Michel (archange)

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Archange saint Michel
Image illustrative de l'article Michel (archange)
Saint Michel terrassant le Démon (fontaine Saint-Michel, de Francisque Duret), place Saint-Michel à Paris.
Vénéré par Catholiques, Orthodoxes et Anglicans
Fête 29 septembre, 8 novembre, 8 mai, 6 septembre, 16 octobre, 2e dimanche après Pâques.
Attributs Archange chevalier en armure avec bouclier, lance ou épée (qui tranche le bien et le mal) et dragon ou Diable terrassé à ses pieds.
Balance du jugement dernier pour le jugement (psychostasie) et le salut des âmes pour l'Enfer ou le Paradis.
Saint patron Catholicisme, Gaules, Allemagne, Normandie, Bruxelles, Kiev, Arkhangelsk, parachutistes.

Michel (de l'hébreu Mîkhâ'êl signifiant « Qui est comme Dieu ? ») est un des trois archanges (avec Raphaël et Gabriel) dans les traditions du judaïsme, du christianisme et de l'islam.

Il est également un saint et le patron du catholicisme, ainsi que le saint patron de l'Allemagne (avec saint Boniface), de la Belgique (après saint Joseph), de Bruxelles (il se retrouve d’ailleurs sur son blason), de la France et de son Ordre royal de chevalerie (avec aussi la Sainte Vierge à partir de 1638).

Il est fêté principalement les 29 septembre et 8 novembre, mais aussi le 8 mai, 6 septembre, 16 octobre et le troisième dimanche de Pâques (c'est-à-dire le deuxième dimanche après Pâques).

Chef de la milice céleste, il est principalement représenté avec des attributs guerriers, en chevalier ailé qui terrasse le Diable (allégorie de la victoire de la foi chrétienne sur le mal). Il est également représenté avec la balance du jugement dernier, juge (psychostasie) et guide (psychopompe) du salut des âmes pour l'Enfer ou le Paradis.

Origines[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Michel est un personnage de la Bible, son nom vient de l'hébreu : מיכאל, Mîkhâ'êl, (étymologiquement Mi, Cha « qui est semblable » et El « Dieu », Elohim), signifiant "Qui est comme Dieu ?", en latin Quis ut Deus ?.

Saint Michel est appelé « l’archange » ou ange en chef dans la Bible. Il est aussi appelé : Prince des Archanges, Archange du Premier Rayon, Défenseur de la Foi.

Après la chute de Lucifer qu'il parvient à terrasser, il devient le prince de tous les bons anges, le chef des forces du ciel, des armées célestes, le Champion du Bien.

C'est saint Michel qui pèsera les âmes lors du Jugement dernier et qui emmènera les âmes des élus au Paradis. On dit qu'il est psychostase et psychopompe.[réf. nécessaire]

Saint Michel dans l'Ancien Testament[modifier | modifier le code]

Il apparaît de nombreuses fois dans la Bible. Dans l'Ancien Testament, il est vu quand Dieu s'adresse aux hommes et est envoyé, messager, porteur de la Nouvelle.

Dans le livre de Daniel, l'ange Gabriel apparaît au prophète Daniel (Dan 10,13-21) pour lui expliquer ses visions et lui révèle également qu'il était en train de combattre avant de lui venir en aide. Durant ce combat, Gabriel rencontra une forte opposition de la part du Roi des Perses et il fallut l'intervention de Michel en personne pour que Gabriel s'en sorte.

Dieu et Gabriel révélent en Daniel 12:1 à ce dernier une vision de la fin des temps où l'Archange Michel se lèvera afin de relever les morts, certains pour une résurrection de vie (paradis) et d'autres pour une résurrection d'opprobre et de mort pour des temps indéfinis.

Saint Michel dans le Nouveau Testament[modifier | modifier le code]

Il entre en conflit avec le Diable dans l'épître de Jude (v. 9) au sujet du corps de Moïse.

