Pierrefonds (Oise)

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Pierrefonds
Vue du village depuis le château de Pierrefonds.
Vue du village depuis le château de Pierrefonds.
Blason de Pierrefonds
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Oise
Arrondissement Compiègne
Canton Compiègne-2
Intercommunalité Communauté de communes du canton d'Attichy
Maire
Mandat
Michèle Bourbier
2014-2020
Code postal 60350
Code commune 60491
Démographie
Gentilé Pétrifontains
Population
municipale
1 874 hab. (2012)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 21′ 06″ N 2° 58′ 53″ E / 49.351667, 2.981349° 21′ 06″ Nord 2° 58′ 53″ Est / 49.351667, 2.9813
Altitude Min. 55 m – Max. 145 m
Superficie 22,32 km2
Localisation

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Pierrefonds
Liens
Site web pierrefonds-tourisme.net

Pierrefonds est une commune française située dans le département de l'Oise dans la région Picardie. Ses habitants sont appelés les Pétrifontains. La devise de la commune est : « Qui veult, peult ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Pierrefonds se situe en lisière sud-est de la forêt de Compiègne sur le ru de Berne. La commune se situe à environ 80 km au nord-est de Paris et à 15 km à l'est de Compiègne. Palesne est un hameau qui fait partie de la commune de Pierrefonds.

Communes limitrophes de Pierrefonds (Oise)[1]
Vieux-Moulin Cuise-la-Motte
Saint-Jean-aux-Bois Pierrefonds (Oise)[1] Saint-Étienne-Roilaye
Morienval Retheuil (Aisne)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le centre du village se situe non loin de vestiges gallo-romains au mont Berny. Ces habitations auraient été construites au carrefour de la voie romaine Soissons-Beauvais par Champlieu et Soissons-Beauvais par le gué de Compiègne. Le site se trouve à la lisère des marais que recouvrent aujourd'hui la forêt de Compiègne et marque la limite occidentale du Soissonnais que contrôle la peuplade gauloise des Suessions.

Au Xe siècle, l'ancien château aurait été détruit. Le nouveau château est construit plus à l'ouest près de la forêt sur une butte. Le village s'installe à son pied. Le fort devient puissant, protège de nombreux monastères ou villages et lève des impôts féodaux.

Le château de Pierrefonds avec la gare au premier plan, début du XXe siècle.
Vase en grès de Pierrefonds, vers 1920.

Au XIe siècle, sous Nivelon Ier (mort vers 1072), la seigneurie comprend une partie des forêts de Compiègne (alors nommée forêt de Cuise) et de Retz, Chelles, Couloisy, Croutoy, Haute-Fontaine, Jaulzy, Saint-Etienne, Retheuil, Montigny-Langrain, Taillefontaine, Mortefontaine, etc.

Pierrefonds est le chef-lieu de la plus grande des six châtellenies du duché de Valois. Le roi Louis XIII dépêche en 1616 un corps spécial commandé par Charles de Valois pour assiéger Pierrefonds, puis le cardinal de Richelieu demande la destruction du château.

On rend la justice à Pierrefonds jusqu'en mars 1780, date à laquelle elle est transférée à Villers-Cotterêts.

Station thermale à partir du Second Empire[modifier | modifier le code]

Le village, devenu ville d'eaux sous le nom de Pierrefonds-les-Bains, connut un fort engouement au Second Empire, avec la restauration du château, et au début de la Troisième République avec la construction de la gare ferroviaire. Pierrefonds compta alors jusqu'à neuf hôtels et 200 000 visiteurs annuels, une fréquentation réduite de moitié au début des années 2000.

Le village fut également connu, au début du XXe siècle, pour sa production de poteries de grès et leurs remarquables glaçures à cristallisations étoilées. La fabrication, débutée en 1903, cessa en 1986. Les pièces restent très recherchées par les collectionneurs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1914 1919 Adolphe Clément-Bayard   Industriel
1989 2001 Jacques Dandoy    
2001 en cours
(au 21 septembre 2014)
Michèle Bourbier DVG Réélue pour le mandat 2014-2020[2]

Finances locales[modifier | modifier le code]

Cette sous-section présente la situation des finances communales de Pierrefonds[Note 1].

