Carentan

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Carentan
L'église Notre-Dame.
L'église Notre-Dame.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Saint-Lô
Canton Carentan (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Baie du Cotentin
Maire
Mandat
Jean-Pierre Lhonneur
2014-2020
Code postal 50500
Code commune 50099
Démographie
Gentilé Carentanais
Population
municipale
6 003 hab. (2011)
Densité 383 hab./km2
Population
aire urbaine
10 301 hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 49° 18′ 12″ N 1° 14′ 54″ O / 49.303333, -1.24833349° 18′ 12″ Nord 1° 14′ 54″ Ouest / 49.303333, -1.248333  
Altitude Min. 0 m – Max. 30 m
Superficie 15,66 km2
Localisation

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Liens
Site web www.ville-carentan.fr

Carentan est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 6 003 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carentan est située au milieu de vastes marais assainis et transformés en riches prairies, au confluent de la Taute et de la Douve. La Capitale des Marais, aux portes de la péninsule du Cotentin et de la baie des Veys, est au cœur du parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin.

La ville est dotée d'une gare ferroviaire sur la ligne Cherbourg-Caen-Paris et est traversée par les RN13 et RN174. Elle est desservie par le transport en commun départemental par bus (Manéo) via la ligne 001 Cherbourg-Octeville - Valognes - Carentan - Saint-Lô. Son port est relié à la mer par un canal.

La gare.
Communes limitrophes de Carentan[1]
Auvers Saint-Côme-du-Mont Saint-Côme-du-Mont
Méautis Carentan[1] Saint-Hilaire-Petitville
Méautis Saint-Georges-de-Bohon Saint-Georges-de-Bohon

Toponymie[modifier | modifier le code]

La localité est désignée à l'époque gallo-romaine sous la forme Carentomagus qui serait issue de l'anthroponyme gaulois Carentus[2],[3], ou du substantif carento, « cher », « beau »[4], et de *magos, « marché »[2]. Parmi les formes attestées suivantes, on trouve Carenton et Karentonem en 1063 et 1066[3], Karentomum au XIe siècle[2], Carentomus en 1136[3] et Carentan en 1319[3].

Le gentilé est Carentanais.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sa position-clé fait de Carentan, au gré des diverses guerres, une place très disputée. La cité Carentomagus est souvent assiégée et détruite, lors des incursions vikings et des guerres franco-anglaises. Elle est fortifiée par Blanche de Castille, puis démantelée en 1853.

Elle est chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Article détaillé : Bataille de Carentan.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le 12 juin 1944, la commune est le théâtre de violents affrontements entre parachutistes américains de la 101e et les Fallschirmjäger allemands, avec pour conclusion la prise de la ville par les Américains. Certains bâtiments assez anciens de la ville portent encore les stigmates de la bataille. Ces évènements sont relatés en détail dans le livre Frères d'armes et la minisérie qui en est tirée (épisode 3).

Le général commandant la 101e aéroportée, Maxwell Davenport Taylor, manque de se faire abattre à Carentan par un tireur embusqué allemand, lors d'une cérémonie le 24 juin 1944. Le tireur abat la fillette de quatre ans apportant un bouquet de fleurs au général[5].

Membres de la 101e division aéroportée (3e bataillon/502e régiment) exposant un drapeau capturé à l'ennemi, à Carentan, le 12 juin 1944.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Carentan

Les armes de la commune de Carentan se blasonnent ainsi :
D'argent à l'aigle de gueules, accompagnée de neuf billettes en orle ; au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or[6].
Pendant le Premier Empire : D'hermine, au coq de gueules, chef d'azur chargé de trois étoiles d'argent ; franc quartier des villes de troisième ordre.[7]

Armes de Carentan sous l'Empire

Selon Victor Adolphe Malte-Brun (La France illustrée, tome 3, Jules Rouff éditeur, Paris, 1882), le blasonnement des armes de Carentan est le suivant : « d'azur, à un sautoir d'argent ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

  • Élections législatives de 2007 (2e tour) : 52,2 % pour Philippe Gosselin (UMP), 47,8 % pour Jean-Karl Deschamps (PS)
  • Élection présidentielle de 2007 : 53 % pour Nicolas Sarkozy, 47 % pour Ségolène Royal
  • Élections municipales de 2008 : 51,85 % pour Jean-Pierre Lhonneur (UMP - CPNT), 48,15 % pour Hervé Houel (PS - MoDem)
  • Élection présidentielle de 2012 : 53,84 % pour François Hollande, 46,16 % pour Nicolas Sarkozy
  • Élections municipales de 2014 : 69,80 % pour Jean-Pierre Lhonneur (DVD), 30,20 % pour Hervé Houel (PS)

