Antoine de Chabannes

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Antoine de Chabannes
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Conflit

Antoine de Chabannes, comte de Dammartin, est né en 1408 à Saint-Exupéry-les-Roches et mort le 25 décembre 1488. Il est le fils cadet de Robert de Chabannes, seigneur de Charlus-le-Pailloux et de Hélis de Bort, frère cadet de Jacques Ier de Chabannes de La Palice et de Hugues II de Chabannes (héritier universel de son père, capitaine d'une compagnie de gendarmes, mort sans postérité à la bataille de Cravant en 1423), ainsi que de Jean de Chabannes, tué en Italie en 1524, seigneur de Vandenesse dans la Nièvre.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le page du vicomte de Ventadour. Il combat pour la première fois à la bataille de Cravant le 30 juillet 1423. Il est capturé à la bataille de Verneuil le 17 août 1424 ; libéré, il devint le page d'Étienne de Vignolles, puis de Charles Ier de Bourbon. En 1428, lorsque débute le siège d'Orléans il est à nouveau capturé par l'ennemi. Après sa libération il se distingue au siège d'Orléans en 1428, comme compagnon de Jeanne d'Arc. Il est présent sur de nombreux champs de bataille : Jargeau, Patay, Compiègne, Précy-sur-Oise.

Antoine de Chabannes quitte bientôt l'armée régulière pour s'enrôler dans une bande de routiers sans foi ni loi, connus sous le nom d'Écorcheurs, dont il devient l'un des chefs[1]. Rapines et pillages sont le lot ordinaire de ces hommes redoutés dans les campagnes, qui ravagent la Bourgogne, la Champagne et la Lorraine. Son mariage avec Marguerite de Nanteuil, comtesse de Dammartin, l'incite à quitter les routiers en 1439.

Il s'attache alors à Charles VII, qui lui donne la charge de grand maître de France : il lui rendra, quelques années après, un important service en lui révélant la Praguerie, conspiration du dauphin, futur Louis XI.

Il participe au procès de Jacques Cœur, et bénéficie largement du dépeçage de ses biens, se voyant octroyer en fief une bonne partie de la Puisaye, et le château de Saint-Fargeau.

L'accession au pouvoir de Louis XI, en 1461, provoque les premiers accrocs à la carrière d'Antoine de Chabannes. Le roi est rancunier et d'excellente mémoire. De procès en procès, Antoine voit ses biens confisqués et lui-même proscrit à Rhodes; pas pour longtemps car, bénéficiant de complicités, il s'évade et rejoint prestement son ancien domaine dont il expulse le vrai propriétaire, Geoffroy, fils de Jacques Cœur. Il rejoint ensuite les Ligueurs hostiles au monarque, convaincu que la rigueur royale ne va pas s'atténuer de sitôt. Mais c'est mal connaître le tacticien madré qu'est Louis XI, qui conclut avec les Ligueurs le traité de Conflans, le 5 octobre 1465.

La paix est enfin signée entre les deux hommes : l'un se met à servir avec zèle son ancien ennemi, et l'autre récompense le féal à l'aune des services rendus. Antoine de Chabannes est nommé, en 1467, Grand maître de France et recouvre ses biens. De plus, le roi le nomme l'un de premiers chevaliers de l'ordre de Saint-Michel, par ses lettres patentes, le 1er août 1469[2].

En 1472, il combat lors du siège de Beauvais contre Charles le Téméraire. Il faut la vieillesse du roi et sa méfiance exacerbée pour valoir à Chabannes une nouvelle disgrâce, vite annulée par l'arrivée au pouvoir de Charles VIII. Il est nommé gouverneur de Paris en 1485.

Il meurt le 25 décembre 1488.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cet article comprend des extraits du Dictionnaire Bouillet. Il est possible de supprimer cette indication, si le texte reflète le savoir actuel sur ce thème, si les sources sont citées, s'il satisfait aux exigences linguistiques actuelles et s'il ne contient pas de propos qui vont à l'encontre des règles de neutralité de Wikipédia.
  • Philippe Contamine, Charles VII : une vie, une politique, Paris, Perrin, , 560 p. (ISBN 978-2262-03975-2, présentation en ligne).
  • Georges Minois, Charles VII : un roi shakespearien, Paris, Perrin, , 850 p. (ISBN 2-262-02127-9, présentation en ligne).
  • Antoine de Chabannes et son époque, actes du colloque de Dammartin en-Goêle, 22 et 23 octobre 1988, Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de la Goêle, n° 21, 2 cahiers ; 38 et 67 p., photos, cartes, plans.
  • Chabannes-La Palice, Notice historique sur la maison de Chabannes ou de Chabannées suivi de l'armorial de ses alliances, Clermont-Ferrand, , 184 p. (présentation en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Jeauneau, Charny et ses racines, Yonne, Terre de Passion. 2003.
  2. Lettres patentes de Louis XI, Amboise, le 1er août 1469.