Chârost

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Chârost
Chârost, tympan de l'église.
Chârost, tympan de l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Cher
Arrondissement Bourges
Canton Chârost
Intercommunalité Communauté de communes du pays d’Issoudun
Maire
Mandat
Jean Balon
2014-2020
Code postal 18290
Code commune 18055
Démographie
Population
municipale
1 032 hab. (2011)
Densité 94 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 59′ 37″ N 2° 07′ 01″ E / 46.9936111111, 2.11694444444 ()46° 59′ 37″ Nord 2° 07′ 01″ Est / 46.9936111111, 2.11694444444 ()  
Altitude Min. 119 m – Max. 162 m
Superficie 10,97 km2
Localisation

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Chârost

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Chârost

Chârost est une commune française située dans le département du Cher en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'Arnon à Chârost, vue du vieux pont.

Le territoire communal est arrosé par la rivière Arnon.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Plou Rose des vents
Saint-Georges-sur-Arnon N Civray
O    Chârost    E
S
Saugy

Transport[modifier | modifier le code]

Bus[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est desservi par la ligne 2 du réseau TIGR, par la ligne TER Centre : ChâteaurouxBourges et par la ligne 18 pour les bus scolaires (bus de couleur jaune).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine du nom : du latin quadrivium signifiant carrefour. Le village est situé sur la voie antique secondaire allant de Châteaumeillant à Vierzon[1].

Privilèges de franchise accordés par Gautier II de Chârost en 1194[2].

Par un acte passé à Paris en mai 1217, Hélie de Culan et Étienne de Saint-Palais abandonnent au roi Philippe Auguste le fief de Chârost et le fief de Lignères en échange du fief de Vierzon, du fief de Charenton et du domaine de Vatan.

En octoble 1589, les soldats du maréchal des camps puis maréchal de France, gouverneur des duchés de Berry et d'Orléans, Claude III de La Châtre (mort le 18 décembre 1614 à 78 ans) et en décembre 1591 celles du sieur François de La Grange d'Arquian saccagèrent la ville.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Cher.
Blason de Chârost

Les armes de Chârost se blasonnent ainsi :

D'argent à la fasce de gueules surmontée d'un lambel du même[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1987 1995 Jean Balon UDF  
mars 2001   Jean Balon ex-UDF  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

La communauté de Chârost est en crise démographique au début du XVIIIe siècle, puisqu’elle passe de 174 feux en 1709 à 101 en 1726[4]. L’hiver de 1709-1710 notamment cause de nombreuses pertes, ainsi que la grande canicule de 1719 (qui tua beaucoup par dysenterie)[5]. En 2011, la commune comptait 1 032 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
850 937 942 1 119 1 239 1 363 1 411 1 605 1 575
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 650 1 563 1 687 1 594 1 555 1 619 1 554 1 519 1 510
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 530 1 551 1 400 1 160 1 131 1 017 1 033 1 083 1 065
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 093 1 131 1 166 1 152 1 134 1 069 1 023 1 020 1 035
2011 - - - - - - - -
1 032 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Michel, XIIe, fin du XVe ou début XVIe et XIXe[1],[8]. Église à nef unique, elle apparaît dans une bulle du pape Adrien IV en 1154 "monasterium sancti Michaelis de Carrusio" comme dépendance de l'abbaye Notre-Dame d'Issoudun. À une date inconnue, l'église Saint-Michel est devenue une collégiale réunie en 1456 au chapitre de Saint-Cyr d'Issoudun. Des destructions qui ont probablement étaient faites avant 1541 ont nécessité d'entreprendre des travaux de restauration de l'église dans le chœur et furent l'occasion de construire un clocher au sud du sanctuaire. L'église n'a pas eu à souffrir de la Révolution.
  • Le château de Chârost, XIe, XVe et XVIe, surplombe la vallée de l'Arnon.
    - Les seigneurs de Chârost sont des vassaux des seigneurs d'Issoudun. Le premier seigneur connu est Aimon Ier (1030-1105)[1]. Il participa à la fondation de l'abbaye de Chezal-Benoît en 1093.
    - Son successeur est Gauthier Ier. Son nom apparaît dans une charte qu'il a promulgué en faveur du prieuré d'Orsan en 1114, une autre au bénéfice de l'abbaye d'Issoudun en 1134 et dans un acte adressé à Léthéric abbé de Notre Dame d'Issoudun
    - Gauthier II s'est marié avec Isabelle ou Isabeau de Courtenay, quatrième fille de Pierre de France (vers 1126-1183), fils du roi de France Louis VI et d'Elisabeth de Courtenay (1127-après 1205). Il donne une charte d'affranchissement à la ville de Chârost en 1194. En décembre 1195, il est présent avec son suzerain Eudes III d'Issoudun à la rencontre entre Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion au Gué d'Amour, entre Issoudun et Chârost, au cours de laquelle se sont engagés des pourparlers pour le mariage entre son fils, le futur Louis VIII (1187-1226), et la nièce de Richard, Blanche de Castille (1188-1252). Ce mariage n'a été conclu qu'en 1200 par un traité entre Philippe Auguste et Jean-sans-Terre.
  • Monument du bicentenaire de la Révolution ;
  • Croix de chemin.
  • Lavoir. Se garer sur la petite place près du pont qui enjambe l'Arnon, suivre le chemin qui longe la rivière. Si l'on suit ce chemin encore un peu, on pourra voir un autre pont plus ancien et, éventuellement traverser le gué (mais pas à pied sec).
  • Tour Dumuis ou Lamy, 1890 et 1900, construite par Augustin Lamy.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Spécialité locale[modifier | modifier le code]

  • Biscuiterie : le croquet de Chârost

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Le patrimoine des communes du Cher, collaboration rédactionnelle et photographie par canton, Floric éditions T1 et T2.
  2. Toussaint Chauvelain, Julien Brodeau, Jean-Marie Ricard, Charles Du Molin, Nouveau coutumier général: ou corps des coutumes générales et particulières de France et des provinces, Paris 1724 Google Livres
  3. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : février 2009.
  4. Olivier Zeller, « Changement agraire et récession démographique : la première enquête Orry (1730). L'exemple de l'élection d'Issoudun », Annales de démographie historique 2/2007 (n° 114), p. 168
  5. Zeller, op. cit., p. 145 et 153
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  8. « Notice no PA00096762 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Eglise Saint-Michel (du prieuré Saint-Michel)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]