L'Apôtre Paul, dans sa lettre aux Thessaloniciens (1Th4:16) nous révèle que Jésus redescendra du ciel « au signal donné par la voix de l'archange ». Dans les visions grandioses de saint Jean au livre de l'Apocalypse (Ap 12,7ss), il terrasse le dragon, qui est une représentation de Satan, et l'expulse du Paradis, en lui disant « Mi cha el », c'est-à-dire « Quis ut deus » en latin, « Qui est (semblable à) Dieu ? » (en référence à l'orgueil de Satan qui voulait monter au plus haut des montagnes et se montrer ainsi semblable au Très-Haut)[réf. nécessaire][1].

Pour les chrétiens de la plupart des Églises occidentales et orientales, l'archange saint Michel est donc l'un de ceux à invoquer pour obtenir une protection contre les Démons[réf. nécessaire].

L'ange Michel dans le Coran[modifier | modifier le code]

Michael (en arabe : ميخائيل) est un ange nommément cité dans le Coran, avec Gabriel. Il y apparaît une fois (S. II, 98): "مَنْ كَانَ عَدُوًّا لِلَّهِ وَمَلَائِكَتِهِ وَرُسُلِهِ وَجِبْرِيلَ وَمِيكَالَ فَإِنَّ اللَّهَ عَدُوٌّ لِلْكَافِرِينَ" traduction: "[Dis : ] "Quiconque est ennemi d'Allah, de Ses anges, de Ses messagers, de Gabriel et de Michaël... [Allah sera son ennemi] car Allah est l'ennemi des infidèles"[2].

Culte[modifier | modifier le code]

Dès le IVe siècle, le culte de saint Michel est largement répandu en Orient. Il fait son apparition en Occident à la fin du Ve siècle avec l'élévation d'un premier sanctuaire à Monte Sant'Angelo dans le massif du Gargano en Italie en 492.

Vers l'an mille, de nombreuses chapelles et édifices lui ont été dédiés. Ils sont généralement édifiés dans des lieux élevés[3], pour rappeler que saint Michel est le « chef » des anges. Un des plus célèbres de ces édifices est l'abbaye du Mont-Saint-Michel en Normandie, mais on peut également citer la chapelle Saint-Michel sur le Menez Mikael (mont Saint-Michel de Brasparts) en Bretagne, l'église de Saint-Michel-Mont-Mercure en Vendée, l'église Saint-Michel d'Aiguilhe en Auvergne, la chapelle édifiée sur le St Michael's Mount dans les Cornouailles (Grande-Bretagne), l'abbaye Saint-Michel de Frigolet et le sanctuaire de Monte Sant'Angelo, déjà cité, ainsi que l'abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse dans la vallée de Suse également en Italie[4].

La ville de Bruxelles l'a choisi comme saint patron et la cathédrale de cette ville, longtemps dédiée à une sainte locale sainte Gudule, est couramment appelée cathédrale Saints-Michel-et-Gudule.

Saint Michel est aussi patron des villes de Kiev en Ukraine et d'Arkhangelsk en Russie. Celui-ci est nommé après lui, et celui-là a un monastère (le monastère Saint-Michel-au-Dôme-d'Or) dédié à lui.

En 1947 a été créé le sanctuaire régional de Saint Michel pour l'Afrique à Goma Tsé-tsé en République du Congo.

Iconographie[modifier | modifier le code]

L'iconographie chrétienne ancienne présente traditionnellement l'archange Michel de plusieurs manières.

  • Ange psychostase tenant la balance avec laquelle il va peser les âmes des défunts.
  • Ange terrassant un dragon (qui est Satan, d'après l'Apocalypse)
  • Ange terrassant une figure difforme et hideuse qui est Satan.
  • Ange revêtu des habits militaires de l'empereur et plus tardivement d'une armure.
  • Ange revêtu de l'himation ou pallium.

Ange psychostase tenant la balance[modifier | modifier le code]

La plus ancienne représentation de l'archange Michel dans le domaine occidental (IXe siècle) est un bas-relief taillé dans le sanctuaire souterrain de Monte Sant'Angelo sul Gargano, qui le représente avec une balance pesant les âmes. Voir l'article Pesée des âmes.

Un autre bas relief d'environ 1140 le représente également pesant les âmes dans le tympan du Jugement dernier de la Cathédrale Saint-Lazare d'Autun.

Le Musée d'Art Catalan de Lerida, conserve de même le pan d'un retable du XIVe siècle où l'on voit saint Michel pesant les âmes, et les âmes qui n'ont pas satisfait à la pesée être englouties dans la gueule d'un diable[5].

