Rochefort-en-Yvelines

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Rochefort-en-Yvelines
Image illustrative de l'article Rochefort-en-Yvelines
Blason de Rochefort-en-Yvelines
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Canton Rambouillet
Intercommunalité Rambouillet Territoires
Maire
Mandat
Sylvain Lambert
2014-2020
Code postal 78730
Code commune 78522
Démographie
Gentilé Rochefortais
Population
municipale
903 hab. (2014)
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 12″ nord, 1° 59′ 19″ est
Altitude Min. 85 m – Max. 163 m
Superficie 12,59 km2
Localisation

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Rochefort-en-Yvelines

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Rochefort-en-Yvelines
Liens
Site web Rochefort-en-Yvelines.fr

Rochefort-en-Yvelines est une commune française située dans le département des Yvelines en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Rochefort-en-Yvelines dans les Yvelines.
Locator Dot.png

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Rochefort-en-Yvelines se trouve dans le sud-est des Yvelines, près de la limite de l'Essonne dans le massif forestier de Rambouillet. Elle est à 15 kilomètres environ à l'est de Rambouillet et à 8 kilomètres environs au nord de Dourdan.

La commune fait partie du parc naturel régional de la Haute-Vallée de Chevreuse.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le village de Rochefort est situé sur la Butte de la Moque-Bouteille[1], et est entouré par quatre rivières : la Rémarde au sud, la Rabette à l'ouest, l'Aulne au nord et la Gloriette à l'est.

Hameaux de la commune[modifier | modifier le code]

  • Bourgneuf.

Communes voisines[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Bonnelles au nord-est, Longvilliers à l'est et au sud, Saint-Arnoult-en-Yvelines à l'ouest et Bullion au nord.

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Les communications sont assurées par des routes départementales : la RD 988 qui relie Orsay et Palaiseau à Ablis dans le sud des Yvelines, la RD 27 qui la relie à Rambouillet et la RD 149 orientée vers le nord qui contourne le village par une déviation. Un échangeur dans la commune voisine de Longvilliers donne accès à l'autoroute A 10 toute proche.

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui, plus aucun transport en commun ferré ne passe par la commune, la ligne Paris - Chartres par Gallardon n’ayant fonctionné que huit ans, de 1931 à 1939, et ce bien que le tronçon Chartres - Rochefort-en-Yvelines ait été achevé en 1921.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 39.07, 39.07A, 39.07B et 39.30C de la société de transport SAVAC et par les lignes Express 10, 23 et 29 de l'établissement Transdev de Rambouillet.

Sentier de randonnée[modifier | modifier le code]

Un sentier de grande randonnée, le GR 11 (tour de l'Île-de-France) longe la limite ouest de la commune dans la forêt.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Rochefort-en-Yvelines apparaît pour la première fois dans les Historiæ ecclesiasticæ d'Orderic Vital (1123/1141) où est mentionnée [Lucienne], fille de Gui le Rouge : filiam Guidonis Rubei, comitis de Rupeforti, « la fille de Gui le Rouge, comte de Rochefort »[2]. Cette citation concerne un événement précis : l'annulation du mariage entre Lucienne et le roi Louis le Gros en 1107, et représente donc une attestation indirecte du nom de Rochefort pour cette époque. Noté Rupiford en 1196[3], il est encore attesté dans le pouillé du diocèse de Chartres sous la forme Ruppis Fortis vers 1272[4]. On relève la graphie moderne Rochefort en 1261 dans le journal des visites d'Eudes Rigaud, archevêque de Rouen[5], au XVe siècle dans les Grandes Chroniques de France[6], en 1617 sur une carte du gouvernement de l'Île-de-France[7], en 1660 sur une autre du diocèse de Chartres[8], etc. La forme déterminée Rochefort-en-Yvelines, adoptée en 1878[9], ne devient courante qu'au XXe siècle.

Ce nom représente une formation médiévale très fréquente constituée de l'ancien français roche employé au sens de « château fort sur une hauteur (rocheuse) », déterminé par l'adjectif fort[10],[11]. Il fait allusion au château de Rochefort-en-Yvelines, château fort de Gui Ier de Rochefort, apparemment construit à l'emplacement d'un ancien oppidum[réf. nécessaire].

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Coupé : au premier : d'or à la croix de gueules cantonnée de quatre alérions d'azur ; au second : de gueules à neuf macles d'or (qui est de Rohan) ; et à un château d'argent maçonné de sable brochant en abîme sur le tout.
Ruines de la tour du château médiéval.

Historique[modifier | modifier le code]

Le site de Rochefort-en-Yvelines est habité depuis la préhistoire, comme en témoignent les outils de silex retrouvés dans la commune et la grotte ornée du Normont découverte en 1992 en bordure du massif forestier de Rambouillet, dans le domaine du golf[12].

Ce fut à l'époque romaine un oppidum dominant les vallées environnantes.

Au XIe siècle, Guy Ier de Montlhéry, dit Guy le Rouge, fit construire au sommet de la butte un château fort imposant.

Article détaillé : Château de Rochefort-en-Yvelines.

La seigneurie, dotée du titre de principauté, passa au cours des siècles entre les mains de diverses famille dont les Montfort et les Silly, puis en 1596, elle échut à Hercule de Rohan, petit-fils de Catherine de Silly, qui fit reconstruire le château. La principauté de Rochefort resta la propriété des Rohan jusqu'à la Révolution[13]. La branche de Rochefort, seule subsistante, porte encore le titre de « prince de Rochefort ». Le château encore reconstruit au XVIIIe siècle fut alors démoli.

