Carentan

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Carentan
Église Notre-Dame
Église Notre-Dame
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Saint-Lô
Canton Carentan (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Baie du Cotentin
Maire
Mandat
Jean-Pierre Lhonneur
2014-2020
Code postal 50500
Code commune 50099
Démographie
Gentilé Carentanais
Population
municipale
6 003 hab. (2011)
Densité 383 hab./km2
Population
aire urbaine
10 332 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 15″ N 1° 14′ 49″ O / 49.3041666667, -1.24694444444 ()49° 18′ 15″ Nord 1° 14′ 49″ Ouest / 49.3041666667, -1.24694444444 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 30 m
Superficie 15,66 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-carentan.fr

Carentan est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 6 003 habitants[Note 1], les Carentanais(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Carentan est située au milieu de vastes marais assainis et transformés en riches prairies, au confluent de la Taute et de la Douve. La Capitale des Marais, aux portes de la péninsule du Cotentin et de la baie des Veys, est au cœur du Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sa position-clé fait de Carentan, au gré des diverses guerres, une place très disputée. Nommée Carentomagus à l'époque gallo-romaine, la cité est souvent assiégée et détruite, lors des incursions vikings et des guerres franco-anglaises. Elle est fortifiée par Blanche de Castille, puis démantelée en 1853.

Elle est chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Membres de la 101e division aéroportée (3 bataillon/502e régiment) exposant un drapeau capturé à l'ennemi. Carentan, 12 juin 1944.
Article détaillé : Bataille de Carentan.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le , la commune est le théâtre de violents affrontements entre parachutistes américains de la 101e et les Fallschirmjäger allemands, avec pour conclusion la prise de la ville par les Américains. Certains bâtiments assez anciens de la ville portent encore les stigmates de la bataille. Ces évènements sont relatés en détail dans le livre Frères d'armes et la minisérie qui en est tirée (épisode 3).

Le général commandant la 101e aéroportée, Maxwell Davenport Taylor, manque de se faire abattre à Carentan par un tireur embusqué allemand, lors d'une cérémonie le 24 juin 1944. Le tireur abat la fillette de quatre ans apportant un bouquet de fleurs au général[1].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Carentan

Les armes de la commune de Carentan se blasonnent ainsi :
D'argent à l'aigle éployée de gueules, accostée de neuf billettes de même, 4, 2, 2 et 1 ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.
Pendant le Premier Empire : D'hermine, au coq de gueules, chef d'azur chargé de trois étoiles d'argent ; franc quartier des villes de troisième ordre.[2]

Armes de Carentan sous l'Empire

Selon Victor Adolphe Malte-Brun (La France illustrée, tome 3, Jules Rouff éditeur, Paris, 1882), le blasonnement des armes de Carentan est le suivant : « d'azur, à un sautoir d'argent ».

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
 ? 1944 Docteur Caillard   Médecin, tué par les bombardements alliés dans l'exercice de sa profession.
 ? 1947 Joret   (réélu en 1947, refuse la fonction)
1947 1968 Georges Alphonse   Chef de service chez Gloria, conseiller général
1968 1970 Léon Gilles   Commerçant
1970 1978 André Gillot UDF Directeur de l'usine Gloria
mars 2008 Jean-François Landry DVD Expert comptable
en cours Jean-Pierre Lhonneur[3] UMP Responsable recherche et développement, président de la communauté de communes
Les données manquantes sont à compléter.

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

  • Élections législatives de 2007 (2e tour) : 52,2 % pour Philippe Gosselin (UMP), 47,8 % pour Jean-Karl Deschamps (PS)
  • Élections présidentielles de 2007 : 53 % pour Nicolas Sarkozy, 47 % pour Ségolène Royal
  • Élections municipales de 2008 : 51,85 % pour Jean-Pierre Lhonneur (UMP - CPNT), 48,15 % pour Hervé Houel (PS - MoDem)
  • Élections présidentielles de 2012 : 53,84 % pour François Hollande, 46,16 % pour Nicolas Sarkozy
  • Élection municipale de 2014 : 69,80 % pour Jean-Pierre Lhonneur (DVD), 30,20 % pour Hervé Houel (PS)

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 003 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 632 2 857 2 717 3 009 2 773 2 801 2 920 3 069 2 986
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 025 3 110 3 056 3 020 3 139 3 045 3 232 3 483 3 739
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 968 4 076 3 987 3 566 3 656 3 641 3 876 4 289 4 794
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
5 256 5 563 6 187 6 589 6 300 6 340 6 135 6 058 6 003
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville
Le pont canal

Une ville remarquable pour son patrimoine historique :

  • L'église Notre-Dame : église romane du XIe siècle détruite en 1443 et reconstruite en style gothique par le bailli du Cotentin, Guillaume de Cerisay.
  • L'hôtel de ville : date du XVIIe siècle / XVIIIe siècle. Ancien couvent qui servit de caserne, de collège, de garnison…
  • Les Arcades médiévales : place de la République, ces arcades sont uniques en Normandie. Elles sont supposées être le reste d'un ancien marché couvert.
  • Le pont-canal : Ouvert le . Le pont-canal fait passer la route nationale 13 à 2 x 2 voies (reliant Caen à Cherbourg) sous le canal de Carentan à la mer sur le port. Le chantier a duré 22 mois avec en moyenne 70 personnes par jour.
    • Longueur : 615 mètres
    • Coût : 163 millions de francs (24,9 millions d'euros).
    • Déblais : 130 000 m3 .
    • Palplanches : 2 800 tonnes.
    • Béton : 18 000 m3.
    • Acier : 1 741 tonnes.
    • Trois pompes de drainage de 9 kW.
    • Deux pompes d'assainissement de 44 kW.
    • Un groupe électrogène de 200 kVA.
  • Le lavoir des Fontaines : XVIIIe siècle.
  • Le presbytère : XVIIIe siècle, a eu l'honneur d'accueillir une nuit Napoléon Ier.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Carentan est jumelée avec la ville allemande de Waldfischbach-Burgalben en Rhénanie-Palatinat (voir l'article en allemand).

Carentan à l'écran[modifier | modifier le code]

Natifs de Carentan[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

Inter-urbain[modifier | modifier le code]

La gare

La commune est desservie par le transport en commun départemental par bus (Manéo) via la ligne :

  • 001 : Cherbourg-Octeville - Valognes - Carentan - Saint-Lô

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Altitudes, coordonnées, superficie : IGN[6].

  1. Le jour le plus fou, Élizabeth Coquart, Philippe Huet, éditions Albin Michel, (ISBN 2-226-06929-1)
  2. http://perso.numericable.fr/briantimms3/chf/05bassenormandie.htm
  3. Réélection 2014 : « Ouest-france.fr - Municipales à Carentan. Jean-Pierre Lhonneur repart pour un 2e mandat » (consulté le 28 mars 2014)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. « Carentan sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Volker Griesser, Les Lions de Carentan. Fallschirmjäger-Regiment 6. 1943.1945, Bayeux, éditions Heimdal,‎ 2005, 135 p..
  • Frédéric Lasaygues, Carentan, deux minutes d’arrêt, le Castor astral, Bègles, 2003
  • Georges Bernage, Objectif Carentan, éditions Heimdal,‎ 2010.
  • Carentan (Histoire de la ville de) et ses notables, Émile de Pontaumont, Le Livre d'histoire, Paris 2010 . (ISBN 978-2-7586-0419-8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]