Châtillon-Coligny

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Châtillon-Coligny
Mairie de Châtillon-Coligny
Mairie de Châtillon-Coligny
Blason de Châtillon-Coligny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loiret
Arrondissement Montargis
Canton Châtillon-Coligny
Intercommunalité Communauté de communes de Châtillon-Coligny
Maire
Mandat
Nicole Vignier
2012-2014
Code postal 45230
Code commune 45085
Démographie
Gentilé Châtillonnais
Population
municipale
2 001 hab. (2011)
Densité 78 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 49′ 25″ N 2° 50′ 50″ E / 47.8236111111, 2.84722222222 ()47° 49′ 25″ Nord 2° 50′ 50″ Est / 47.8236111111, 2.84722222222 ()  
Altitude Min. 115 m – Max. 179 m
Superficie 25,53 km2
Localisation

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Liens
Site web www.chatillon-coligny.fr

Châtillon-Coligny est une commune française située dans le département du Loiret en Région Centre.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'actuelle dénomination de la commune date de 1896 (décret du ). Précédemment, le nom de la paroisse, puis de la commune, depuis le Moyen Âge, était Châtillon-sur-Loing. Il a aussi été orthographié Chastillon sur Louen[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le paysage est constitué de plateaux fertiles assez boisés, entrecoupés par les vallées du Loing et de ses affluents. Sa campagne offre de nombreux territoires de chasse et de pêche.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Châtillon-Coligny est traversé par le Loing, le Milleron, et depuis quatre siècles par le canal de Briare.

Le Loing et le canal de Briare présentent à Châtillon une configuration particulière : Le Loing entre dans le canal à l'écluse du Gazon (proche du château de Rivière, au sud et en amont du bourg) et le quitte au déversoir de La Ronce (au nord-ouest et en aval du bourg). Entre ces deux points distants de 2,5 km (en suivant le fil de l'eau), la plus grande partie du cours du Loing transite par le canal. À son passage dans la ville, l'ancien lit du Loing a été par endroits entièrement remblayé - essentiellement sous la rue du Loing puis le long du boulevard de la République.
Cependant, un bras du canal (et donc une partie du Loing) va alimenter les anciennes douves des fortifications. Ce bras de canal est long de 500 m, et se prolonge par un petit cours d'eau qui se partage 110 m après la fin du canal en deux voies d'eau parallèles. Ces deux voies parallèles, courant entre la rue du Martinet et la rue de l'Égalité, rejoignent les anciennes douves 150 m plus loin. Ayant suivi le cours des douves pendant environ 230 m, une voie d'eau s'en sépare, probablement pour retrouver le cours originel du Loing. À 600 m en aval de cette séparation d'avec les douves, il reçoit son affluent le Milleron. Puis il rejoint le déversoir de la Ronce et récupère l'eau qu'il avait donné au canal en amont de la ville[2].

Le Milleron coulait originellement sous le château, au nord-est de la vieille ville dont l'emplacement était occupé par un étang signalé dès 1293. Postérieurement à cette date, le Milleron a été dévié pour alimenter lui aussi les douves des fortifications construites avec l'autorisation royale donnée en 1376 (ceci aida vraisemblablement aussi à finir de drainer et assécher l'étang, pour construire plus de maisons au pied du château). Une fois cette traversée de la ville effectuée, il retrouve son lit originel et se jette dans le Loing avant que ce dernier ne retrouve sa masse d'eau entière au déversoir de la Ronce[2].

Depuis la fin du XIXe siècle c'est donc essentiellement le déversoir de la Ronce qui régule le niveau d'eau du canal et le flot de la rivière, et en conséquence gère les inondations[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Châtillon-Coligny
Pressigny-les-Pins La Chapelle-sur-Aveyron Saint-Maurice-sur-Aveyron
Montbouy Châtillon-Coligny Saint-Maurice-sur-Aveyron
Sainte-Geneviève-des-Bois Dammarie-sur-Loing Aillant sur Milleron
Carte de la commune de Châtillon-Coligny et des communes limitrophes

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les lieux-dits suivis d'une astérisque sont situés à l'écart de la route indiquée.