Pour l'exercice 2013, le compte administratif du budget municipal de Pierrefonds s'établit à 1 395 000 € en dépenses et 1 243 000 € en recettes[A2 1] :

En 2013, la section de fonctionnement[Note 2] se répartit en 937 000 € de charges (438 € par habitant) pour 1 083 000 € de produits (506 € par habitant), soit un solde de 146 000 € (68 € par habitant)[A2 1],[A2 2] :

  • le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels[Note 3] pour un montant de 495 000 € (53 %), soit 231 € par habitant, ratio inférieur de 31 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (335 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 211 € par habitant en 2009 et un maximum de 231 € par habitant en 2013 ;
  • la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux[Note 4] pour une valeur totale de 619 000 € (57 %), soit 289 € par habitant, ratio inférieur de 18 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (354 € par habitant). En partant de 2009 et jusqu'à 2013, ce ratio augmente de façon continue de 252 € à 289 € par habitant.

Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Pierrefonds[A2 3]. Ils ont varié de la façon suivante par rapport à 2012[A2 3] :

La section investissement[Note 5] se répartit en emplois et ressources. Pour 2013, les emplois comprennent par ordre d'importance[A2 4] :

  • des dépenses d'équipement[Note 6] pour un montant de 449 000 € (98 %), soit 210 € par habitant, ratio inférieur de 42 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (360 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 92 € par habitant en 2012 et un maximum de 298 € par habitant en 2009 ;
  • des remboursements d'emprunts[Note 7] pour un montant de 9 000 € (2 %), soit 4 € par habitant, ratio inférieur de 94 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (67 € par habitant).

Les ressources en investissement de Pierrefonds se répartissent principalement en[A2 4] :

  • subventions reçues pour 14 000 € (9 %), soit 6 € par habitant, ratio inférieur de 91 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (69 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 0 € par habitant en 2012 et un maximum de 139 € par habitant en 2010 ;
  • fonds de Compensation pour la TVA pour une valeur totale de 5 000 € (3 %), soit 2 € par habitant, ratio inférieur de 95 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (40 € par habitant).

L'endettement de Pierrefonds au peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette[Note 8], l'annuité de la dette[Note 9] et sa capacité de désendettement[Note 10] :

  • l'encours de la dette pour une valeur de 70 000 €, soit 33 € par habitant, ratio inférieur de 95 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (724 € par habitant). Sur la période 2009 - 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 10 € par habitant en 2010 et un maximum de 51 € par habitant en 2011[A2 5] ;
  • l'annuité de la dette pour une valeur totale de 11 000 €, soit 5 € par habitant, ratio inférieur de 95 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (94 € par habitant). Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 5 € par habitant en 2013 et un maximum de 16 € par habitant en 2012[A2 5] ;
  • la capacité d'autofinancement (CAF) pour une valeur de 156 000 €, soit 73 € par habitant, ratio inférieur de 58 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (173 € par habitant). Pour la période allant de 2009 à 2013, ce ratio fluctue et présente un minimum de 73 € par habitant en 2013 et un maximum de 131 € par habitant en 2009[A2 6]. La capacité de désendettement est de moins d'un an en 2013. Sur une période de 14 années, ce ratio est constant et faible (inférieur à 4 ans)

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 874 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 11],[Note 12].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 300 1 754 1 405 1 389 1 500 1 444 1 510 1 687 1 575
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 614 1 728 1 882 1 760 1 665 1 935 1 735 1 745 1 819
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 729 1 804 1 786 1 566 1 632 1 487 1 460 1 569 1 672
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
1 548 1 531 1 474 1 376 1 548 1 945 2 039 1 890 1 874
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,8 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois inférieur au taux départemental (17,5 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (51,2 % contre 48,4 % au niveau national et 49,3 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 51,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 20,6 %, 30 à 44 ans = 21,5 %, 45 à 59 ans = 21,7 %, plus de 60 ans = 15,8 %) ;
  • 48,8 % de femmes (0 à 14 ans = 18,2 %, 15 à 29 ans = 15,2 %, 30 à 44 ans = 21,4 %, 45 à 59 ans = 23,1 %, plus de 60 ans = 22,2 %).
Pyramide des âges à Pierrefonds en 2007 en pourcentage[5]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
1,7 
5,5 
75 à 89 ans
9,6 
10,2 
60 à 74 ans
10,9 
21,7 
45 à 59 ans
23,1 
21,5 
30 à 44 ans
21,4 
20,6 
15 à 29 ans
15,2 
20,4 
0 à 14 ans
18,2 
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2007 en pourcentage[6]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
4,5 
75 à 89 ans
7,1 
11,0 
60 à 74 ans
11,5 
21,1 
45 à 59 ans
20,7 
22,0 
30 à 44 ans
21,6 
20,0 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
19,9 

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Pierrefonds

Les armes de Pierrefonds se blasonnent ainsi :

d'azur au château du lieu d'argent, accompagné de quatre fleurs de lys d'or, ordonnées deux en chef et deux aux flancs.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Château de Pierrefonds, côté sud.
Église Saint-Sulpice de Pierrefonds.
Ancienne gare de Pierrefonds.

