Chârost

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Chârost
Chârost, tympan de l'église.
Chârost, tympan de l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Bourges
Canton Chârost
Intercommunalité Communauté de communes du pays d’Issoudun
Maire
Mandat
Jean Balon
2014-2020
Code postal 18290
Code commune 18055
Démographie
Gentilé Chârostais, Chârostaises
Population
municipale
1 004 hab. (2014)
Densité 92 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 59′ 37″ nord, 2° 07′ 01″ est
Altitude Min. 119 m – Max. 162 m
Superficie 10,97 km2
Localisation

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Chârost
Liens
Site web http://www.charost.net

https://www.facebook.com/Ville-de-Ch%C3%A2rost-1804978436483702/

Chârost est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

L'Arnon à Chârost, vue du vieux pont.

Le territoire communal est arrosé par la rivière Arnon.

La commune est chef-lieu du canton, même après 2015[1],[2].

La culture de la lentille verte du Berry[3] est présente dans la commune.

Le territoire communal est traversé par le sentier de grande randonnée de pays de la Champagne berrichonne

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Plou Rose des vents
Saint-Georges-sur-Arnon N Civray
O    Chârost    E
S
Saugy

Transport[modifier | modifier le code]

Bus[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est desservi par la ligne 2 du réseau TIGR, par la ligne TER Centre-Val de Loire : ChâteaurouxBourges et par la ligne 18 pour les bus scolaires (bus de couleur jaune).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'origine du nom : du latin quadrivium signifiant carrefour. Le village est situé sur la voie antique secondaire allant de Châteaumeillant à Vierzon[4].

Privilèges de franchise accordés par Gautier II de Chârost en 1194[5].

Par un acte passé à Paris en mai 1217, Hélie de Culan et Étienne de Saint-Palais abandonnent au roi Philippe Auguste le fief de Chârost et le fief de Lignères en échange du fief de Vierzon, du fief de Charenton et du domaine de Vatan.

En octoble 1589, les soldats du maréchal des camps puis maréchal de France, gouverneur des duchés de Berry et d'Orléans, Claude III de La Châtre (mort le 18 décembre 1614 à 78 ans) et en décembre 1591 celles du sieur François de La Grange d'Arquian saccagèrent la ville.

La pendule de Chârost[modifier | modifier le code]

Vers 1870, une nouvelle Mairie se devait d’être ornée d’une horloge neuve. Le conseil en décide l’achat, trois délégués sont désignés pour aller à Bourges prendre livraison de l’objet désiré. Beaux parleurs et bien loin d’être bègues, c’était les sieurs, Bojot, Cadoche, P’tit Coutiaux.

Arrivés en cette bonne ville de Bourges, nos trois lurons, la bourse bien garnie par l’argent destiné à l’achat de la pendule firent bonne chère et réclamèrent à grands cris un poisson délicieux, le saumon, un mets qu’ils ne connaissaient pas et qu’ils baptisèrent du nom de Morue-Rouge, dénomination qui fit la grande joie des habitués de l’hôtel.

Mais triste retour des choses d’ici-bas, il fallut bientôt payer la note, si forte qu’il ne resta plus d’argent pour payer l’achat de la pendule.

Penauds et combien confus, nos trois gaillards reprirent le chemin du retour. Charost tout pavoisé, s’apprêtait à recevoir dignement ses représentants. Mais ce fut une explosion de sarcasmes quand nos trois héros contèrent leurs aventures en présentant leurs mains et poches vides.

Ils se portèrent volontaires pour l’installation de cette pendule et assurèrent chacun leur tour l’avancement des aiguilles, jusqu’au troisième jour où ils en eurent assez, quittant en catimini leur poste.

Le lendemain, devant la panne de la pendule neuve on dépêcha le garde champêtre, qui revint affolé par les rats qui avaient pris la place des trois "mangeux de morue rouge", l’officier municipal, assermenté ne l’oublions pas, déclare que "les rats ont bouffé le mécanisme de la pendule"

On ordonna une campagne de dératisation et on fit l’acquisition d’une nouvelle pendule. Celle qui sonne encore aujourd’hui au-dessus de l’entrée de l’hôtel de ville.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Article connexe : armorial des communes du Cher.
Blason de Chârost

Les armes de Chârost se blasonnent ainsi : D'argent à la fasce de gueules surmontée d'un lambel du même[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections Municipales 2014[modifier | modifier le code]

