Maison de Béthune

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Familles de Béthune.
Maison de Béthune
image illustrative de l’article Maison de Béthune
Armes

Blasonnement D'argent à la fasce de gueules
Branches Sully
Orval
Chabris
Charost
Période XIIIe siècle - XIXe siècle
Pays ou province d’origine Artois
Fiefs tenus Sully-sur-Loire
Charges Ministre d'Henri IV

La maison de Béthune est une famille de la noblesse française, d'extraction féodale, originaire d'Artois. Elle remonte sa filiation suivie jusqu'à Guillaume de Béthune, mort vers 1243.

La maison de Béthune a occupé un rang considérable dans la noblesse française. Plusieurs de ses branches reçurent un titre ducal. Elle fut notamment illustrée par le grand ministre d'Henri IV, Maximilien de Béthune, duc de Sully. Toutes ses branches sont aujourd'hui éteintes.

Origine[modifier | modifier le code]

La maison de Béthune tiendrait son nom de la ville de Béthune, en Artois.

André Du Chesne, dans son Histoire généalogique de la maison de Béthune (1639), faisait remonter la filiation de cette famille à Robert Ier de Béthune, dit le "Faiseux", seigneur de Béthune et de Richebourg, avoué d’Arras, né vers 970 et cité en 1011 et 1036[1].

Cependant, pour Henri Jougla de Morenas, si la maison féodale de Béthune, originaire d'Artois, à laquelle appartenait Conon de Béthune, un des chefs de la 4e Croisade, remontait sa filiation à Robert Ier de Béthune, chevalier, vivant au début du XIe siècle, l'ascendance du ministre Sully n'était elle prouvée que depuis Guillaume de Béthune, mort avant 1243, qui d'Isabelle de Pontrohart laissa Guillaume, auteur des Béthune-Sully et des différentes branches de cette famille[2].

Branches[modifier | modifier le code]

La maison de Béthune forma plusieurs branches :

  • Les ducs de Sully (1606) et princes d'Henrichemont et de Boisbelle (1597), éteinte en 1761 ;
  • Les comtes d'Orval et duc à brevet d'Orval (1652), éteinte en 1807 ;
  • Les marquis de Chabris, éteinte en 1833 en filiation légitime, et après 1923 en filiation naturelle ;
  • Les ducs de Charost (1657), éteinte en 1800.

Descendance naturelle[modifier | modifier le code]

Il subsista jusque vers 1925-1930 une descendance naturelle de la branche de Chabris, représentée par Armand-Maximilien Béthune[3], né le à Chabris (Indre), fils d'Anne Louis Maximilien Constant Béthune, né à Paris le , décédé le au château de Chabris, qui était lui-même le fils naturel reconnu d'Armand Louis de Béthune, marquis de Chabris (1756-1833)[4]. Ce dernier descendant de la maison de Béthune épousa en premières noces à Paris, le Mélanie Marie Thérèse Allain-Cavan, veuve en premières noces de Villalon et en secondes noces de Claude Aloys, comte de Bréqueville, morte le [5]. Il épousa en secondes noces le aux Mesnuls Ehrler (âgée et veuve de Soyer, propriétaire du château des Mesnuls à Montfort-L'amaury, et fille du carrossier du Second Empire[6],[7]). Cette dernière demanda quelque temps après le mariage son annulation, sur le motif qu'en épousant son conjoint, elle pensait épouser un membre d'une famille noble, alors qu'il n'était qu'un enfant naturel adultérin. Le motif ne fut pas retenu par les tribunaux[8].

La famille de Béthune de Saint-Venant, dite de Béthune-Sully (branche cadette des Béthune-Hesdigneul), intenta en 1912 à Armand Maximilien Béthune un procès afin de lui interdire de prendre le nom de Béthune-Sully. Elle fut déboutée en première instance de sa demande, et cette décision fut confirmée par jugement de la 5e chambre du tribunal civil de la Seine du , et le défendeur confirmé dans son droit à porter le nom de Béthune-Sully comme issu d'une filiation naturelle reconnue de la famille de Béthune[4],[9]. Cependant, par arrêt de la Cour d'Appel de Paris du , il lui fut interdit de porter la particule "de" avant Béthune, et également le nom de "Béthune-Sully", jugement confirmé par la Cour de Cassation en date du [3],[10].

Famille Balfour[modifier | modifier le code]

On rattache généralement à la maison féodale de Béthune une famille écossaise du nom de Béthune-Balfour éteinte au XVIIIe siècle.
D'après la tradition, cette famille aurait eu pour auteur Baudouin de Béthune, fils puiné de Robert V de Béthune, avoué d'Arras, et d'Adélaïde de Saint-Pol, qui serait venu se fixer en Écosse dans les premières années du XIIIe siècle[11].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Maison féodale de Béthune[modifier | modifier le code]

Maison de Béthune-Sully[modifier | modifier le code]

Maximilien de Béthune, duc de Sully, maréchal de France
Philippe de Béthune, comte de Selles et marquis de Chabris, ambassadeur de France près le Saint-Siège

Branche ainée de Sully[modifier | modifier le code]

Branche d'Orval[modifier | modifier le code]

Branche de Chabris[modifier | modifier le code]

Branche de Charost[modifier | modifier le code]

Armes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources et Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Jougla de Morenas, Grand Armorial de France, t. 2, p. 112-113.
  • Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, vol. 4, Évreux, C. Hérissey, , 414 p. (lire en ligne), p. 189-194.
  • André Du Chesne, Histoire généalogique de la maison de Béthune, Paris, Sébastien Cramoisy, , 400 p. (lire en ligne).
  • Père Anselme de Sainte-Marie, Honoré de Fourny, père Ange de Sainte-Rosalie et père Simplicien, Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France, des pairs, grands officiers de la Couronne et de la maison du roi, et des anciens barons du royaume, t. 4, Paris, compagnie des libraires, , 950 p. (lire en ligne), p. 210-219.
  • François-Alexandre Aubert de La Chenaye-Desbois, Dictionnaire De La Noblesse, t. 2, Paris, Vve Simon & fils, , 788 p. (lire en ligne), p. 418-470.
  • Nicolas Viton de Saint-Allais, Nobiliaire universel de France : recueil général des généalogies historiques, t. 7, Châtillon-sur-Seine, Bachelin-Deflorenne (impr. E. Cornillac), coll. « Dictionnaire de la noblesse de France », , 546 p. (lire en ligne), p. 134-172.