Pierrefonds compte quatre monuments historiques sur son territoire.

  • Château de Pierrefonds, rue Viollet-le-Duc (classé monument historique par liste de 1862, site inscrit par arrêté du 28 juillet 1944[7]) : Un château existe à Pierrefonds au plus tard vers le milieu du XIIe siècle, et il a peut-être été édifié par le premier seigneur connu de Pierrefonds, Nivelon. Le château est remplacé par une construction plus vaste sous Louis d'Orléans à partir de 1393. Bien que le chantier progresse rapidement, les corps de logis ne sont pas achevés lors de l'assassinat du duc d'Orléans en 1407, mais le château remplira bien sa mission, qui est la surveillance des échanges commerciaux entre les Flandres et la Bourgogne. En 1616, il appartient au duc François-Annibal d'Estrées, opposant à l'accession au pouvoir de Louis XIII. Richelieu fait assiéger le château de Pierrefonds jusqu'en 1617. Le château est pris et démantelé sur ordre du nouveau roi, puis tombe en ruines. Napoléon Ier s'y intéresse et le rachète en 1810, mais il faut attendre le Second Empire et l'année 1857 pour voir commencer sa restauration sous l'initiative de Napoléon III. Il confie la direction des travaux à l'architecte Eugène Viollet-le-Duc, qui va outre les réalités historiques et crée un nouveau château reflétant sa propre vision du Moyen Âge. Après sa mort en 1879, son gendre Maurice Ouradou prend son relais jusqu'à sa propre disparition cinq ans plus tard. Le château est alors presque achevé. Voulu par Napoléon III comme résidence occasionnelle et musée, il est finalement ouvert comme musée sous la Troisième République. De dimensions impressionnantes, le château occupe au sol la forme d'un pentagone et est flanqué par huit tours, dont le donjon avec le corps de logis attenant à l'ouest. La chapelle occupe l'intérieur de la tour orientale. L'ouest, le nord et le nord-est de la cour intérieure sont occupés par des bâtiments abritant des salles de casernement, et surtout la salle des Preux au premier étage, et la salle des Gardes au rez-de-chaussée de l'aile occidentale. Le sous-sol abrite une collection de reproductions de sculptures funéraires baptisée le bal des gisants. Alors que l'extérieur du château affiche une architecture militaire influencée par le style gothique, la Renaissance domine les façades orientées vers la cour et une grande partie des pièces. Les finitions et la sculpture ont fait l'objet de soins particuliers, mais le château n'a jamais été meublé. Le château est toujours un musée géré par le Centre des monuments nationaux (CMN)[8].
  • Église Saint-Sulpice, rue Louis-d’Orléans (classée monument historique par liste de 1862[9]) : De style gothique, elle associe un chœur avec deux collatéraux du XIIIe siècle à une double nef flamboyante de la fin du Moyen Âge. L'édifice est toutefois d'origine beaucoup plus ancienne que les parties gothiques ne le suggèrent. La fondation par le seigneur Nivelon et le début des travaux remontent aux années 1060, et le chœur de la première église romane devait être achevé au début du XIIe siècle. N'en font preuve que les trois arcades faisant communiquer les trois vaisseaux du chœur avec les deux nefs, et à plus forte raison la crypte en dessous du chœur, abritant la tombe de Nivelon et la source thermale ayant donné son nom à Pierrefonds. Alors que la façade occidentale, le portail septentrional et le remplage des fenêtres ont été très soignés, l'intérieur témoigne d'une construction hâtive sans voûtement et sans la moindre ornementation. Les nefs s'accordent mal avec le chœur, prévue à la base pour une nef simple accompagnée de bas-côtés. En même temps, l'église est spacieuse et bien éclairée, et les charpentes en carène renversée du chœur sont d'un bel effet. Très endommagée lors de la Première Guerre mondiale, le chœur actuel est en grande partie le produit d'une reconstruction à l'identique lancée en 1926. Sinon, l'élément le plus récent est l'étage de beffroi et le couronnement du clocher, achevé en 1557 dans une architecture Renaissance très sophistiquée. Après son classement en 1862, l'église a été déclassée, puis classée de nouveau par arrêté du 7 août 1885 et par arrêté du 5 février 1920. Du prieuré adjacent ayant dépendu de l'abbaye de Marmoutier, ne reste qu'une porte fortifiée et de rares vestiges[10].