Résultats du premier tour[modifier | modifier le code]
Candidat (liste) Parti % Voix
Jean Balon DVD 48,69 % 260
Robert Jeanty DVG 33,71 % 180
Michel Ait-Taleb DIV 17,60 % 94
Résultats du second tour[modifier | modifier le code]
Candidat (liste) Parti % Voix Sièges attribués
Jean Balon DVD 53,46 % 309 12 sièges
Robert Jeanty DVG 46,54 % 269 3 sièges
sont élus[modifier | modifier le code]
Liste Parti Fonction
Pour charost, réussir ensemble DVD
Jean Balon DVD Maire, conseiller municipal
Muriel Régibier-Jaunatre 1re Maire-Adjointe, conseillère municipale
Jérôme Le Jeune 2e Maire-Adjoint, conseiller municipal
Edithe verdier conseillère municipale
Étienne Paviot conseiller municipal
Caroline Guerquin conseillère municipale
Charly Perragin conseiller municipal
Sarah Dlus conseillère municipale
Daniel Jomat conseiller municipal
Célina Petit conseillère municipale
Adrien Micoureau conseiller municipal
Marie-Claire Baudon conseillère municipale
Charost pour tous DVG
Robert Jeanty conseiller municipal
Annick Godet conseillère municipale
Michel Ait-Taleb conseiller municipal

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[modifier | modifier le code]

Période Identité Etiquette Qualité
1953 1954 Mr Desgrolard Notaire
1954 1965 Mr Poussin
1971 1977 Mr Lebouc
1977 1987 Mr Messageon
1987 1995 Jean Balon
1995 2001 Jean-Claude Capitaine
2001 en cours Jean Balon DVD
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1987 1995 Jean Balon UDF  
mars 2001 en cours Jean Balon[1] DVD Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

La communauté de Chârost est en crise démographique au début du XVIIIe siècle, puisqu’elle passe de 174 feux en 1709 à 101 en 1726[7]. L’hiver de 1709-1710 notamment cause de nombreuses pertes, ainsi que la grande canicule de 1719 (qui tua beaucoup par dysenterie)[8]. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 004 habitants, en diminution de -1,08 % par rapport à 2009 (Cher : -0,24 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
850 937 942 1 119 1 239 1 363 1 411 1 605 1 575
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 650 1 563 1 687 1 594 1 555 1 619 1 554 1 519 1 510
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 530 1 551 1 400 1 160 1 131 1 017 1 033 1 083 1 065
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 093 1 131 1 166 1 152 1 134 1 069 1 023 1 035 1 004
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Michel, XIIe, fin du XVe ou début XVIe et XIXe[4],[13].
    • Monument historique classé en 1910, l’église de Charost est dédiée à saint Michel. D’origine monastique, sa construction remonte au début du XIIe siècle. Le style est élégant et caractéristique de l’art roman berrichon, représentant tout le luxe de construction de cette époque.
    • Les parties les plus anciennes s’appuient certainement sur les fondations d’un ancien monastère que signale une bulle du pape Adrien IV en 1154 « monasterium sancti Michaelis de Carrusio » . Des traces de murs dans le cimetière, le sentier des trois moines laissent penser à une communauté monastique importante, expliquant peut être les vastes dimensions de l’église par rapport à la population de la ville.
    • Le regard est immédiatement attiré par son aspect rouge, par ses pierres qui lui donnent une couleur chaude. Cette pierre surabonde , parait il, dans les sous sols de Bourges. Ayant été très appréciée par les romains pour la construction de leurs temples et arènes, on la retrouve dans les murs de la ville, visibles rue des fossés ainsi que dans la façade d’entrée du château.
    • Le cœur de l’église a gardé un très beau retable en bois à colonnes torses du XVIIIe siècle. Quatre cloches meublent notre clocher, la plus ancienne est nommée Michelle. Elle fut bénite en 1731 et son parrain était Paul François, Duc de Béthune-Charost, son épouse, Christine Régine Gorge d’Entraigues, la marraine. Une inscription est gravée pour rappeler cette cérémonie. Église à nef unique, elle apparaît dans une bulle du pape Adrien IV en 1154 « monasterium sancti Michaelis de Carrusio » comme dépendance de l'abbaye Notre-Dame d'Issoudun. À une date inconnue, l'église Saint-Michel est devenue une collégiale réunie en 1456 au chapitre de Saint-Cyr d'Issoudun. Des destructions qui ont probablement étaient faites avant 1541 ont nécessité d'entreprendre des travaux de restauration de l'église dans le chœur et furent l'occasion de construire un clocher au sud du sanctuaire. L'église n'a pas eu à souffrir de la Révolution.
  • Le château de Chârost, XIe, XVe et XVIe, surplombe la vallée de l'Arnon.
    • Les touristes et voyageurs qui traversent Charost peuvent aisément voir l’entrée du château sur la place qui porte son nom et qui débouche sur la grande rue. La porte s’ouvre sous un pavillon carré, précédé par un pont établi au 17e siècle l’auditoire de justice. Les murs offrent à la vue une certaine quantité de ces mêmes pierres de calcaire rouge qui confèrent à l’église de Charost son remarquable caractère. A travers la grille, on peut apercevoir le bâtiment du château proprement dit, très bien entretenu. C’est un édifice rectangulaire aux fenêtres à meneaux croisés, aux lucarnes à pignons, aux toits d’ardoise. Il est contigu à l’une des tours de l’enceinte qui domine l’Arnon, ronde, fine et coiffée d’une toiture conique très pointue. Ce bâtiment date de la fin du 15e siècle ou début 16e. On pense qu’il a été construit par Guy de Rochechouart, qui apprécia Charost et y vécut. Ce château, très dégradé après la Révolution, fut restauré au siècle dernier par le Comte de Guébriant. Au cours de travaux on trouva au-dessus des bâtiments des fondations qui semblent indiquer qu’il a été bâti sur l’emplacement de l’une des anciennes enceintes fortifiées.
      - Les seigneurs de Chârost sont des vassaux des seigneurs d'Issoudun. Le premier seigneur connu est Aimon Ier (1030-1105)[4]. Il participa à la fondation de l'abbaye de Chezal-Benoît en 1093.
      - Son successeur est Gauthier Ier. Son nom apparaît dans une charte qu'il a promulgué en faveur du prieuré d'Orsan en 1114, une autre au bénéfice de l'abbaye d'Issoudun en 1134 et dans un acte adressé à Léthéric abbé de Notre-Dame d'Issoudun
      - Gauthier II s'est marié avec Isabelle ou Isabeau de Courtenay, quatrième fille de Pierre de France (vers 1126-1183), fils du roi de France Louis VI et d'Elisabeth de Courtenay (1127-après 1205). Il donne une charte d'affranchissement à la ville de Chârost en 1194. En décembre 1195, il est présent avec son suzerain Eudes III d'Issoudun à la rencontre entre Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion au Gué d'Amour, entre Issoudun et Chârost, au cours de laquelle se sont engagés des pourparlers pour le mariage entre son fils, le futur Louis VIII (1187-1226), et la nièce de Richard, Blanche de Castille (1188-1252). Ce mariage n'a été conclu qu'en 1200 par un traité entre Philippe Auguste et Jean-sans-Terre.
  • Monument du bicentenaire de la Révolution ;
  • Croix de chemin.
  • Lavoir. Se garer sur la petite place près du pont qui enjambe l'Arnon, suivre le chemin qui longe la rivière. Si l'on suit ce chemin encore un peu, on pourra voir un autre pont plus ancien et, éventuellement traverser le gué (mais pas à pied sec).
  • Tour Dumuis ou Lamy, 1890 et 1900, construite par Augustin Lamy.
    • En arrivant à Charost, face au château de l’autre côté de l’Arnon, une tour que l’on pourrait penser vestige du château. Il n’en est rien, ce bâtiment très particulier fut édifié par un important vigneron, marchand de vin. Augustin LAMY, enfant de Chârost, après avoir au cours de son service militaire effectué en Algérie, découvert des plants de vigne insensibles au Phylloxéra, cette maladie qui détruisit à plusieurs reprises les vignes de la région, effectua des greffes sur des plants de Sauvignon. Une réussite complète qui lui assura un commerce prospère, reconstituant les vignobles de la région et donnant du travail à beaucoup d’ouvriers. Homme de bien, il devient Maire et juge de paix de la commune. Il s’éteignit en 1901. Ce fut sa sœur Mme ARTIGAUD, très proche de son frère qui pendant près de 25 ans maintient l’activité. Vers 1926, elle dut se décider à vendre les terres, la production n’étant plus assez importante.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Spécialités locales[modifier | modifier le code]