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
 ? 1944 Docteur Caillard   Médecin, tué par les bombardements alliés dans l'exercice de sa profession.
 ? 1947 Joret   (réélu en 1947, refuse la fonction)
1947 1968 Georges Alphonse   Chef de service chez Gloria, conseiller général
1968 1970 Léon Gilles   Commerçant
1970 1978 André Gillot UDF Directeur de l'usine Gloria
mars 1978 mars 2008 Jean-François Landry DVD Expert comptable
mars 2008[8] en cours Jean-Pierre Lhonneur[9] UMP Responsable recherche et développement, président de la communauté de communes
Les données manquantes sont à compléter.


Le conseil municipal est composé de vingt-neuf membres dont le maire et huit adjoints[10] .

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 003 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2008, 2013, 2018, etc. pour Carentan[11]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Carentan a compté jusqu'à 6 589 habitants en 1982.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 632 2 857 2 717 3 009 2 773 2 801 2 920 3 069 2 986
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 025 3 110 3 056 3 020 3 139 3 045 3 232 3 483 3 739
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 968 4 076 3 987 3 566 3 656 3 641 3 876 4 289 4 794
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
5 256 5 563 6 187 6 589 6 300 6 340 6 135 6 058 6 003
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville.
Le pont canal.

La ville est dotée d'un patrimoine historique :

Activité culturelle et manifestations[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Carentan est jumelée avec la ville allemande de Waldfischbach-Burgalben en Rhénanie-Palatinat depuis 1966 et avec la ville anglaise de Selby depuis 1974.

Sports[modifier | modifier le code]

Le Club sportif carentanais fait évoluer deux équipes de football en ligue de Basse-Normandie et deux autres, ainsi qu'une équipe féminine de football à 8, en divisions de district[21].

L'hippodrome Maurice de Folleville (hippodrome de la Russie) est sur le territoire communal.

Carentan dans la culture[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Natifs de Carentan[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, afin de permettre les comparaisons entre communes selon une périodicité de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999, de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, outre les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement, que les années 2006, 2011, 2016, etc. et la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. a, b et c Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,‎ 1963
  3. a, b, c et d Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, t. 1 : Formations préceltique, celtiques, romanes, Genève,‎ 1998 (lire en ligne), p. 193
  4. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Condé-sur-Noireau, Éd. Charles Corlet,‎ 1996 (ISBN 2-905461-80-2), p. 86
  5. Le jour le plus fou, Élizabeth Coquart, Philippe Huet, éditions Albin Michel, (ISBN 2-226-06929-1)
  6. « Carentan Manche », sur GASO, la banque du blason (consulté le 21 septembre 2014)
  7. http://perso.numericable.fr/briantimms3/chf/05bassenormandie.htm
  8. « Carentan : Jean-Pierre Lhonneur succède à Jean-François Landry », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 22 septembre 2014)
  9. Réélection 2014 : « Ouest-france.fr - Municipales à Carentan. Jean-Pierre Lhonneur repart pour un 2e mandat » (consulté le 28 mars 2014)
  10. « Carentan (50500) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 22 septembre 2014)
  11. Date du prochain recensement à Carentan, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  14. « Église Notre-Dame », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Œuvres mobilières à Carentan », base Palissy, ministère français de la Culture.
  16. « Maisons », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Maison », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Maison », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Ancienne loge maçonnique », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. « Hôtel Hervieu de Pontlouis », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. « C.S. Carentanais », sur Site officiel de la Ligue de Basse-Normandie (consulté le 22 septembre 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Volker Griesser, Les Lions de Carentan. Fallschirmjäger-Regiment 6. 1943.1945, Bayeux, éditions Heimdal,‎ 2005, 135 p..
  • Frédéric Lasaygues, Carentan, deux minutes d’arrêt, le Castor astral, Bègles, 2003
  • Georges Bernage, Objectif Carentan, éditions Heimdal,‎ 2010.
  • Carentan (Histoire de la ville de) et ses notables, Émile de Pontaumont, Le Livre d'histoire, Paris 2010 . (ISBN 978-2-7586-0419-8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]