A

  • Arbon*, Rte de Saint-Maurice (D 56) ou Rue des Bottemines
  • Les Audenets, Rue des Bottemines

B

  • Badit, Rte d'Aillant (D 41)
  • Les Bardeaux, Rte de La Chapelle (D 37)
  • Beauregard, Rte de Saint-Maurice (D 56)
  • (Château de) Bonnière, Rte de Bonnière
  • La Borde, Fbg de Dammarie
  • Les Bottemines, Rue des Bottemines
  • Le Bréau*, Rte de Bonnière
  • Les Bruns*, Rte d'Aillant (D 41)
  • La Buchetonnière*, Rue des Bottemines

C

  • Les Cacodeaux, Rue des Bottemines
  • Camerole*, Rte d'Aillant (D 41)
  • Chassin*, Rte de Saint-Maurice (D 56) ou Rte de Bonnière
  • Claireau*, Rte d'Aillant (D 41)
  • La Croix Lotteau, Fbg de Dammarie

D

  • Les Dreux*, Rue des Bottemines

E

  • Essonne*, Rte d'Aillant (D 41)

F

  • Faubourg Marceau, Rte d'Aillant (D 41)

G

  • Gâtines*, Rte d'Aillant (D 41)
  • Le Gazon*, Fbg de Dammarie
  • Le Grand Moulin, Rue des Grands Moulins

J

L

M

  • La Malardière*, Rte de Saint-Maurice (D 56)
  • La Maréchaudière*, Rte de Saint-Maurice (D 56)
  • Monbouteille*, Rte d'Aillant (D 41)
  • Le Moulin à Tan*, Rte d'Aillant (D 41)

P

  • La Pannière*, Rte de Saint-Maurice (D 56)
  • Les Perraults*, Rte d'Aillant (D 41)
  • Peuille*, Fbg de Dammarie
  • Les Planches*, Rte de Saint-Maurice (D 56)
  • Ponton, Rte d'Aillant (D 41)
  • Prenant, Rte d'Aillant (D 41)

R

  • Les Raimbaults, Rte de Saint-Maurice (D 56) ou Rue des Bottemines
  • Le Régeau*, Rte de Montargis (D 93)
  • Les Ricasseaux, Rue des Bottemines
  • Le Razoir, Fbg de Dammarie

S

  • La Sablonnière*, Rue des Bottemines
  • Les Saureraux*, Rue des Bottemines

T

V

  • Villefranche*, Rte d'Aillant (D 41)
  • Les Viviens*, Rte de Saint-Maurice (D 56)

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Datant de la première période (environ -1200 à -1000) du Hallstatt (première période de l'Âge du fer), des sépultures à incinération proches de la Ronce (bois de la Butte, commune de Sainte-Geneviève-des-Bois, près du canal en aval de Châtillon) explorées en profondeur au début du XXe siècle laissent supposer que Châtillon-Coligny est proche du site d'un oppidum celtique. Le tumulus, situé sur l'actuelle commune de Sainte-Geneviève-des-Bois, a été érigé par un groupe de même appartenance que celui ayant occupé les sites de Mardié et de Courcelles-en-Montagne.
Ce tumulus est remarquable par sa taille et sa facture exceptionnelles : 72 m de diamètre, plus de 4 m de haut et une construction des plus soignée, le font assimiler aux grands tumulus princiers de la période du Hallstat. Le site est plus connu pour ses artéfacts (notamment les vases stamnoïques[3]) des tombes secondaires ; pourtant il doit son originalité, outre ses dimensions remarquables, à la situle stamnoïde de sa tombe centrale (celle pour laquelle le tumulus a été créé)[4],[5],[6].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au XIIe siècle, Châtillon appartenait à la maison de Champagne. Vers 1190, Étienne de Sancerre fit construire le donjon que l'on aperçoit toujours aujourd'hui en arrivant dans la ville. Celui-ci servait aussi d'habitation au seigneur et à sa famille. Châtillon fut ensuite cédée aux Braque par les héritiers des comtes de Sancerre[4].

Durant la guerre de Cent Ans, plus précisément en 1359, la ville fut assiégée et détruite entièrement par les Anglais. Elle fut reconstruite dans la vallée, et à partir de 1376 entourée de murailles percées de trois portes et flanquées de tours dont on voit encore les vestiges[4].