  • Biscuiterie : le croquet de Chârost.
  • Fromage : la commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[14].
  • Boules Carrées : Chaque année depuis 1994, l'Association des boules carrées de Chârost, organise un concours. La boule carrée se pratique avec des cubes en bois sur des terrains plats ou en pentes (jusqu'à 10 %). Les règles sont les mêmes que pour la pétanque. Le joueur doit lancer son cube en bois de 9 à 10 centimètres de côté le plus près possible d'un cube plus petit, le "cochonnet".

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Liste des maires du Cher et appartenance des communes aux cantons sur le site de la préfecture (consulté le 26 septembre 2014).
  2. Décret no 2014-206 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département du Cher
  3. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Lentilles vertes du Berry, consulté le 11 novembre 2014.
  4. a, b et c Le patrimoine des communes du Cher, collaboration rédactionnelle et photographie par canton, Floric éditions T1 et T2.
  5. Toussaint Chauvelain, Julien Brodeau, Jean-Marie Ricard, Charles Du Molin, Nouveau coutumier général: ou corps des coutumes générales et particulières de France et des provinces, Paris 1724 Google Livres
  6. Le blason de la commune sur Gaso. Consultation : février 2009.
  7. Olivier Zeller, « Changement agraire et récession démographique : la première enquête Orry (1730). L'exemple de l'élection d'Issoudun », Annales de démographie historique 2/2007 (no 114), p. 168
  8. Zeller, op. cit., p. 145 et 153
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. Notice no PA00096762, base Mérimée, ministère français de la Culture : église Saint-Michel (du prieuré Saint-Michel)
  14. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]