Ange terrassant un dragon[modifier | modifier le code]

L'archange Michel terrassant le dragon à la basilique de fourvière (lyon)

Dans l'iconographie médiévale occidentale et les siècles suivants, Saint-Michel est représenté le plus souvent terrassant un dragon[6] qui symbolise Satan, et non pas un simple démon.

D'après l'Apocalypse, en effet, le Dragon est l'un des noms de Satan : Ap. 12, 9 : « Ainsi fut culbuté le grand Dragon, le Serpent primitif, appelé Diable et Satan. » ; Ap. 20, 2 : « Je vis encore un ange descendre du ciel : il tenait à la main la clef de l'abîme et une grande chaîne. Il maîtrisa le Dragon, le serpent primitif, qui n'est autre que le Diable et Satan. »

Toutefois si l'iconographie médiévale, dans ses représentations de Saint Michel, le représente le plus souvent terrassant le dragon[7], le dragon y représente Satan et cela n'a rien de commun avec les saints chasseurs de dragons comme Saint Georges, Saint Géry et d'autres.

Ange terrassant une figure difforme et hideuse qui est Satan[modifier | modifier le code]

Souvent la figure sur laquelle se dresse l'archange a perdu sa forme de dragon et revêt celle plus anthropomorphe d'un être hideux avec quelques griffes et écailles rappelant le dragon. C'est le cas par exemple dans certaines icônes russes, dans les enluminures des Recognitiones de Saint Clément, un des plus anciens manuscrits du Mont Saint-Michel[8] ou pour le Saint-Michel de Bruxelles.

Ainsi à Bruxelles, au sommet de la tour de l'hôtel de ville, la statue en cuivre de Saint-Michel représente, sous les pieds du saint, un être difforme anthropomorphe, avec une expression diabolique et des écailles, représentant Satan. À Coventry au Royaume-Uni, la statue moderne sur la cathédrale montre Saint-Michel avec Satan dans une forme humaine.

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Ange revêtu des habits militaires impériaux[modifier | modifier le code]

Ange revêtu de l'himation ou pallium[modifier | modifier le code]

Nombreuses sont les représentations de l'archange Michel uniquement en habits « civils », debout, revêtu de la tunique ou chiton et drapé dans un himation ou pallium. Il est reconnaissable à ses ailes déployées et à sa lance souvent crucifère.

Archange Michel dans l'héraldique et la sigillographie[modifier | modifier le code]

On peut également voir l'importance qu'a eue la figure de l'archange à travers sa diffusion dans les domaines de l'héraldique, des sceaux et de la phaléristique.

Fêtes[modifier | modifier le code]

On le fête à différentes dates au cours de l'année :

Le songe de saint Aubert d'Avranches.
  • le 8 mai : on commémore l'apparition de l'archange au pape saint Grégoire Ier le Grand en 590.
    La grande peste ravage Rome, des processions de pénitence et de rogations sont organisées dans toute la ville et saint Michel apparaît au pape et aux Romains à la fin d'une de ces processions, au sommet du château du mausolée d'Hadrien, remettant son épée au fourreau, montrant par la fin de l'épidémie que leurs prières sont exaucées . Pour commémorer l'événement, on édifie une chapelle et une statue de l'archange au sommet de la forteresse qui prend alors l'appellation de château Saint-Ange, et on commémore en ce jour la Saint-Michel de printemps.
    Ce même jour, l'Église célèbre la mémoire de l'apparition, vers 493, de saint Michel au Mont Gargan dans les Pouilles, sous le pape Gélase 1er [9].
  • le 6 septembre : on commémore le miracle de Chône, en Phrygie, dans les premiers temps du christianisme.
    Saint Michel sauve un saint personnage, Archippe, persécuté par des païens et réfugié dans une église dédiée à l'archange. Pour tuer Archippe, les païens déclenchent une grosse inondation en ouvrant les écluses du barrage sur un cours d'eau. Une vague déferlante menace d'engloutir l'église et son réfugié en prière, mais saint Michel la détourne, sauvant l'homme et le sanctuaire. Ce miracle est surtout commémoré en Orient.
  • le 29 septembre : fête principale en Occident, c'est la Saint-Michel d’automne.
    En Allemagne, la fête religieuse de la moisson tombe souvent à la Saint Michel [10].
    Jadis en France, le 29 septembre est la date à laquelle fermiers et métayers payaient leurs fermages après la récolte ; c'est aussi la date traditionnelle d'expiration des baux ruraux, d’où l'expression « à la Saint-Michel, tout le monde déménage. »
  • le 8 novembre : fête de saint Michel en Orient.