En 1437, Châtillon entre dans la maison de Coligny, originaire de la Bresse, par le mariage de Guillaume de Coligny avec l'héritière de Lourdin de Salligny, lui-même héritier des Braque. En 1464, Jean III de Coligny, fils aîné de Guillaume II, s’établit à Châtillon-sur-Loing et fait construire les grandes terrasses. Au cours du XVIe siècle un château Renaissance est accolé au château médiéval ; il ne reste de ces constructions détruites en 1799-1800 que l’orangerie et un puits. Au moment des guerres de religion Gaspard II, l'amiral, le fortifia à nouveau[4].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Gaspard Ier, maréchal de France, eut trois fils. Tous trois furent célèbres : Odet, nommé cardinal à seize ans ; Gaspard II, seigneur de Châtillon et amiral de France ; et François d'Andelot, ont tous les trois adhéré à la réforme protestante et participé activement aux guerres de religion. Gaspard II dit l'amiral de Coligny, qui était devenu très influent auprès de Charles IX, fut assassiné durant la nuit de la Saint-Barthélemy le . Ses restes ne furent déposés définitivement qu’en 1851 à Châtillon, dans le seul vestige restant du château de sa naissance[4].

La veuve de Gaspard IV, Isabelle Angélique de Montmorency (devenue duchesse de Mecklembourg par son remariage avec Christian-Louis Ier de Mecklembourg-Schwerin), après s'être rendue définitivement maîtresse de la seigneurie de Châtillon en 1666 la transmit aux Montmorency-Luxembourg dont le dernier représentant s'est éteint en 1861. C'est elle qui a éliminé le protestantisme de Châtillon. En 1854, le dernier duc fit construire le château actuel[4].

Le canal de Briare, achevé en 1642 de Briare à Montargis puis prolongé en 1720 par le « Canal Neuf » de Montargis à Buges (avec raccordement aux canal d'Orléans et à celui du Loing), a certainement été un événement marquant de l'histoire de la ville, tant pour une meilleure régulation des crues que par l'augmentation du trafic commercial passant.
En effet le déversoir de la Ronce, en aval du bourg, est construit dans la seconde partie du XIXe siècle en même temps que les travaux de mise aux normes pour le gabarit Freycinet. Conjointement, les cartes de 1910 (longuement et souvent étudiées à cause de la crue exceptionnelle de cette année-là) n'indiquent déjà plus le passage du Loing dans l'enceinte de Châtillon-Coligny : son lit originel y a disparu en amont de sa confluence avec le bras provenant du réseau du bourg[2].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Appelée Châtillon-Coligny depuis 1896 à la place de Châtillon-sur-Loing, la ville conserve encore aujourd’hui son cachet de ville médiévale[4].

Entre le 29 janvier et le 8 février 1939, plus de 2 800 réfugiés espagnols fuyant l'effondrement de la république espagnole devant les troupes de Franco, arrivent dans le Loiret. Devant l'insuffisance des structures d'accueil d’Orléans, 46 centres d’accueil ruraux sont ouverts[7], dont un à Châtillon-Coligny[8]. Les réfugiés, essentiellement des femmes et des enfants (les hommes sont désarmés et retenus dans le Sud de la France), sont soumis à une quarantaine stricte, vaccinés, le courrier est limité, et le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[9]. Une partie des réfugiés rentrent en Espagne, incités par le gouvernement français qui facilite les conditions du retour, ceux préférant rester sont regroupés au camp de la verrerie des Aydes, à Fleury-les-Aubrais[8].

Articles détaillés : Retirada et Histoire du Loiret.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Châtillon-Coligny

Les armes de Châtillon-Coligny se blasonnent ainsi :

de gueules, à l'aigle d'argent, becquée, membrée et couronnée d'azur, languée et armée d'or[10]. Ces armes sont celles des Coligny.

