Gare de Crécy-la-Chapelle

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Crécy-la-Chapelle
Image illustrative de l’article Gare de Crécy-la-Chapelle
La gare vue du côté ouest
Localisation
Pays France
Commune Crécy-la-Chapelle
Adresse Avenue de la Gare
77580 Crécy-la-Chapelle
Coordonnées géographiques 48° 51′ 34″ nord, 2° 54′ 21″ est
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Service TransilienLigne P du Transilien
Caractéristiques
Ligne(s) Esbly à Crécy-la-Chapelle
Voies 1 à quai
Quais 1 latéral
Transit annuel 162 000 voyageurs (2016)
Zone 5 (tarification Île-de-France)
Altitude 51 m
Historique
Mise en service 12 juillet 1902
Architecte Paul-Adrien Gouny / Cie de l'Est
Correspondances
Marne et Morin (BUS) Marne et Morin 8A 8Asco

8B 8C 13A 13B 18 58 59

59E 73

Seine-et-Marne Express (BUS) SEME 17

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Crécy-la-Chapelle

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Crécy-la-Chapelle

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Crécy-la-Chapelle

La gare de Crécy-la-Chapelle est une gare ferroviaire française, terminus de la ligne d'Esbly à Crécy-la-Chapelle, située sur le territoire de la commune de Crécy-la-Chapelle, dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Certaines inscriptions ajoutées, par exemple à l'extrémité est du quai ou sur le flanc est du bâtiment, font encore état du nom de « Crécy-en-Brie - La Chapelle » donné sans doute par la SNCF avant la fusion[1], en 1972, des deux anciennes communes voisines de Crécy-en-Brie et La Chapelle-sur-Crécy.

Elle est mise en service en 1902 par la compagnie des chemins de fer de l'Est.

C'est une gare voyageurs de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains du réseau Transilien Paris-Est (ligne P).

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare de Crécy-la-Chapelle, édifiée à 51 m d'altitude, est située au point kilométrique (PK) 9,883 de la ligne d'Esbly à Crécy-la-Chapelle, après la gare de Villiers - Montbarbin. Terminus de cette ligne à voie unique, elle dispose d'une voie d'évitement. Le butoir marquant la fin de la ligne est situé à quelques dizaines de mètres du bâtiment des voyageurs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dès le [2], une première loi mentionne une ligne d'intérêt général d'Esbly à Coulommiers. La loi du 30 avril 1886[3] confirme ce choix, en concédant « à titre éventuel » cette ligne à la compagnie des chemins de fer de l'Est. Il faut néanmoins attendre le [3] pour que paraisse le décret, signé par le président de la République Sadi Carnot, confirmant la concession tout en la déclarant d'utilité publique. Néanmoins, le décret ne prévoit pas de travaux sur la totalité de la ligne puisqu'il se limite à la section d'Esbly à Crécy, qui devient ainsi la gare terminus jusqu'à aujourd'hui puisque le décret d'utilité publique de la section Crécy - Coulommiers n'est jamais paru. Les tractations pour le tracé et le financement retardent le début des travaux qui n'intervient qu'en 1895 et la compagnie de l'Est ouvre sa ligne au service commercial le [2]. L'inauguration a lieu, quelques jours plus tard, le 20 juillet 1902[2], en présence[4] du préfet Bœgner et du représentant du ministre monsieur Vassilière.

Bâtiment voyageurs[modifier | modifier le code]

Le bâtiment voyageurs avec son quai et des voitures « Bidel », vers 1910
Le bâtiment voyageurs avec son quai et des voitures « Bidel », vers 1910.

Pour sa gare terminus qu'elle dénomme « Crécy - La Chapelle »[5], la compagnie de l'Est innove en édifiant le bâtiment voyageurs à partir d'un nouveau[6] plan type élaboré par son architecte Paul-Adrien Gouny[7],[8].

Il présente notamment la caractéristique d'avoir un plan asymétrique, avec à l'extrémité un pavillon avec deux étages, dont un mansardé accessible par l'escalier inclus dans une tourelle, et une aile de plain-pied prévue pour être facilement prolongée en fonction des besoins de la gare. Le logement du chef de gare est situé au-dessus des salles d'attente dans le pavillon. Ce plan est repris pour la gare de Couilly Saint-Germain, mais avec une disposition inversée. Une halte à marchandises avec une voie et un quai complètent les installations.

Le plan type de la gare de Crécy-la-Chapelle sera également utilisé sur d'autres lignes de la Compagnie de l'Est[9],[10]. Il sera par la suite simplifié (suppression de la tourelle au profit d'une disposition en T de la toiture avec demi-croupes). Une nouvelle variante sera créée avec un logement de fonction plus étroit et ces deux variantes furent construites sur le réseau de l'Est jusque dans les années 1930 ; elles serviront notamment à remplacer les gares détruites pendant la Première Guerre mondiale et sont parfois appelées B.V. type Reconstruction.

Les deux haltes de la ligne innovent également avec, pour la première fois, un nouveau bâtiment asymétrique[11] qui sera appelé halte de type A[12] et qui, révisé légèrement en 1903, sera appliqué pour tous les nouveaux bâtiments de halte de l'Est jusque dans les années 1930.