Patronages[modifier | modifier le code]

Saint Michel est aussi le patron de l'Église catholique, des Gaules, de l'Allemagne, de la Normandie et de la ville de Bruxelles et de plusieurs corps de métiers anciens, comme les épiciers, les escrimeurs, les manœuvriers, les policiers, les soldats, les bateliers, les boulangers, les pâtissiers, les tonneliers ou plus récents comme les parachutistes (il est d'ailleurs l'emblème du 9e régiment de chasseurs parachutistes) et, plus généralement, des forces armées de l'air, tels que les commandos parachutistes de l'air.

Très populaire parmi les Lombards d'Italie, qui le considéraient comme leur saint protecteur, leurs rois et princes illustraient souvent leurs monnaies à son effigie.

Apparitions[modifier | modifier le code]

La première apparition de saint Michel archange aurait eu lieu en Phrygie, à Chônes, nom qui a remplacé celui de Colosses. C’est l’apparition la plus célébrée de celles qui ont été connues des Grecs et des Orientaux. Saint Michel se serait montré sous une figure humaine à un homme de Laodicée, qui avait une fille muette, laquelle recouvra la parole sur-le-champ. Ce miracle convertit le père et la fille, et fut suivi de la construction d'un magnifique temple en l'honneur de saint Michel ; et pour consacrer le mémoire d'un miracle si éclatant, on établit une fête particulière, pour toute l'Église d'Orient, en l'honneur de ce prince de la milice céleste : elle fut fixée au 6 septembre.[réf. nécessaire]

La deuxième apparition de l'archange saint Michel en Occident se serait produite aux yeux d'un berger en 492, au sommet du mont Gargano, dans les Pouilles (Italie). La Congrégation des sœurs de saint Michel archange organise en France depuis la fin 2015 les pérégrinations de la statue de saint Michel archange du mont Gargano [11].

Il serait apparu ensuite à saint Grégoire le Grand le 8 mai 590 au sommet du château Saint-Ange à Rome. Un sanctuaire est fondé en 708 par saint Aubert au Mont-Saint-Michel en Normandie à la suite d'une apparition de l'archange. Vers 1424, saint Michel apparaîtrait à Jeanne d'Arc à Domrémy[12]dans les Vosges.

Le , alors que les Anglais capitulent à la fin du siège de Bayonne, une énorme croix blanche, symbole de l'archange, apparaîtrait dans le ciel[13].

Dictons relatifs à saint Michel[modifier | modifier le code]

  • « À la Saint-Michel la neige est au ciel ; à la Saint-Luc elle est au sud ; à la Toussaint elle descend ; à la Saint-Martin ouvre la porte elle est ici. »
  • « À la Saint-Michel regarde le ciel, s'il se baigne l'aile, il pleut jusqu'à Noël » ou « Pluie de Saint-Michel sans orage, d'un hiver clément le présage. »
  • « À la Saint-Michel, départ d'hirondelles » ou « Les hirondelles à la Saint-Michel, l'hiver s'en vient après Noël. »
  • « À la Saint-Michel, la chaleur remonte au ciel » ou « Saint-Michel emporte le goûter au ciel, Saint-Mathias (24 février) le redescend. »
  • « Bise à la Saint-Michel, octobre sec » ou « Quand le vent est au nord le jour de la Saint-Michel, le mois d'octobre est au sec. »
  • « De Saint-Michel à la Toussaint, laboure grand grain » et « Entre Saint-Michel et Saint-François (4 octobre), prends ta vendange quelle qu'elle soit », « À la Saint-Michel, cueille ton fruit tel quel. »
  • « Pour la Saint-Michel, goûte ton miel » et « À la Saint-Michel sème ton seigle. »
  • « De Sainte-Croix (14 septembre) à la Saint-Michel, la pluie va dévaler du ciel » ou « Toutes les pluies perdues sont à la Saint-Michel rendues. »
  • « Les beaux jours de Saint-Michel sont l'été de Saint-Michel. »
  • « Telle Toussaint, tel Noël, tel jour de Saint-Michel, Pâques au pareil[14]. »
  • « Et par saint Michel, vive les paras ! »
  • Barbec à la Saint-Michel, pas de fête à Noël.

