condamner par un arrêt du Conseil du « comme contraire à l'acceptation de la Bulle faite par l'assemblée du clergé de France, et tendant à affaiblir ou à rendre inutile la condamnation, tant des erreurs contenues dans les cent une propositions, que du livre qui les renferme ». C'est pour ne pas avoir à sceller cet arrêt que le chancelier de Pontchartrain démissionna.

Évêque de la plus importante place-forte du royaume, Metz, il soulagea ses ouailles de la charge qu'était l'hébergement des soldats de la troupe en faisant construire sur la place du Champ à Seille une caserne, qu'il borda de quatre rues honorant ses saints patrons et sa famille : rue Saint Charles, rue Saint Henri, rue du Cambout et rue de Coislin. La Caserne Coislin fut détruite vers 1930 et permit la création de la place Coislin, laquelle fut profondément remaniée dans les années qui suivirent la Seconde Guerre mondiale, hébergeant d'abord la gare routière, puis un vaste parking nécessaire en centre-ville.

Il légua à l'abbaye de Saint-Germain la riche bibliothèque qu'il avait reçue en héritage du chancelier Séguier, et dont les débris ont été réunis après 1793 à la Bibliothèque nationale de France.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]