  • Ancienne gare de Pierrefonds, allée des Tilleuls (inscrite monument historique par arrêté du 4 octobre 1977[11]) : La gare de Pierrefonds se situe sur l'ancienne ligne de Rethondes à La Ferté-Milon, tronçon d'un itinéraire devant relier Amiens à Dijon. Le bâtiment voyageurs est édifié dans le site du Beaudon par l'architecte Charles Lecoeur, recommandé par le prince Radziwiłł, propriétaire de l'hôtel des Bains. Les travaux démarrent en 1883 avec le remblaiement du site. Le bâtiment est édifié selon un plan de base établi par la Compagnie, mais l'architecte choisit de remplacer la brique par des pierres de taille appareillées. Les tuiles mécaniques laissent la place à des ardoises de zinc en écaille. Les installations comprennent une halle à marchandises et, en face, un petit château d'eau servant à l'alimentation des machines à vapeur. La nouvelle gare de « Pierrefonds-les-Bains » est inaugurée le , et contribue à la fréquentation touristique croissante du site, en particulier grâce à la présence du château de Pierrefonds et à l'établissement thermal. La ligne est fermée au trafic voyageurs le . Le 1er juillet 1966, le trafic de marchandises cesse à son tour. La voie ferrée est neutralisée l'année suivante.
  • Domaine du Bois d'Aucourt, situé en écart à l'ouest du bourg, au bout d'un chemin de privée partant de la RD 85 (inscrit monument historique par arrêté du 5 juillet 2004[12]) : La propriété entourée par la forêt a été aménagée pendant les années 1890 par Adolphe Clément-Bayard dans un style anglo-normand, et accueille actuellement un hôtel[13].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Château de Jonval, sentier du Diable
  • Lac de Pierrefonds, près du centre-ville
  • Monument aux infirmières, place de l'Hôtel-de-Ville : Il est dédié aux infirmières mortes sur les champs de bataille pendant la Première Guerre mondiale et plus particulièrement à Élisabeth Jalaguier, arrivé à Pierrefonds en 1918 et touchée mortellement par un obus trois mois avant l'Armistice. Élevée à titre posthume au rang de chevalier de la Légion d'honneur par Georges Clemenceau en 1919, un médecin de Pierrefonds et une infirmière décident de lui rendre hommage par un monument et organisent une souscription en 1933. Un comité présidé par le président Albert Lebrun se constitue, mais le monument n'est érigé qu'en 1955 et a été racheté par la commune en 1996[14].
  • Ancien établissement thermal, rue Louis-d'Orléans : Après la découverte de sources sulfureuses par monsieur Deflubé dans son jardin en 1846, et la reconnaissance des vertus des eaux pour soulager les maladies des organes respiratoires, les douleurs articulaires et les maladies de la peau, il transforme sa propriété en établissement thermal. Il comprend l'hôtel des Bains et un centre de soins, proposant des bains et des douches et des inhalations respiratoires. L'eau est également administrée comme boisson. Les loisirs et l'agrément ne sont pas non plus oubliés, avec un casion, et des salles de jeux, de repos et de lecture. L'essor de l'établissement thermal et de toute la station de Pierrefonds s'accélère avec l'inauguration de la voie ferrée en 1884. La Première Guerre mondiale interrompt brusquement ce développement, et l'hôtel est transformé temporairement en hôpital militaire auxiliaire[15].
  • Institut Charles-Quentin, rue Louis-d'Orléans : Ce lycée privé d'enseignement général et agricole a comme domicile une grande demeure bourgeoise aux allures de château datant de 1865, dessiné par Viollet-le-Duc. Il et est entouré d'un jardin anglais de 13 ha dans un beau cadre paysager avec vue sur le château, comportant un jardin botanique et un arboretum d'une soixantaine de variétés ouverts à la promenade. Plusieurs jardins thématiques s'y sont ajoutés : un « jardin de Curé », « jardin d'Ombre », un potager pédagogique et un jardin d'inspiration méditerranéenne[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pierrefonds, vu par Jean-Baptiste Camille Corot