Tropaires et prières à saint Michel[modifier | modifier le code]

Dans la confession catholique, plusieurs prières (et non pas une seule) sont destinées à saint Michel. Ces suppliques diffèrent en fonction de l'intention, c'est-à-dire qu'elles dépendent de la nature de la demande du croyant priant lorsque ce dernier implore l'intercession de l'archange. Saint Michel est ainsi appelé au secours en étant explicitement placé dans l'un ou l'autre des nombreux rôles qu'il est censé jouer, dans telle ou telle des multiples fonctions qu'il est appelé à assumer.

Ainsi, la prière catholique générale à saint Michel archange, celle que récite le chrétien catholique pour solliciter l'intervention de saint Michel archange en ce qu'il est, premièrement, celui qui instruit sur la foi en Dieu, soit le chemin à suivre en vue du salut de l'âme (référence à la lumière, synonyme du Bien, antonyme du Mal), en second lieu, celui qui protège préventivement (notamment en cachant sous ses ailes protectrices les personnes qui s'en remettent à lui, les rendant pour ainsi dire invisibles à l'ennemi, c'est-à-dire à Satan et ses suppôts) ou, enfin, celui qui, face à toute adversité, contre toute forme d'atteinte à leur intégrité, aussi bien morale que physique, combat à la tête des milices célestes en faveur de ses protégés (référence à son épée, à son armure militaire dans l'iconographie)[réf. nécessaire].

Jusqu'à l'an 1965 une prière à saint Michel, introduite par le pape Léon XIII en 1884, était prononcée après la messe basse :

« Saint Michel archange, défendez-nous dans le combat ; soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous en supplions. Et vous, prince de la milice céleste, repoussez en enfer, par la force divine, Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes. Amen. ».

Elle n'a été jamais incluse dans le Missel romain[15],[16].{{.}}[17].

Les Litanies de saint Michel et tropaire de saint Michel sont également très populaires dans cette tradition religieuse.

Culture[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Isaïe chap.14; Apocalypse chap.12, versets 7 à 9.
  2. http://islamfrance.free.fr/doc/coran/sourate/2.html
  3. Ces formations géologiques, monts, pics, aiguilles… ayant été elles-mêmes la plupart du temps rebaptisées du nom de l'archange, ainsi que les villes et bourgades qui s'y sont installées.
  4. Il existe une diagonale reliant différents lieux consacrés à Saint-Michel et Jérusalem à travers l'Europe (Irlande, Grande-Bretagne, France, Italie et Grèce).
  5. Abondante iconographie recueillie par : André Vanrie, L'ange à la balance, dans : Saint Michel et sa symbolique, Bruxelles, 1979, p. 9 à 42. Nombreux clichés publiés
  6. Lire : Michel de Waha, "Le dragon terrassé, thème triomphal depuis Constantin", dans : Saint Michel et sa symbolique, Bruxelles, 1979, p. 43 à 117.
  7. M. de Fraipont, Les origines occidentales du type de saint Michel debout sur le dragon, dans : Revue belge d'Histoire de l'Art et d'Archéologie, 1937, VII, p. 289 à 301, ainsi que : G. de Jerphanion, L'origine copte du type de saint Michel debout sur le dragon, dans : Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1938, p. 367 à 381 et : F. Avril, Interprétations symboliques du combat de saint Michel et des dragons, dans : Millénaire monastique du Mont-Saint-Michel, Paris, 1971, t. III, p. 39 à 52.
  8. Saint-Michel terrassant le dragon à figure humaine, 966-991 (Avranches, Bibliothèque Municipale ; Ms 50 f° I ; toutefois dans une enluminure du Commentaire de saint Augustin sur les Psaumes, aussi du scriptorium du Mont Saint-Michel (Avranches, B.M. ms. 76 f° A v°) c'est bien un dragon qu'il écrase (reproductions dans : Saint-Michel et sa symbolique, op. cit.
  9. Moréri 1759, p. 526
  10. Voir le site Tourisme en Allemagne
  11. « Michalitki - Saint Michel », sur Blog français de la Congrégation des sœurs de saint Michel (consulté le 29 mars 2016)
  12. voir le site Apparitions et interventions de saint Michel dans l'histoire
  13. Colette Beaune (dir.), Les Lieux de mémoire, vol. 1, t. La nation, « Les sanctuaires royaux », p. 76
  14. Anne-Christine Beauviala, Météo et dictons régionaux, Éd. Christine Bonneton, 2010.
  15. Les prières léonines après la Messe basse
  16. [http://blog.institutdubonpasteur.org/Recreation-liturgique Philippe Laguérie, "Récréation liturgique", 14 mars 2010[
  17. Instruction Inter oecumenici du 26 septembre 1964, 48 j