Exploitation[modifier | modifier le code]

Au début de son exploitation, il y a neuf trains qui font l'aller-retour jusqu'à Esbly pour la correspondance avec la grande ligne. En 1935, le train est toujours composé avec des voitures Bidel utilisées par la compagnie sur ses lignes de la banlieue. Le nombre d'aller-retour journaliers est de 13 pour un trajet de plus ou moins 30 minutes.

Pendant l'occupation, les Allemands envisagent, en 1942, de prolonger la ligne jusqu'à Coulommiers pour des raisons stratégiques, mais il ne donnèrent pas suite à ce projet qui ne fut pas plus concrétisé après la guerre du fait d'un potentiel de voyageurs jugé insuffisant par rapport au coût de la construction. Après l'arrêt de la traction à vapeur, la SNCF fait fonctionner la navette avec des autorails puis des rame réversibles. La ligne fut électrifiée en été 1980 et était exploitée à raison de treize liaisons aller-retour par jour ouvrable en 1988[réf. nécessaire].

Depuis 2011, ce matériel a été remplacé par des rames Avanto S70 de type tram-train et les dessertes sont plus nombreuses[13].

En 2016, selon les estimations de la SNCF, la fréquentation annuelle de la gare est de 162 000 voyageurs[14].

Service voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Bâtiment voyageurs et quai de la gare avec panneau Crécy-la-Chapelle, en 2010.
Bâtiment voyageurs et quai de la gare avec panneau Crécy-la-Chapelle, en 2010.

Gare SNCF du réseau Transilien elle offre divers services[15] avec, notamment, une présence commerciale du lundi au samedi et des aménagements et services pour les personnes à mobilité réduite. Elle est équipée d'un automate pour la vente des titres de transport Transilien.

Desserte[modifier | modifier le code]

La gare est desservie par un tram-train de type Avanto S70 circulant sur la ligne d'Esbly à Crécy-la-Chapelle à raison :

  • d'un train toutes les 30 minutes et par sens aux heures de pointe ;
  • d'un train par heure et par sens aux heures creuses, notamment en soirée, les samedis, dimanches et fériés.

En gare d'Esbly, le tram-train assure la correspondance avec les trains de la relation Paris - Meaux.

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parking pour les véhicules est aménagé à proximité. La gare est desservie par les lignes 8A, 8Asco, 8B, 8C, 13A, 13B, 18, 58, 59, 59E et 73 de la société de transport Marne et Morin et par la ligne 17 du réseau de bus Seine-et-Marne Express.

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Site ville de Crécy-la-Chapelle, histoire de la fusion des communes lire en ligne (consulté le 11 mars 2011)
  2. a b et c René-Charles Plancke, 1991, p. 299.
  3. a et b Bulletin des Lois de la République française, XIIe série, deuxième semestre de 1893, contenant les lois et décrets d'intérêt public et général publiés depuis le 1er juillet jusqu'au 31 décembre 1893, Imprimerie nationale, avril 1894, p. 914-915 intégral en ligne (consulté le 1er mars 2011).
  4. René-Charles Plancke, 1991, p. 305.
  5. Inscription du fronton sur le bâtiment voyageurs visible sur les cartes postales anciennes.
  6. René-Charles Plancke, 1991, p. 304.
  7. Paul-Adrien Gouny, « Nouveaux types de bâtiments voyageurs de la Compagnie de l'Est », Revue générale des Chemins de fer et des Tramways,‎ , p. 36-37 (lire en ligne)
  8. Paul-Adrien Gouny, « Nouveaux types de bâtiments voyageurs de la Cie de l'Est (plans) », Revue générale des Chemins de fer et des Tramways,‎ , Ⅰ-Ⅲ (lire en ligne)
  9. « Cartes Postales Anciennes de Lorraine - Homécourt (54310) - La Gare. », sur www.cartespostalesdelorraine.com (consulté le 5 janvier 2019)
  10. Jean-Paul Foltet, « Installations - À l'Est, les BV adoptent le style asymétrique », Ferrovissime, vol. 62,‎ (lire en ligne).
  11. Jean-Paul Foltet, « Installations - Les petites gares de l'Est donnent dans l'asymétrie », Ferrovissime, vol. 54,‎ (lire en ligne).
  12. Attention : la Compagnie des Chemins de fer de l'Est donnait des appellations pour ses bâtiments voyageurs standards (A, B, C, D et E), du plus petit au plus grand, mais ces catégories étaient conservées lorsque la Compagnie changeait de plans et de style. Par conséquent, deux bâtiments voyageurs appelés « plan type A » exerçaient des fonctions semblables mais ne sont pas forcément semblables architecturalement.
  13. « Le tram Train sur la ligne, lundi prochain – Les brionautes de Crécy la Chapelle et du Pays Créçois » (consulté le 4 janvier 2019)
  14. « Fréquentation en gares : Crécy la Chapelle », sur SNCF Open Data (consulté le 20 octobre 2018).
  15. Site Transilien SNCF, Les gares Transilien : Crécy-la-Chapelle lire en ligne (consulté le 2 mars 2011).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René-Charles Plancke, « La ligne Esbly - Crécy-la-Chapelle », dans Histoire du chemin de fer de Seine-et-Marne : tome I de la vapeur au TGV, édition Amatteis, Le Mée-sur-Seine, 1991 (ISBN 2-86849-105-7) pp. 298-311

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]


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