Plusieurs écrivains ont vécu à Pierrefonds.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dangu (l'abbé), « Études sur Pierrefonds », Bulletin de la Société historique de Compiègne, Compiègne, vol. 15,‎ , p. 153-272 (ISSN 02446111, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de Pierrefonds.
Vue aérienne de Pierrefonds.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cette sous-section Finances locales est issue d'une synthèse des données du site alize2.finances.gouv.fr du ministère de l'Économie et des Finances. Elle est présentée de façon standardisée pour toutes les communes et ne concerne que le périmètre municipal. Pour constituer cette partie, l'outil Finances locales version 1.2.1 : Yin Yang Kappa Logo de l'outil Finances localesLettre grecque Kappa en majuscule et minuscule a effectué la synthèse des 98 pages du site alize2.finances.gouv.fr concernant Pierrefonds. Finances locales est un logiciel libre distribué en copyleft sous licence GNU GPL version 3.
  2. La « section de fonctionnement » est constituée des dépenses courantes et récurrentes nécessaires au bon fonctionnement des services municipaux et à la mise en œuvre des actions décidées par les élus, mais sans influence sur la consistance du patrimoine de la commune.
  3. Les « charges de personnel » regroupent les frais de rémunération des employés par la commune.
  4. Les « impôts locaux » désignent les impôts prélevés par les collectivités territoriales comme les communes pour alimenter leur budget. Ils regroupent les impôts fonciers, la taxe d'habitation ou encore, pour les entreprises, les cotisations foncières ou sur la valeur ajoutée.
  5. La section « investissement » concerne essentiellement les opérations visant à acquérir des équipements d’envergure et aussi au remboursement du capital de la dette.
  6. Les « dépenses d’équipement » servent à financer des projets d’envergure ayant pour objet d’augmenter la valeur du patrimoine de la commune et d’améliorer la qualité des équipements municipaux, voire d’en créer de nouveaux.
  7. Les « remboursements d'emprunts » représentent les sommes affectées par la commune au remboursement du capital de la dette.
  8. L'« encours de la dette » représente la somme que la commune doit aux banques au de l'année considérée
  9. L'« annuité de la dette » équivaut à la somme des intérêts d'emprunts de la commune et du montant de remboursement du capital au cours de l'année
  10. La « capacité de désendettement » est basée sur le ratio suivant défini par la formule : ratio = encours de la dette/capacité d'autofinancement. Ce ratio montre, à un instant donné, le nombre d'années qui seraient nécessaires au remboursement des dettes en considérant les ressources de Pierrefonds.
  11. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  12. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Base de données du ministère du Budget, relative aux comptes des communes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Pierrefonds (Oise) sur Géoportail.
  2. « Pierrefonds », Cartes de France (consulté le 21 septembre 2014)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  5. « Évolution et structure de la population à Pierrefonds en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1 novembre 2010)
  6. « Résultats du recensement de la population de l'Oise en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1 novembre 2010)
  7. « Château de Pierrefonds », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  8. Fiche d'information du château édité par le CMN.
  9. « Église Saint-Sulpice », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. Dany Sandron, « L'église Saint-Sulpice de Pierrefonds à l’époque romane », Groupe d’étude des monuments et œuvres d’art de l’Oise et du Beauvaisis - L’Art roman dans l’Oise et ses environs (actes du colloque organisé à Beauvais les 7 & 8 octobre 1995), Beauvais,‎ , p. 57-65.
  11. « Gare de Pierrefonds », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  12. « Domaine du Bois d'Aucourt », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Domaine du bois d'Aucourt » (consulté le 26 avril 2013).
  14. [httphttp://www.pierrefonds-tourisme.net/ot/Les_monuments/Entrees/2011/7/11_Le_Monument_aux_Infirmieres.html « Monument aux infirmières »], sur Office de tourisme de Pierrefonds (consulté le 26 avril 2013).
  15. « Pierrefonds-les-Bains », sur Office de tourisme de Pierrefonds (consulté le 26 avril 2013).
  16. « Le Parc de l’Institut Charles Quentin », sur Institut Charles-Quentin (consulté le 26 avril 2013) ; « Les différents jardins », sur Institut Charles-Quentin (consulté le 26 avril 2013).