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • 1759 : Louis Moréri, Le grand dictionnaire historique : ou le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, t. 7, Paris, Les libraires associés, , 982 p., p. 526
  • 1898 : Wilhelm Lueken, Michael. Eine Darstellung und Vergleichung der jüdischen und der morgenländisch-christlichen Tradition vom Erzengel Michael, Göttingen, 1898.
  • 1922 : O. Rojdestvensky, Le culte de saint Michel et le Moyen Âge latin, Paris, 1922.
  • 1937 : M. de Fraipont, Les origines occidentales du type de saint Michel debout sur le dragon, dans : Revue belge d'Histoire de l'Art et d'Archéologie, 1937, VII, p. 289 à 301.
  • 1938 : G. de Jerphanion, L'origine copte du type de saint Michel debout sur le dragon, dans : Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1938, p. 367 à 381.
  • 1967 : M. Grazia Mara, Michele, arcangelo. (Santo), dans : Bibliotheca sanctorum, tome IX, Rome, 1967, colonnes 410 à 446.
  • 1971 : F. Avril, Interprétations symboliques du combat de saint Michel et des dragons, dans : Millénaire monastique du Mont-Saint-Michel, Paris, 1971, t. III, p. 39 à 52.
  • 1971 : G. Weill, Le culte de saint Michel à Saint-Mihiel, dans : Millénaire monastique du Mont-Saint-Michel, Paris, 1971, t. III, p. 325 à 328.
  • 1977 : J. P. Rohland, Der Erzengel Michael, Artz und Feldherr. Zwei Aspekte des vor-und frühbyzantinischen Michaelkultes, Leyde, 1977.
  • 1979 : André Vanrie, L'ange à la balance, dans : Saint Michel et sa symbolique, Bruxelles, 1979, p. 9 à 42.
  • 1979 : Michel de Waha, Le dragon terrassé, thème triomphal depuis Constantin, dans : Saint Michel et sa symbolique, Bruxelles, 1979, p. 43 à 117.
  • 1979 : Mina Martens, Symbolisme du culte, dans sa conjonction du sacré et du profane, dans : Saint Michel et sa symbolique, Bruxelles, 1979, p. 119 à 166.
  • 2003 : Pierre Bouet (dir.), Culte et pèlerinages à Saint-Michel en Occident. Les trois monts dédiés à l'archange, Collection de l'Ėcole française de Rome, vol. 316, Rome, École française de Rome, 2003.
  • 2012 : Saint Michel, prières et neuvaines, Émilie Bonvin, Collection Prières et Neuvaines, 2012, ISBN 9782848911045
  • 2012 : Autour de l'Archange saint Michel, Actes du colloque tenu à Aiguilhe (Haute-Loire) en octobre 2009. Édition des Cahiers de la Haute-Loire, Le Puy en Velay.
  • 2012 : Jean-Raphaël Eglin, Saint Michel, conduis-nous au Christ !, éditions Tequi, 2012, Paris, (ISBN 978-2-7403-1755-6)
  • 2014 : O.Stéphane, Archange Michaël, Qui est comme Dieu, éditions Bussière , 2014 , Paris.
  • 2015 : François Eiximenis, Saint Michel Archange, traduit du catalan et préfacé par Patrick Gifreu, Éditions de la Merci, 2015 , Perpignan, ISBN 979-10-91193-07-8.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]