Blason ville fr Châtillon-Coligny (Loiret).svg

On trouve également :

  • d'or à une croix de gueules, cantonnée de seize alérions d'azur, quatre dans chaque canton, sur le tout d'argent à un lion de gueules, armé et couronné d'or, lampassé d'azur. Ces armes sont celles des Montmorency-Luxembourg[11].
  • Par ailleurs, Malte-Brun, dans La France illustrée (1882), donne un blasonnement moins glorieux, sans couronne et un vol abaissé : De gueules, à l'aigle au vol abaissé d'argent becquée et membrée d'azur.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[12]
Période Identité Étiquette Qualité
1781   Étienne Toussaint Moreau de Milleroy    
         
1832 1850 Laurent Babille    
    Jean Babille    
mars 1983 1986 Docteur Gérard    
1986 mars 2008 Claude Dumez    
mars 2008 mars 2012 Claude Loiseau    
mars 2012 en cours Nicole Vignier    

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Châtillon-Coligny.

En 2011, la commune comptait 2 001 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 970 1 996 1 895 2 014 2 126 2 160 2 067 2 538 2 613
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 525 2 594 2 557 2 474 2 394 2 317 2 470 2 351 2 257
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 167 2 175 2 096 1 796 1 895 1 880 1 886 1 813 1 711
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 777 1 815 1 749 1 767 1 903 1 946 1 939 1 888 1 962
2011 - - - - - - - -
2 001 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14])
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

  • Le musée de l’Hôtel-Dieu, fut d'abord une commanderie des Templiers construite vers 1171. En 1312 la propriété passe aux hospitaliers ; ces derniers la transforment en hôtel-Dieu public vers 1375, date probable de la construction du bâtiment situé au nord-ouest de la chapelle. Détruit le 30 avril 1569 par un incendie lors de la prise de la ville par Sciarra Martinengo, capitaine italien à la solde de Catherine de Médicis[15], l'hôtel-Dieu est restauré à la fin du XVIe siècle et dans le premier quart du XVIIe siècle. Cependant l'établissement a décliné. En 1685 et 1696, le roi affecte des fonds à son entretien qui est confié aux sœurs de Lorris, puis de Sainville (Eure-et-Loir) ; c'est la période envisagée pour les encadrements en brique et pierre de certaines baies. En 1796, sous l'égide des sœurs de la présentation de Tours l'édifice devient un hospice. La maison d'habitation, reconstruite en 1865, est de nos jours un musée[16].
  • L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul[17], construite à partir de la fin du XVe siècle jusqu'au XIXe siècle, à côté d'une porte de la ville. Originellement bâtie comme chapelle pour le père de Gaspard Ier de Coligny au début du XVIe siècle, elle devient église paroissiale en 1551 lquand Gaspard Ier, converti au protestantisme, interdit aux habitants l'accès de l'église collégiale située dans l'enceinte du château. 18 ans plus tard, en 1569, elle est incendiée par les calvinistes, et réparée vers la fin du XVIe siècle. Pendant le XVIIe siècle sont construits un bas-côté et la chapelle nord, qui portent les dates 1626 et 1647. En 1867, l'architecte diocésain J. Fournier fait achever la partie ouest de la nef, reconstruire la façade, et refaire les voûtes de la nef en brique. Le clocher est construit sur une ancienne tour de fortification du XIVe siècle[15].
  • Le château de Châtillon-Coligny, classé au titre des monuments historiques en 1949[18],[19].
  • Maison dite le « Grenier à Sel »[20], 2e moitié du XVIe siècle.
  • Maison de l'Enfer, lieu de rencontre des huguenots pendant les guerres de religion. Sise au 13 rue du Paradis, elle n'est qu'à un jet de pierre de la maison du Paradis, lieu idoine des catholiques, sise quant à elle au no 3 de la même rue.
  • Maison du Paradis, lieu de rencontre des catholiques, sise au 3 rue du Paradis.
  • Bâtiment dit "Temple protestant" situé au croisement de la rue de Cullion et de la rue Belle Croix. Ce bâtiment n'est pas du XVIe siècle, il a des ouvertures de style gothique, le vrai temple serait situé en face. Avant ce temple, les protestants utilisaient comme lieu de prière la maison de l'Enfer, leur lieu de rencontre situé à 200 m de là. Ce temple a été fermé quelque 20 ans après sa construction.
  • Remparts de la ville[21] construits après l'autorisation donnée en 1376. Il en subsiste quelques éléments dont quatre tours avec celle qui supporte le clocher de l'église.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau des Pays-Bas Buurmalsen (Pays-Bas)