Vers 1853, la mairie s'installe dans le bâtiment du bailliage (où elle se trouve encore actuellement) qui servit autrefois de tribunal et de prison. Il fut légué à la commune en 1831 par la famille Rohan.

Entre 1899 et 1904 est construit le château Porgès de Rochefort-en-Yvelines.

La commune fut traversée par la ligne de chemin de fer Paris-Chartres par Gallardon qui ne fut jamais achevée vers Paris et fut finalement déclassée en 1953.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mai 1925   Sageret[14]    
         
    Jean Pouguet    
mars 1983   Gérald Hitier   († 2004)[15]
Mars 2001 Mars 2014 Georges Bénize    
Mars 2014 en cours Sylvain Lambert    

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[16]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[17],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 903 habitants, en diminution de -4,95 % par rapport à 2009 (Yvelines : 0,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
744 659 668 610 614 580 610 599 522
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
561 505 543 509 547 569 542 560 536
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
632 621 569 420 410 372 358 395 329
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
363 441 458 610 783 774 953 890 903
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[18] puis Insee à partir de 2006 [19].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (16,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,8 % contre 48,4 % au niveau national et 48,8 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 21,7 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 23,8 %, 45 à 59 ans = 21,1 %, plus de 60 ans = 16,5 %) ;
  • 49,2 % de femmes (0 à 14 ans = 21,1 %, 15 à 29 ans = 14,1 %, 30 à 44 ans = 27,3 %, 45 à 59 ans = 20,5 %, plus de 60 ans = 17,1 %).
Pyramide des âges à Rochefort-en-Yvelines en 2007 en pourcentage[20]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,4 
1,4 
75 à 89 ans
4,3 
15,1 
60 à 74 ans
12,4 
21,1 
45 à 59 ans
20,5 
23,8 
30 à 44 ans
27,3 
16,9 
15 à 29 ans
14,1 
21,7 
0 à 14 ans
21,1 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[21]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

  • Sylviculture
  • Élevage (haras)
  • Tourisme
  • Golf
  • Commune résidentielle (à 30 minutes de Paris par l'autoroute).

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

À la salle des fêtes, tous les ans il y a un forum pour s'inscrire à de multiples activités telle que le piano, le théâtre ou encore le Thai shi shuan

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Activités festives[modifier | modifier le code]

La fête patronale de Rochefort-en-Yvelines avait traditionnellement lieu à la Saint-Gilles, le 1er septembre. Elle se terminait la nuit par une retraite aux flambeaux.

Signature de Georges Beuville et adresse manuscrite de sa maison à Rochefort-en-Yvelines en 1977.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Ce coteau était vraisemblablement couvert de vignes au rendement ou à la qualité médiocre. De même, les moulins ou remises appelées "Moque-Souris" désignaient des lieux où les réserves en blé ou farine étaient particulièrement basses — à tel point que les souris s'en moquaient ou qu'on se moquait d'elles ! Cf. G. Masson, Le Récital et la ronde des toponymes, p. 23.
  2. Orderic Vital, Historiæ ecclesiasticæ, 1123/1141, édition Auguste Le Prévost et Léopold Delisle, Jules Renouard, Paris, t. IV, 1852, p. 285.
  3. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  4. Pouillé du diocèse de Chartres, ~1272, in Auguste Longnon, Pouillés de la province ecclésiastique de Sens, Recueil des Historiens de France, Paris, 1904, p. 110H.
  5. Théodose Bonnin, Regestrum visitationum archiepiscopi Rothomagensis (1248-1269), Auguste Le Brument, Rouen, 1852, p. 404.
  6. Guiom de Rochefort, cité dans L'Art de vérifier les dates des faits historiques, des chartes, des chroniques, et autres anciens monuments, depuis la naissance de Notre-Seigneur... (anonyme), imprimerie Moreau, Paris, 1818, t. III, p. 221a.
  7. Damien de Templeux, Carte du gouvernement de l'Ile-de-France, éd. Jean le Clerc, Paris, 1617.
  8. Nicolas Sanson, Carnutes. Partie septentrionale de l’évesché de Chartres. Balliages de Chartres, Dourdan Monfort l’Amaury, Mante, Dreux, Chasteauneuf en Thimerais etc : Eslections de Chartres et Dourdan de la généralité d’Orléans..., Chez Pierre Mariette, Paris 1660.
  9. Bulletin des lois de la République française, Imprimerie nationale, Paris.
  10. Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. I, 1990, p. 86, § 1598; Marianne Mulon, Noms de lieu d'Île-de-France, Bonneton, 1997, p. 91.
  11. En ancien français, l'adjectif fort avait la même forme au masculin et au féminin, comme son étymon latin fortis relevant de la 2e classe et donc de la troisième déclinaison latine.
  12. Service Archéologique Départemental des Yvelines
  13. Voir l'article sur Hercule de Rohan.
  14. MairesGenWeb.
  15. Site officiel de Rochefort-en-Yvelines.
  16. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  17. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  18. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  19. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  20. « Évolution et structure de la population à Rochefort-en-Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 24 avril 2011)
  21. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 24 avril 2011)
  22. Biographie, sur le site cinéartistes.com .
  23. « Un trépas en travers de la gorge », critique de l'ouvrage La Déglingue, magazine L'Express, du 1er mai 1995 (consulté le 17 mai 2015).