Écologie[modifier | modifier le code]

Depuis 2013 la commune héberge la ZNIEFF de la chênaie-charmaie de Bois Blanc, soit 20 ha en rive droite du Milleron (affluent du Loing), divisés en deux noyaux chacun occupé respectivement par une aulnaie-frênaie inondable en bas de versant, et une chênaie-charmaie fraîche sur le versant. Quelques petites plantations de peupliers sont également présentes.

Ce bois a été ainsi classé car il abrite la seule population moderne d'anémone fausse renoncule (Anemone ranunculoides) en région Centre, et une grande quantité de scilles à deux feuilles (Scilla bifolia) ; ainsi que la primevère des bois (Primula elatior).

On y trouve aussi la bécasse des bois (Scolopax rusticola), espèce déterminante selon les critères de Natura 2000, et le martin-pêcheur (Alcedo atthis). Le Milleron y abrite le chabot commun (Cottus gobio) et le grand brochet (Esox lucius)[23].

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

Ville fleurie : deux fleurs attribuées par le Conseil national des Villes et Villages Fleuris de France au Concours des villes et villages fleuris[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire de l'abbaye de Fontainejean de l'ordre de Citeaux (1124-1790), chapitre XIII. Annales de la Société Historique & Archéologique du Gâtinais, tome 10, séance du 15 mars 1891, p. 98.
  2. a, b, c et d Laetitia Heurdier, Emmanuel Lavaud, Pierre Salomon et Stéphane Piney, Établissement de l’Atlas des zones inondables du Loing amont, p. 14-15. Département Sciences de l’Environnement - Unité Technique Cours d’Eau, Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de la mer. 2009.
  3. Stamnos : cruche (dans Olga SPEVAK, Philologie latine), vase destiné à contenir des liquides (dans Lexique du vase grec de l'école Gatti de Gamond en Belgique.
  4. a, b, c, d, e, f et g Eugène Tonnelier, Châtillon-Coligny, sa seigneurie et ses institutions religieuses. 3e édition, Ville de Châtillon, 1992. (1re édition 1889)
  5. De Vix à Weiskirchen. La transformation des rites funéraires aristocratiques en Gaule du Nord et de l'Est au Ve siècle avant J.-C.. Stéphane Verger, Mélanges de l'École française de Rome. Antiquité, 1995, Volume 107, no 107-1, p. 335-458. Voir notamment p. 347, 350, 358, 360. Page 349 : croquis d'une coupe du tumulus de la Ronce, d'une situle stamnoïde ou vase funéraire de la tombe centrale, et d'un détail similaire sur un vase stamnoïde d'une des tombes secondaires. Page 356 : mention d'une parure en feuilles et fils d'or.
  6. Le tumulus de la Ronce, sépulture princière de la Tène à Sainte-Geneviève-des-Bois (Loiret). Michel Dauvois. Ed. R.A.E., 1960.
  7. Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps. 1996, no 44. p. 43.
  8. a et b Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 47.
  9. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  10. Blasonnement adopté depuis 1967 selon Brian Timms et le site officiel de la commune.
  11. Blason de la ville sur Gaso.fr.
  12. MairesGenWeb. Consultation : novembre 2008.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  15. a et b Châtillon-Coligny sur le site des clochers de la France.
  16. « Le musée des Templiers », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Château de Châtillon-Coligny », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. Jean Mesqui, Nicolas Faucherre, Le château de Châtillon-Coligny, p. 73-108 (Lire en ligne)
  20. « La maison dite le Grenier à Sel », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Les fortification d'agglomération », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Un général, un capitaine et un prix Nobel dans le Montargeois, La République du Centre, 30 juillet 2010, p. 2
  23. Chênaie-charmaie de Bois-Blanc, fiche ZNIEFF.
  24. Villes et villages fleuris du Loiret, palmarès 2007. Consultation : novembre 2008.

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]